De le 12. septembre 2011 um 16.38  
Catégories: Philippines, Récits de voyage

Parmi les activités phare autour de la belle Siquijor et de l’effervescente Dumaguete, il y a évidemment la plongée*. Il y a de tout à voir: requins, raies, tortues, coraux, nudibranches, poissons tout colorés et j’en passe.

Petite joueuse, j’ai tenté le snorkeling histoire de me ré-apprivoiser au contact des profondeurs effrayantes. Je n’ai pas été déçue: j’ai même eu du mal à m’imaginer qu’il puisse y avoir quelque part une vie sous-marine plus belle que là-dessous.

Lors de ma croisade-croisière (toujours à lutter contre ma peur de l’eau) à Apo Island, une petite île au large de Dumaguete, j’ai nagé avec des bancs de poissons énormes, effleuré des créatures que j’aurais mieux fait de laisser tranquilles… et suis partie à la chasse (visuelle!) de tortues marines.

Sur le petit bateau, le maître-plongeur me recommande d’aller nager en eaux peu profondes (parfait!) pour trouver les tortues. Alors je nage, nage, nage avec précaution: peut-être dois-je être attentive et discrète pour apercevoir ces petites bestioles dans les algues.

Au bout d’une vingtaine de minutes, je désespère… pas passionnants, les rivages de cette île. Je lève la tête et… Oh, une tortue grosse comme une maison apparaît face à moi et semble me lancer un clin d’oeil avant de s’éloigner.
Certes, j’exagère un peu, mais oui, c’était grand cette bestiole-là. J’en ai croisé une dizaine, ou alors peut-être toujours les mêmes qui vaquaient au hasard juste comme moi… J’ai nagé au-dessus, au-dessous, à côté d’elles qui, peu intéressées voire un peu narquoises, me laissent approcher, mais jamais les toucher.

Juste moi et les tortues!

Plus tard il y a aussi ma rencontre avec un beau reptile, élégamment strié de noir et de blanc (j’adore les rayures!). Reposant d’abord au creux des algues, il se lève et ondule jusqu’à la surface pour prendre un peu d’air, puis redescend, calmement. Je suis tout près et j’esquisse un ‘ouah!’ difforme (le tuba dans ma bouche). Je l’observe durant quelques instants et puis je reviens au bateau.

Mes compagnons plongeurs n’auront pas été aussi chanceux, juste une tortue! Je leur raconte excitée toute l’histoire et je boucle avec l’épisode du serpent. Les bouches s’arrondissent et les yeux sont près de sortir de leurs orbites. Mon copain, c’était un tricot rayé, dont le venin est dix fois plus puissant que celui d’un cobra royal… rien que ça!

Juste moi et le serpent!

*Malheureusement pour moi, la plongée ce n’est pas encore trop ça… mais si ça vous botte, je vous recommande l’excellent blog de l’autre Corinne, Petites Bulles d’Ailleurs.

Recommander