L’idée d’aller en amoureux à Venise me paraissait très cliché, très commune, et je me demandais à quel point une réputation pouvait faire penser aux gens qu’ils vivaient l’amour fou lorsqu’ils passaient par Venise. En gros, même si j’étais intriguée par le Carnaval, je n’étais pas excessivement intéressée par le côté romantisme de la chose qui me paraissait surfait.
Et puis, en sortant de la gare (stazione terminale di Santa Lucia), j’ai descendu les marches, et j’ai vu l’eau à trois pas.

Il faisait froid, mais un beau soleil se réfléchissait sur l’eau, et c’est peut-être ce qui a contribué à m’éblouir, mais en tout cas la journée commençait bien.
Suivant à moitié la foule et à moitié les panneaux de direction bien cachés, nous nous sommes faufilés dans les ruelles biscornues et sombres, bordées de canaux et d’échoppes pleines de bougies et de verres de Murano. Quelques gens masqués de-ci de-là, aux costumes pleins de détails minutieux, ont réussi à me faire oublier que ce n’était pas l’époque du Carnaval.
Nous avons traversé de nombreux ponts, vu la piazza San Marco et le lion d’or de Venise. Enfin, le soir, nous nous sommes perdus dans les ruelles nous ramenant à la gare – peut-être a-t-il fait exprès de nous égarer afin d’échanger quelques baisers sans témoins. Je ne le saurai jamais.
(Photo: krossbow)










(1)
Est ce qu’il faut comprendre par là que les célibataires ont plutôt intérêt à choisir une autre destination ?
Non, c’est pas un bon raisonnement! Regarde, il y a bien des adultes sans enfants qui vont dans des parcs d’attraction, des gens célibataires qui vont à Las Vegas, et des gens mariés qui sont sur des sites de rencontres!
Aaaah, le pont des soupirs !
Je pense que cette souffre un peu du cliché « en amoureux » et a de belles choses à faire découvrir. Maintenant j’avoue, qu’à deux, cette ville doit être belle à vivre.
[...] — Une francesina à Venise [...]
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