De le 30. avril 2012 um 10.37  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

Ah Macao! J’aurais aimé te consacrer plus de temps, mais j’ai été prise de court, ma foi (et je ne vais pas m’en plaindre)! D’ailleurs si cela n’avait pas été pour un prince plutôt charmant, m’y ayant escorté sur son cheval blanc (un ferry tout fringant) j’aurais pu t’ignorer.

Mais j’avais un vol à y prendre, à Macao. Et puis le prince en question avait pris les choses en main, aussi. Alors me voilà, à courir tes rues à moitié portugaises, à moitié chinoises, tes rues qui nous ressemblaient finalement beaucoup, au prince et moi.

À Macao, en long et en large

Des rues joliment pavées, au décor subtil et à la beauté classique, aux monuments clignotants, clinquants, impressionnants.

De la vétusté des restaurants de rue, où tout se pique du bout des baguettes, au poulet à la portugaise à déguster dans un cadre romantique, avec couteau-fourchette.

Le poulet à la portugaise de Macao

Le poulet à la portugaise de Macao

De la tranquillité et du charme d’une promenade, au coeur de la ville, à l’effervescence colorée et l’effusion de chance (et de malchance) des casinos.

Le casino Gran Lisboa à Macao

Tout est en contrastes, intense.

Une nuit toute en lumières

Le prince a réservé un hôtel de grande classe. Il y a, à l’intérieur, un casino et une fontaine toute colorée qui virevolte en lumières et en couleurs à chaque heure, amassant une foule de curieux: c’est une overdose de kitsch.

Au casino Galaxy de Macao: on s'habille en rouge, cela porte chance.

La chambre est magnifique et, sans l’ombre d’un doute, à la hauteur d’une princesse. On peut regarder  la télévision assis en prenant le bain, ou même la douche, grâce aux haut-parleurs fixés dans la salle de bain. Lit et chaises prennent nos formes, confortables.

Et puis, le casino. C’est ma première fois! Comme d’habitude, je débarque avec ma foule de clichés romanesques (hollywoodesques? corinnesques?) auxquels je donne d’entrée de bons coups de pied. Il y a là, assises aux machines à sous, une foule de petites dames solitaires et déterminées qui pourraient être ma mère (si elles n’avaient pas les yeux bridés).

Le prince tient à me montrer le casino le plus ancien (le plus authentique!) de Macao. Nous voilà donc au Gran Lisboa, qui n’a rien à envier aux LEDs tout neufs de son voisin géant. Car au Gran Lisboa, c’est le coeur de Macao qui vous saute à la figure.

L'ancêtre Casino Lisboa à côté du plus jeune Gran Lisboa

En entrant dans la salle aux cartes circulaire, le souffle se coupe: elle est impressionnante! Les tables et les joueurs envahissent tout l’espace de leur personne, de leurs exclamations: c’est un vrai brouhaha, c’est plein d’énergie, ça bouillonne, ça crie, ça caquète. Les employés qui distribuent les cartes, stoïques, en semblent dépourvus d’humanité.

Et puis à l’extérieur du cercle de jeu, c’est un vrai manège qui a lieu. De grandes filles, aux décolletés plongeants et aux regards provocateurs, font des allers-retours en demi-cercle. Elles font semblant de se promener, et dès qu’elles sont hors de vue, hop! elles repartent pour un autre demi-cercle.
Une foule d’hommes de tous âges regarde leurs jambes dénudées s’activer, les soupèse du regard. Parfois, l’une d’elles se sent observée. Elle ralentit alors, prend un regard de félin duquel elle semble défier sa proie.
Les filles continueront de marcher, parfois toute la nuit, jusqu’à ce que, fatigués, ces messieurs aient fait leur choix.

Quant à moi, mon séjour chinois touche à sa fin. Le prince m’accompagne au carrosse ailé qui m’emportera loin de lui. Il rentrera à Hong Kong sur son même cheval blanc mais, cette fois, plus légèrement.

* Je parlais des casinos! À quoi donc allez-vous penser?

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