De Michelle Carrupt le 14. janvier 2011 um 8.03  
Catégories: Conseils

Petite valise, je suis désolée, mais tu as vécu, je dois t’abandonner! Oh je ne le fais pas de gaieté de cœur, nous avons eu le temps de nous attacher l’une à l’autre!

valise Je me souviens de notre première rencontre. C’était en 2004, au marché de Hoi An, au Vietnam, par 35° à  l’ombre. Je t’avais soigneusement sélectionnée parmi des dizaines de tes semblables. Tu semblais solide, avec ta coque dure, tes deux roues, ta large poignée. Tu étais juste de la bonne taille, je pouvais t’emporter dans l’avion sans te mettre en soute. Juste parfaite. On en a fait des kilomètres, toi et moi! Je t’ai emmenée du nord au sud du Vietnam, en Malaisie, en Thaïlande, au Cambodge, à travers la France et jusque dans les montagnes du Valais. Je te reconnaîtrais entre mille: affublée de ton étiquette verte fluo, recouverte d’autocollants des endroits que nous avons visités, tu es unique. Je ne t’ai jamais égarée.

Mais voilà, tu as vieilli. Oh, tu es encore très présentable, mais tu es devenue trop lourde. Eh puis, les modèles d’aujourd’hui sont bien plus légers et faciles à pousser. Je vais donc te ranger au fond de ma cave et te garder pour des dépannages.

Ma prochaine valise sera en titane, ultra légère, avec quatre roues. Je la choisirai de couleur vive, qu’elle se voit de loin. Toujours de taille cabine, ça force à voyager léger! Je l’emmènerai se balader loin d’ici, dans des contrées où il fera chaud. Je la couvrirai d’auto-collants pour qu’elle ne ressemble à aucune autre et qu’elle me rappelle les endroits visités. Même qu’elle ne me coûtera pas cher, ma prochaine petite valise ;-)

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