Stephanie Booth

 

80 Articles de Stephanie Booth:

De Stephanie Booth le 16. avril 2012 à 15.46  
Catégories: Conseils

Connaissez-vous Evernote? C’est un outil très pratique et facile à utiliser qui permet de stocker notes texte, audio, photos, et même documents. Toutes ces notes sont synchronisées entre votre ordinateur, votre téléphone portable, et même l’interface web d’Evernote.

Souvenez-vous de tout | Evernote

Quand vous partez en voyage, vous pouvez utiliser Evernote pour y stocker copies de vos papiers d’identité, visas, carnet de vaccination, et tout autre document important et utile auquel vous désirez avoir accès en tout temps. En cas de pépin, vous y aurez toujours accès, et c’est moins enquiquinant que les traditionnelles photocopies!

Vous pouvez également utiliser Evernote pour y stocker des pages web ou de la documentation relative à votre destination. Personnellement, je fais un « Notebook » par voyage, et j’y mets tout: pages wikipédia et wikitravel des villes où je vais, photos des quittances et autres reçus de mes achats ou dépenses, etc.

Les notes et carnets Evernote peuvent aussi être partagés avec d’autres personnes, si vous le désirez!

Si vous avez d’autres utilisations d’Evernote en voyage, je suis curieuse de les entendre.

De Stephanie Booth le 16. mars 2012 à 10.51  
Catégories: Conseils, Inde

L’Inde, on le sait, c’est tout une aventure — et un pays pas toujours facile. Quelques tuyaux nés de mon expérience sur place!

Rickshaw/Auto (prononcez « ah-toh »)

Dans la plupart des villes, les rickshaws sont légion. Bruyants mais pas trop chers, ils sont souvent friands de touristes à arnaquer. Pas tous, par contre, il y a des conducteurs de rickshaw tout à fait honnêtes et très sympas.

Bangalore 076 Street Views.jpg

En règle générale:

  • renseignez-vous à l’avance auprès de vos hôtes locaux pour savoir si les rickshaws fonctionnent au compteur ou non dans la ville où vous êtes (ça varie)
  • quand les rickshaws fonctionnent au compteur, il y a parfois une formule à appliquer pour déduire le prix effectif
  • le tarif change souvent la nuit — renseignez-vous sur les usages locaux
  • avant de faire un trajet pour la première fois, renseignez-vous si possible sur son prix approximatif (ça vous permettra plus aisément de faire croire que vous savez ce que vous faites)
  • si votre rickshawallah ne connaît pas le chemin, il vous demandera où aller — il peut aussi se renseigner auprès de collègues ou de passants
  • a priori, les rickshaws ne sont pas censés s’arrêter à la pompe à essence quand ils ont un passager!

Taxi

Les taxis sont en général un peu plus chers que les rickshaws (ou bien plus) et étant à quatre roues, moins mobiles dans les bouchons. Mais bon, plus confortables, et pratiques quand on a des bagages! Ils ont un compteur, peuvent être climatisés ou non (n’hésitez pas à demander au chauffer de baisser la clim si vous gelez). Comme pour les rickshaws, renseignez-vous à l’avance auprès de quelqu’un de confiance sur les tarifs et usages locaux.

Radio-taxi et radio-rickshaw/auto

Très pratiques et de plus en plus populaires, les radio-taxi et radio-autos sont des services semblables à ce que l’on a en occident: on appelle un numéro de téléphone et on réserve son taxi. Un peu plus chers, mais ils misent sur la qualité de service. Certains permettent de faire les réservations en ligne. Un des plus connus est Meru Cabs. Il n’est pas toujours simple de les dénicher (parfois il faut trouver quelqu’un qui a les numéros!) — j’ai par exemple appris environ une semaine avant mon départ qu’il existait des radio-autos à Pune, alors que je l’ignorais!

Particulièrement utiles la nuit quand les rickshaws normaux deviennent « difficiles ».

Prepaid taxi/auto

Dans les gares et les aéroports, vous payez votre taxi ou votre rickshaw au guichet. Ça limite un peu les possibilités d’arnaque. Fuyez comme la peste les gens qui vous approchent pour vous proposer un taxi, et suivez les panneaux! On trouve à côté des taxis/rickshaws « officiels » des compagnies privées qui sont pas mal aussi. Pour vous préparez, vous pouvez aussi demander qu’on vous recommande quelle compagnie utiliser.

Train

Le train est toute une institution en Inde. Attention, il faut réserver bien à l’avance, sauf pour les petits trajets locaux! Mon article sur la réservation en ligne des trains indiens vous donnera plus d’infos.

Pour les voyages locaux, la première classe vaut la peine (vu le prix) car il y a là moins de gens et moins de mendiants. Par contre, ce n’est pas très luxueux. L’avantage est vraiment qu’on peut s’asseoir et qu’on ne risque pas de se retrouver avec les poules du voisin sur les genoux.

Avion

L’avion, développement de l’Inde post-britannique, ça marche plutôt bien! Il y en a partout, c’est assez bon marché, ils sont raisonnablement à l’heure. Vous pouvez réserver sur ClearTrip par exemple.

Voiture

Louer une voiture avec chauffeur, ça nous paraît un peu anachronique ou bourge — mais c’est souvent une bonne solution si on veut aller quelque part et avoir de la liberté de mouvement. Il y a toute une gamme de voitures et de compétences de chauffeurs, qui se reflètent (ou pas) dans les prix. (Voir par exemple notre séjour à Mysore.)

Car

Le car se développe, et il y en a pour tous les goûts. De jour, de nuit, couchettes ou non. Redbus vous permet de réserver en ligne, mais vous pouvez aussi le faire directement auprès des compagnies. Je l’ai appris à mes dépens (une nuit à partager une dure couchette de 1m80x1m20 avec un Indien inconnu), il vaut mieux bien vous renseigner sur les différentes options. Par exemple, « sleeper » c’est couchettes (les autres bus de nuit, vous dormez assis). Sleeper 2×2 veut dire deux personnes de chaque côté du couloir se partageant une couchette, et 2×1 signifie que d’un côté du couloir il y a une seule couchette. Parfois il y a des arrangements pour les femmes, parfois pas. Les bus populaires sont les « Volvo », relativement neufs avec bonne suspension.

Bus

Le bus, c’est toute une histoire. Difficile de savoir où ils s’arrêtent, quand ils passent, et où ils vont. Si vous allez faire un trajet régulièrement cela vaut la peine de vous renseigner, car c’est très très peu cher! Ne vous attendez pas à pouvoir aller chercher un horaire et un plan de la ville et des arrêts où que ce soit :-)

Air conditionné (A/C)

L’air conditionné a trois avantages: il vous protège de la chaleur torride de l’Inde, de la poussière des routes, et des mendiants ou autres vendeurs de choses. Il a par contre un désavantage: quand les indiens paient pour l’air conditionné (c’est plus cher!) ils aiment en avoir pour leur argent. Préparez-vous donc à être frigorifiés. Pour une nuit en train ou en bus A/C, prévoyez un bonnet (je ne rigole pas, ça aide), des chaussettes, des habits chauds. On vous fournira peut-être une couverture mais il n’y a pas de garanties quant à sa taille. Je suis perso une adepte du sac à viande (facile à faire coudre sur place) qui m’évite de me retrouver les pattes à l’air au milieu de la nuit parce que j’ai gigoté.

Pendant que nous y sommes, prévoyez aussi boules quiès et masque pour les yeux si la lumière et les ronflements de votre voisin risquent de vous empêcher de dormir!

De Stephanie Booth le 27. février 2012 à 15.35  
Catégories: Inde, Récits de voyage

Je vous ai déjà parlé du homestay Hillview Farms où j’ai logé du côté de Mysore. On n’allait pas s’arrêter en si bon chemin! J’ai du coup testé un autre homestay pour vous, à Goa cette fois. (Je ne m’attendais pas à aimer Goa: journée à la plage et faire la fête la nuit, ce n’est pas trop mon truc. J’ai été déçue en bien, comme on dit, mais c’est un sujet pour un autre article.)

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Un peu dans les terres, à une vingtaine de minutes de Madgaon (Margao), vous trouverez Arco Iris, magnifique demeure de style portugais remise sur pied avec amour par Beni et Ganesh, deux professionnels de la finance ayant fui la pollution et le rythme de vie effréné de Bangalore avec leurs deux jeunes filles.

Arco Iris Homestay, Curtorim, Goa 22.jpg

Les chambres sont grandes et pas mal luxueuses; de façon générale, tout dans Arco Iris respire l’espace.

Il y fait bon frais, ce qui est important, car déjà début février, la température à Goa commence à monter. Voici une photo du séjour:

Arco Iris Homestay, Curtorim, Goa 17.jpg

En entrant dans la salle de bains, je n’en croyais pas mes yeux tellement elle était immense! J’ai pris avec un plaisir non dissimulé ma première douche chaude depuis mon arrivée en Inde un mois auparavant.

Arco Iris Homestay, Curtorim, Goa 25.jpg

(On ne voit que la moitié de la salle de bains sur la photo…)

La maison est sur un grand terrain juste en face du lac. On se réveille le matin et on voit ça:

Arco Iris Homestay, Curtorim, Goa 1.jpg

Chaque repas à Arco Iris est un festin. J’ai malheureusement été trop occupée à manger la délicieuse nourriture goane pour penser à la photographier, mais la table mise pour le souper pourra vous donner une idée de l’atmosphère.

Arco Iris Homestay, Curtorim, Goa 13.jpg

Je n’ai passé que trois jours à Arco Iris, mais j’ai grande envie d’y retourner. Outre Beni, Ganesh (faites un tour sur son blog, en passant) et leurs deux filles (voici aussi en passant le blog de l’aînée, dont l’écriture, à 10 ans, est épatante), vous trouverez également la demoiselle suivante à Arco Iris:

Arco Iris Homestay, Curtorim, Goa 16.jpg

Jeune labrador, Feni fait partie de la famille depuis bientôt un année. Elle est sociable, bien élevée, et très sympa!

Côté service, Beni (qui est originaire de Goa) nous a bien entendu mis en contact avec un chauffeur (y compris pick-up depuis la gare et l’aéroport) et recommandé une plage pas trop noire de monde :-) (quand même!). Malgré le peu d’accès internet à Arco Iris, Beni est très connectée et réactive aux e-mails ou messages sur la page Facebook du homestay. Leur site web est aussi très complet.

Un seul bémol en ce qui me concerne: le prix. Arco Iris a beau être « dans les terres », ça reste Goa, et donc cher comparé au reste de l’Inde et aux prix dont j’ai l’habitude. Arco Iris vaut cependant amplement ses prix, et est bien plus abordable que d’autres homestays sur lesquels on avait mis la main lorsqu’on cherchait où loger à Goa (j’ai vu passer du 6000 INR par nuit qui m’a fait pâlir sec). Donc:

  • chambre double, par nuit: 3500 INR (environ 65 CHF)
  • repas, par personne: 400 INR (environ 7.50 CHF)
  • taxi: pick-up à la gare, drop-off à la station de bus, une expédition au nord de Goa et à la plage (une journée), une sortie pour manger à l’extérieur — environ 2000 INR par personne
  • mon addition pour 3 nuits, 4 repas sur place (le petit-déjeûner est bien sûr inclus dans le prix des nuits): 6750 INR (environ 125 CHF)

Donc, encore tout à fait raisonnable pour un porte-monnaie européen, mais on est quand même pas à des prix où on vit pour « presque rien ». Bienvenue à Goa!

En quelques points?

  • famille avec enfants (7 et 10) et chien (bien élevé)
  • excellente et copieuse nourriture non-végétarienne goane et indienne
  • chauffeur, conseils, et conversation intéressante (y compris sur la culture goane)
  • pas de wifi ;-)
  • près du lac et dans le village de Curtorim (à 7km de Madgaon)
  • cadre magnifique, vert, super calme et près du lac, reposant
  • assez luxueux, très « civilisé »: TV, bibliothèque, machine à laver, douche chaude…
  • prix raisonnables pour Goa, mais Goa reste plus chère que le reste de l’Inde!

Même si elle est un poil raide, la vidéo de présentation d’Arco Iris vous donnera quelques vues de l’intérieur et il vaut la peine de la regarder.

Arco Iris Homestay, Curtorim, Goa 29.jpg

Liens utiles:

Bon séjour!

De Stephanie Booth le 30. janvier 2012 à 5.37  
Catégories: Inde, Récits de voyage

Je viens de passer dix jours de rêve dans le petit coin de paradis près de Mysore nommé Hillview Farms. Hillview Farms, c’est un homestay, c’est-à-dire une formule de logement « chez l’habitant ». Un poil plus développé que le Bed&Breakfast, je dirais, le homestay vous permet de bénéficier d’un accueil plus personnel que dans un hôtel tout en fournissant plus de confort et un peu plus de distance avec vos hôtes que lorsque vous surfez leur canapé.

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Bref, c’est une formule magique.

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Hillview Farms est, comme son nom l’indique, une petite ferme. Un peu de terrain, beaucoup de cocotiers et de bananiers, des légumes et des fruits qui poussent dans le jardin, quelques vaches, des chiens, des dindons, des lapins… Le tout géré amoureusement par Ted et Geetha avec l’aide de leur dévoué personnel.

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Ted et Geetha ont construit Hillview Farms à leur retraite, fuyant la folie de Bangalore. Culture bio, leur propre pompe pour l’eau, panneaux solaires pour chauffer l’eau et fournir de la lumière durant les longues interruptions de courant, biogaz pour la cuisine… Ils ont conçu Hillview Farms dans le respect de l’environnement (pas courant dans l’Inde moderne!) et avec un souci d’auto-suffisance. Même l’eau non-chlorée de la piscine (qui n’est remplie que lorsque la présence d’invités nageurs ou barboteurs le justifie) sert au bout de quelques jours à irriguer les champs en contre-bas.

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Vous l’aurez compris, on ne vient pas ici pour faire la fête, mais plutôt pour se ressourcer. Ted et Geetha sont adorables, ont de l’humour et quantité d’histoires à raconter (et pas juste sur Hillview Farms). La nourriture, préparée par Asha et Savita sous la supervision experte de Geetha, est divine (végétarienne bien sûr, mais j’avoue qu’en dix jours, la viande ne m’a pas manqué une seule fois, toute carnivore que je suis).

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Les amateurs de soins ayurvédiques peuvent même profiter de la présence toute proche d’un centre de soins. Les thérapeutes viennent à Hillview Farms prodiguer les traitements. Attention cependant, si vous prenez un traitement « sérieux », c’est assez strict, avec restrictions alimentaires, pas de piscine (ni d’eau froide à boire), etc. Personnellement, ce n’est pas trop ma tasse de thé, et je me suis contentée d’un massage à l’huile. Plutôt bien, si la petite prière introductive et le coton à garder une heure dans les oreilles après ne vous dérangent pas. Clairement, on insiste ici sur le côté médicinal du traitement plutôt que sur le côté détente dont on pourrait plus avoir l’habitude en occident.

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Hillview Farms est à une dizaine de kilomètres de Mysore. Ted et Geetha organisent volontiers pour vous le taxi pour vous y rendre (il restera avec vous ou vous reprendra à l’heure et au lieu que vous désirez pour le retour). Leur « conducteur principal » est un jeune n’habitant pas très loin — et s’il n’est pas disponible, il a une équipe de conducteurs dans laquelle il puise. Leur niveau d’anglais varie, mais ils comprennent suffisamment pour les communications nécessaires à leur travail.

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En plus de quelques expéditions à Mysore, nous avons également pris une voiture pour aller à Madikeri, capitale du district de Kodagu (Coorg). Très joli « road trip »! Pour l’essentiel, nous nous sommes contentés de ralentir notre rythme de vie, rythmé par les délicieux repas, siestes, promenades dans les environs, séances de triage de photos, discussions, lectures, et trempettes dans la piscine lorsque celle-ci était pleine.

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A noter: l’absence de wifi, et une connexion internet extrêmement limitée dans la maison principale, sur l’ordinateur des hôtes des lieux! Suffisant pour envoyer un e-mail ou deux, et idéal pour un petit break si on a tendance à rester scotché sur internet même en vacances. Il est aussi possible de se procurer une connexion internet locale via le réseau cellulaire (3G, ou plutôt 2G).

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Et côté prix? Voici ce que nous avons payé (janvier 2012):

  • chambre simple 750 INR/nuit, chambre double 1500 INR/nuit, petit-déjeûner compris
  • repas: 150 INR par repas et par tête
  • taxi pour Mysore, 3h: environ 600 INR
  • taxi pour dépôt à l’aéroport de Bangalore, environ 2600 INR, journée à Coorg, un peu moins de 2000 INR (6 INR par kilomètre pour ces longs voyages + de menus frais de parking et péage)
  • pick-up à la station de bus de Mysore lors de notre arrivée: 500 INR
  • massage ayurvédique à l’huile (beaucoup d’huile!) 1200 INR

Très raisonnable pour le service fourni! Tout compris, pour 3 personnes, 10 jours (9 nuits) nous sont revenus environ 40’000 INR. Traduit en francs suisses (1 INR = 54 INR aujourd’hui), cela fait moins de 250.- par personne.

En résumé:

  • logement simple, très propre et convivial (mention spéciale pour les matelas en fibre de coco ultra-confortables)
  • nourriture végétarienne bio indienne excellente et variée
  • service chaleureux et personnel aussi bien de la part des maîtres des lieux que du personnel — et serviable (nous avions des chaussures à faire réparer, des désirs de pastèque, besoin de recommandations de magasins…)
  • eau non cholorée jusque dans la piscine
  • proximité de Mysore, déplacements organisés sur demande par les hôtes
  • pas de wifi et pas toujours d’électricité, mais qui en a vraiment besoin?
  • option ayurvédique pour les amateurs
  • prix raisonnable, facture détaillée
  • cadre vert, frais et calme, avec plantes et animaux, vie de petite ferme.

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Pour réserver, le plus simple est à mon avis d’envoyer un e-mail à Geetha. Prenez-vous-y assez en avance, car le nombre de places est limité (pas tellement plus de 6 personnes en même temps) et l’endroit est donc vite complet suivant la saison!

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Si vous y allez, ne manquez pas de mettre un mot dans leur livre d’or. J’aurai plaisir à le lire lors de ma prochaine visite :-) .

Plus d’infos et des photos:

De Stephanie Booth le 9. janvier 2012 à 10.02  
Catégories: Conseils, Inde

L’article de Michelle sur la circulation de Saïgon m’encourage à vous dire deux mots sur la circulation en Inde — ou tout du moins à Pune, où j’ai vécu et d’où je rédige ce billet.

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Il y a une dizaine d’années, lorsque j’ai pris pour la première fois le volant ici (inimaginable au moment de quitter la Suisse!), mon amie Aleika m’a donné les instructions suivantes: « roule doucement et de façon prévisible; occupe-toi de ce qui est devant toi, le reste se débrouillera. »

Il faut ajouter à cela ce qui est évident une fois qu’on s’est trempé dans le traffic local: faire des signes de bras par la fenêtre pour indiquer les changements de direction, et klaxonner régulièrement pour indiquer sa présence à ceux de devant ou qui gênent notre passage. Bon, ça, c’était il y a dix ans: il y avait nettement moins de voitures à Pune à l’époque. Aujourd’hui, le signophile s’est démocratisé et on voit moins de bras s’agitant par les fenêtres.

Comprendre comment fonctionne la circulation indienne est également vital pour le piéton. Eh oui, les routes, il faut les traverser, et si on s’attend à trouver des passages cloutés, on peut toujours rêver!

Sous le chaos du traffic se cache tout de même de l’ordre. On s’occupe de ce qui est devant soi. Et surtout, on coopère. Parfois, il faut insister un peu, mais en règle générale, chacun se déplace un bout de façon à ce qu’on évite la collision. Pas de « ici c’est ma place, je ne bougerai pas » à la suisse.

Quand on traverse la route, donc, on avance doucement, en profitant des « trous » dans le traffic pour avancer un bout. On est prévisible, ce qui permet aux véhicules arrivant dans notre direction de nous éviter. Et si nécessaire, on s’arrête au milieu de la route — oui, c’est permis. S’il y a d’autre piétons, on se groupe avec — l’union fait la force. Et s’il y avec vous des habitués de la traversée de route, les mettre du côté d’où vient la circulation, et rester dans leur ombre!

De Stephanie Booth le 25. novembre 2011 à 17.09  
Catégories: Conseils

Je ne sais pas si c’est le cas pour vous, mais en ce qui me concerne, je fais volontiers du shopping quand je suis en vacances. Loin du stress de la vie quotidienne, dépaysée, plus détendue, et face à des prix dans une autre devise que la mienne, je vide mon porte-monnaie et remplis mon sac.

Leeds Victoria Quarter
Victoria Quarter, à Leeds

Je ne sais pas non plus si c’est le cas pour vous, mais chaque année je me fais prendre au piège: je me retrouve à faire mes achats de Noël le 23, ou pire, le 24. Pas top. Pas terrible non plus pour l’esprit Noël.

Et dernière chose, que vous aurez probablement remarquée: dans tous les marchés de Noël de Suisse Romande, on retrouve les mêmes objets artisanaux, au point qu’on n’ose rien acheter de peur de se retrouver avec des collisions de bonnes idées sous le sapin.

Alors cette année, j’ai décidé de partir de ces trois constats pour

  • diminuer la quantité d’achats intempestifs de vacances (et donc épargner mon porte-monnaie et mes armoires ventrues)
  • diminuer le stress des achats de Noël
  • amener de la variété dans les cadeaux.

La solution? Profiter de ses vacances et de ses voyages pour stocker gentiment le traîneau du Père Noël. Du coup, cette semaine à Leeds, dans deux semaines à Paris, et déjà cet été à Morat (c’est très joli, si jamais, et il y a plein de super magasins sympas), je profite. Plus facile aussi d’avoir de l’inspiration dans un autre contexte.

Si vous avez des escapades de prévues d’ici Noël, gardez de la place dans votre valise, et commencez déjà à faire vos achats de Noël!

De Stephanie Booth le 4. novembre 2011 à 10.33  
Catégories: Conseils, Récits de voyage

Vous vous souvenez que j’avais dit « transfert serré à l’aller, et encore plus au retour« ?

Le suspense était à son comble pour mon retour d’Inde via Moscou. Mais résultat des courses, ça a aussi marché!

C’était serré, j’ai couru un peu dans les couloirs (avec une jolie bronchite, super), le comité d’accueil au desk du transfert m’a fait « quick! quick! » et m’a donné le numéro de porte d’embarquement où je devais me rendre.

Je n’ai jamais si vite enlevé mes chaussures, l’hôtesse à la sécurité ne m’a pas fait sortir ni liquides ni ordinateur (efficacité! on en veut plus, des comme ça!) — j’ai remis mes chaussures sans les attacher et j’ai couru un bon bout, la porte qu’on m’avait indiquée n’étant pas la porte à côté (même terminal, heureusement).

J’arrive à ma porte, et là, misère, je lis le panneau d’embarquement, qui m’apprend qu’il ne s’agit pas du bon avion. Je happe l’hôtesse qui fait embarquer les derniers passagers, lui montre ma carte d’embarquement, attends un peu dépitée de voir si une information utile va émerger du pianotement sur son clavier… Et oui, en effet, on me donne la bonne porte.

Porte qui se trouve juste à côté de celle par laquelle j’ai débarqué.

Heureusement, j’arrive (juste!) à temps et je peux embarquer, essoufflée mais contente.

Moralité? Ce n’est probablement pas la dernière fois que je profite des transferts courts de l’aéroport Sheremetyevo, mais la prochaine fois, je vérifierai à deux fois la porte avant de courir à travers tout le terminal!

De Stephanie Booth le 21. Octobre 2011 à 14.08  
Catégories: Conseils, Récits de voyage, Russie

Pour venir passer deux semaines en Inde cet automne, j’ai visé un vol pas cher. Acheté bien à l’avance, et donc pas cher. Résultat des courses, c’est la ligne russe Aeroflot qui a gagné la palme.

Seul bémol: un transit par Moscou (logique) avec des temps de connexion… très courts.

Escale à l'aéroport Sheremetyevo de Moscou

J’ai hésité avant d’acheter, je peux vous dire. J’avais un peu l’impression de jouer à la roulette russe (hah). 1h20 dans un sens, et encore moins dans l’autre, voilà de quoi amplement louper sa correspondance et se trouver planté une nuit avec le climat et la nourriture moscovites, quand on avait plutôt misé sur la chaleur et les épices de Delhi.

Finalement, je me suis lancée, me disant qu’on verrait bien, que s’ils vendaient des billets avec des temps de connexion courts c’était que c’était faisable, etc etc. J’ai quand même bien prévenu mes hôtes indiens que je risquais de rater ma correspondance à Moscou, et quand j’ai vu qu’on arrivait avec 30 minutes de retard, j’ai un peu perdu espoir. Les hôtesses du check-in m’avaient bien assurée que les transferts étaient très rapides à Sheremetyevo, mais là, ça me semblait quand même un peu râpé.

Mais il ne faut pas s’avouer vaincu avant d’avoir vraiment perdu! (Dicton du jour, oui, vous pouvez me citer.)

Je suis descendue efficacement de l’avion, j’ai pâli en voyant que je devais passer à nouveau par un check de sécurité (y compris enlever les chaussures), et j’ai poussé un soupir de soulagement quand, 15 minutes à peine après avoir détaché ma ceinture, je me suis retrouvée à la porte d’embarquement de mon vol… qui n’embarquait que 10 minutes plus tard.

On verra si ça se passe aussi bien au retour, avec 55 minutes à disposition!

De Stephanie Booth le 11. Octobre 2011 à 9.52  
Catégories: Conseils

Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive: ces derniers jours, j’étais en train de me démener pour trouver une solution autre que dormir dans la rue lorsque j’arriverai en Inde le week-end prochain. Oui, si ça vous fait un effet de déjà vu, ce genre de préoccupation, c’est que vous pensez à mon voyage à Montréal.

Quoi? Un tel manque de proactivité, à nouveau? Non, en fait, un débinage de dernière minute de la part des amis à qui j’allais rendre visite (ah, l’Inde et ses imprévus…)

Je me suis dit qu’il valait la peine de rassembler ici quelques conseils (certains ne sont pas « dernière minute », vous verrez) pour mon prochain en mal de logement.

Attention, cependant: ce n’est pas auprès de moi que vous trouverez de bons tuyaux pour les offres « last minute » dans les agences de voyage. Je suis plutôt du genre à vouloir loger chez l’habitant (surtout quand mon projet de vacances initial c’est « deux semaine chez des amis » — finir toute seule à l’hôtel ou dans une guesthouse, non merci).

Alors, sans plus attendre, mes conseils pour trouver un logement en catastrophe:

1. Etre une femme.

Je ne rigole pas: cet article décrit les nombreux avantages qu’il y a à être une femme lorsqu’on voyage. Un plaisant contre-pied au cliché « c’est plus dangereux pour une femme de voyager seule que pour un homme ». Peut-être (enfin ça reste à voir), mais pour débarquer chez des inconnus pour la nuit, c’est nettement plus facile. Bon, pour ce conseil, je l’admets, pas grand chose à y faire si vous n’avez pas cette chance. Le changement de sexe pour augmenter ses chances de mettre un toit au-dessus de sa tête en certaines circonstances bien précises, c’est quand même un grand pas.

2. Avoir un super réseau.

Là, par contre, c’est quelque chose auquel vous pouvez travailler. Avoir un super réseau ça sert à plein de choses (trouver du travail, trouver des réponses, trouver toutes sortes de choses — peut-être juste pas l’âme soeur) et aussi à trouver des amis d’amis d’amis (ou des fois juste des amis d’amis qui peuvent nous loger.

Se construire un réseau, c’est le sujet de plein d’autres articles, mais en très résumé: intéressez-vous aux gens, connectez-vous à ceux que vous connaissez sur les divers réseaux sociaux, soyez-y actif, généreusement, et ne soyez pas pressés. Un réseau, ça met des mois voire des années à se construire.

Concrètement, voici comment je procède: j’envoie d’abord un mot sur Twitter et Facebook qui dit en somme « SOS, cherche un toit du X au Y à tel endroit, vous connaissez qqn qui? » Sur Twitter, on a 140 caractères alors il faut faire bref, sur Facebook on peut détailler un peu plus. J’utilise aussi Google+, le nouveau réseau qui grimpe, qui grimpe (il y a déjà plus de personnes qui me suivent sur Google+ que sur Twitter, c’est à ne rien y comprendre).

Ensuite, je contacte directement mes amis (de confiance) voyageurs ou locaux, ou susceptibles (là j’utilise ma mémoire) d’avoir des contacts sur place, pour leur demander s’ils connaissent quelqu’un qui peut me dépanner. Si Twitter, Facebook ou Google+ tient un peu lieu de « mail collectif » adressé au plus de personnes possible, les contacts directs ce sont des conversations individuelles. E-mail, chat, téléphone: le mode de contact dépend de ce qu’on a l’habitude d’utiliser avec la personne en question (ça devient technique, là…).

Remercier les gens qui vous proposent des solutions ou des contacts, même quand vous n’en avez plus besoin, et garder en tête que c’est des fois bien d’avoir un plan B (dans ce cas, j’explique clairement à la personne qu’elle est un plan B).

3. Etre un bon invité

Ça paraît tout con, mais c’est important. Quel genre d’invité êtes-vous? Personnellement, j’essaie d’être le genre de personne qu’on a envie de réinviter ou qu’on n’hésite pas à recommander. Je mets volontiers la main à la pâte si c’est opportun, je peux aussi me sortir des pattes des gens avec un bouquin, je suis relativement souple, je suis propre, etc… Basique mais important. Quand je sais avant de partir que je vais chez quelqu’un, je demande en général si je peux apporter quelque chose de particulier. Ça n’a pas forcément la même valeur dans toutes les cultures, mais j’essaie de ne pas arriver les mains vides. Si je loge plus que quelques nuits chez des gens, je m’arrange aussi pour les inviter à une bonne bouffe dehors, ou au minimum je tâche de payer une partie des courses (pas toujours simple, pas toujours possible — il faut aussi savoir ne pas insister tant qu’on met son hôte mal à l’aise).

4. Couchsurfing et airbnb

Après avoir « lancé la machine » côté bouteilles à la mer et réseau personnel, je me tourne vers Couchsurfing, dont on a déjà parlé ici il y a quelques années. J’en suis membre, même si je ne l’utilise pas souvent, et j’ai plusieurs fois hébergé des gens (et été hébergée). Couchsurfing est construit sur tout un système de recommandations assez complexe: ça vaut donc la peine de s’y inscrire en avance et d’y retrouver les personnes qu’on connaît déjà. (Quoique, ça ne m’avait pas empêché de m’inscrire et de trouver un logement au centre de Lisbonne en moins de 24 heures, il y a quelques années. Déjà une pro du last-minute!)

En dernier recours, je garde dans ma manche airbnb, que je n’ai personnellement encore jamais eu l’occasion d’utiliser, mais qui propose des solutions Bed&Breakfast chez des particuliers. Un compromis idéal entre le vrai logement « chez l’habitant » et une « guesthouse » professionnelle.

De Stephanie Booth le 21. septembre 2011 à 8.52  
Catégories: Conseils, Littérature, Suisse

Depuis des années, en bonne lausannoise munie d’un abonnement TL (= Transports Lausannois) mensuel, je me lamente auprès de qui veut bien l’entendre sur le triste état de la présence en ligne de nos transports publics locaux. On attendait beaucoup de la refonte du site (il y a quelques années déjà? je ne sais plus précisément): depuis, nous avons la grande joie de pouvoir y accéder avec notre téléphone mobile et de nous traîner par trois menus déroulants pour savoir quand passera le prochain bus à notre arrêt. Et pour l’horaire, eh bien, c’est un PDF à télécharger.

Pas étonnant qu’on se rabatte sur l’application CFF, pas trop top pour les transports publics lausannois (noms d’arrêts non identiques, métro ignoré, j’en passe) et les QR Code aux arrêts.

Et là, depuis le 6 septembre, victoire! Une application iPhone dédiée, TL Live, nous rapproche de nos chers TLs. Geolocalisation pour trouver l’arrêt le plus proche, facile d’ajouter vos arrêts favoris pour vous renseigner sur l’heure du prochain bus, le tout dans un emballage plaisant à l’oeil et au doigt, j’ai été emballée.

Les actualités et les alertes de perturbations du réseau, c’est bien aussi (sauf quand — et là je soupçonne que c’est un problème systémique qui dépasse l’application — les annonces arrivent après la fin de la perturbation…).

Malheureusement, mon enthousiasme tient en partie au fait que je suis une lausannoise endurcie, utilisatrice assidue des transports publics depuis mon jeune âge, avec un plan du réseau et des correspondances dans la tête. (Ne demandez pas comment je fais, c’est un de mes super-pouvoirs.)

Pour celui ou celle de passage à Lausanne, ou simplement moins au fait de son réseau de bus, il manque à l’application TL Live une fonctionnalité clé: les itinéraires. D’arrêt à arrêt ce serait déjà bien, mais si possible d’adresse à adresse. On ose espérer que cela sera prévu dans une version ultérieure de l’application qui ne tardera pas trop, sans quoi son utilité se trouve franchement réduite pour le voyageur non-lausannois.

Note: en cours de rédaction de cet article, je constate que tous les arrêts de bus et points de vente on disparu de la partie « plan du réseau » de l’application… bug ou problème momentané? l’avenir nous le dira…

En résumé: cette application vous rendra bien service. Elle est mille fois plus utile et ergonomique que le site web. Par contre, l’absence de de fonctionnalité « itinéraire » limite fortement son utilité pour les voyageurs.