De Nathalie Hamidi le 5. décembre 2011 um 10.19  
Catégories: Japon

Tokyo Compression

Michael Wolf a passé un mois entier à la station d’Odakyu à Tokyo, seul endroit où il pouvait s’approcher suffisamment des trains, pour son projet Tokyo Compression — capturer les visages à moitié traumatisés des personnes stressées et mal installées qui partent travailler le matin ou rentrent le soir après une journée de travail harrassante (et qui n’avaient pas spécialement l’air contentes de se faire prendre en photo dans cette situation embarrassante).

Les transports en commun sont une nécessité, en particulier dans les villes surpeuplées où il n’y a déjà pas assez de logements pour les gens qui voudraient y habiter, sans compter l’espace nécessaire pour garer leurs voitures. Mais ces transports en commun, d’une très bonne idée de départ, peuvent se transformer à l’heure d’affluence en une vraie torture, qu’on accepte parce qu’on en a l’habitude.

La plupart de ces voyageurs, réalisant sans doute l’atroce position dans laquelle ils se trouvaient, une fois mis nez à nez avec l’objectif d’un appareil photo, n’ont trouvé qu’une solution s’ils n’avaient pas assez de place pour se cacher derrière leurs mains: fermer les yeux pour ne plus voir, et espérer que l’appareil leur rendrait la pareille.

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