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Marco Castroni
14 Articles de Marco Castroni:
Les nomades modernes – 2: les télétravailleurs
Catégories: Actualités
Pour tous ceux qui veulent adopter un style de vie nomade, mais désirent quand même garder leur stabilité économique, la solution la plus adaptée est le télétravail.
L’aspirant télétravailleur doit tout d’abord se créer un bon réseau de contacts et se construire une réputation irréprochable de travailleur attentif et fiable. Avec les contacts et la réputation ainsi créés, il pourra décrocher des mandats même en l’absence de contact direct avec ses clients.
Cette phase peut prendre beaucoup de temps, mais le résultat en vaut bien la chandelle. A partir de là, on n’est plus lié à un lieu précis, mais libre de travailler partout, avec comme seules contraintes une prise électrique et une connexion internet. Plusieurs possibilités voient alors le jour:
Chez soi
Le travail depuis chez soi est souvent la première option pour ceux qui mettent pied dans le monde du télétravail. Les premiers temps, cette option est fascinante. Finie la séparation rigoureuse entre maison et bureau, on peut choisir, selon l’humeur du jour, de travailler en pyjama, depuis le lit ou la table de la cuisine, en écoutant de la musique ou à côté du chat.
Après quelques temps, cette option perd son attrait: les documents commencent à trainer un peu partout, l’ordinateur toujours allumé devient un rappel constant du travail à faire, la vie commence à devenir un peu trop similaire à celle d’une femme au foyer. Là commence la recherche d’autres lieux de travail.
Dans un café
L’étape suivante pour le télétravailleur est le café. On recommence à sortir de chez soi, à soigner son apparence, à reprendre des rythmes plus normaux… c’est le début de la phase mûre du télétravail, ainsi que de la découverte de son aspect nomade. Dans cette phase, les différentes tendances commencent à apparaître: l’un choisit un café ou aller tous les jours, jusqu’à devenir ami de tous les serveurs, l’autre choisit chaque fois un café différent, et s’offre quotidiennement un nouveau décor et un nouveau menu…
Dans un train
De plus en plus, les trains commencent à offrir l’électricité et le réseau nécessaires au télétravail, et de plus en plus de télétravailleurs commencent à utiliser les trains comme bureau ambulant. Au départ, cela peut venir simplement d’exigence utilitariste: jeter un dernier coup d’oeil à un dossier avant une réunion particulièrement importante, partager avec un collègue ses impressions après une journée de travail… Puis on y prend goût: on achète un abonnement général, on choisit un voyage assez long, et on profite de son bureau ambulant pour visiter une nouvelle ville. Et, une fois devenu assez malin, on peut faire la chasse aux clients dans le wagon-restaurant.
Dans un parc
Lors de l’arrivée de la belle saison, les parcs deviennent un autre lieu d’élection des télétravailleurs. Pouvoir travailler à l’extérieur, entouré d’arbres et d’oiseaux, est un plaisir qui n’a pas de prix.
Seul regret, la durée limitée des batteries des ordinateurs, qui oblige à arrêter le travail après 1-2 heures, pour partir désespérément à la recherche d’une prise.
Dans un espace Coworking
Travailler à la maison est confortable, mais à long terme détruit le rapport entre travail et vie privée. Travailler dans les cafés, les trains et les parcs sont des alternatives sympa, mais pas toujours efficaces, particulièrement quand on a beaucoup de travail à faire. Donc, après quelques temps, arrive l’envie d’avoir un « chez-soi » pour travailler autre que la maison. C’est pour répondre à ces besoins que sont nés les Espaces Coworking. Dans un espace coworking, plusieurs formules existent, en fonction des différentes exigences des travailleurs: on peut rester quelques jours comme dans un café, venir de temps en temps et garder un armoire pour ranger ses affaires, ou louer une place fixe et y établir son bureau permanent. Et une fois en voyage, on peut toujours trouver un espace coworking dans sa nouvelle destination.
Dans un village de télétravailleurs
Vu le nombre grandissant de télétravailleurs et leur recherche incessante de nouveaux espaces, des régions rurales telles que l’Orne et l’Auvergne se proposent comme paradis du travail nomade. Dans ce cas, le concept d’espace coworking s’élargit jusqu’à couvrir des villages entiers, et les régions n’hésitent pas à se proposer comme de véritables alternatives aux grandes villes pour les travailleurs à distance.
Un peu partout
Finalement, la caractéristique principale du télétravail est que l’on n’est pas obligé de faire des choix: on peut très bien passer quelques jours chez soi, puis réserver une place dans un espace coworking dans la ville de nos rêves, continuer pour quelques jours dans un café ou un parc, se retirer pour quelque temps dans un petit village… tout en gardant sa vie professionnelle sans avoir besoin d’être lié à un lieu plutôt qu’à un autre.
Images: flickr (1,2,3,4,5), wikipedia (1,2), vimeo (1)
Les nomades modernes – 1
Catégories: Actualités
Depuis le début de cette année, cela fait trois ou quatre fois qu’un de mes amis prend une décision drastique: il quitte son emploi, résilie le bail de son appartement et part en voyage. L’un prend la direction du sanctuaire de Santiago de Compostela, l’autre s’en va vers l’Inde, un troisième prend un bateau et commence le tour du monde. Les motivations et les moyens peuvent varier, mais en tous les cas il s’agit d’expériences longues, qui impliquent un changement radical de style de vie.
Je suis très séduit par un tel choix et j’admire ceux qui ont le courage de le faire, mais en même temps mon cerveau de créature sédentaire se pose plein de questions: comment feront-ils pour se procurer de l’argent? Comment vont-ils gérer leur vie sentimentale? Et après, quand ils auront des enfants, pourront-ils continuer à voyager? Et dans ce cas, quelle sera leur vie?
Désireux d’en savoir un peu plus, j’ai commencé une recherche sur ce sujet. Dans les prochaines semaines je vous en montrerai le résultat.
Slow up!
Catégories: Actualités, Conseils, Suisse
Le beau temps de ces derniers jours vous a donné envie de sortir? De faire une promenade à pied, à vélo ou en roller? De découvrir une nouvelle région? Alors, je vous invite à un des prochains SlowUp.
Les SlowUp sont 15 itinéraires dans 15 différentes régions de Suisse, qui pendant une journée sont fermés au trafic automobile et dédiés aux adeptes de la mobilité douce. Tout le long des parcours, des ateliers de réparation de vélos assistent les cyclistes dans les moments difficiles. Des aires de repos, avec boissons et petite restauration, assurent aux participants l’énergie nécessaire pour arriver jusqu’au bout de leur parcours.
Participer à un SlowUp donne un autre regard sur les villes et les campagnes traversés: sans l’attention constante imposée par le trafic automobile, on a tout le temps de regarder le paysage, découvrir les différents territoires traversés, s’arrêter pour voir un spectacle ou un concert…
C’est aussi une occasion de découvrir toutes les différents formes que les rollers et les vélos peuvent prendre: patins à roulettes a trois, quatre ou cinq roues, skis sur roues, vélos de ville, vélos tout terrain, vélo-poussettes pour les enfants, vélo-fauteuils pour aînés et handicapés… Un carnaval sur roues, un carrousel de véhicules de toutes formes et dimensions, avec pour seule caractéristique commune l’absence de moteur.
Et, comme d’habitude, voici mes coups de cœur:
Planifier son itinéraire avec RouteRANK
Catégories: Conseils
Le mois dernier je vous ai parlé du train, de l’avion et de la voiture, et de comment le choix de l’un ou l’autre pour nos voyages et nos vacances révèle beaucoup de nos attitudes et nos attentes. Des attitudes et des attentes qui, lors d’un voyage à plusieurs, deviennent le sujet de discussions interminables entre les adeptes des différents moyens de transport.
Dans ces discussions, chacun essaie de démontrer que sa proposition est à la fois la moins chère, la plus rapide et celle qui émet moins de CO2. Après une semaine de débats, ça se termine finalement sur le seul choix encore disponible, un vol Genève-Zurich via Londres, avec départ à 5 heures du matin et trois heures d’attente à la correspondance.
Pour mettre d’accord les adeptes des différents types de voyage et réduire les discussions, il y a routeRANK, un moteur de recherche qui couvre au même temps les trajets en train, en avion et en voiture. Il suffit d’insérer le lieu de départ et le lieu d’arrivée, et routeRANK nous fournit toutes les différentes combinaisons de moyens de transport qui relient les deux localités. Pour chaque combinaison sont fournis prix, durée du voyage (comprenant les temps de transfert vers l’aéroport, ainsi que des temps d’attentes dus au check-in) et CO2 émis.
RouteRANK est une startup lausannoise, et un client de Blogwerk, l’entreprise qui gère pour ebookers.ch le blog de voyage que vous êtes en train de lire.
photos: flickr (1,2)
Hommage à L’Aquila
Catégories: Actualités, Italie, Récits de voyage
Quand j’étais tout petit, L’Aquila était la destination privilégiée des escapades dominicales de ma famille. Petit déjeuner, quelques bagages mis dans le coffre de la voiture, et voilà, en route pour une nouvelle aventure! Au menu du jour:
Pendant mon adolescence, lorsqu’une date « chaude » approchait (dernier jour de Carnaval, 1er avril, dernier jour d’école), la directrice de notre école louait un car et organisait à la hâte un voyage d’études à L’Aquila. Et encore une fois cette ville fut le théâtre de nos premières vacances entre copains, nos premiers cours de ski, nos premiers amours…
À 18 ans, avec un sac à dos, des billets de train et une série d’adresses où dormir à bas prix, mon voisin et moi étions partis sans but précis, mis à part celui d’aller voir la mer Adriatique. Après une série de petits villages et paysages bucoliques, L’Aquila fut la première grande ville où nous sommes arrivés. Et cela fut l’occasion parfaite pour:
Et maintenant, je viens de découvrir que tout ça n’existe plus.
Frappée par un séisme le 6 avril dernier, la ville qui était depuis toujours mon lieu de vacances préféré, qui a vu mes premiers pas, mes premiers amours et mes premières aventures, est maintenant une ville fantôme, abandonnée, et réduite en poudre. Perdre son lieu privilégié de vacances est un peu comme perdre un vieil ami… beaucoup de souvenirs qui reviennent à la mémoire, beaucoup d’histoires, de rires, de larmes, d’émotions, et la sensation que tout ça, avec notre enfance et notre jeunesse, appartient définitivement au passé.
Adieu L’Aquila, tu me manqueras!
images: wikipedia (1,2,3), Flickr (1,2,3,4,5)
À la recherche du cœur de Berlin
Catégories: Allemagne, Récits de voyage
Plusieurs fois démolie et reconstruite, divisée et reconstituée, Berlin est une ville en mutation pérenne, toujours à la recherche de son identité. Dans son paysage fait d’immeubles modernes, de métros aériens, de parcs et de chantiers, on a de la peine à trouver un point de référence, un endroit qui puisse être qualifié de vrai cœur de la ville.
Pourtant, ce cœur existe, et se trouve à l’Est, tout près de l’Alexanderplatz. Il est constitué des deux villes jumelles de Nikolaiviertel (vieux Berlin) et Cölln.
Carte de Berlin en 1688: Nikolaiviertel (vieux Berlin) en mauve, Cölln en jaune.
Le même territoire aujourd’hui, avec accès et points d’intérêt.
1) Nikolaiviertel, ou le Vieux Berlin
Situé près du seul pont sur la Spree entre Francfort-sur-Oder et Magdebourg, le vieux Berlin naquit autour de 1200. Détruit pendant la Deuxième Guerre Mondiale, puis reconstruit dans le style soviétique, le Vieux Berlin a été restoré en 1987, pour les 750 ans de la ville. Certains bâtiments ont été reconstruits dans le style médiéval, mais certains autres ont été simplement habillés et conservent la forme typique des immeubles de location est-allemands.
Le centre du Vieux Berlin est la Nikolaikirche, le plus vieux bâtiment de toute la ville. Construite autour de 1230, la Nikolaikirche est une église gothique en briques, avec trois nefs de la même hauteur.
Un autre point d’intérêt est la Mairie Rouge (Rotes Rathaus), l’Hôtel de Ville de Berlin.
2) Cölln
Le centre de Cölln est un bâtiment qui n’existe plus. Ou, peut-être, un bâtiment que n’existera plus dans quelques années. Ou mieux, un bâtiment qui n’existe pas encore. Tout ça parce que sur le même site, un des plus significatifs de Berlin, ont vu le jour deux des symboles de la ville.
L’un d’entre eux était le Château de Ville (Stadtschloss), la résidence des empereurs d’Allemagne. Construit entre le 16ème et le 19ème siècle, le Stadtschloss à été détruit en 1950.
L’autre est le Palais de la République. Construit en 1973, il abritait le parlement de l’Allemagne de l’Est, ainsi que des auditoriums, des restaurants et des salles de bowling. Et maintenant, Le Palais de la République est en train d’être démoli, pour laisser sa place à une nouvelle reconstruction du Stadtschloss.
Sur la même place, un fragment du Stadtschloss est dans le bâtiment du Staatsrat, le Conseil d’État Est-Allemand.
De l’autre côté de la place se trouve la Cathédrale, construite à la fin du 19ème siècle et inspirée de la Renaissance italienne.
Et après la Cathédrale, l’île aux Musées, où le seul problème pour les passionnés d’art est le choix:
Le Musée Bode, avec ses collections de sculptures, médailles et pièces d’art byzantines.
Le Musée de Pergame, avec le Grand Autel.
Et l’Altesmuseum, avec la collection artistique de la famille royale de Prussie, ses collections d’antiquités égyptiennes et greco-romaines, et la collection d’art contemporain de l’Allemagne de l’Est.
Et sur le pré devant l’Altesmuseum, je vous donne rendez-vous pour la prochaine balade.
images: wikipedia (1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,14,15,16), Microsoft Virtual Earth.
Découvrir l’Europe avec les Summer Universities de l’AEGEE
Catégories: Actualités, Conseils
Si vous êtes étudiant ou jeune professionnel âgé entre 18 et 35 ans, et que vous souhaitez découvrir l’Europe avec d’autres jeunes comme vous, je vous conseille d’essayer une des Summer Universities organisées par l’AEGEE.
Selon une philosophie similaire à celle du Couchsurfing, les Summer Universities sont des événements organisés par des jeunes désireux de faire connaître leur ville et échanger des expériences avec des jeunes venant d’ailleurs. Les événements, qui durent d’une à trois semaines, couvrent les thèmes les plus variés: des cours de langue, des visites culturelles, des découvertes culinaires ou simplement de la détente à la plage.
J’ai beaucoup utilisé les Summer Universities pour mes vacances: j’ai visité les 5 pays de l’Europe Centrale (Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Autriche et Hongrie) en moins de 3 semaines, découvert les églises baroques de Lecce et les plages blanches du Salento, joué dans une pièce d’improvisation théâtrale dans un château aux alentours de Rome, et vu le carnaval de Venise à travers les yeux des vénitiens.
Pour cette année, je vous conseille:
Pour participer à une Summer University, il faut tout d’abord s’inscrire dans le siège de l’AEGEE le plus proche (pour la Suisse, il s’agit de Fribourg). Une fois inscrit, il y a deux possibilités:
Méthode 1: la lettre de motivation
Avec le certificat d’inscription, il faut revenir sur la page des Summer Universities, choisir son événement et rédiger, avant le 24 avril 2009, une lettre de motivation, expliquant pourquoi on aimerait y participer, quelles qualités on pourrait apporter au groupe en participant, pourquoi on devrait être choisi nous plutôt que son voisin… Avec un peu de chance, après quelques semaines la réponse arrive, précisant si l’on a été retenu ou non.
Méthode 2: « Last Minute »
Dans ce cas, pas de lettre de motivation à rédiger, ni de problèmes de sélection. Tout ce qu’il faut faire, c’est s’inscrire sur la mailing-list des Summer Universities, et être prêt à répondre dès qu’une place se libère.
Berlin: Ouest ou Est?
Catégories: Allemagne, Récits de voyage
Dans la plupart de ses visiteurs, l’image de Berlin reste associée à celle d’une ville divisée, vitrine au même temps du capitalisme occidental et du communisme soviétique. On imagine une division nette, qui courrait du nord au sud de la ville, séparant clairement l’Ouest de l’Est.
Mais le mur n’était pas une ligne droite, donc la limite entre l’Est et l’Ouest devenait parfois une limite Nord-Sud, ou une limite renversée, ou l’Ouest se situait à l’est et l’Est à l’ouest. Donc, pour distinguer les deux parties de la ville, il faut compter sur des autres éléments. Saurez vous les reconnaitre?
1) Des tramways
Nous sommes à l’Est. À partir des années 60, les tramways furent supprimés de Berlin Ouest, et furent substitués par des extensions du métro et par une autoroute urbaine semi-circulaire.
2) Des monuments ruinés par la guerre, et reconstruits avec des techniques modernes
Nous sommes à l’Ouest. Ici, plusieurs monuments endommagés par la guerre ont été restaurés avec des interventions modernes, pour montrer l’histoire difficile de la ville. À l’Est, on voulait une ville en parfait état, et donc tous les monuments ont été soit reconstruits à l’identique, soit abattus et substitués par des bâtiments représentatifs de la nouvelle esthétique socialiste.
3) Des petits bonshommes avec un chapeau dans les feux piétons
Nous sommes à l’Est. Conçus pour être facilement reconnus par les enfants, les petits bonshommes des feux piétons est-allemands sont devenus un des symboles de la ville, et sont reproduits sur plusieurs objets, tels que des T-shirts et des sacs à main.
4) Une colonne au milieu d’un parc, et des milliers de fêtards tout autour
Nous sommes à l’Ouest, à la Colonne de la Victoire. Chaque année, au début du mois de juillet, environ un million personnes s’y retrouvent pour la Love Parade, un des plus grandes événements de la culture alternative berlinoise.
5) Un horloge avec les noms de toutes les villes du monde
Nous sommes à l’Est, à l’Alexanderplatz. L’Horloge Universelle est aussi accompagnée d’autres monuments tels que la Tour de la Télévision, la Fontaine de l’Amitié, la gare et l’allée Karl Marx, avec ses bâtiments à grande échelle. Des monuments qui donnent une image d’un lieu en mouvement pérenne, à l’image des valeurs promues par l’Allemagne de l’Est.
Connaissez-vous des autres particularités des deux secteurs de Berlin? N’hésitez pas à les proposer dans les commentaires!
images: wikipedia (1,2,3,4,5,6), flickr (1,2)
La quinzaine de l’architecture contemporaine
Catégories: Actualités, Conseils, Suisse
Si vous avez (comme moi) une passion pour l’architecture, et vous êtes libres du 18 au 26 avril, je vous conseille de ne pas rater la quinzaine de l’architecture contemporaine. Pendant ce période, environ 100 bâtiments normalement fermés seront ouverts au public dans les cantons de Berne, Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Valais et Vaud. Les architectes responsables des projets seront là pour vous accueillir et expliquer leurs œuvres.
J’ai été à l’édition de l’année dernière, et j’ai visité la nouvelle Mairie de Grandvaux (avec dégustation de vins), un EMS à Cully, la nouvelle déchetterie de Malley à Renens et des résidences sur l’avenue de Bethusy à Lausanne.
Et pour cette année, je vous conseille:
Le M2 à Lausanne
C’est bien sûr l’ouvrage architectural de l’année, donc le nouveau métro lausannois est en première place des œuvres à visiter. Rendez vous à la gare Lausanne-Flon, jeudi 23 Avril, de 17h00 à 19h00, et à la station Riponne-Maurice Bejart, mercredi 22 avril, de 17h00 à 19h00.
Le musée tibétain de Gruyères
Le village de Gruyères est connu pour ses nombreux musées, dont le dernier né est le musée tibétain. Installé à l’intérieur de l’église Saint-Joseph, ce musée abrite une collection privée d’art bouddhiste. Rue du Château 4, visites le vendredi 24 avril, de 17h00 à 20h00.
Le centre commercial « Westside » à Berne
Conçu par l’architecte Daniel Libeskind, le centre commercial Westside est un véritable morceau de ville, avec boutiques, restaurant, une piscine, des salles de conférence, des résidences, un hôtel, des salles de gym et un cinéma. Son style porte la signature de l’architecte, composée de formes triangulaires et d’angles aigus. Visites le samedi 18 avril, de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00, départs des visites guidées à 10h00 et 14h00.
Images: SIA (1), Flickr (1), Wikimedia commons (1)
Train, avion, ou voiture?
Catégories: Conseils
Au moment de planifier mes vacances, un doute me prend toujours: partir en train, partir en avion ou partir en voiture? Plus qu’une question pratique, le choix entre ces différents moyens de transport devient un choix entre trois différentes façons d’organiser un voyage.
Le Train
Qu’il s’agisse d’un petit train de montagne ou d’un train longue distance, le voyage en train est une expérience en soi: un moment de repos durant lequel nous pouvons nous libérer de tous nos soucis, et nous reposer en regardant le paysage qui défile derrière la fenêtre. C’est le moment idéal pour commencer une nouvelle lecture, écouter de la musique, ou engager une conversation avec nos voisins de compartiment. Un voyage en train peut aussi devenir une attraction à part entière: l’exemple le plus connu est sans doute l’Orient Express, qui a représenté pendant plus de 100 ans le voyage de luxe à travers l’Europe. Plus proche de chez nous, des trains à vapeur et des trains-restaurant sont proposés par plusieurs compagnies.
L’Avion
Si le train est le moyen de transport préféré de ceux qui aiment le voyage comme expérience, l’avion est l’idéal pour aller loin, rapidement et à bas prix. Un voyage en avion n’est pas forcement aussi relaxant qu’un voyage en train, car il faut prendre en compte toute une série d’inconvénients: les attentes et les contrôles à l’aéroport, l’espace restreint dans l’avion lui même, les décollages et les atterrissages pas forcément très fluides…
En revanche, le voyage en avion nous ouvre les portes de plusieurs destinations difficilement accessibles par d’autres moyens de transport: les villes américaines de New York, Las Vegas et San Francisco, l’Asie avec le Vietnam ainsi que le Japon, ou encore l’Afrique, avec le Maroc et l’Égypte.
La Voiture
Si le train représente le voyage-expérience, et l’avion nous ouvre la porte des pays lointains, la voiture est sans doute le symbole de l’aventure. Avec une voiture et une tente dans le coffre, le monde entier nous ouvre ses portes: à nous les routes secondaires et les petits villages de l’Italie centrale, les prairies du Midwest américain, ou les campagnes du sud de la France. C’est aussi le meilleur moyen de découvrir les endroits hors des sentiers battus: une plage déserte, un restaurant pas touristique, une ferme qui vend ses produits.
Et vous, comment sont vos vacances? Êtes-vous plutôt « train », plutôt « avion », ou plutôt « voiture »?
images: flickr (1,2,3)