De Corinne Stoppelli le 18. janvier 2011 um 9.05  
Catégories: Récits de voyage, Thaïlande

C’était déjà l’an passé! Je découvrais les charmes de l’Islande glacée au moins de janvier, et je m’envolais au mois de mai pour l’Asie, après avoir été brièvement coincée à l’aéroport par les nuages de fumée causés par les éruptions de l’Eyjafjöll, en Islande (un juste retour des choses?). Voilà 8 mois que j’ai tout vendu, rendu mon travail portable et entamé mon excitante vie nomade. La nouvelle année me paraît être une excellente occurrence pour vous proposer un compte-rendu de mes démarches. Et vous prouver encore une fois que, oui, c’est possible! On peut vivre la vie que l’on désire sans être riche. Je vous souhaite donc une excellente année 2011, pleine de volonté et d’accomplissements.

Une course à vélo à Doi Tung, Thaïlande

Une course à vélo à Doi Tung, Thaïlande

C’est avec un budget d’environ 7’000chf que je suis partie (vols inclus) et sans plus de loyer à payer, évidemment. J’ai tenu le coup sans rentrées d’argent pendant 7 mois et j’ai pu visiter 6 pays (Sri Lanka, Malaysie, Chine, Philippines, Thaïlande et Laos) et vivre un nombre incalculable d’expériences et de rencontres inédites, comme cette fête en l’honneur d’un fantôme près de Vientiane, au Laos — ou encore la mousson Srilankaise. Je me suis aussi acheté un très beau scooter en Thaïlande (pour environ 1’000chf).

Roadtrip dans le nord de la Thaïlande

Roadtrip dans le nord de la Thaïlande

Au moment où je vous écris, un agréable fumet de boeuf sauté parvient à mes narines, le ciel est bleu, il fait bon et ça verdoie là-dehors, par ma fenêtre. Un immense écureuil gris s’amuse dans les branches de mon arbre temporaire: scène de vie qui pourrait bien ressembler à n’importe laquelle de nos matinées, finalement.

Sauf que c’est la Thaïlande: same same but different, comme aiment à dire les gens par ici.

Ma situation professionnelle en quelques mots? Je suis webdesigner indépendante depuis maintenant 6 ans. Je ne suis jamais passée par la case employeur et j’ai débuté ma carrière à la fin de mes études. J’ai aussi quelques à-côté qui me génèrent un peu de revenu en plus: rédaction d’articles sur le thème du voyage, vente de photos, vente d’espace publicitaire sur certains sites. Ce que je gagne? Juste assez. En Suisse mon revenu a toujours été inférieur à la moyenne et certains mois ont été plutôt difficiles (je n’ai jamais franchi la barre des 1’800chf/mois). Je n’ai jamais couru après la quantité ou la richesse, mon objectif étant d’avoir suffisamment de fonds pour subvenir à mes besoins… et me faire plaisir, m’amuser.

Clubbing à Chiang Mai avec mes amis thaïlandais

Clubbing à Chiang Mai avec mes amis thaïlandais

Et aussi étonnant que cela puisse paraître, ça marche très bien: surtout en Asie, où l’on peut vivre avec 350chf/mois, voire même moins si on déniche les meilleurs plans. Il faut néanmoins… être souple, facile à satisfaire, pas regardant, ouvert à n’importe quelle opportunité… et peut-être un peu casse-cou — mais ça se travaille, je vous l’assure ;)

Quand je suis partie, je n’étais pas prête. Personne n’est prêt d’ailleurs, il n’y a pas d’école. Mais la route vous forme à son rythme.

Shanghai, ça brille!

Shanghai, ça brille!

J’ai eu bon nombre de remarques sur mon travail, « facile, avec un travail pareil! ». Oui, effectivement, c’est plus simple que de n’avoir rien sous la main. Mais j’ai rencontré une foule d’individus qui s’en sortent très bien sans. Le travail, on peut le trouver sur place. J’ai aidé mes amis dans un bar, j’ai appris un nouveau métier en quelques sessions, et je me suis découverte un nouveau plaisir — je n’hésiterais pas à le faire pour vivre si c’était nécessaire. Il y a une foule d’enseignants de toutes les langues aussi. J’ai aussi vu des gens vivre ma vie en chaise roulante.

Toutes les possibilités sont ouvertes, tant qu’on reste ouverts à elles.

Mes prochaines étapes en vue pour 2011: Vietnam, Philippines, Japon, Corée et Chine. Mais qui sait où le hasard va réellement me mener?

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