De Mélissa Monaco le 14. avril 2010 um 11.22  
Catégories: Récits de voyage, Suède

Stockholm, Around Gamla Stan
Tenter un week-end pascal dans une capitale scandinave, c’est un peu comme jouer à la roulette. On mise sur la météo en espérant qu’on tirera le temps approprié (du soleil, au moins). C’est qu’à cette époque, les prix des vols et des hôtels restent relativement bas, ce qui peut s’avérer appréciable dans une région connue pour ne pas être bon marché. J’avais donc décidé de passer un long week-end à Stockholm.

Et j’ai gagné le jack-pot! Il se trouve que je suis arrivée au premier jour du vrai printemps. Le fond de l’air était frais mais au soleil, les terrasses faisaient le plein et les Suédois avaient un air béat que seuls ceux qui sont privés de l’astre du jour pendant de longs mois peuvent avoir. C’était ma première visite à Stockholm et je n’ai pas eu assez de trois jours pour tout faire!

Première constatation, le stress ne semble pas y exister. Peut-être est-ce les vacances mais de grands pans de la ville étaient déserts. Même la circulation n’était pas un problème… et j’ai suivi l’exemple des habitants qui traversaient la chaussée nonchalamment au feu rouge.

Stockholm est dispersée sur plusieurs îles, chacune ayant son caractère ou sa fonction particulière. On y circule en transports en commun (pour un week-end de trois jours, jours vous recommande donc la carte de 72 heures qui donne accès à tous les modes de transport terrestres) ainsi qu’en ferry.

Le premier arrêt dans votre visite, tout comme pour moi, sera probablement la vieille ville: Gamla Stan. Pour l’atteindre, j’avais décidé de descendre à la station de métro (ou T-Bana comme l’appellent les Suédois) de Slussen, juste en face de la vieille ville, afin d’en admirer le panorama avant de traverser le pont qui y donne accès.

Stockholm, Around Gamla StanConstruits dès le XIIIe, les bâtiments de style médiéval ou Renaissance peints dans toutes les nuances d’ocre rappellent furieusement Rome. Mêmes couleurs, mêmes jeux d’ombres et de lumières dans les rues. Si ce n’était les couvertures en feutre qui attendent de réchauffer le touriste qui se les gèle un peu sur les terrasses de Stortorget (l’ancien centre médiéval), on s’y croirait presque! Flâner dans les rues, observer les boutiques de souvenirs sur Västerlånggatan, s’arrêter pour prendre un petit café dans un des nombreux coffee bars qui jalonnent les rues… N’hésitez pas à vous perdre!

Stockholm, Around Gamla StanEn prenant la Österlånggatan, l’autre axe principal de Gamla Stan, du nord vers les sud, vous passerez devant la statue de « Saint-George et du dragon » mais aussi, devant le Den Gyldenene Freden, le restaurant le plus vieux du monde (ouvert depuis 1722!). A la fin de ma promenade, je débouche sur les contours de l’île et la prestigieuse Slotsbacken, une rue en pente qui borde le côté du palais royal et mène vers la cathédrale. Je me dirige d’abord vers la statue de Gustave III, le roi assassiné, qui tourne le dos à l’eau. Je prends un peu de temps pour admirer le panorama puis commence à gravir la pente. Le palais royal est impressionnant et on peut le visiter. Je n’ai malheureusement que le temps de saluer les gardes et d’admirer la cour intérieure. L’heure tourne et j’ai rendez-vous dans deux heures avec des couchsurfeurs qui tiennent leur réunion hebdomadaire le vendredi après le bureau, dans les environs de Sankt-Eriksplan. J’irai à pied.
Stockholm, KungsholmenJe quitte donc Gamla Stan en direction de la City (le temps de jeter un œil à la Gare Centrale, une de mes traditions quand je visite une ville que je ne connais pas, puis de traverser un dernier pont pour rejoindre Kungsholmen, le quartier moitié résidentiel, moitié édifices publics (c’est là que se trouve l’Hôtel de Ville de Stockholm) où se situe le lieu de rendez-vous. Tout est étrangement calme. Les rues sont quasi désertes, les voitures circulent à peine. Pourtant, Stockholm compte deux millions d’habitants. Où sont-ils donc tous? Est-ce à cause des vacances de Pâques? Est-ce parce que la ville me semble étendue? Aucune idée. Je suis livrée à moi-même sur le chemin, dans une espèce de quiétude bienfaisante.

J’en avais besoin avant d’affronter une bande d’inconnus.

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