De ebookers-ch le 22. février 2012 à 18.45  
Catégories: Actualités, Infos ebookers, Suisse

Si l’on vous dit Morgenstreich, (ou Morgestraich) vous pensez à quelle ville, sans regarder sur Google?

Basler Morgenstreich 2007 / 26

Vous répondez: Bâle? Vous avez gagné! Le Morgenstreich est le traditionnel défilé qui donne depuis toujours le coup d’envoi des festivités du carnaval de Bâle. A partir de 4 heures du matin le lundi précédant le mercredi des cendres, les cliques parcourent le centre de la ville, plongé dans un noir total pour mieux être éclairé par plus de 200 lanternes aux couleurs des événements qui ont marqué l’année. Le Morgenstreich est aussi l’occasion de déguster la soupe à la farine ainsi que des tartes à l’oignon et au fromage.

Basler Morgenstreich 2007 / 14

Le Carnaval de Bâle est le plus grand de Suisse et semble redonner une seconde vie à la cité, tambours et fifres rythmant les festivités. Lanternes, chars, défilés et autres concerts de Guggenmusik, ces fanfares traditionnelles déguisées, constituent tout le sel de cette manifestation bon enfant, chaleureuse et typique. Cette année il a lieu du lundi 27 février 2012 au mercredi 29 février 2012.

Basler Morgenstreich 2007 / 11

A carnaval de Bâle, contrairement à d’autres carnavals les visages maquillés, les faux nez, les bonnets de fou, les hurlements et autres farandoles, mais également l’ivrognerie, sont mal vus. Les flashs des appareils photo sont malvenus au « Morgestraich », durant lequel la plus grande obscurité est de mise pour mettre en valeur le cortège de lanternes. Chaque année, les événements politiques suisses ou mondiaux sont parodiés. Gageons que cette année les avions Gripen seront à l’honneur et peut-être aussi l’or de la Banque Nationale Suisse ;-)

Morgestraich

Si vous voulez vous plonger dans cet univers et vivre le carnaval sur place, louez une chambre d’hôtel, mais dépêchez-vous, la demande est forte! Vous viendrez ensuite nous raconter votre expérience en images, dans les commentaire ou sur notre page Facebook.

Voir aussi

  • Offre d’hôtels ebookers à Bâle
De Nathalie Hamidi le 21. février 2012 à 17.11  
Catégories: Actualités, Italie

Rimini, Fellini et AmarcordMon entrée dans l’adolescence s’est faite tout naturellement dans un bain d’italien.

Je m’étais vite rendue compte que je ne souhaitais pas apprendre l’espagnol, pourtant un choix courant pour les habitants du sud-ouest de la France, vu la proximité de la frontière, et j’avais donc choisi l’italien comme troisième langue à mon arrivée au lycée.

Depuis, j’ai eu l’occasion d’apprendre à parler couramment cette langue, de visiter Pise, Florence, Rome, Bologne, Venise, et plein d’autres endroits encore, mais une des images qui me restent en tête quand je pense à l’Italie, c’est le Rimini de Federico Fellini, celui qu’on aperçoit dans le film Amarcord.

Amarcord, un drôle de nom, pas vrai? C’est du dialecte, le romagnolo, « a m’arcord », qui signifie « je me souviens » (io mi ricordo). Fellini se remémore ce que c’était d’être un enfant à Rimini, à travers les aventures de Titta Biondi (joué par Bruno Zanin), bien qu’il ait clairement dit à l’époque que ce n’était pas un film autobiographique malgré les similaritudes avec sa propre enfance.

Quand je vois les photos de Rimini, j’entends, en fond, dans ma tête, la musique de Nino Rota qui accompagnait ce film…

Envie de partir à Rimini, visiter la ville natale de Federico Fellini, ou tout simplement d’une escapade en Italie? Profitez des promotions ebookers et Alitalia:

http://offers.ebookers.ch/promo/fr/bella-italia?WT.mc_ev=click&WT.mc_id=EBCHBLOGFR
De Michelle Carrupt le 20. février 2012 à 11.36  
Catégories: Actualités

J’avais présenté en décembre le Social Seating de KLM, voici l’Anti-Social Seating de Air Asia!

Air Asia X, dans un mouvement à contre-courant, propose en classe Economy la possibilité de réserver non seulement un deuxième siège libre, mais une rangée de 3 sièges pour que les passagers qui le souhaitent puissent s’étendre.

Le transporteur low cost à travers l’Asie, l’Australie et l’Europe a présenté son Empty Seat option (ESo) en janvier, en partenariat avec Optiontown, un spécialiste de gestion des revenus basé dans le Massachusetts.

S’il y a un temps pour réseauter avec un autre passager trouvé via son profil LinkedIn ou Facebook, il y a aussi un temps pour le vol tranquille en solo.

Après avoir réservé une vol sur AirAsia.com, les passagers peuvent ensuite sélectionner l’option Empty Seat. Après avoir entré leurs informations de vol, les passagers paient des frais d’inscription de $1 puis le supplément pour le ou les sièges vides, dont le montant dépend de la route.

Pour des destinations comme la Chine, le Japon et la Corée, les passagers pourront obtenir un siège vide pour environ $10 (7,50 €) ou deux sièges vides pour environ $13 (10 €). Le prix de ces services complémentaires s’élèvera de $13 (10 €) à $16 (12.5 €) pour les vols vers l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Iran.

Une notification de la disponibilité des sièges vides est envoyée aux passagers de 4 à 72 heures avant le vol. S’il n’y en a pas, le prix du supplément est remboursé.

Voilà une manière intéressante de rentabiliser les vols qui ne sont pas pleins par un apport de revenus supplémentaires pour les compagnies aériennes et un confort certainement appréciable pour les passagers, à un prix bien plus abordable qu’un vol en première classe!

Seriez-vous prêts à prendre cette option sur des vols low cost? Dites-le nous en commentaire ou sur notre page Facebook.

Traduction libre de l’article Airline social seating? AirAsia X goes antisocial with Empty Seat Option sur tnooz

De Michelle Carrupt le 15. février 2012 à 16.02  
Catégories: Cambodge, Conseils

Friends-International a lancé récemment une campagne avec le soutien de l’Unicef. Elle incite les touristes à mettre fin ensemble à ce qu’on appelle le tourisme d’orphelinat au Cambodge.

Qu’est-ce que le tourisme d’orphelinat ?

Les touristes voyageant au Cambodge se font régulièrement accoster par des enfants leur proposant de rendre visite à leur orphelinat. En général, lors de la visite les enfants donnent un spectacle (de danse la plupart du temps) à l’issue duquel ils demandent aux visiteurs de faire un don pour couvrir les frais de fonctionnement de l’orphelinat. Ces milliers de visites de touristes ont permis à une véritable industrie de se développer. C’est ce qu’on appelle le tourisme d’orphelinat.

Pourquoi mettre fin au tourisme d’orphelinat ?

En rendant visite aux orphelinats, les touristes causent plus de mal que de bien, malgré leurs bonnes intentions. Ce tourisme d’orphelinat est souvent organisé par des agences peu scrupuleuses. Il ne respecte pas les standards de protection, d’éducation et les droits de l’enfant… De plus cette industrie contribue à éclater davantage les familles cambodgiennes. Sans qu’on s’en doute, ces pratiques vont aussi contre les Droits de l’Enfant (charte de l’ONU).

Beaucoup de ces centres résidentiels à long terme se qualifient eux-mêmes d’orphelinats. L’expérience montre que ces centres sont plus comme des foyers ou des internats puisque la plupart des enfants rendent visite régulièrement à leur famille pendant les grandes vacances. Le terme « orphelinat » est probablement utilisé parce qu’il résonne auprès des étrangers et facilite la récolte de fonds.

La visite d’orphelinats peut être néfaste

La grande majorité des enfants cambodgiens vivant en orphelinats ne sont pas orphelins, ils ont encore leurs parents. En fait, selon les statistiques gouvernementales, seuls 26% des enfants ont perdu leurs deux parents.

La pauvreté et le manque d’accès à l’éducation sont les principales raisons qui poussent les parents à envoyer leurs enfants en orphelinat. Ceux-ci sont devenus une réponse facile aux problèmes de pauvreté et d’exclusion. Beaucoup d’orphelinats recrutent activement les enfants dans des provinces pauvres en convainquant, forçant ou même payant les parents pour qu’ils donnent leurs enfants. Beaucoup de parents croient que les enfants seront mieux dans ces centres.

Soutenir financièrement ces centres entretient la dépendance et n’aide ni les parents, ni les enfants.

Touristes, n’allez pas dans les orphelinats

Voyageur au Cambodge, vous serez sans doute sollicité pour aider financièrement ces « orphelins ». Face à l’extrême pauvreté des enfants, il est difficile de rester indifférent. Apitoyé, vous serez peut-être tenté de donner quelques jours de vos vacances pour participer à la vie d’un de ces orphelinats, pensant bien faire et encouragé par des responsables insistants rencontrés dans des lieux touristiques.

S’il vous plaît, n’en faites rien. Ne donnez pas d’argent au premier orphelinat venu. Ne faites pas de tourisme d’orphelinat.

A la place, soutenez une organisation locale qui propose des activités aux enfants dans la journée mais où les enfants rentrent chez eux le soir. Soutenez des organismes dont l’action est pérenne et qui prennent vraiment en compte les Droits de l’enfant.

Avant de visiter un orphelinat, posez-vous les questions suivantes :

  • En quoi ma visite peut-elle faire du tort aux enfants ?
  • Dans mon propre pays est-ce que j’envisagerais de visiter un foyer pour enfants durant ma journée ? Aimerais-je que mes enfants soient pris en charge par du personnel étranger, non qualifié et qui change chaque jour?
  • Ma contribution est-elle pérenne ?

Evitez d’acheter aux enfants et évitez de donner de l’argent aux enfants mendiants.

Donner de l’argent aux enfants les encourage à rester dans la rue et les maintient dans une situation de danger. Si vous voulez les aider, ne donnez pas d’argent directement aux enfants. Au lieu de cela, vous pouvez soutenir les organisations qui aident ces enfants à construire un futur meilleur.

Soyez attentifs!

Si un enfant vous semble en danger, informez la police, les services hospitaliers ou une organisation de protection de l’enfance.
En Suisse, vous pouvez annoncer des soupçons de tourisme sexuel en remplissant ce formulaire.

Pour en savoir plus

De Michelle Carrupt le 14. février 2012 à 7.46  
Catégories: Etats-Unis, Récits de voyage

Pour la Saint-Valentin, je vous emmène dans une région ou l’amour est roi: les monts Poconos, Pocono Mountains en Pennsylvanie, aux Etats-Unis. Située à 90 miles de New York, c’est une destination privilégiée pour les couples d’amoureux depuis des lustres. Si vous cherchez un endroit pour vous reposer de la frénésie des grandes villes américaines, vous serez conquis par cette région. Elle se visite en toute saison, avec un charme particulier en automne pour les couleurs de ses forêts.

Je m’y suis rendue un jour, en voiture depuis Montréal (400 miles environ), attirée par la publicité pour des lieux réservés aux adultes. Je ne fus pas déçue! La plupart des lodges et hôtels sont décorés de la manière la plus kitsch qui soit pour plaire aux couples d’amoureux.

Cela va de la baignoire ou piscine en forme de cœur, de la couleur rouge prédominante dans toute la déco, des draps de lits en satin rouge aux rideaux et petits coussins couverts de cœur. N’étant pas particulièrement romantique dans le sens nord-américain du terme, nous avions pris le parti d’en rire et avons passé quelques jours très agréables dans une région magnifique.

Aujourd’hui, la région a un charme un peu rétro, hors du temps, comme si rien n’avait changé depuis 20 ans. Nostalgiques des années 80 – 90, vous serez ici comblés! On peut y skier en hiver, faire du golf dès le printemps, du canoë sur les lacs et étendues d’eau, marcher dans la forêt ou rester compter fleurette à votre amoureux ou votre amoureuse dans un hôtel « tout compris ». Après tout, vous êtes dans le « Land of Love », sachez en profiter ;-)

Pour en savoir plus

De Michelle Carrupt le 13. février 2012 à 16.35  
Catégories: Actualités, Suisse

La situation météo en février 2012 est exceptionnelle en Suisse romande et à Genève et environs en particulier. Une bise terrible s’est levée alors que les températures étaient déjà bien en dessous du zéro degré. Février 2012 vient rejoindre l’hiver 1956 ou la neige du siècle en 1985 dans la mémoire collective.

Les photographes se sont montrés très courageux en bravant le froid et le vent pour prendre des clichés qui ont fait le tour du web ces derniers jours! Absente de Genève dernièrement, je me suis rendue dimanche 12 février au bord du lac, où les promeneurs photographes étaient encore nombreux à profiter des derniers jours de glace, le redoux étant annoncé pour cette semaine. Les propriétaires des voitures et voiliers pris dans la glace pourront récupérer leurs biens!

Photographes en action, rade de Genève

Jetée glacée

Photographe et son modèle

Photo Cmic, Creative Commons on Flickr

Voitures recouvertes de glace à Versoix

Jeep under Ice

Photo de Merlune, Creative Commons on Flickr

Lac de Joux gelé

lac de joux gelé 2012

Photo par Bertrand Monney, Creative Commons sur Flickr

Les quais de Genève sous la glace

Voir aussi

De Michelle Carrupt le 10. février 2012 à 7.04  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Une amie en partance pour le Vietnam me demande si la ville de Hội An vaut le détour et si elle pourra y trouver un peu de chaleur en début mars. Je partage ici ma réponse.

Hôi An

Située à trente kilomètres au sud de Đà Nẵng, sur la rivière Thu Bồn, Hội An compte environ 120’000 habitants. La vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999. Jadis, Hội An était appelée Faifo en français, nom d’usage officiel pendant la période coloniale. Joliment restaurées dans un style traditionnel, les maisons aux couleurs vives prennent une très belle teinte au coucher du soleil. On peut admirer plusieurs styles architecturaux: le style français colonial, le style chinois et même japonais. Un pont couvert japonais joliment restauré attire les visiteurs et photographes et est devenu l’emblème de la ville.  Certaines toitures sont recouvertes de milliers de tuiles concaves et convexes, de style yin et yang. Ce symbole se retrouve également sur les portes des maisons et protège ainsi ses habitants.  [Source: Wikipedia]
Pont japonais Hoi An

On visite Hội An à pied, les rues étroites sont bordées d’échoppes en tout genres: beaucoup de tailleurs, des artisans, des artistes. Vous pourrez trouver toutes sortes d’objets ethniques à ramener et vous faire confectionner des vêtements sur mesure à petits prix.

Une fois par mois, les 14 et 15 du mois lunaire, la ville devient piétonne pour le plus grand plaisir de tous. Interdire complètement la circulation est encore impensable au Vietnam, hélas. Mais ici, rien de comparable avec les grandes villes du pays, on peut marcher tranquillement dans les rues. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur l’histoire de la ville, je vous conseille de faire une visite guidée. On achète un ticket à la maison de tourisme et l’on peut ainsi visiter les monuments les plus célèbres. On trouve assez facilement des guides parlant français. Bien entendu, vous pouvez vous contenter de lire votre guide papier, mais le contact avec un habitant vaut bien les quelques dollars que vous coûtera la prestation. Les guides sont en général des étudiants qui parlent plusieurs langues.
Sculpteur sur bois Hoi An

Se loger à Hoi An

L’offre d’hôtels à Hội An est vaste, de la petite chambre  à 10-15$ jusqu’aux chambres de luxe de quelques hôtels en bord de mer. Si l’on trouve des hôtels en ville,  je préfère de loin ceux situés au bord de la mer ou de la rivière. Ils sont plus tranquilles et rien ne vaut une balade matinale sur la plage, avant de rejoindre le centre en une quinzaine de minutes avec une navette, un taxi, ou à bicyclette qu’on peut louer facilement.
Hoi An  115

La plage

Un des avantages de Hội An est sa longue plage de sable fin. En février-mars, c’est le moment idéal pour séjourner dans cette région. En été, il peut faire vraiment très chaud, y compris dans l’eau. Venant de Hanoi, vous sentirez tout de suite les bienfaits de la chaleur!
Sur la plage, comme souvent au Vietnam, vous pourrez déguster d’excellentes spécialités vietnamiennes ou vous faire masser, si le cœur vous en dit. Pour les enfants, on trouve toutes les distractions habituelles des plages, ils pourront même se promener à dos d’éléphant!

Repas sur la plage

Petit bémol: les vendeurs ambulants de toutes sortes peuvent se montrer insistants. Quand bien même vous leur signifiez ne rien vouloir acheter ni consommer, ils passent et repassent plusieurs fois. Si vous avez la chance d’être dans un hôtel en bord de mer, rejoignez le calme de l’enceinte de l’hôtel après la baignade en eau de mer.
Plage de Hoi An China Beach

Se restaurer

Les restaurants de Hội An sont très nombreux, vous aurez l’embarras du choix! Hélas, ils se sont adaptés aux goûts standardisés des touristes, mais en cherchant un peu, on peut déguster des plats plus authentiques. La spécialité du coin est la soupe Cao Lau, que vous trouverez un peu partout. Le soir, les restaurants au bord de la rivière sont très charmants mais n’oubliez pas de vous asperger d’anti-moustiques!

Hoi An  77

A visiter aux alentours

Si vous disposez d’un peu de temps, louez une bicyclette, traversez la rivière et baladez-vous dans les environs de la ville, au petit bonheur. Vous pourrez découvrir un peu de la vraie vie des campagnes. Faites une excursion jusqu’à My Son pour admirer les vestiges de la civilisation Cham. Visitez la ville de Da Nang, allez manger sur la longue plage, on y trouve de très bons petits restaurants de fruits de mer. Visitez le musée Cham où des visites guidées en français sont possibles.

Hội An est un aussi un paradis pour les photographes. La lumière est magnifique sur la rivière au coucher du soleil, vous pourrez faire ici de très belles photos: portraits d’artisans qui sculptent le bois, fabriquent des lampes en tissu, brodent des tableaux de soie ou confectionnent des vêtements de toutes sortes, détails architecturaux, pêcheurs sur la rivière. Prenez votre temps, laissez-vous aller à la douceur de l’endroit et je suis sûre que, comme moi, vous vous souviendrez longtemps de la ville de Hội An.
Hoi An  73

De Michelle Carrupt le 9. février 2012 à 7.04  
Catégories: Actualités

Via le blog Newly Swissed, j’ai découvert ce joli projet photo: 100 Strangers, 100 inconnus. Il s’agit de prendre 100 portraits de personnes que l’on ne connaît pas, histoire de sortir un peu de son confort de photographe, amateur ou professionnel. On peut le réaliser dans son pays, en voyage à l’étranger, n’importe où.

L’idée

Le projet 100 Strangers est un groupe d’apprentissage pour les personnes qui veulent améliorer leurs compétences sociales et techniques nécessaires à la prise de portraits d’inconnus et de raconter leurs histoires. Learning by doing, apprendre en faisant, c’est toujours une excellente méthode d’apprentissage. Avec ce projet, on peut améliorer ses compétences photojournalistiques tout en s’amusant et en faisant des rencontres. Il s’adresse aussi bien à des photographes débutants qu’à des pros.

Le défi

Il s’agit de prendre 100 photographies d’au moins 100 parfaits inconnus. Il va falloir s’approcher d’une personne ou d’un groupe de personnes pour demander la permission à la fois de les prendre une photo et de les publier sur Flickr dans le groupe 100 Strangers.

Pour chaque portrait, il faudra en savoir plus sur la personne: qui est-elle, d’où vient-elle, que fait-elle dans la vie. Il s’agira de raconter une petite histoire sur chaque photo. Cela peut être une histoire sur la personne elle-même ou sur la manière dont on l’a abordée. Il n’y a aucune limite dans le temps, chacun peut avancer à son rythme. Il est interdit de publier des photos « volées », des photos d’archives, des photos d’enfants sans la permission de leurs parents. Bien évidemment, pas de photos de proches, de plantes vertes ou d’animaux! Le groupe sur Flickr compte actuellement près de 7400 membres ayant publié plus de 28’400 photos.

100 Strangers présente le projet et donne ces quelques conseils:

  1. Se présenter et expliquer dès les premières minutes ce qu’on souhaite faire
  2. Demander la permission de prendre une photo
  3. Discuter avec la personne, poser quelques questions. En général, les gens adorent parler d’eux!
  4. Prendre quelques clichés et demander lequel la personne préfère
  5. Donner votre adresse email pour que la personne puisse vous demander une copie. Avoir une carte de visite style moo cards avec son nom, son adresse email et son compte flickr est un must!
  6. Si la personne refuse, ranger son appareil de photo et discuter un peu. Il est possible que la personne accepte par la suite. Mais dans le cas contraire, vous aurez fait de votre mieux!

Je trouve ce projet tentant, et vous? Si vous rejoignez le groupe, dites-le en commentaire ou sur notre page Facebook.

Voir aussi les règles du groupe 100strangers sur Flickr.

Quelques photos du groupe

Stranger #10 - Reto
Reto, photo prise à Berne, by Lunas
Bernard Henri Marie Maurice #2
Photo prise à Genève

Salsise
Photo prise à New York

De Corinne Stoppelli le 8. février 2012 à 7.07  
Catégories: Conseils, Thaïlande

Ah, le retour à ma douce Thaïlande, qu’il s’annonçait beau!

Après avoir baissé ma garde pendant plus de six mois à Taïwan et Hong Kong, où l’on peut laisser son sac à dos ouvert et pendouillant sans risque de se faire dérober, j’avais perdu la salvatrice habitude de la méfiance. Car à Bangkok, elle s’impose.

Photo par jo.sau

Fatiguée de mon voyage, émotionnellement cette fois, j’ai sauté sans trop réfléchir dans le premier taxi rose. J’ai bien constaté qu’il n’y avait pas de taximètre, mais connaissant plus ou moins les tarifs (entre 200 et 300 bahts, soit 5-7€ pour rejoindre le centre) je me suis dit que je pouvais accepter une marge d’erreur et ne pas faire la difficile.

Seulement à l’arrivée, le conducteur me demande 700 bahts (17€) et là… Non, ça ne va pas être possible! Peng mak mak (c’est trop cher)!

Il s’excite, il raille en thaï, il peste contre son volant. Il m’effraie un peu je dois dire. Mais, sertie de mon calme tout asiatique, j’entre en discussion. On va régler ça l’ami, laisse-moi appeler quelqu’un pour nous aider à résoudre la situation.

Mon ami Supreeti m’attendait justement, et les pourparlers s’engagent rapidement. Le bonhomme nous fait un drame, le visage dans ses mains, comme s’il allait pleurer – l’injustice! Il a attendu si longtemps à l’aéroport, le trafic… et en plus, il a failli nous tuer tous les deux lors d’un dépassement à pleine vitesse. Risquer sa vie de la sorte pour 300 bahts, non Monsieur, elle vaut plus cher que cela tout de même!

Au final, un sourire en coin de mépris, il acceptera 450 bahts.

Morale de l’histoire: faire confiance, c’est bien, mais pas trop quand même… Demandez toujours le taximètre en Thaïlande.
Les taxis roses sont des voitures louées, plus ou moins n’importe qui peut en prendre le volant. Pour ma part, je préfèrerai désormais les taxis jaune-verts, achetés par leur propriétaire.
Cela va sans dire que peu importe la couleur, le risque reste. Soyez sur vos gardes.

De Michelle Carrupt le 6. février 2012 à 11.08  
Catégories: Conseils

En lisant ce billet de Corinne, je me suis dit: je ne monterais jamais dans un avion sur liste noire, quel casse-cou cette fille! J’ai laissé un commentaire sur le billet, commentaire auquel Corinne a répondu:

J’ai volé une dizaine de fois au minimum avec Cebu Pacific, et franchement, aucun retard, aucune perte de bagages, rien de négatif en fait. Pis surtout, je suis toujours en vie, haha!

Je suis alors demandé ce qu’était vraiment cette liste noire, quelles compagnies y étaient listées et si les voyageurs y prêtaient attention. Voici le fruit de mes recherches sur le web.

Qu’est-ce que la liste noire des compagnies aériennes?

Les listes noires en aviation sont des listes de compagnies d’aviation civile, nommées individuellement ou selon leur pays d’origine, qui sont désignées comme indésirables par des gouvernements des pays ayant mis en place leur liste. [source: Wikipedia]

Qui établit ces listes?

Aux Etats-Unis, c’est la Federal Aviation Administration, agence gouvernementale chargée des règlementations et des contrôles concernant l’aviation civile aux États-Unis, qui l’établit, et ce depuis 1992. Elle liste les pays dont les autorités civiles de l’aviation se conforment, ou non, aux directives fixées par l’Organisation de l’aviation civile internationale. Selon le cas, ces compagnies sont classées en catégorie 1, pour celles qui respectent les critères de l’OACI, ou en catégorie 2 pour celles dont ce n’est pas le cas.

En Europe, la liste des compagnies à risque est élaborée à l’initiative de la Commission européenne avec le soutien de l’Agence européenne de la sécurité aérienne. Cette liste fait aussi référence en Suisse.

Quels sont les critères de sélection des compagnies figurant sur la liste noire de l’Union européenne?

La justification des règles applicables pour établir la liste des compagnies aériennes interdites est de deux ordres :

  1. la liste est une mesure préventive visant à préserver la sécurité de l’aviation. Elle a déjà joué un rôle dans un grand nombre de cas où la Communauté a réagi à des menaces sur la sécurité bien avant d’en arriver à la mesure extrême qui consiste à imposer des restrictions.
  2. La liste sert également de dernier recours lorsque des problèmes graves de sécurité persistent, en imposant des restrictions et en interdisant l’accès à l’espace aérien européen. Ces mesures incitent fortement à remédier aux défaillances concernant la sécurité.

Plus concrètement, une compagnie aérienne est placée sur la liste noire dès lors qu’elle utilise des avions mal entretenus, vétustes ou dépassés.

Ces listes sont régulièrement mises à jour et publiées au Journal officiel de l’Union européenne pdf où elles figurent en annexes A et B d’un règlement de la Commission. Avant d’entreprendre une quelconque action sur la base des informations contenues dans ces listes, leurs utilisateurs doivent s’assurer qu’ils disposent de la version la plus récente. Les compagnies aériennes se trouvant sur cette liste ne peuvent évidemment pas voler dans le ciel européen.

Quels sont les pays concernés par cette liste noire?

La très grande majorité des compagnies aériennes interdites viennent de ces zones géographiques :

  • l’Afrique noire : Angola, Bénin, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Mozambique, Sierra Leone, Soudan notamment.
  • l’Asie centrale et l’Asie du sud-est : un grand nombre aux Philippines et en Indonésie, ainsi qu’au Kirghizstan, au Kazakhstan, en Afghanistan.
  • l’Amérique du sud : une seule compagnie au Honduras.

Faut-il craindre de monter dans un avion dont la compagnie est sur liste noire?

Ça dépend des pays et des compagnies! Dans l’exemple des Philippines, dont toutes les compagnies aériennes sont sur la liste noire de l’Union Européenne, les voyageurs ne semblent guère effrayés par cette mesure, à lire les commentaires sur Voyage Forum. La compagnie Cebu Pacific jouit d’une bonne réputation parmi les voyageurs du forum, l’interdiction ne viendrait, selon eux, que de documents administratifs que la compagnie n’a pas renvoyés en Europe. (Voir les raisons données par Cebu Pacific.) Parfois, il est bien plus dangereux de monter dans une voiture ou sur une moto pour un trajet de quelques centaines de kilomètres que de prendre l’avion, sans compter la durée du trajet.

D’une manière générale, il convient de se renseigner sur les forums de voyageurs, des sites spécialisés ou des blogs de voyage avant d’acheter son billet. Parfois, il vaut mieux renoncer à un vol ou prendre une autre compagnie, et se fier à son feeling!

Cebu Pacific - A319