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Michelle Carrupt
197 Articles de Michelle Carrupt:
Be Safe! protégez vos informations numériques
Catégories: Conseils
Comment se prémunir contre le vol d’informations numériques durant les voyages et pendant les temps de transport ?
Je m’amuse souvent à imaginer ce que pourrait faire un espion ou un concurrent de certaines informations qu’on peut capter aisément via une conversation dans des salles d’attente, des halls d’aéroport, des ascenseurs ou des transports publics. Ah les présentations qu’on peaufine dans le train ou dans l’avion, en route vers un meeting stratégique! Le voisin ou la voisine qui semble somnoler n’est peut être pas si innocente qu’il ou elle en a l’air! Et ces statuts Foursquare indiquant parfois publiquement où l’on se trouve, ces statuts Twitter ou Facebook qui en disent bien plus long sur un parcours d’un business man ou d’une business woman qu’ils le voudraient!
Avant de partir en voyage, posez-vous ces quelques questions:
Le ministère de l’Économie du Luxembourg a lancé en 2011 une campagne de sensibilisation au risque de vol d’informations provenant d’ordinateurs, de clés USB, de documents numériques, de tablettes ou de smartphones: Business Affairs: A practical guide for business travel. A l’aide de quelques vidéos très parlantes représentant des situations réelles, il diffuse des conseils fort utiles pour se prémunir des vols d’informations stratégiques en déplacement. Prenez un moment pour les visionner, on n’est jamais assez prudent!
N’hésitez pas à partager vos expériences, bonnes ou mauvaises, en commentaires, sur notre page Facebook ou notre page Google+.
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Voir aussi
La magie de Pamukkale
Catégories: Conseils, Turquie
Au hasard d’une balade sur le web, je suis tombée sur cette photo de Matador Network qui m’a intriguée.
Love these photos from Pamukkale, Turkey http://ow.ly/8tJYo by Matadorian Libardo Lambrano
Je suis donc partie sur les traces de Pamukkale, et voici le résultat de mes trouvailles. Si je vais en Turquie un jour, j’irai visiter cet endroit, c’est certain. Si vous le connaissez, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires ou sur notre page Facebook.
Pamukkale ou « château de coton » en turc est un site naturel et touristique de Turquie composé de sources formant une tufière. Il est inscrit depuis 1988 conjointement avec Hiérapolis sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Une ville du même nom se trouve à proximité.
Pamukkale est une tufière entièrement élaborée par les eaux chaudes qui s’écoulent des entrailles de la montagne. Le site comporte 17 sources. Certaines d’entre elles ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en se libérant dans l’air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l’eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline, et durcit ensuite lors de l’évaporation de l’eau. Chaque litre d’eau délivre un demi-gramme de carbonate de calcium. Ce phénomène naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce qui donne à la montagne une apparence de forteresse de coton ou d’une chute d’eau gelée. (Source: Wikipedia)
Quelques photos du site
Pour aller plus loin
L’année du dragon d’eau
Catégories: Actualités, Chine, France, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Vietnam
Le premier jour du calendrier lunaire tombe cette année le 23 janvier 2012. C’est Le Nouvel An Chinois 农历新年 (nónglì xinnián) aussi appelé Fête du Têt au Viêt Nam. Cette année sera l’année du dragon. Contrairement à la mythologie occidentale, le dragon est un animal sacré et le symbole du bonheur et de l’harmonie pour les chinois. C’est la fête la plus importante pour les communautés chinoises qui la célèbrent dans le monde entier. C’est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis. Traditionnellement, les festivités s’étendent sur deux semaines.
Le Nouvel An est célébré officiellement en Chine, à Taïwan, à Hong Kong et Macao, à Singapour et Malaisie, aux Philippines, au Brunei, en Indonésie, en Thaïlande, au Viêt Nam et en Corée du Sud. Les congés du Nouvel an durent de un à sept jours selon les pays.
Durant cette période, de très nombreuses personnes vont rejoindre leur famille et l’on vient de loin pour fêter avec les siens. Les embouteillages sur les routes et de nombreux encombrements dans les gares et les aéroports sont la règle.
Pour les voyageurs qui se trouveraient dans l’un de ces pays à cette époque, les fêtes du Nouvel An peuvent présenter quelques inconvénients. Comme les gens du pays se déplacent beaucoup en province pour visiter la famille, il est difficile de trouver une place dans les transports, que ce soit en train, bateau ou avion. Les réservations sont faites des mois à l’avance, et si vous n’avez rien réservé, vous aurez du mal à vous déplacer. Beaucoup d’échoppes, de commerces et les administrations sont fermés. Attention aux délais si vous devez renouveler des papiers ou des visas.
Par contre, si vous avez la chance de connaître des gens sur place, peut-être serez-vous invité à partager les repas de fête du Nouvel An, une occasion unique de participer aux repas traditionnels ou aux préparatifs de la fête. L’ambiance est partout détendue, les gens font la fête et souhaitent oublier les tracas de la vie quotidienne. Et comme tout le monde est parti dans les provinces pour voir la famille, certains hôtels de ville seront contents de vous recevoir. Les destinations balnéaires sont toutefois prises d’assaut par les familles indigènes en vacances, les prix seront un peu partout plus élevés qu’à l’ordinaire.
Si vous êtes à Paris, vous pourrez assister aux fêtes du Nouvel An chinois qui sont organisées par les communautés chinoises et vietnamiennes, comme dans le XIIIème arrondissement ou dans le 3ème.
Où que vous soyez, à tous bonne année du dragon!
Les webcams des stations de ski
Catégories: Conseils, Suisse
Les Suisses sont accros aux webcams des stations de ski, écrivait récemment le journal Le Matin. Je ne fais pas exception à la règle! J’adore regarder les webcams de mes stations de ski préférées.
D’abord, pour savoir s’il y a réellement de la neige. Je scrute les images de lieux que je connais bien pour savoir si la première neige est arrivée. C’est aussi un très bon moyen de savoir quel temps il fait « au-dessus du stratus ». Lorsqu’on vit en dessous de la couche de nuages, il est parfois difficile d’imaginer qu’en montagne, il fait grand beau. Un coup d’oeil sur les webcams et on se bouge en connaissance de cause!
Durant la saison d’hiver, les webcams donnent de bonnes indications sur l’enneigement, l’état des pistes, la fréquentation. On sait tous que les prévisions météo ne disent que rarement la vérité sur des situations très locales! Lorsqu’on a la chance d’habiter en station ne serait-ce que le temps d’un week-end ou de vacances, on peut vérifier via les webcams l’état des files d’attente aux remontées mécaniques.
A noter que sur la plateforme MeteoNews les images des webcams sont liées aux prévisions météo, infos neige, températures des lacs et cours d’eau, comme par exemple pour Villars. On les trouve également sur l’app MeteoNews.
Et vous, faites-vous partie du club des amateurs de webcams? Quelles sont vos vues préférées? Dites-le nous en commentaires ou sur notre page Facebook.
Mes webcams préférées
Le chemin de fer de la Jungfrau fête ses cent ans
Catégories: Actualités, Suisse
Pour lancer les festivités du centenaire du chemin de fer de la Jungfrau, le célèbre artiste éclairagiste suisse Gerry Hofstetter s’est vu confier un super projet: projeter sur la mythique face nord de la Jungfrau la croix suisse, le train de la Jungfrau, ainsi qu’un portrait d’A. Guyer-Zeller, fondateur du chemin de fer inauguré en février 1912.
On peut admirer cette illumination chaque soir jusqu’au 8 janvier 2012 si les conditions météorologiques le permettent.
Pour mener à bien ce projet, Gerry Hofstetter a installé un bivouac en contrebas du sommet, à 3’338 mètres d’altitude. Il vivra là-haut pendant neuf jours d’où il éclairera la Jungfrau tous les soirs. A cette altitude, les températures peuvent descendre jusqu’à -30°C, et il doit aussi avoir des réserves de nourriture pour trois semaines pour être auto-suffisant. En cas de mauvais temps, aucun hélicoptère ne peut venir le secourir!
Dans cet interview, Gerry Hofstetter déclare:
Un spectacle unique à voir depuis Wengen, Grindelwald ou Interlaken, une région magnifique à découvrir, des pistes de ski vraiment superbes, dont la célèbre piste du Lauberhorn.
Voir aussi
Survivre dans la circulation infernale de Saïgon
Catégories: Récits de voyage, Vietnam
On l’aime ou on la déteste, mais personne ne reste indifférent à la circulation démente de Saïgon, Ho Chi Minh City. Lorsqu’on débarque pour la première fois dans cette ville, on se demande bien comment les gens font pour ne serait-ce que traverser un carrefour à pied! La conduite d’une moto ou d’une voiture semble obéir à des règles bizarres, voire pas de règles du tout. Mais comment font-ils?

Même les policiers ignorent les passages cloutés!Au bout de quelques jours, on s’y habitue ou alors on a quitté la ville, dégoûté! Je m’y suis faite grâce à des conseils d’amis:
Avec ces conseils en tête, j’ai survécu à l’enfer de la circulation et au concert de klaxons dont les conducteurs vietnamiens usent et abusent!
Si vous allez à Saïgon et que votre chambre d’hôtel donne sur une rue passante, sortez votre appareil de photo ou votre camera, vous ramènerez des souvenirs insolites!
Cette vidéo spectaculaire passe en accéléré plus de 10’000 clichés RAW, pris de différents points de vue.
Traffic in Frenetic HCMC, Vietnam from Rob Whitworth on Vimeo.
Berlin, where else?
Catégories: Allemagne, Conseils, Récits de voyage
Ah apprendre l’allemand, le cauchemar de bien des Suisses Romands! Mais il arrive parfois que l’on rencontre des jeunes étudiants qui vont en Allemagne juste pour le plaisir de parfaire leurs connaissances linguistiques. Si, si, ça existe! J’ai rencontré m1k24, jeune étudiante de Neuchâtel qui revenait d’un séjour d’un mois à Berlin. J’ai voulu en savoir plus.
Tu reviens de Berlin où tu as passé un mois. Pourquoi avoir choisi Berlin?
Le choix s’est fait assez rapidement. Je voulais perfectionner mon allemand, si possible en Allemagne, et au départ, j’ai simplement été attirée par la capitale. Quitte à apprendre l’allemand, autant ne pas le faire dans un bled entre deux poules et trois cochons. Berlin a aussi très bonne réputation auprès des jeunes depuis quelques années. On m’en a toujours parlé comme une ville dynamique, où il y a toujours quelque chose à faire, l’endroit rêvé pour faire la fête.
Etais-tu étudiante dans une école?
J’étais étudiante en part-time à Prolog, une école de langue. Même si je ne suis pas fan de ce genre d’endroit, ça me paraissait la solution la plus simple pour me mettre à la page niveau langue. J’ai choisi les cours part-time (mi-journée), principalement à cause de la saison (j’y allais en été). Il y a énormément de choses à faire à Berlin, quand il fait beau d’autant plus, du coup je n’avais pas spécialement envie de passer mes journées entières dans une salle de classe. Les cours duraient de 10h à 13h, horaires plus que respectables. L’école était relativement sympathique. Beaucoup d’étudiants suisses, forcément, mais pas que. Le contenu des cours était honorable, les professeurs sympas, et même si on n’y apprend pas forcément tout ce qu’on devrait/pourrait, c’est le meilleur moyen pour se créer un petit cercle de fréquentations.
Où habitais-tu? Etait-ce difficile de trouver à se loger?
J’ai préféré réserver mon logement depuis la Suisse par le biais de l’agence ESL pour être sûre de ne pas me retrouver à la rue dès le premier soir. Et puis je ne restais qu’un mois à Berlin, il ne me semblait pas vraiment nécessaire de me lancer sur place dans une course au logement, vu que le séjour était relativement court. J’ai choisi la formule « appartement partagé », qui consiste à se faire héberger par un(e) allemand(e), généralement une personne habitant seule. J’ai été hébergée par Vera, une sympathique célibataire cinquantenaire allemande, dans le quartier de Schöneberg, à cinq minutes en bus de l’école. J’avais une chambre à disposition, et pouvais utiliser la cuisine pour me faire à manger. J’ai préféré cette formule à une autre avec demi-pension et repas compris pour plus d’indépendance. Le quartier n’était pas forcément le plus animé, mais on se déplace facilement à Berlin.
Comment était le contact avec les Allemands? As-tu pu rencontrer des Allemands ou étais-tu surtout en contact avec d’autres étudiants?
C’est toujours plus facile de rentrer en contact avec un inconnu lorsque l’on est à l’étranger que chez soi. Allez savoir pourquoi… A Berlin, le contact est assez facile. On entre facilement en discussion avec des gens, dans un bar, dans le métro. Avec toujours les mêmes questions, tu viens d’où, tu es là depuis combien de temps, jusqu’à quand? Mais c’est vrai qu’hormis ma logeuse, je n’ai pas rencontré beaucoup d’allemands. La raison est sans doute assez simple. Il y a énormément d’étudiants et de touristes à Berlin (les Berlinois iront même jusqu’à dire « trop »), et on a facilement tendance à rester entre nous, dans le petit groupe que l’on s’est créé, toutes nationalités confondues. Il y a aussi là une question de barrière de langue. Des étudiants qui apprennent l’allemand parlent du même coup lentement et maladroitement, si bien que des germanophones peuvent être rapidement ennuyés de cela.
Venant d’une petite ville suisse, qu’est-ce qui t’a frappé le plus en arrivant à Berlin?
C’est grand!
Forcément, la taille de la ville change un peu des endroits que l’on a en Suisse. Mais je suis assez preneuse du style grande ville, métro, animation. Berlin m’a fait penser à Londres, c’est un peu le même genre de ville, niveau atmosphère.
Ce qui m’a surpris, c’est le côté un peu destroy de la ville qui est encore très marquée par le fantôme de la 2e guerre, du mur. Ce côté se retrouve beaucoup dans le style des gens. Le côté punk, grunge est assez tendance là-bas, contrairement au côté tout propre et bien lisse de la Suisse. Pareil pour sortir en boîte, mieux vaut avoir les cheveux rouges et rasés pour rentrer en club, qu’une chemise ou des talons. Le coût de la vie aussi m’a fait un choc niveau nourriture. Surtout en revenant en Suisse, où tout était soudain terriblement cher. Là-bas, on mange pour deux ou trois €, et bien encore! Et je suis obligée de mentionner le nombre juste incroyable de restos kebab qu’on trouve là-bas, probablement un shop sur trois.
L’offre culturelle pour les jeunes est impressionnante à Berlin. As-tu pu en profiter?
J’en ai bien sûr profité! Mais j’ai quand même la sensation de n’avoir profité que d’une infime part de tout ce que la ville propose. Berlin est idéale pour tous les fans d’histoire, les passionnés de la seconde guerre. Il y a aussi une foule impressionnante de musées, accessibles pour toutes les bourses, car en tant qu’étudiant on bénéficie de rabais très intéressants. Mais la ville en soi est un grand musée, et il y a aussi plein d’endroits où l’on peut s’instruire gratuitement. Niveau musique, il y en a aussi pour tous les goûts. Du festival de musique classique en dehors de la ville, au boui-boui jazzy, de la boîte minimale au club à touristes bon marché…
Quelles sont tes bonnes adresses, tes trouvailles?
En première position dans mes bonnes adresses : le Trésor. C’est un club berlinois qui existe depuis très longtemps, et qui est pas mal réputé. Il a même été le club de la ville, avant d’être récemment détrôné par le Berghain. Mais c’est l’endroit où il faut aller si l’on aime écouter du son électro non commercial s’il vous plaît (plutôt minimal, qui tape pas mal). L’ambiance est assez dark, il y a en général deux salles, avec une ambiance industrielle, le club est dans une ancienne usine. L’entrée n’est pas trop chère, et on y rentre facilement.
Le seul désavantage de Berlin : quand on sort, il faut savoir où on va. Rien de pire que se retrouver perdus dans la ville, en pleine nuit, à essayer de déplier/lire une carte à la lumière d’un arrêt de bus pour se repérer. Pas toujours facile quand on débarque. Du coup, pour les nouveaux, je recommanderais deux rues:
Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui voudrait aussi aller passer quelques mois à Berlin pour apprendre l’allemand?
Arf… De ne pas trop s’en faire. Le billet d’avion ne coûte pas trop cher, les auberges de jeunesse et la nourriture non plus. Si l’étudiant en question recherche une école, je lui conseille de se faire un petit comparatif avant de planifier son voyage, histoire de ne pas se tromper. Mais en général, ces écoles sont arrangeantes, on peut changer un part-time pour un full-time, ou réciproquement, il suffit de négocier. Réviser un peu d’allemand peut-être avant de partir! Quoique les gens peuvent aussi se débrouiller là-bas en anglais, c’est toujours une option.
Au niveau du logement, je recommanderais par contre pour un séjour de plusieurs mois de réserver dans un premier temps une chambre ou un appartement depuis la Suisse pour une courte durée. Et ensuite de chercher sur place, une coloc, une chambre ou autre. On en trouve facilement, et le prix sera sûrement plus avantageux.
Et si c’était à refaire?
Si c’était à refaire… Départ! Peut-être même plus longtemps, car un mois au final, c’est très très court.
Merci m1k24 pour ce témoignage qui encouragera certainement d’autres jeunes à partir à Berlin.
Crédit photo: © m1k24, tous droits réservés
L’éthique du voyageur photographe
Catégories: Conseils
Cet article de Madame Oreille m’a inspiré quelques réflexions et rappelé quelques souvenirs à propos de la photo de voyage et du respect des autres cultures. Il rappelle combien il est important de connaître l’histoire du pays, ses mœurs, sa culture.
Le comportement du voyageur touriste à l’étranger et dans les pays « exotiques », en particulier, est parfois bien curieux. Il serait bon de se demander si le même cliché serait possible dans nos contrées. Essayez d’aller à la sortie des écoles ou dans un parc public prendre ostensiblement des enfants en photo. Il est probable que les parents réagiraient négativement. De même, iriez-vous vous poster devant des ouvriers, des artisans, des travailleurs, des gens dans l’intimité de leur foyer pour voler quelques photos? Je me demande souvent quel serait le comportement des Européens si des touristes se mettaient à prendre des clichés de la vie courante comme nous le faisons très souvent dans les pays « exotiques ». J’aimerais bien un jour faire quelques expériences avec des amis asiatiques et voir ce qui se passerait!
Jeunes garçons avant et après la pause, Dong Van Vietnam
En voyage, j’essaie d’obtenir le consentement des personnes photographiées. Oh, comme tout le monde, il m’arrive bien souvent de prendre des clichés sans demander la permission. Mais en général, j’essaie d’obtenir le consentement. En général, on reçoit un grand sourire en échange. Certes, les portraits manquent parfois de spontanéité, le « modèle » essayant de prendre une pause qu’il estime convenable et qui est fonction de sa culture. Mais l’échange est ainsi plus « équitable ».
Femmes dans les rizières, environs de Mai Chau, Vietnam
Quand j’ai voulu photographier ces deux femmes dans une rizière dans les environs de Mai Chau, au nord du Vietnam, je leur ai demandé la permission. S’en est suivi une longue « conversation » faite d’explications en vietnamien (que je ne parle pas) et en français (qu’elle ne comprenait pas). Elles voulaient de l’argent pour m’autoriser à les prendre en photo. Elles me montraient leurs pieds qui trempaient dans la rizière, leur dos qui leur faisait mal et m’expliquait combien j’étais privilégiée de pouvoir voyager et d’être arrivée là en voiture. Je leur disait que je ne payais jamais pour les photos, mais que je voulais bien leur acheter quelque chose. J’étais au sec sur le bord de la route, j’étais visiblement en vacances, je partirais le lendemain, bref j’avais un sort bien plus enviable que le leur. Elles ont alors été d’accord de me vendre un petit bouquet de plants de riz contre quelques dongs. Nous nous sommes quittées grandes amies, dans de grands éclats de rire.
Vie quotidienne à Buon Ma Thuot, centre du Vietnam
Cette autre photo illustre la vie quotidienne d’une petite ville du centre du Vietnam, le matin vers 07 heures. La ville se réveille, les gens vont et viennent. Je trouvais cette ville très calme, l’ambiance très douce et la lumière très belle. Ce père qui tient son enfant par la main pour le conduire à la crèche symbolise pour moi cette ambiance. Je me souviens m’être demandée si je ferais la même photo à Genève et quelle serait la réaction du père si j’étais touriste asiatique…
Dans les rizières, environ de Sapa, nord du Vietnam
En me baladant dans les rizières autour de Sapa, j’ai rencontré cette famille qui repiquait le riz. J’ai demandé la permission de les photographier, elle m’a été accordée avec grands sourires. Ce n’est qu’en examinant la photo plus tard que je me suis rendue compte que la petite fille ne portait pas de culotte, sans doute par commodité plus que par pauvreté. Si cette petite fille était européenne, jamais je n’aurais publié cette photo d’une enfant nue. J’ai donc recadré la photo avant de la publier.
En savoir plus
Peut-on emmener un bébé en altitude?
Catégories: Conseils, Récits de voyage
Cet hiver, c’est décidé, vous ferez du ski! Vous avez réservé un logement de vacances dans une station des Alpes située à 1900 mètres d’altitude. Vous avez payé vos arrhes, les bagages sont prêts, mais la veille du départ, une angoisse vous saisit: est-ce que Bébé, âgé de moins d’un an, supportera l’altitude?
Sans plus attendre, vous vous précipitez sur le web et les résultats de vos recherches vous paniquent! Sur les forums grand public, les avis sont partagés: certains indiquent qu’il est contre-indiqué d’emmener un bébé de moins d’un an au-dessus de 1’500 mètres, d’autres signalent qu’il n’y a aucun problème. Certains pédiatres disent qu’il faut faire des paliers, monter lentement, en faisant des haltes voire des nuits à différentes altitudes. Qui croire? Et comment concilier ces conseils avec un voyage en voiture puis en téléphérique, évidemment sans arrêt?
Vous passez la nuit à cogiter. Quel risque allez-vous faire courir à votre enfant? Puis vous reviennent les images de landaus sur patins dans les rues de Zermatt, Saas Fee ou Bettmeralp. Les bébés y avaient l’air heureux et les parents pas angoissés. Il doit bien y avoir aussi des femmes qui habitent ces régions, qui vont accoucher en plaine et qui remontent dans leur chalet avec leur bébé de quelques jours?
Vous n’allez donc pas renoncer à cette semaine de vacances de ski bien méritée. Vous partez donc, la tête pleine de conseils en tous genre. Vous vous demandez comment vous allez faire pour le nourrir dans le téléphérique, seul moyen d’obliger un bébé à déglutir. A tout hasard, vous mettez un biberon d’eau dans votre poche. Advienne que pourra, l’aventure c’est l’aventure.
Sur place, vous constaterez que bébé ne manifeste aucune inquiétude dans le téléphérique, que vous serez coincée dans la foule des skieurs et vacanciers au point d’en oublier biberon et conseils de déglutition. Arrivés au sommet, bébé est rose comme jamais, ni pleurs ni cris. Ouf. Vous passerez donc une superbe semaine à alterner garde d’enfant et descentes à ski.
Mais est-ce l’effet de l’altitude ou le changement des habitudes? Bébé saura vous tenir éveillée durant la nuit, visiblement il a dû mal à dormir. C’est le seul effet constaté sur le charmant bébé de 7 mois avec qui j’ai passé une superbe semaine de ski à 1900 mètres d’altitude! Puisse ce témoignage rassurer les parents.

Voir aussi
Une sélection de blogs de voyage
Catégories: Conseils
A part le blog de ebookers.ch, lisez-vous des blogs de voyage? Fervente lectrice depuis longtemps, j’en « consomme » spécialement dans la phase préparatrice d’un voyage, histoire de glaner des infos qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Je collectionne aussi des blogs sur des pays lointains que j’ai déjà visités ou que j’aimerais bien visiter un jour. J’en ai catalogué un certain nombre dans l’annuaire Dmoz au temps de sa splendeur et en ai quelques-uns dans mon agrégateur de flux RSS.
Mes blogs de voyage préférés
Mon blog préféré en ce moment est celui de Madame Oreille. Je ne me souviens plus comment et pourquoi je suis tombée sur ce blog. Peut-être ai-je suivi un lien sur Twitter ou Facebook ou via Mel Loves Travel? En tout cas, c’est une mine de renseignements sur le voyage, la photo en général et la photo de voyage. Il comprend aussi une partie consacrée à des carnets de voyage et une galerie de photos. Je vous en recommande la lecture si vous aimez le voyage et la photo! Prochaine destination: Le Mali.
Quelques articles
Récemment, le blog de Madame Oreille était nommé au Golden Blog Awards 2011 dans la catégorie Voyage et tourisme. J’ai voté pour elle et j’étais déçue de ne pas la voir gagner! Grâce à ce concours, j’ai découvert de nouveaux blogs qui valent le détour.
Vizeo, le tour du monde en vidéo
Le gagnant du Golden Blog Awards 2011 est Vizéo. Ce vidéo blog présente les aventures d’Alex autour du monde durant un an. De l’humour, des infos pratiques et un carnet de voyage avec une rubrique « j’ai testé pour vous » Donne envie de voyager et montre combien c’est facile de le faire en sac à dos! Rafraîchissant et plein de bonnes idées et suggestions de voyage.
J’ai bien aimé: J’ai testé pour vous le surf à Bali, Bali, mes impressions et 12 jours de treck en Papouasie.
Voyage etc.
Le blog d’Adeline avec ses récits très documentés de son tour du monde. Si vous rêvez de faire un tour du monde, ce blog est un must!
Kisses from Australia
J’aime bien ce blog facile à lire qui raconte à travers des photos, vidéos et quelques anecdotes, la vie quotidienne au bout du monde. On peut y visiter le bush australien et même un marché de Noël insolite.
Instinct voyageur
Le blog d’un voyageur, Fabrice, actuellement en Colombie. Des récits de voyage avec de nombreux trucs et astuces pour voyageur, des infos photos et des nouvelles régulières. On peut le suivre sur Twitter et Facebook.
Et vous, quels sont vos blogs de voyage préférés? Dites-le nous en commentaire ou sur notre page Facebook.
Mise à jour 17 janvier 2012
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