De le 23. mars 2012 um 17.17  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

Dans les hauteurs de Hong Kong, pile poil entre les Nouveaux Territoires et Kowloon, il y a… de l’eau et des tranchées.

Voyage dans le temps: 1941. Les Japonais envahissent Hong Kong par les frontières chinoises. Il ne leur faudra que 18 jours pour capturer toute la colonie anglaise, et toute sa garnison.

Mon idée n’étant pas de vous beurrer une tartine, mais de vous faire voyager en images, je vous joins ce lien qui vous donnera tous les détails historiques fascinants du Shing Mun Redoubt (en anglais), un endroit un peu hors du temps où il est écrit partout sur les murs: “jeux de guerre interdits! respectez ceux qui ont donné leur vie dans ces collines”.

Sur la route…

On est surpris, après les affolants gratte-ciels et les fourmis hongkongaises, de découvrir cette nature un brin sauvage.

Le réservoir de Shing Mun.

Il y a tout un tas de singes en liberté autour du réservoir et le long du chemin. Ne les regardez jamais dans les yeux… Et ne prenez pas de sacs plastique avec vous!

Un petit village sur le flanc de la colline.

Les boîtes aux lettres du village…

Un fermier aux allures improbables balade ses vaches, le long du chemin.

Dans les tranchées

C’est un peu oppressant. Par endroits, on doit se baisser.
Nos sacs à dos se frottent nonchalamment contre les dalles froides qui ont autrefois protégé les soldats excités, fuyants, parfois riant aux éclats, s’allumant une cigarette, traînant un compagnon ensanglanté, voire un cadavre peut-être…

Il est facile de les imaginer, d’entrer dans leur vie pour un petit instant, ici. Les dalles portent encore leurs traces.

Les tranchées sont nommées d’après les rues de Londres. J’ai parfois l’impression de me balader dans une miniature de ce qui sera le métro de Londres.

Les japonais ont laissé leur trace… J’imagine l’excitation du soldat, entouré de ses compatriotes exultant, alors qu’il burine la dalle d’une main faible et tremblante.

À la sortie des tranchées…

C’est le choc final: les gratte-ciels que l’on avait presque oubliés. Ils ont poussé là comme des champignons! Nos soldats d’alors, que voyaient-ils?

 

Recommander