Corinne Stoppelli

 

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De Corinne Stoppelli le 30. avril 2012 à 10.37  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

Ah Macao! J’aurais aimé te consacrer plus de temps, mais j’ai été prise de court, ma foi (et je ne vais pas m’en plaindre)! D’ailleurs si cela n’avait pas été pour un prince plutôt charmant, m’y ayant escorté sur son cheval blanc (un ferry tout fringant) j’aurais pu t’ignorer.

Mais j’avais un vol à y prendre, à Macao. Et puis le prince en question avait pris les choses en main, aussi. Alors me voilà, à courir tes rues à moitié portugaises, à moitié chinoises, tes rues qui nous ressemblaient finalement beaucoup, au prince et moi.

À Macao, en long et en large

Des rues joliment pavées, au décor subtil et à la beauté classique, aux monuments clignotants, clinquants, impressionnants.

De la vétusté des restaurants de rue, où tout se pique du bout des baguettes, au poulet à la portugaise à déguster dans un cadre romantique, avec couteau-fourchette.

Le poulet à la portugaise de Macao

Le poulet à la portugaise de Macao

De la tranquillité et du charme d’une promenade, au coeur de la ville, à l’effervescence colorée et l’effusion de chance (et de malchance) des casinos.

Le casino Gran Lisboa à Macao

Tout est en contrastes, intense.

Une nuit toute en lumières

Le prince a réservé un hôtel de grande classe. Il y a, à l’intérieur, un casino et une fontaine toute colorée qui virevolte en lumières et en couleurs à chaque heure, amassant une foule de curieux: c’est une overdose de kitsch.

Au casino Galaxy de Macao: on s'habille en rouge, cela porte chance.

La chambre est magnifique et, sans l’ombre d’un doute, à la hauteur d’une princesse. On peut regarder  la télévision assis en prenant le bain, ou même la douche, grâce aux haut-parleurs fixés dans la salle de bain. Lit et chaises prennent nos formes, confortables.

Et puis, le casino. C’est ma première fois! Comme d’habitude, je débarque avec ma foule de clichés romanesques (hollywoodesques? corinnesques?) auxquels je donne d’entrée de bons coups de pied. Il y a là, assises aux machines à sous, une foule de petites dames solitaires et déterminées qui pourraient être ma mère (si elles n’avaient pas les yeux bridés).

Le prince tient à me montrer le casino le plus ancien (le plus authentique!) de Macao. Nous voilà donc au Gran Lisboa, qui n’a rien à envier aux LEDs tout neufs de son voisin géant. Car au Gran Lisboa, c’est le coeur de Macao qui vous saute à la figure.

L'ancêtre Casino Lisboa à côté du plus jeune Gran Lisboa

En entrant dans la salle aux cartes circulaire, le souffle se coupe: elle est impressionnante! Les tables et les joueurs envahissent tout l’espace de leur personne, de leurs exclamations: c’est un vrai brouhaha, c’est plein d’énergie, ça bouillonne, ça crie, ça caquète. Les employés qui distribuent les cartes, stoïques, en semblent dépourvus d’humanité.

Et puis à l’extérieur du cercle de jeu, c’est un vrai manège qui a lieu. De grandes filles, aux décolletés plongeants et aux regards provocateurs, font des allers-retours en demi-cercle. Elles font semblant de se promener, et dès qu’elles sont hors de vue, hop! elles repartent pour un autre demi-cercle.
Une foule d’hommes de tous âges regarde leurs jambes dénudées s’activer, les soupèse du regard. Parfois, l’une d’elles se sent observée. Elle ralentit alors, prend un regard de félin duquel elle semble défier sa proie.
Les filles continueront de marcher, parfois toute la nuit, jusqu’à ce que, fatigués, ces messieurs aient fait leur choix.

Quant à moi, mon séjour chinois touche à sa fin. Le prince m’accompagne au carrosse ailé qui m’emportera loin de lui. Il rentrera à Hong Kong sur son même cheval blanc mais, cette fois, plus légèrement.

* Je parlais des casinos! À quoi donc allez-vous penser?

De Corinne Stoppelli le 4. avril 2012 à 16.48  
Catégories: Conseils, Philippines

Si pour vous le concept de vacances inclut les notions suivantes: se dorer la pilule les pieds en éventail sur le sable blanc, prendre part à un doux farniente, voir des poissons tout colorés et se coucher à des heures plus que matinales la tête dans l’éther… alors la petite île de Boracay, dans les Philippines, a certainement été taillée pour vous!

Il y en a pour tous les porte-monnaies… euh, pour tous les goûts! Car bien qu’elle soit bondée de resorts plus ou moins luxueux (dans des standards qui ne sont pas, finalement, vraiment comparables à nos habitudes européennes), il y a raisonnablement de quoi faire pour les petits budgets et les backpackers.

Jetez un oeil à ma carte de Boracay: vous y trouverez les restaurants, cafés et clubs/bars que j’ai pu apprécier. L’île est divisée en plusieurs stations, la plus populaire étant la Station 2.

Afficher Philippines – Boracay sur une carte plus grande

Où dormir pour pas cher à Boracay?

J’ai logé à Trafalgar Cottages, un petit resort tranquille posé dans la Station 2. Il propose de petits bungalows privatifs, avec généralement une terrasse privée et un hamac. Le personnel est amical, souriant et de bon conseil.
Un bungalow pour deux, avec salle de bains commune, vous coûtera environ 9€ (divisez-moi ça par deux)! Vous pouvez aussi investir dans une salle de bains privée, bien entendu.

Oh et, vous savez quoi? Il y a des couchsurfers sur l’île. La communauté Couchsurfing est plutôt impressionnante, aux Philippines.

Boracay sunset

Coucher de soleil sur Boracay

Vous voulez manger à la mode philippine?

Excellent choix! Personnellement, j’adore — et je reviens à chaque fois du pays avec quelques kilos supplémentaires… sur ma personne! Heureusement que ça ne compte pas, dans les avions.

Vous trouverez de bons petits (et modestes) plats chez Big Mamas (juste à côté du Starbucks, sur le bord de mer) et au Zest Restaurant (un peu plus à l’intérieur, presque en face de E-Mall).
Le premier offre une petite sélection bien autochtone. Quant au deuxième, il propose une carte bien remplie de plats philippins comme occidentaux, et des petits-déjeuners complets à s’en pourlécher les babines.

Mes recommandations: Bicol Express chez Big Mamas (piquant!), Bistek chez Zest, et Inasal (poulet au barbecue) un peu partout dans le pays.
N’oubliez pas d’ajouter du kalamansi sur votre poulet, un petit fruit mi-lime, mi-orange: c’est le secret de toute bonne recette aux Philippines!

Mango in Boracay

Une délicieuse salade de mangues fraîches et bien mûres (et du kalamansi!) au Zest

Party party party!

Boracay, c’est un peu ça en résumé: le sable blanc, l’alcool à flots, les couchers de soleil, et les couples de Coréens en lune de miel. Vous y trouverez donc tout un tas de fêtards: un ravissant melting pot des quatre coins du monde, de tous âges et de tous parcours, parfaitement mélangés aux autochtones en vacances et aux habitants de l’île.

Si vous aimez les clubs bondés qui passent les hits de l’été… (en même temps, aux Philippines, la majorité des clubs fonctionne avec ça) (mais sans Justin Bieber quand même) vous apprécierez sans doute Summer Place et Palaw Club. Il y a aussi la version plus classy et renommée: Epic.
Quand même, ne vous attendez pas à une scène avant-gardiste, on fait avec les moyens du bord… et finalement, après quelques Red Horse (l’une des bières locales), on ne sent même plus la différence.

Bon, si vous appréciez quand même plus la musique électronique un poil plus soignée et sélective, il faudra vous exiler de l’autre côté de l’île, au Jungle Bar. Il siège sur une magnifique plage privative, loin des foules, avec un beau jeu de lumières, une chouette ambiance et un service soigné.
À ne pas rater: les full-moon parties!

Si vous n’avez pas vraiment envie de vous joindre à la foule en délire, essayez peut-être Pat’s Creek ou Bom Bom Bar. Proches l’un de l’autre, ils se partagent un groupe de musiciens enthousiastes dont le répertoire jongle entre rock old school et reggae philippin.

Et au milieu de tout ça, il y a aussi Le Soleil de Boracay, sur le toit d’un hôtel qui donne sur la plage. Je l’aime bien, moi, même s’il n’y a pas une foule terrible: de la terrace, on peut observer les gens passer. La musique, c’est aussi les hits du moment, mais mixés de façon plus soignée (si tant est qu’une telle notion existe). Bref, c’est l’idéal pour profiter de l’ambiance relax sans le bain de sueur.

White sand of Boracay

Ah, le sable blanc de Boracay!

De Corinne Stoppelli le 29. mars 2012 à 11.07  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

Hong Kong, c’est une marée de gens qui bossent pour de vrai. Du gratte-ciel, du béton, du ciel gris. Mais pas seulement! Il y a de belles choses à voir, dans les îles.

Seulement comme la région n’est pas très grande, il faut s’attendre à ne pas être le seul à en avoir eu l’idée. Mais si l’on fait abstraction de la masse de touristes chinois et hongkongais, on pourra profiter de jolies vues…

Je laisse la place aux images!

Tai O à l’arrivée, c’est ça! Des reflets, du soleil, des montagnes… Les poumons et les yeux respirent.

Et puis en se promenant on découvre le célèbre village tout sur pilotis…

L’intérieur d’une maison. Les gens de Tai O vivent leur vie… plus ou moins tranquillement. Parce qu’il faut dire qu’avec la masse de touristes qui les observent et les prennent en photo tous les jours, ils doivent se sentir un peu comme dans un zoo. Ou alors, peut-être bien qu’il s’en fichent, tiens. Moi, je sais que j’aurais du mal.

La pêche du jour.

Moyen de locomotion préféré par les habitants: la barque à moteur!

Par endroits c’est un peu le fouillis. Mais le jeux de lumières et reflets donne aux décombres éparpillés dans le village une allure de composition artistique.

Il y a un grand marché, à Tai O. On y vend surtout des poissons, crustacés et autres fruits de mer séchés.

Les touristes s’esquivent ou se bousculent, à choix, pour prendre des photos du coucher de soleil. Moi, je saute sur une barque qui prend légèrement l’eau: il n’y a personne pour me déranger!

Vue depuis le pont de fer…

 

De Corinne Stoppelli le 27. mars 2012 à 20.21  
Catégories: Récits de voyage, Taïwan

On m’avait dit que tout Taïwanais se doit de le faire au moins une fois au cours de sa vie!
Nous sommes 27’138 ce jour là, à porter le bonnet orange du carnaval de nageurs qui se déroule chaque année au Sun Moon Lake (Swimming Carnival of Sun Moon Lake), l’un des coins les plus pittoresques de la jolie Taïwan.

Le jour précédent, nous passons la nuit chez une amie qui habite pas loin du lac, car il faudra se lever tôt pour être dans les premiers rangs de la course… mais surtout, pour éviter de cuire sous le soleil estival tapant!

Le départ, à la fin de l’après-midi, et les plateformes des maîtres-nageurs.

Le jour fatidique, à 5 heures du matin, on s’engage sur la plateforme de départ. Il y a des milliers de gens! Et parmi ces milliers, il n’y a que moi et mon amie en maillot de bain… La plupart des nageurs portent des combinaisons entières. Certaines filles portent même des masques avec juste des trous pour les yeux, nez et bouche. On ne veut pas brûler au soleil… en fait, on n’aimerait pas trop bronzer, non plus.
Bref, moi, je ne me sens pas trop à mon aise.

La foule s’agite, il y a un discours, et puis pan! Après maintes exultations, les nageurs se lancent par vagues séparées, histoire d’éviter la surpopulation. Il y a là un tas de nageurs très sérieux, et puis il y a tous les autres, comme moi, qui sont là pour le plaisir, l’événement.

Tout le monde doit avoir avec soi une planche flottante de secours rectangulaire, qui rendra les 3.3km de la traversée du lac bien plus plus agréables, il faut l’admettre.
Une bonne partie des nageurs utilise la bouée comme garde-manger! Soigneusement ficelés dans un filet rattaché et des sacs hermétiques, les aliments participent à la course et font office de pique-nique sur l’eau.

Trop bien, j’ai trouvé un Snickers!

Le long du parcours, des plateformes ont été installées qui abritent un ou plusieurs maîtres-nageurs secouristes. On peut grimper sur une plateforme tous les 100 mètres pour se reposer, ou solliciter un rafraîchissement (de l’eau giclée droit dans votre gorge pendant l’effort, comme de vrais pros!) ou même une petite barre énergétique.

Il n’y a pas beaucoup d’étrangers. Du coup j’ai été à quelques reprises l’attraction locale! « Oh Italie! Le pays de la pizza! On aime ça! » « Oui, ben moi je préfère le pays du tofu puant, que j’adore aussi! » Exclamations et applaudissements. Ils en sont fiers, de leur stinky tofu, à Taïwan, et ils ont bien raison, je ne peux plus m’en passer!
Un type me tâtera une fesse dans un mouvement de brasse très professionnel et avec une rapidité et agilité impressionnantes qui me laisseront simplement bouche bée: le temps de réaliser qu’il sera déjà bien trop loin pour que je puisse lui en coller une, ma foi.

L’arrivée

À l’arrivée, on est littéralement recouverts de nourriture. Tout un tas de magasins et de marques accueillent les nageurs pour leur offrir des échantillons. Oeufs au thé, cakes à l’ananas, chocolats fondants et j’en passe. Mince, et l’on pensait avoir brûlé quelque graisse!

On partage une rice box offerte à l’arrivée.

Plus d’informations

Le bateau qui nous ramène à l’arrivée

 

De Corinne Stoppelli le 23. mars 2012 à 17.17  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

Dans les hauteurs de Hong Kong, pile poil entre les Nouveaux Territoires et Kowloon, il y a… de l’eau et des tranchées.

Voyage dans le temps: 1941. Les Japonais envahissent Hong Kong par les frontières chinoises. Il ne leur faudra que 18 jours pour capturer toute la colonie anglaise, et toute sa garnison.

Mon idée n’étant pas de vous beurrer une tartine, mais de vous faire voyager en images, je vous joins ce lien qui vous donnera tous les détails historiques fascinants du Shing Mun Redoubt (en anglais), un endroit un peu hors du temps où il est écrit partout sur les murs: « jeux de guerre interdits! respectez ceux qui ont donné leur vie dans ces collines ».

Sur la route…

On est surpris, après les affolants gratte-ciels et les fourmis hongkongaises, de découvrir cette nature un brin sauvage.

Le réservoir de Shing Mun.

Il y a tout un tas de singes en liberté autour du réservoir et le long du chemin. Ne les regardez jamais dans les yeux… Et ne prenez pas de sacs plastique avec vous!

Un petit village sur le flanc de la colline.

Les boîtes aux lettres du village…

Un fermier aux allures improbables balade ses vaches, le long du chemin.

Dans les tranchées

C’est un peu oppressant. Par endroits, on doit se baisser.
Nos sacs à dos se frottent nonchalamment contre les dalles froides qui ont autrefois protégé les soldats excités, fuyants, parfois riant aux éclats, s’allumant une cigarette, traînant un compagnon ensanglanté, voire un cadavre peut-être…

Il est facile de les imaginer, d’entrer dans leur vie pour un petit instant, ici. Les dalles portent encore leurs traces.

Les tranchées sont nommées d’après les rues de Londres. J’ai parfois l’impression de me balader dans une miniature de ce qui sera le métro de Londres.

Les japonais ont laissé leur trace… J’imagine l’excitation du soldat, entouré de ses compatriotes exultant, alors qu’il burine la dalle d’une main faible et tremblante.

À la sortie des tranchées…

C’est le choc final: les gratte-ciels que l’on avait presque oubliés. Ils ont poussé là comme des champignons! Nos soldats d’alors, que voyaient-ils?

 

De Corinne Stoppelli le 29. février 2012 à 18.52  
Catégories: Récits de voyage, Thaïlande

S’il y a une attraction à ne pas manquer autour de Chiang Rai, c’est bien le White Temple (ou Wat Rong Khun, en thaï). Quoi? encore un temple? je vous entends râler, au fond… Mais je vous assure, il est spécial celui-ci!

Ce qui le différencie vraiment des autres, si ce n’est son incroyable beauté architecturale sur tons blancs et scintillants, c’est qu’il a été réalisé par un artiste contemporain, Chalermchai Kositpipat, qui en a fait son terrain de jeu particulier.

L’endroit respire le paradoxe: sculptures qui évoquent un enfer dantesque par ici, peintures richissimes par là, dans lesquelles s’affrontent et se défendent des versions édulcorées d’Avatar, Terminator et Matrix… sans parler des toilettes dorées que vous prendrez certainement pour un deuxième temple.

Boire, c’est pas bien, qu’il nous dit cet écriteau.

Des têtes pendouillent aux arbres. L’artiste a tenté de représenter l’enfer autour du temple, ne laissant que sacré et beauté à l’intérieur de l’enceinte principale.

Détails en verre et en blanc…

Les fameuses toilettes du temple! Oui, le bâtiment doré!

Le temple est encore en construction, à chaque visite il y a quelque chose de nouveau à voir.

Une allée, le long du lieu sacré.

Fumer aussi, c’est pas bien!

Cette partie (l’enfer, juste à l’entrée du lieu saint) était encore en construction lors de ma dernière visite.

Même les poissons sont blancs, au Temple Blanc.

De Corinne Stoppelli le 23. février 2012 à 13.59  
Catégories: Conseils, Thaïlande

Chiang Rai est probablement l’une des villes les plus relax du nord de la Thaïlande. En déambulant dans ses rues bordées de décorations dorées, on y ressent une paix et un confort curieux, mais agréables.

La ville ne elle-même ne vous offrira pas mille plans d’escapade, mais vous y apprécierez certainement son marché de nuit du samedi: c’est une foire authentique, avec des plats locaux, des biens locaux, et des activités… locales.

Jeunes et moins jeunes dansent en tournant autour d’un poteau alors qu’un orchestre live joue de la musique traditionnelle.

Voir plus de photos du marché du samedi à Chiang Rai

Si vous êtes d’humeur à vous relaxer, direction Chiang Rai Beach! Les abords de la rivière sont apaisants et romantiques, et la « plage » propose de nombreux restaurants sous la forme originale de huttes de bambou flottantes.


Chiang Rai Beach!

À la nuit tombée, dirigez-vous vers le King’s Monument. Les locaux se rassemblent sous cet impressionnante stèle et y déposent leurs offrandes, avant de prier.


Le King’s Monument

Il y a aussi quelques autres monuments particuliers dans la ville (notamment, les horloges): jetez-y un coup d’oeil.


L’une des horloges de Chiang Rai

Et puis, il y a le magnifique Temple Blanc de Chiang Rai à ne pas manquer: une merveille du bouddhisme moderne! Mais il mérite un billet à lui seul, alors je vous en parlerai plus en détail bientôt.

De Corinne Stoppelli le 8. février 2012 à 7.07  
Catégories: Conseils, Thaïlande

Ah, le retour à ma douce Thaïlande, qu’il s’annonçait beau!

Après avoir baissé ma garde pendant plus de six mois à Taïwan et Hong Kong, où l’on peut laisser son sac à dos ouvert et pendouillant sans risque de se faire dérober, j’avais perdu la salvatrice habitude de la méfiance. Car à Bangkok, elle s’impose.

Photo par jo.sau

Fatiguée de mon voyage, émotionnellement cette fois, j’ai sauté sans trop réfléchir dans le premier taxi rose. J’ai bien constaté qu’il n’y avait pas de taximètre, mais connaissant plus ou moins les tarifs (entre 200 et 300 bahts, soit 5-7€ pour rejoindre le centre) je me suis dit que je pouvais accepter une marge d’erreur et ne pas faire la difficile.

Seulement à l’arrivée, le conducteur me demande 700 bahts (17€) et là… Non, ça ne va pas être possible! Peng mak mak (c’est trop cher)!

Il s’excite, il raille en thaï, il peste contre son volant. Il m’effraie un peu je dois dire. Mais, sertie de mon calme tout asiatique, j’entre en discussion. On va régler ça l’ami, laisse-moi appeler quelqu’un pour nous aider à résoudre la situation.

Mon ami Supreeti m’attendait justement, et les pourparlers s’engagent rapidement. Le bonhomme nous fait un drame, le visage dans ses mains, comme s’il allait pleurer – l’injustice! Il a attendu si longtemps à l’aéroport, le trafic… et en plus, il a failli nous tuer tous les deux lors d’un dépassement à pleine vitesse. Risquer sa vie de la sorte pour 300 bahts, non Monsieur, elle vaut plus cher que cela tout de même!

Au final, un sourire en coin de mépris, il acceptera 450 bahts.

Morale de l’histoire: faire confiance, c’est bien, mais pas trop quand même… Demandez toujours le taximètre en Thaïlande.
Les taxis roses sont des voitures louées, plus ou moins n’importe qui peut en prendre le volant. Pour ma part, je préfèrerai désormais les taxis jaune-verts, achetés par leur propriétaire.
Cela va sans dire que peu importe la couleur, le risque reste. Soyez sur vos gardes.

De Corinne Stoppelli le 1. février 2012 à 6.59  
Catégories: Conseils, Hong Kong / Macau

Quelques idées au sujet des coûts, des transports et de la téléphonie à Hong Kong. Sera complété au fur et à mesure. Dernière édition: 20/01/2012

Marché aux Fleurs du Nouvel An Chinois, Victoria Park

Téléphonie

Cela n’avait jamais été aussi simple. Pour me procurer une carte SIM, je n’ai eu qu’à me rendre au 7/11 (chaîne de magasins qui fleurissent partout dans la ville). Il n’y a même pas eu besoin de présenter une quelconque pièce d’identité.

Plusieurs plans sont disponibles, mais globalement les prix de la puce varient de 4 à 9€. Et ils contiennent déjà du crédit. Envoyer un SMS ou passer un coup de fil est suffisant pour l’activer!

Transports

D’après le chercheur en ingénierie ferroviaire que j’ai eu l’occasion de rencontrer, Hong Kong offrirait l’un des systèmes le plus effectifs au monde. Et j’ai bien envie d’y croire: métros, trams, bus, taxis peu coûteux — tout semble fonctionner dans la plus grande des harmonies.

Si vous restez quelques jours et pensez vous déplacer beaucoup, cela vaut la peine d’investir dans une carte Octopus (rechargeable) qui vous permettra d’économiser sur tous les trajets de transports en commun et vous évitera l’ennui de devoir courir à un guichet ou à un automate à chaque fois.

La carte coûte environ 15€, et contient 10€ de crédit. Vous pouvez récupérer le 5€ au départ en rendant la carte, moins 0.90€ qui vous seront retenus en tant que frais administratifs.

Une idée des coûts…

  • une (bonne) bouffe dans un petit restaurant vietnamien sur Central (hors SoHo, zone résidentielle): 5.50€ (pho bo + laitue soya + boisson longan)
  • une brique de lait frais 2.00-2.50€
  • un petit-déjeuner bio dans un café avec wi-fi (Cafe O): 4.50-10€
  • un double espresso dans le même café bio: 2.80€.
  • une tournée dans un bar à Kwai Lan (3 bières Tsingtao et une bouteille d’eau): 26€
  • un cocktail martini dans un bar de SoHo: 4-5€
  • une soupe de nouilles (avec viande) dans une échoppe locale (à Central): 2.50-4€
  • une pâtisserie simple (croissant, fourré de viande, cake) dans une pâtisserie locale: 0.80-1.20€
  • une petite lessive chez le blanchisseur (moins de 5kg): 3.30€
  • taxe de base d’un taxi: 2€
De Corinne Stoppelli le 26. janvier 2012 à 15.50  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

À peine passées les portes de l’aéroport, je sens que quelque chose est différent. J’ai l’impression qu’il fait plus chaud qu’à Taipei mais ce n’est qu’une illusion: c’est le soleil! Car si techniquement la température est la même, l’astre a l’heureux effet d’un placebo.

Hong Kong de ma fenêtre

Le contact humain fait contraste: il semble plutôt froid, voire arrogant. À Taipei, tout était prétexte à un sourire, à un geste de politesse; ici, chacun occupe sa place dans la plus grande des ignorances, dans un étrange dédain qui semble crier « Je suis d’ici, ceci est mon territoire jeune voyageuse! Donc pousse-toi, j’ai des millions de choses à accomplir ».

Le train qui m’emmène au centre de Hong Kong dévoile les courbes vertes élégantes de l’île. Mais jusqu’ici, rien de très nouveau. Ce n’est qu’une fois lâchée au coeur de la bête que retrouverai mon excitation enfantine: des bâtisses, immenses, partout! Les immeubles semblent se chevaucher, s’entremêler. On se demande comment tout cela tient ensemble. La ville est un génie d’aménagement et tout semble y danser sur un fil.

Les ruelles sont toutes serrées, bondées. On y prend la place qu’on veut, mais on s’y déplace vite. Le temps y semble presser, à toute heure! Les habitants, à la manière des fourmis déterminées, semblent tracer des pistes invisibles dont rien ne les détourne. Et moi, je me sens un peu comme un lent et maladroit coléoptère qui aurait atterri involontairement au milieu de tout cela: désorientée.

Les occidentaux sont partout. Cosmopolite et jeune, l’île! Malgré ses allures tout asiatiques, ils semblent avoir comme pris possession des lieux… ou plutôt, de s’être fondus dans sa masse, d’y avoir été engloutis faute d’avoir résisté à ses charmes.

À la nuit tombée, il y a tellement de lumières artificielles que par endroits, l’on se croirait en plein jour. L’effet est magique. Mon regard se perd mille fois sur les innombrables affiches illuminées, clignotantes, qui se succèdent dans une procession infinie. Un bambin à Disneyland n’aurait pas ressenti autant d’excitation!

Tout bouge autour de moi, tout est vivant, tout a un but extrêmement précis.

Et moi, enfin, je passe inaperçue et je réalise que ça me manquait. Mon appréhension à sortir, parfois, à oser demander quelque chose dans la rue, à entrer dans une boutique; tout s’est envolé. J’ai probablement déjà cédé — mais juste un peu — au chant des sirènes.