De le 14. mars 2012 um 10.47  
Catégories: Actualités, Suisse

Le titre de ce billet est tiré du journal “Les grands centièmes”, publié par Alan Humerose à l’occasion de son exposition au Musée de Carouge à Genève du 3 mars au 6 mai 2012, expo que j’ai visitée dimanche dernier.

Je ne connaissais pas ce photographe, je n’avais rien lu sur l’expo, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Et c’était très bien ainsi! Dans la première salle, je fus d’abord surprise: aucune explication, aucune légende, juste des photos alignées. Chaque photo représente un portrait de femme et un paysage. Rien qui puisse relier les deux photos, aucun renseignement sur les personnes et les lieux. On reconnaît certains visages de célébrités, mais il semble n’y avoir aucun lien entre la femme et le paysage. Libre à nous de lire entre les lignes, d’inventer, de découvrir, bref de voyager!

J’ai vraiment beaucoup aimé le voyage à travers cette expo et vous la recommande. Achetez aussi le journal qui va avec, il contient de très beaux textes sur le thème du voyage et aide à comprendre ce que Alan Humerose dit avec ses très belles photos. On peut voir aussi une projection des photos des “Grands centièmes”.

“C’est toujours une aventure. C’est toujours toute un histoire. C’est toujours il était une fois”

“On a toujours la tête ailleurs! On est quelque part sur la planète et on pense à son amour qu’on a laissé, qui attend, ou peut-être déjà plus. Ou bien alors, tout au contraire, on est avec son amour, mais la tête arpente des espaces, à l’autre bout du monde, qui nous appellent ou qui nous ont retenus. Alors tout à coup on se met à voir ce qui tombe sous nos yeux comme on voit l’incroyable, on remarque des choses qu’on ne voyait plus ou qui nous étonnent tant.”

“Il était une fois où il lui expliqua que toute idée de retour est étrangère et inconcevable à l’évasion, que si les guides de voyage existent bien pour les déplacements, il n’y avait et n’y aura jamais de guides d’exploration.”

“Il était une fois une chambre d’hôtel dans laquelle, seul, il se souvenait de comment elle lui parlait des ciels bas de Patagonie alors qu’elle sortait des eaux chaudes, à Budapest, avec non pas les yeux dans la vapeur mais tous les nuages dans son regard. Il lui avait dit en mimant Bola de Nieve: “be careful, it’s my heart”.

© Textes et photos: Alan Humerose

Voir aussi: Chambres avec vues, l’Hebdo 11 mars 2011

Recommander