De le 23. avril 2012 um 19.46  
Catégories: Actualités, Cambodge, Littérature, Suisse

Voyageur au Cambodge, vous avez forcément entendu parler du Dr Beat Richner, alias Beatocello.

Beatocello est un pédiatre suisse, musicien reconnu, qui a révolutionné le système de santé au Cambodge en créant des hôpitaux ultra-modernes. Son credo: «développer une médecine de riches pour les pays pauvres». Son arme, le violoncelle, avec lequel il parcourt la Suisse pour récolter de l’argent pour sa fondation Khanta Bopha qui fête cette année ses 20 ans.

Le réalisateur suisse Georges Gachot lui a consacré un film, “L’Ombrelli di Beatocello”, qui sort fin avril sur les écrans de Suisse romande et qui a été présenté le 20 avril 2012 en soirée d’ouverture du Festival Visions du Réel à Nyon.

Ce film raconte un parcours humanitaire et artistique hors du commun. C’est l’histoire de la fleur merveilleuse, de Silviolino, de Dong et Deng, orphelins rescapés du régime invraisemblable des Khmers rouges, de So Kéa, la petite fille sauvée à 4 ans et qui, douze ans plus tard, rencontre le roi de son pays magnifique, le Cambodge.

De quoi vivent les hommes? C’est la question que pose Beatocello, cet artiste également médecin nommé Beat Richner. Le jeune Beatocello chantait sous son parapluie rouge le bonheur et l’amour, en évoquant aussi la discrimination. Aujourd’hui, 40 années plus tard, il n’est toujours pas sûr des réponses mais son double Beat Richner lui en a fourni quelques-unes. Ensemble, en 20 ans, ils ont bâti 5 hôpitaux et traité gratuitement plus de 10 millions d’enfants cambodgiens. Cela n’aurait pas été possible sans d’innombrable donations privées. Elles se sont élevées à 400 millions CHF pendant le même temps. Ce film est donc aussi votre histoire, l’histoire de ceux qui écoutent l’artiste utopiste Beatocello et donnent les moyens au docteur Richner de réaliser ses idées et de sauver des vies.

Beat Richner a une obsession : offrir aux enfants malades du Cambodge les mêmes traitements que reçoivent les enfants des pays riches, notamment en refusant d’utiliser des médicaments pour pauvres, comme le Chloramphenicol, interdit dans les pays riches en raison de sa toxicité, mais conseillé et utilisé par l’OMS dans les pays pauvres.

Comment aider la fondation Khanta Bopha ?

Il y a plusieurs manières d’aider Beat Richner à poursuivre son action en faveur des enfants cambodgiens. Si vous êtes en Suisse, vous pouvez assister aux concerts et récoltes de fonds que donne le Dr Beat Richner, plusieurs fois par an, en tant que Beatocello, utilisant son violoncelle pour faire passer son message et récolter des fonds.

Siem Reap Kantha Bopha Children Hospital 027

Voyageant au Cambodge à Siem Reap pour visiter les temples d’Angkor, j’ai fait une visite à l’hôpital Jayavarman VII — Children Hospitall Kantha Bopha III, pour donner mon sang. La fièvre hémorragique dengue fait des milliers de victimes chaque année, et nécessite des transfusions sanguines.

Siem Reap Kantha Bopha Children Hospital 022Les hôpitaux manquent de sang, donnez le vôtre! C’est sans risque et tout à fait comparable à une banque de sang des hôpitaux suisses. Vous recevrez un joli T-shirt, des auto-collants, que vous pourrez redistribuer pour contribuer à faire connaître cette action.

Tout le monde peut faire un don à la fondation Kantha Bopa.

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