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Journées comme les autres, mais à Boracay
Catégories: Philippines, Récits de voyage
Boracay, la terre promise? On vante cette petite île philippine de posséder l’une des plus plages au monde. Cristine et moi ne voyons pas l’heure… vacances, enfin? Non, pas vraiment. Comme à mon habitude, le travail me tombe dessus pile poil au moment fatidique. Je ne devrais pas me plaindre, c’est ce qui me permet de voyager, mais au final on n’aura pas beaucoup profité de l’île.
Cependant, qu’y avait-il de mieux à faire? Nous sommes restées parquées près de White Beach, le coin touristique, près des cafés wi-fi (pas nombreux). Le travail, mais pas seulement: la pluie aussi, on est hors saison.
Je regrette de ne pas avoir pu m’aventurer dans l’île, mais les prix rédhibitoires de location de moyens de transport rendaient aussi la chose un peu compliquée. Et puis la foule de touristes partout n’était pas très encourageante… on n’avait plus l’habitude, on préférait rester dans notre coin, de jour.
Résultat et résumé de nos cinq journées au paradis: boulot, fiesta, dodo et on recommence. Parce que non seulement c’est tous les jours le doux farniente (pour la plupart…) mais c’est aussi la fête: locaux, coréens, taïwanais et autres s’adonnent à la boisson à coeur joie.
Les touristes se pressent sur la plage pour prendre part aux sunset sails: les bateaux les emmèneront au large juste à temps pour le coucher du soleil.
L’île (ou plutôt sa côte touristique) est divisée en trois stations qui longent la fameuse White Beach. Celle-ci est sillonnée de bars, restaurants et boutiques de toutes sortes. Les marchands tentent de séduire à tout va, qui pour un buffet pour estomacs sans fond à base de cuisine pseudo-italienne, qui pour un gri-gri à base de coquillages importés qui s’auto-détruira cinq jours après le retour (mais que tout le monde achète quand même, c’est pas cher et ça fera un bon souvenir).
Cristine et moi décidons d’explorer de nuit. Le choix semble vaste, mais une fois éliminés les bars comportant une proportion d’occidentaux âgés et barbus largement supérieure à celle des locales bien roulées, il ne reste plus que quelques options: le tour est vite fait, finalement.
La foule se bouscule au Club Palaw, droit sur la plage, qui affiche à l’entrée un panneau invitant: « fixers are not welcome ». Quelqu’un, plus tard, nous dira avec de grands yeux: « J’ai vu un type se shooter là-bas! ».
L’ambiance est un peu étrange, surfaite, à l’image de l’île peut-être. Je suis surprise (en bien? je ne sais pas) de n’y voir qu’une majorité de locaux — où sont passés tous les Coréens? La basse saison, probablement.
Du sable blanc...
On se relaxe au Pat’s Creek, juste à côté du Bom Bom Bar, avec de la musique live… vieux tubes rock et reggae local. C’est agréable… Les gros parasols protègent un peu mal des averses, mais ça fait somme toute suffisamment l’affaire. Je reste tranquille et me fais discrète, l’un des guitaristes me dévisage et j’aimerais mieux éviter les remous inutiles.
On termine notre escapade au Summer Place, un autre bar ouvert, sur la White Beach. Le DJ fait bouger, c’est toute une ambiance. Vieux, jeunes, coréens, locaux, européens, filles un peu (trop?) dénudées: la foule est diversifiée.
Les pluies torrentielles inondent la place, mais peu importe: on dansera sur les bancs.
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