Stéphanie Klebetsanis

 

25 Articles de Stéphanie Klebetsanis:

De Stéphanie Klebetsanis le 10. août 2010 à 11.49  
Catégories: Suisse

Source: jespahjoy sur Flickr

Comme vous le savez sûrement, le Paléo Festival s’est terminé il y a quelques semaines. Bien que ce soit l’un des plus grands festivals de Suisse qui peuple la plaine de l’Asse pendant une semaine entière, n’oublions pas que cette fameuse plaine, objet de joyeux jeux de mots de la part des anglophones, est située tout près de la jolie ville de Nyon. Bien entendu, pendant Paléo, on n’a pas forcément envie de visiter la ville, mais plutôt de découvrir tous les stands de cuisine du monde entre deux concerts. Pourtant, Nyon est une charmante destination pour un après-midi ou une matinée d’été. Entre le bord du lac, la terrasse du château (où je vous conseille de vous rendre lorsqu’il n’y a presque personne), le château lui-même, et le marché du samedi matin dans les rues du centre, je vous défie de ne pas vous laisser charmer…

De Stéphanie Klebetsanis le 9. Octobre 2009 à 6.52  
Catégories: France
Source: lecyberbill http://www.flickr.com/photos/cyberbill/2696093286/

Source: lecyberbill http://www.flickr.com/photos/cyberbill/2696093286/

Au nord de la frontière franco-suisse (ou suisso-française, si vous préférez!) se trouve un joli coin de pays que l’on surnomme le « petit Canada »… Oui, j’ai souri en apprenant ça, mais encore plus en découvrant que cette région, que je considérais comme un coin plutôt perdu de la France (vous m’excuserez), est magnifique!

Combien de Suisses ont pris la Ligne de cœur en direction de Paris et se sont demandé, en arrivant en gare de Frasne, ce qu’il pouvait bien y avoir au-delà du Buffet de la Gare? À Frasne, effectivement, pas grand-chose a priori (qu’on me corrige si j’ai tort, surtout n’hésitez pas!), mais admirez le paysage… C’est magnifique! Les montagnes boisées du Jura, les petits lacs, leurs cygnes, les tourbières, vraiment, ça vaut la peine d’aller y faire une balade. Et pourquoi pas séjourner à Pontarlier ou, encore mieux, à Besançon, pour découvrir toute la région sous les couleurs automnales?

De Stéphanie Klebetsanis le 23. septembre 2009 à 15.58  
Catégories: Actualités, Chine, Littérature
Source: Stéphanie Klebetsanis

Source: Stéphanie Klebetsanis

Non, chers lecteurs, il ne s’agit pas d’une invitation, quoique si vous me payez le billet jusqu’en Chine, je suis prête à reconsidérer la chose…

Blague à part, il s’agit du titre d’un bon livre que je viens de finir. L’auteur, Susan Jane Gilman, nous raconte ses mésaventures, ainsi que celles de son amie Claire, à Hong-Kong et en Chine, premières étapes d’un voyage autour du monde qu’elles ont décidé de faire à la fin de leurs études universitaires.

Des récits de voyages autour du monde, on en a vu plein, me direz-vous… Oui, mais celui-là se passe en 1986, alors que la Chine communiste a ouvert ses portes aux « backpackers » (ceux qui voyagent avec un sac à dos) depuis seulement dix minutes.

Les deux voyageuses nous rappellent qu’à l’autre bout du monde, on se sent libre, mais on peut aussi se sentir très démuni. Imaginez-vous en panique, devant des gens qui ne vous comprennent pas! Je ne vous en dirai pas plus, mais sachez que ce que vous imaginez en commençant à lire n’est peut-être pas tout à fait ce que vous allez trouver au fil des pages…

Je n’ai pas lu énormément de récits de voyages, c’est vrai. Pourtant, j’aime beaucoup celui-ci, car il nous fait bien ressentir les joies, mais aussi les manques et le stress engendrés par le fait d’être dans un pays dont la culture et la langue nous sont inconnus. Je l’apprécie aussi parce qu’il s’agit de deux femmes qui décident sur un coup de tête de partir, à une époque où les voyages autour du monde n’étaient pas aussi communs que maintenant, et où Internet n’était pas accessible au public comme il l’est aujourd’hui.

Malheureusement, il n’a pas encore été traduit en français. Il vous faut donc vous armer d’un peu de patience, ou le lire en anglais.

L’auteur sera à la librairie Books Books Books, à Lausanne, le 13 octobre prochain. Elle lira un passage de Undress me in the Temple of Heaven et répondra à nos questions. J’y serai!

De Stéphanie Klebetsanis le 17. septembre 2009 à 10.58  
Catégories: France, Littérature

Je ne pense pas qu’il soit possible de compter ni le nombre de romans dont les histoires se passent à Paris, ni le nombre de personnages liés à la Ville Lumière.

Cependant, deux personnages parisiens m’ont toujours fascinés:

Le premier personnage a été créé par Victor Hugo. Quasimodo habite dans Notre-Dame de Paris, la célèbre cathédrale, et tombe amoureux d’une belle gitane à laquelle on apprendra plus tard qu’il est lié d’une manière singulière… Je ne peux que vous encourager à lire ce roman. En fait, je ne peux que vous inviter à lire l’œuvre complète de Victor Hugo. Des pages et des pages de pur bonheur…

Source: (-(-Tchi-Tcha-)-) http://www.flickr.com/photos/tchi-tcha/2445261536/

Source: (-(-Tchi-Tcha-)-) http://www.flickr.com/photos/tchi-tcha/2445261536/

Saviez-vous que Victor Hugo a eu l’idée d’écrire une histoire centrée sur la cathédrale pour attirer l’attention des parisiens sur son état lamentable? À l’époque, Notre-Dame avait besoin d’être rénovée, et le romancier a atteint son but.

Le deuxième personnage a été créé par Gaston Leroux. Le Fantôme de l’Opéra habite dans l’Opéra Garnier (« dans » a ici toute sa signification, puisque le Fantôme se déplace dans les murs de l’édifice, et même dans ses souterrains). Il tombe amoureux de Christine, une jeune chanteuse qui pousse la chansonnette sur la scène de l’Opéra.

Source: Peter Rivera http://www.flickr.com/photos/riverap1/3736516253/

Source: Peter Rivera http://www.flickr.com/photos/riverap1/3736516253/

Ce qui m’a le plus intriguée dans cette histoire, ce n’est pas le Fantôme lui-même, bien qu’il soit pour le moins mystérieux, mais plutôt les espaces entre les murs, les passages secrets et le lac souterrain. Je ne sais pas si les passages secrets existent vraiment et j’aime à croire que le Fantôme hante encore les lieux, mais je sais que le lac et les souterrains sont réels. Le lac a été crée artificiellement pour assainir le terrain lors de la construction de l’Opéra, et les souterrains font partie d’un immense réseau qui constituait entre autres les anciens égouts de Paris. Ce réseau est maintenant en partie utilisé par le métro de Paris. Malheureusement, le lac n’est pas accessible au public et est bien moins enchanteur que Gaston Leroux veut bien nous le faire croire.

On ne peut que rêver d’eaux calmes, d’une barque vénitienne et d’un homme masqué tenant la barre d’une main et brandissant une lanterne de l’autre, illuminant les parois brillantes et la rive inconnue…

En prime, une des chansons les plus connues de la comédie musicale The Phantom of the Opera.

De Stéphanie Klebetsanis le 15. septembre 2009 à 11.18  
Catégories: Ethiopie
Source: VBzi http://www.flickr.com/photos/12723749@N02/1856146978/

Source: VBzi http://www.flickr.com/photos/12723749@N02/1856146978/

Certains noms de pays, de régions ou de villes nous interpellent sans qu’on n’y ait jamais posé le pied.

Je dois dire que le nom d’Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, me fait cet effet. Addis-Abeba signifie « nouvelle fleur’ en amharique, la deuxième langue sémitique après l’arabe, qui est parlée par environ 2,7 millions de personnes vivant en Éthiopie, en Égypte, en Israël, au Djibouti, au Yémen, au Soudan ou en Suède, ainsi qu’en Érythrée.

Je m’imagine une immense oasis dotée d’une végétation luxuriante, dans laquelle vivrait Ali Baba… Oui, je sais, Ali Baba et les quarante voleurs est une histoire perse, elle ne vient donc même pas du même continent!

Que voulez-vous, on fait parfois des associations d’idées étranges…

Et vous, vous représentez-vous des endroits du monde d’une manière complètement fausse mais amusante?

En réalité, même si vous ne croiserez pas Ali Baba, et certainement pas 40 voleurs (à moins d’être particulièrement malchanceux), la ville semble très jolie. Elle est dotée notamment de plusieurs musées (c’est au musée National que se trouve Lucy, le célèbre squelette d’australopithèque féminin) et d’un des plus grands marchés ouverts d’Afrique. Elle est également proche de parcs dans lesquels on peut s’adonner au trekking ou à l’observation d’oiseaux, l’Éthiopie en accueillant de nombreuses espèces.

Je serais aussi curieuse d’aller voir comment on y mange. Je suis allée plusieurs fois dans des restaurants éthiopiens à Montréal et à Lausanne, et on y mange avec… les doigts! On prend un morceau de galette de sarrasin entre les doigts et on saisit la délicieuse nourriture de cette manière. Il faut un peu de pratique avant de ne plus s’en mettre partout, et donc d’avoir moins honte (surtout quand les deux hommes de la table d’à côté maîtrisent parfaitement la situation), mais ça vaut le détour.

En tous cas, je troque volontiers mes couteaux et mes fourchettes contre une rencontre avec Ali Baba!

Comment ça, je ne le verrai pas?!

De Stéphanie Klebetsanis le 11. septembre 2009 à 11.04  
Catégories: France
Source: ricardo.martins http://www.flickr.com/photos/redneck/2366492580/

Source: ricardo.martins http://www.flickr.com/photos/redneck/2366492580/

Si vous êtes assez fous pour vous rendre à Paris en été, il y a tout de même moyen de vous rafraîchir un peu: les catacombes!

Même sans être une blogueuse cataphile aux idées lugubres (quoique…), les catacombes de Paris valent vraiment la peine d’être visitées, si vous n’avez pas peur de voir des ossements empilés avec style.

Pourquoi donc avoir créé des catacombes? Et bien, parce qu’au 18ème siècle, les cimetières parisiens débordaient. On a alors décidé de déplacer des ossements dans les carrières souterraines pour faire de la place. Et non, Paris n’a pas toujours été une ville salubre et, entre les égoûts nauséabonds et les cimetières débordants, la Ville Lumière n’a certainement pas toujours bien porté son surnom!

Saviez-vous que des bars clandestins ont même existé dans ces carrières? Une petite bière au milieu des crânes, ça vous aurait tenté?

Bon, bon, j’arrête l’humour noir et je retourne à la chaleur écrasante de la capitale française…

De Stéphanie Klebetsanis le 3. septembre 2009 à 11.34  
Catégories: Grèce
source: lepiaf.geo http://www.flickr.com/photos/ajawin/3240363528/

source: lepiaf.geo http://www.flickr.com/photos/ajawin/3240363528/

Chalkis en grec ancien, Chalkida en grec moderne. On l’a toujours appelée Chalkida autour de moi.

Qu’est-ce?

C’est une ville grecque située à 78 km au nord d’Athènes. J’ai eu la chance de la visiter une fois. Un tout petit séjour de quelques nuits qui a laissé une empreinte magique sur mes souvenirs…

Je me rappelle du reflet d’une pleine lune, plus grande et plus rouge qu’à l’ordinaire, sur les eaux bienveillantes. Une partie de la ville est sur l’île d’Eubée, et l’autre sur le continent. La mer aime nous désorienter, apparaissant là ou on ne pensait pas la trouver, et modifiant le sens de son courant toutes les six heures…

Je me souviens de la maison rouge, cette belle et célèbre maison au bord de la mer dont on parlait en frissonnant. Il s’y serait passé des choses… Ses caves s’en souviennent-elles? Ses murs rouges comme le sang versé lors d’étranges cérémonies… Il paraît même que des souterrains la relient à d’autres maisons de la ville. Le diable n’est jamais bien loin à Chalkida, mais on donnerait à cette perle grecque le bon Dieu sans confession.

De Stéphanie Klebetsanis le 27. août 2009 à 13.25  
Catégories: Canada
Source: jmv http://www.flickr.com/photos/jmv/57428207/

Source: jmv http://www.flickr.com/photos/jmv/57428207/

La première fois que j’ai visité le quartier chinois de Vancouver, je ne m’attendais pas à trouver, entre les échoppes colorées et les odeurs de cinq épices, le magnifique jardin du docteur Sun Yat-Sen. Il s’agit d’un jardin chinois dont une partie est gratuite et l’autre payante. Je vous conseille vivement de participer à une visite guidée et d’apprendre comment chaque petit détail a été minutieusement étudié pour correspondre aux principes du Feng Shui ou pour éloigner les esprits.
Chaque plante a sa place. La couleur de l’eau dans l’étang, la forme des dalles sur le sol et des toits des différents pavillons, tout a une signification.

Source: kennymatic http://www.flickr.com/photos/kwl/3524094811/

Source: kennymatic http://www.flickr.com/photos/kwl/3524094811/

Le jardin a été construit entre 1985 et 1986 par la Dr. Sun Yat-Sen Garden Society, une organisation a but non lucratif qui vise, entre autres, à promouvoir l’échange culturel entre la Chine et l’Occident. Il faut savoir que Vancouver a une très grande communauté chinoise. Ce sont différents organismes publics et privés, dont les gouvernements canadien et chinois, qui ont financé le projet.

Le plus impressionnant c’est que, suivant les techniques utilisées pour créer des jardins durant la dynastie Ming, les murs et les toits du jardin ont été bâtis sans avoir recours à des clous, des vis ou de la colle! Les différentes pièces sont imbriquées les unes dans les autres avec une grande précision.

Ne manquez pas ce jardin lors de votre prochaine visite dans le quartier chinois de Vancouver.

De Stéphanie Klebetsanis le 21. août 2009 à 10.49  
Catégories: Canada
Source: abdallahh http://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/2169795649/

Source: abdallahh http://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/2169795649/

Montréal, la plus grande ville de la province du Québec, au Canada, est surtout connue pour son centre-ville et pour les souterrains qui s’y trouvent. Ceux-ci permettent de parcourir des kilomètres sans mettre le nez dehors, ce qui est bien pratique durant l’hiver, alors que le thermomètre affiche des valeurs négatives effrayantes. Pourtant, Montréal est une ville de quartiers. Bien sûr, une partie de la population habite au centre-ville, mais la grande majorité des Montréalais n’y vivent pas, et le « downtown » sert surtout à travailler et à faire des achats.

Quels sont ces différents quartiers?

Il y a le Plateau-Mont-Royal, le quartier branché avec ses multiples commerces, bars, théâtres et restaurants.

Le Mile End, à ne pas confondre avec celui de Londres, est un quartier plutôt anglophone où l’on trouve des artistes, de nombreux cafés et des épiceries bio, mais aussi des juifs hassidiques, des grecs et leurs commerces. C’est ce mélange en apparence étrange qui fait le charme de l’endroit.

À l’ouest du Mile End, vous trouverez Outremont, le quartier riche francophone, très joli mais dont le luxe ne peut rivaliser avec Westmount, situé juste derrière l’Oratoire Saint-Joseph, sur le Mont-Royal, et dont la majeure partie est une suite de maisons toutes plus chères les unes que les autres…

Vous avez envie d’un bon espresso ou d’un plat de pâtes? Rendez-vous dans la Petite Italie, vous y trouverez ce qu’il vous faut. N’oubliez pas de faire un tour au Marché Jean-Talon, l’un des plus grands marchés à ciel ouvert de la ville.

C’est l’odeur des épices qui vous enchante? Parc Extension est pour vous. Ce quartier est certes moins joli que d’autres, mais il regorge de petits magasins et de restaurants indiens.

Vous voulez faire la fête dans une ambiance folle qui prône la diversité ou simplement prendre un café à une terrasse? Le quartier gai vous accueillera.

Le Plateau-Mont-Royal, le Mile End, Outremont, Westmount, la Petite Italie, Parc-Extension, le quartier gai… bien sûr, la liste ne s’arrête pas là, et je n’ai même pas cité tous les quartiers les plus connus! Je vous laisse découvrir Montréal la belle… et même les fameux souterrains du centre-ville, puisque vous y tenez tant!

De Stéphanie Klebetsanis le 13. août 2009 à 10.14  
Catégories: Nigéria
source: zouzouwizman http://www.flickr.com/photos/zouzouwizman/12129004/

source: zouzouwizman http://www.flickr.com/photos/zouzouwizman/12129004/

Il y a quelques mois, en travaillant pour un festival de films, j’ai découvert Nollywood, l’industrie du cinéma nigériane, et j’ai eu un coup de coeur non seulement pour les nombreux films qui y sont tournés chaque année (Nollywood est en passe de détrôner Bollywood, c’est un vrai phénomène!), mais aussi pour la plus grande ville et ancienne capitale du Nigéria, Lagos.

Pourquoi vouloir aller à Lagos? Parce que c’est la première fois que j’ai vraiment envie d’aller en Afrique! Non pas que je n’aie jamais voulu visiter ce continent, mais les Amériques et l’Asie lui ont jusque là toujours volé la vedette.

Je rêve de me balader dans le marché de Lagos, d’entendre les gens crier, de voir les tenues et les coiffures des nigérianes, souvent inspirées des stars nollywoodiennes, et de laisser mon âme de voyageuse se mêler à la foule… Il ne fait peut-être pas bon se perdre littéralement dans Lagos, mais s’y évader, certainement!