De le 7. juillet 2011 um 9.16  
Catégories: Chine, Récits de voyage

Au courant de mes déboires du jour précédent, le couple sino-américain entreprend de me sortir d’affaire.

Suzhou temple

Vivi est chinoise, elle est donc à même de se faire comprendre, contrairement à moi. Son anglais, cependant, n’est pas des meilleurs, alors la communication transitera de moi à lui, puis à elle et vice-versa.

Ils m’emmènent dans un petit magasin de télécom: il y a des cartes, des chargeurs, des téléphones et tout un tas d’autres objets en vrac. J’essaie de mettre l’accent sur la 3G; je veux absolument surfer — cela me permettra d’avoir un traducteur et un GPS. Compte tenu des circonstances, ce ne sera pas un luxe.

“Oui oui, ça marche”, qu’elle assure, notre petite vendeuse chinoise, avec son sourire le plus convainquant.
Elle me pose une liste de numéros de téléphone sous le nez et je peux choisir, mais le prix variera en fonction… de la quantité de chiffres 8 ou 4. 8 c’est le chiffre porte-bonheur, quant au 4, c’est le contraire.

J’insère la carte dans mon téléphone, prête à crier victoire et… ça ne marche pas.
On veut se faire rembourser, mais il n’y a pas moyen. La dame refuse sous tous les prétextes.

Bredouilles, on cherche une autre solution: les bureaux de China Unicom.
Ils ont tout ce qu’il me faut! Sauf qu’ils veulent mon passeport, et que bien entendu, je l’ai laissé à la guesthouse, à l’autre bout de la ville.

Mes nouveaux amis convainquent les employés à me délivrer un contrat sous condition que je faxe mes détails le lendemain. Chose que je ne ferai pas. Sans conséquences, heureusement.

Enfin satisfaite, je retourne vaquer à mon occupation principale: la recherche de nourriture. Dans le petit café que je choisis, les crachats bien sonores des cuisiniers me font frémir: j’espère qu’ils savent viser.

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