De le 22. juillet 2011 um 13.59  
Catégories: Chine, Récits de voyage

Mon ami, à Shanghai, commençait à se demander si j’allais le rejoindre un jour. Je m’étais attachée à mes nouveaux comparses chinois, ma foi, et je repoussais, chaque jour, la date de mon départ de la douce Hangzhou. Il a fallu: après tout, si j’étais en Chine, c’était pour le rencontrer.

Shanghai, Nanjing Road

Shanghai: Nanjing Road, le paradis du shopping

J’ai donc pris le train vers Shanghai avec Yuanzi, la manager de la guesthouse, qui a fait le maximum pour que je me sente à l’aise jusqu’à notre séparation. Elle m’a aussi offert son hospitalité, si jamais les choses venaient à mal tourner. Parce que à Shanghai, il y avait l’Expo. Et c’était un beau fouillis, de trouver un logement abordable.

À mon arrivée dans la grande ville, un premier visage amical m’attend dans un café branché et relax: c’est Aurélie, aussi dite Lili, expatriée en Chine depuis un bout de temps, et blogueuse sur le raffiné Vues de Chine (désormais remplacé par Curieuse Voyageuse). On se suivait, mutuellement, et c’est tout naturellement que l’on avait organisé cette rencontre hors des limites virtuelles de la blogosphère.

Aurélie me raconte ses expériences, parfois étonnantes: une excellente introduction à mon séjour.

Shanghai, Nanjing Road

Shanghai, Nanjing Road

Dans la vitrine, la statue de cire d'un footballeur, pour promouvoir le musée Tussaud.

Et puis vient le temps de rejoindre l’ami en question. J’ai pu fort heureusement squatter sa chambre d’hôtel très classe pour quelques jours, en me faisant passer pour sa petite copine. Après quoi, on a réussi à dénicher une chambre dans une guesthouse pas chère et bien située.

Buildings in Shanghai

Quelque chose me dit que je me trouve bien dans une mégapole.

On s’est baladés, un peu partout… sur le Bund, à Tianzifang (le quartier des artistes), dans la rue commerciale et bourdonnante de Nanjing. On a écumé les bars jazz du quartier français, on s’est infiltrés dans la haute (ou les wannabes de la haute, on leur laissera le bénéfice du doute), on a rencontré quelques chinois, mais surtout des étrangers.

Tianzifang

Balade dans la tranquille Tianzifang, le "quartier des artistes"

Entre toutes ces rues qui arborent fièrement leurs hôtels clinquants, un brin trop pailletés, il y a ce contraste des rues d’ouvriers, où tout est un peu trop sale, désuet, mal rangé. On a du mal à discerner quelle est la réalité de la ville.

Shanghai, Nanjing Road

Dans les bars, les boissons hors de prix semblent réservées aux riches chinois, aux expatriés dont le salaire est aux normes européennes… et aux chinoises désespérées qui rêvent d’un prince charmant (sur son cheval blanc) qui voudra bien, éventuellement, les enlever.

Shanghai, Nanjing Road

Et puis là-haut, au 33ème étage de l’hôtel Hyatt, il y a ce bar qui donne une vue sublime sur le Bund illuminé.
Dans l’ascenseur vitré, un couple d’Allemands nous dévisage, nous regarde de haut en bas, puis se paie un brin notre tête. C’est sûr qu’avec nos accoutrements de voyageurs, on ne rentre pas aisément dans le décor.
En haut, on se croirait dans un clip R’n'B: il y a un jacuzzi au beau milieu de la terrasse, avec de jeunes chinoises au corps et visage parfaits. Elle tiennent leur coupe de champagne d’une main, s’amusent avec l’eau de l’autre, baignent leur petons, rient aux éclats.
À côté de nous, à une table, un homme offre un cadeau précieusement emballé à une demoiselle qui semble porter plus d’attention aux regards qui l’entourent qu’à ce moment de romance surfait.

On the Bund, Shanghai

La vue sur le Bund, du fameux 33ème étage

Et nous, on n’a pas vraiment les moyens de se payer une bière ici. Alors on prend discrètement quelques photos, et puis on rentre goûter à quelques notes de jazz avant de rentrer se reposer: demain, on se rendra à Suzhou.

Welcome to Shanghai

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