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Que peut-on bien faire à Abu Dhabi?
Catégories: Conseils, Emirats Arabes Unis
A la question d’ebookers.ch sur Facebook: « Si je vous dis Abu Dhabi, vous pensez à_____? » j’ai répondu: « Tintin au pays de l’Or noir ». C’est toujours cette image qui me vient s’agissant des Emirats Arabes Unis! Je n’ai jamais été attirée par cette région du monde car je m’en fais probablement une fausse idée.
Je me suis alors demandée: mais que peut-on faire à Abu Dhabi? Qu’est-ce que Abu Dhabi offre aux touristes? Faute d’avoir gagné un billet d’avion pour Abu Dhabi au concours Ebooky dans les rues de Genève, je suis partie à la recherche d’infos sur cette destination et vous offre le fruit de mes recherches.
Le shopping = It’s a lifestyle — c’est un mode de vie!
Fan de shopping? Abu Dhabi est un paradis! Déambuler dans les immenses malls climatisés est une des activités favorites des Emiratis, des expats et des touristes. Si vous aimez les marques, vous serez comblés, car il y a des soldes toute l’année. Prévoyez un large budget en conséquence! Vous pourrez toutefois faire des économies par rapport à ce que vous payeriez en Suisse.
Excursions en 4×4 dans le désert
Une excursion de 2 jours ou plus est un must! Le désert est à votre porte, les véhicules tout terrain vous emmèneront très facilement sur des pistes de sable. Attention, il peut faire froid la nuit, munissez-vous d’une petite laine! Et essayez de vous lever avant le soleil, éloignez-vous du campement pour apprécier en toute tranquillité le lever du jour et du soleil. N’oubliez pas votre appareil photo!
Parcs d’attraction
On n’y pense pas forcément, mais les enfants sont rois à Abu Dhabi. Les parcs d’attraction sont assez nombreux, très bien entretenus et vous ferez des heureux en y emmenant vos enfants. Fan de voitures et de sport automobile, ne manquez pas le Ferrari World!
Et les excursions à dos de chameau?
Si les caravanes de chameaux font de très beaux sujets photographiques, s’agissant du confort, c’est tout différent! Vous pouvez essayer, mais pas plus d’une heure! A cause de la chaleur d’abord, puis du manque de confort ensuite. Très vite, vous n’aurez qu’une envie: en descendre et que la torture cesse! (expérience faite!) Mais les enfants seront ravis, s’il ne fait pas trop chaud.
Activités balnéaires
A Abu Dhabi, vous pouvez trouver de très belles plages sur les différentes îles. Préférez les plages privées des hôtels, bien entretenues et fournissant l’indispensable: parasols, transats et boissons fraîches. Vous pourrez aussi nager dans des piscines de rêve, dont l’eau sera rafraîchie en été. La chaleur aura probablement raison de votre témérité, allez vous baigner de bon matin ou en fin de journée. Le reste du temps, restez au frais!
Activités culturelles
Étant donné la chaleur qui règne à l’extérieur, visiter musées climatisés et mosquées est une des activités de choix. La grande mosquée Cheikh Zayed est vraiment magnifique!
Photographie
Quand j’irai à Abu Dhabi, je ne manquerai pas de photographier ces immeubles à l’architecture démesurée: futur musée Guggenheim de Frank Gehry, futur musée du Louvre des sables de Jean Nouvel, hôtels de luxe, sièges de sociétés pétrolières. Se hisser au sommet de ces buildings pour réaliser des photos de levers ou de couchers de soleil devrait m’occuper un moment! Et puis, le désert n’est jamais loin, de quoi s’éclater en photo, aux heures les moins chaudes.
Et vous, êtes-vous déjà allé à Abu Dhabi et est-ce que le séjour vous a plu? Dites-le nous en commentaire ou sur notre page Facebook.
Pour en savoir plus
Abu Dhabi avec ebookers.ch
Gualdo, l’artisane
Catégories: Conseils, Italie, Récits de voyage
Le soleil brille sur les routes d’Ombrie. Sur la banquette arrière de la voiture, je somnole légèrement. La cathédrale de Gubbio qui sonnait les demi-heures ne m’a pas laissé de répit! La campagne défile et une bonne demi-heure plus tard, nous arrivons à Gualdo Tadino… La plus petite des villes visitées lors de ce périple entre Marches et Ombrie et sans doute celle qui frappe à priori le moins l’imagination.
Ce qui attire le regard en premier néanmoins, c’est le Palais fortifié de Rocca Flea, une structure essentiellement militaire à l’origine, fièrement dressée sur sa colline. C’est une magnifique forteresse dont les parties les plus anciennes datent de 1242. Elle est très bien préservée et restaurée. C’est un bâtiment en si bon état malgré les fréquents tremblement de terre qu’il était encore, jusqu’à 1985, une prison!
Mais avant cela, elle fut un palais militaire et un lieu de résidence pour les légats pontificaux, comme en témoignent d’ailleurs certaines salles du palais qui sont décorées de façon plus frivole qu’on ne pourrait s’y attendre pour un endroit militaire, et portant les armes du pape.
A présent, comme beaucoup d’autres bâtiments historiques parcourus, la Rocca est devenu le Musée municipal de Gualdo et se divise en trois parties: une archéologique, une pinacothèque (avec une collection centrée sur le XIVe au XVIe siècle, qui fut « l’âge d’or » de la région, et son peintre local, Matteo di Gualdo) et… un musée de la céramique lustrée, un type de céramique recouverte d’un voile opalescent qui peut être doré, rouge… et lui donnant un reflet particulier.
Gualdo est sans doute moins reconnue dans le monde de la céramique artisanale que Gubbio (même si elle fait partie elle aussi du réseau des villes de la céramique) mais c’est ici que nous allons rencontrer un sacré bout de femme: Fiorella Mariotti. Probablement âgée d’une cinquantaine d’années, toute mince et pleine de dynamisme, cette peintre et réverbératrice a repris les rênes de Vecchia Gualdo, l’atelier de céramique le plus fameux de la ville.
C’est un fait assez rare de trouver une femme à la barre car traditionnellement, ce sont des hommes qui sont à la tête de ces ateliers. Avec Giampaolo Rondelli, tous les deux entretiennent la tradition de la cuisson à la « muffola », le four traditionnel qui sert à cuire et enfumer les céramiques et qui leur donneront le « lustre », cet aspect iridescent qui fait la gloire des céramiques de l’Ombrie.
Pour y parvenir, Giampaolo a passé de nombreuses années à l’apprentissage de la maîtrise de la sélection et du mélange des essences de bois (mais aussi de branches de genévrier) afin de produire la température et la fumée exacte pour donner le lustre requis! Tout est codifié, calibré, un peu plus d’un ou pas assez de l’autre et le lustre est loupé! C’est tout un savoir-faire qui date de 500 ans.
On passe d’abord un échantillon-test dans la muffola, puis lorsque l’échantillon ressort lustré de manière satisfaisante, on enfourne l’objet à cuire. Les céramiques en ressortent toutes noires de suie et on les nettoie à l’éponge en laine d’acier. Une opération sans dommage pour la céramique car la cuisson à la muffola est sensée garder le lustre « à vie ».
Fiorella enchaînera en nous expliquant que la plupart des autres ateliers utilisent des produits chimiques lors de la cuisson pour donner ce lustre. Un lustre qui ne dure pas mais qui est un processus beaucoup moins lourd que la cuisson traditionnelle. Malheureusement, quand Fiorella et Giampaolo prendront leur retraite, il n’y aura personne pour leur succéder et le savoir-faire amassé par ces deux artisans risque bien d’être perdu.
La visite va prendre un tour tout aussi grave au Musée régional de l’émigration Pietro Conti. Ce n’est un secret pour quiconque voyage un peu: où que l’on soit dans le monde, du Svalsbard à Ushuaïa, on trouvera un Italien sur son chemin! Leur histoire, pourtant, est largement ignorée par les Italiens eux-mêmes.
Ce musée, centre d’étude et bibliothèque, recouvre plusieurs sujets: les raisons du départ des immigrés, leur voyage et arrivée dans leur pays d’adoption, le choc culturel, leur intégration, leurs réussites et leurs échecs. Dans différentes salles plongées dans l’obscurité, des documents, objets, et vidéos sont les principaux outils qui servent à raconter l’histoire des immigrants.
Il y a aussi ces petits détails qui expliquent tout: les appels à l’immigration du gouvernement belge pour travailler dans les mines, une valise, toute semblable à celle de ma grand-mère, un passeport, des vidéos de longues files d’arrivants fraîchement débarqués d’un paquebot à Ellis Island, porte d’entrée du rêve américain, des lettres, dont celles d’un immigré de la région, parti « préparer le terrain » aux États-Unis pour sa famille, et qui envoie ses dernières recommandations à sa femme. Une missive pleine de conseils (surtout, surtout ne pas laisser de dettes!) avec bien peu de place aux marques d’affection entre époux. Un musée émouvant, surtout pour les descendants d’immigrés… et pour ceux qui parlent l’italien, car malheureusement, rien n’est traduit. Un peu dommage pour un musée de l’immigration!
Après un dernier repas et un dernier mille-feuilles, il est temps de dire au revoir à ce district culturel généreux et dont le projet ambitieux et juste de tourisme lent mérite d’être posé en exemple.
Quel prix payer pour le wifi dans les avions?
Catégories: Conseils
Depuis de nombreuses années, les voyageurs s’attendent à trouver le wifi gratuit dans les chambres d’hôtel, spécialement dans les hôtels de luxe. Lorsqu’on paie sa chambre d’hôtel au prix fort, on considère comme normal que la petite somme que représente une connexion wifi soit incluse dans le prix de la chambre. Les hôteliers ont parfois un avis différent, mais les clients ne se gênent alors pas de manifester leur mécontentement via les commentaires sur les réseaux sociaux ou les sites d’évaluation.
Mais qu’en est-il dans les avions? 2012 est considérée comme « année du wifi en vol » et de nombreuses compagnies aériennes offrent ou sont sur le point d’offrir le wifi. Mais pas gratuitement!
Chez Emirates, par exemple, on peut obtenir soit 5 Mo pour 7.50 $ US (plus 10 cents par 100 KB supplémentaire) ou 25 Mo pour 15 $ US (plus 10 cents par 100 KB supplémentaire). Sur Singapore Airlines on peut payer US $ 12 pour 10 Mo de données, ou 30 $ US pour 26 MB.
Les clients ne sont pas très contents de ces différences, mais il est un peu difficile de faire valoir que ce nouveau service devrait être gratuit dans tous les avions. Les voyageurs admettent en général bien de payer quelque chose, du moins au début, mais à un prix fixe. Peut-être un jour viendra où une connexion wifi sera offerte chez toutes les compagnies aériennes et pour tous les passagers.
Pour l’instant, ce n’est pas encore le cas.
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Et vous, quel est votre avis sur la question?
Voudriez-vous disposer d’une connexion wifi au même prix quelle que soit la classe de service? Ou si vous avez déjà payé le prix fort en première classe, trouvez-vous normal que ce service ne soit facturé qu’aux passagers de la classe économique? Ou bien tout le monde devrait-il payer le même tarif?
Faites-nous connaître votre avis en commentaire, sur la page Facebook d’ebookers suisse ou la page Google+.
Source: Traduction libre de cet article de DestinAsian: Should Passengers All Pay the Same for Inflight Wi-Fi?
Comment réussir ses photos de couchers de soleil
Catégories: Conseils
Voyageur, vacancier, touriste, photographe amateur ou professionnel, tous nous avons craqué au moins une fois devant le spectacle du soleil disparaissant à l’horizon. Le summum est atteint au bord de la mer, les couleurs du ciel se reflétant dans l’eau dans un bel effet miroir.
Mais comment réussir à éviter les pièges de la photo bateau et cliché sans intérêt? Voici quelques conseils à mettre en pratique dès vos prochaines vacances en bord de mer!
Choisir la bonne heure
Pour réussir une bonne photo d’un coucher de soleil, le choix du moment est crucial. On va pouvoir prendre les meilleurs photos durant les « golden hours », ces heures dorées où le soleil est bas et la lumière parfaite pour le photographe. En photographie, l’heure dorée est la première et la dernière heure de présence du soleil. Pour calculer cette heure avec précision, on peut consulter le Golden Hour Calculator qui donnera les durées d’ensoleillement d’un pays à une date donnée et les « golden hours ». Bien que la réussite d’une photo dépende souvent du plus grand hasard, il n’est pas interdit d’être un peu prévoyant!
Utiliser des éléments pour une meilleure composition
Le soleil et les belles couleurs seules ne sont pas suffisantes pour réussir « la » photo! Ajouter des silhouettes comme un arbre, une montagne, un bateau, des silhouettes humaines, qui vont animer votre photo. Ajouter un premier plan, faire en sorte que le soleil ne soit pas le seul sujet de la photo. La lumière particulière fera ressortir des reliefs, autant s’en servir dans la composition de la photo. L’effet « ombres chinoises » d’éléments de premier plan rendront la photo beaucoup plus dynamique. Choisir des sujets faciles à voir, dont la forme se détache clairement. Faire les réglages d’exposition sur le ciel, pas sur le sujet secondaire, on n’en capturera que la silhouette.

Savoir attendre le bon moment
En photo, il faut savoir prendre son temps et attendre le « bon moment » pour déclencher. Attendre le passage du bateau qui deviendra le sujet principal, pouvoir saisir le vol d’un oiseau passant devant le soleil, bref tout élément qui peut animer la photo.
Utiliser diverses expositions
On utilise un très long temps de pose pour photographier un coucher de soleil. Même si votre appareil possède une position « coucher de soleil », vous n’êtes nullement obligé(e) de lui faire entièrement confiance car tous les couchers ou levers de soleil ne se ressemblent pas! Si l’on apprécie les couleurs saturées, il ne faut donc pas hésiter à sous-exposer légèrement. Ou à utiliser le bracketing pour avoir un échantillon de différents réglages d’exposition.
Régler manuellement la balance des blancs
En position automatique, les dominantes colorées très chaudes seront compensées et vous vous retrouverez avec des teintes trop froides, voire carrément verdâtres. Le réglage sur « lumière du jour » vous donnera des résultats bien plus proches de la réalité, mais vous aurez peut-être encore mieux en utilisant les positions « temps nuageux » ou « ombre » qui réchaufferont encore les couleurs. Faites plusieurs clichés avec différents réglages.
Utiliser un trépied
Les poses sont souvent longues et c’est la seule manière de maintenir l’appareil suffisamment immobile. Sans trépied, on peut poser l’appareil sur un rocher, un muret, un élément naturel qui servira à le stabiliser.
Pour en savoir plus
Crédit photo: Cmic Blog, Creative Commons
Evernote, pratique en voyage
Catégories: Conseils
Connaissez-vous Evernote? C’est un outil très pratique et facile à utiliser qui permet de stocker notes texte, audio, photos, et même documents. Toutes ces notes sont synchronisées entre votre ordinateur, votre téléphone portable, et même l’interface web d’Evernote.
Quand vous partez en voyage, vous pouvez utiliser Evernote pour y stocker copies de vos papiers d’identité, visas, carnet de vaccination, et tout autre document important et utile auquel vous désirez avoir accès en tout temps. En cas de pépin, vous y aurez toujours accès, et c’est moins enquiquinant que les traditionnelles photocopies!
Vous pouvez également utiliser Evernote pour y stocker des pages web ou de la documentation relative à votre destination. Personnellement, je fais un « Notebook » par voyage, et j’y mets tout: pages wikipédia et wikitravel des villes où je vais, photos des quittances et autres reçus de mes achats ou dépenses, etc.
Les notes et carnets Evernote peuvent aussi être partagés avec d’autres personnes, si vous le désirez!
Si vous avez d’autres utilisations d’Evernote en voyage, je suis curieuse de les entendre.
Gubbio, l’aristocrate
Catégories: Conseils, Italie
Quand on approche de Gubbio, dans la lumière de la fin de l’après-midi, on se rend compte que l’on arrive dans un endroit spécial. La ville semble avoir été littéralement creusée dans un flanc du Mont Ingino! Une ville d’un autre âge, comme tirée d’un conte de fées. La tour crénelée du Palazzo dei Consoli doit y être pour quelque chose dans son allure médiévale. La plupart des bâtiments datent du XIVe et XVe siècle et descendent en cascade jusqu’en bas de la colline, et le théâtre romain est témoin d’un passé encore plus lointain. Si elle était faite femme Gubbio serait une belle dame la cinquantaine, stylée, racée, élégante, sûre encore de son pouvoir de séduction, aimant la tradition, les plats raffinés et les objets bien faits. De toutes les villes traversées ces jours-ci, c’est d’ailleurs la plus connue. En fait, il n’y a que moi qui ne la connaissais pas encore.
Outre de son architecture et son charme, la renommée de Gubbio vient de son artisanat et en tout premier, la céramique, la majolique (elle fait partie du réseau national des villes de la céramique) et c’est justement dans l’atelier de céramique Rampini que nous faisons connaissance avec le maître des lieux, Giampietro. Des motifs (surtout Renaissance) aux objets proposés (vaisselle, vase), on nage ici en pleine tradition. Giampietro nous fait visiter ses ateliers où des employées aux mains expertes tracent les motifs avant la « vitrification », cette cuisson qui donne le côté lustré aux céramiques. J’apprécie la minutie et la technique, un peu moins le résultat. Trop traditionnel à mon goût!
Ce ne sera pas le seul artisan que nous rencontrerons sur notre route! Nous entrerons dans un atelier de fer forgé… Un endroit sobre dans une vieille maison en ville où trônent la Madone, de petits Saints, de vieilles photos, une Vespa et plein d’outils. On se croirait dans un vieux film italien! Ce sont deux messieurs d’une cinquantaine d’années qui sont à la tâche, et les regarder manier de lourds marteaux par amour du métier, c’est impressionnant! Devant le métal rouge de chaleur, je reste comme hypnotisée… Les résultat sont divers: chandeliers, lustres, balustrades, crucifix contemporains (on est en Italie, hein)…
Le troisième artisan, nous le rencontrerons dans le Palais Ducal. Comme je le disais en début d’article, Gubbio est une vieille aristo avec énormément de beaux restes et de cadeaux conservés de ses amants, notamment le Duc Frederic III de Montefeltro qui initia la construction de ce qui est à présent la boite à bijou de la ville! Dans ce bâtiment rassemblé autour de son élégante cour intérieur, on y trouve des œuvres d’art mais surtout, un endroit extraordinaire où nous attend Mastro Marcello: le cabinet d’étude du Palais ou ‘studiolo’. Ce petit espace, entièrement marqueté en trompe-l’œil, est en fait une reproduction réalisée par l’atelier de Mastro Marcello et de sa famille. L’original se trouve, suite à une histoire plutôt mouvementée, au Metropolitan Museum of Arts à New York. Pendant son histoire, le studiolo est passé par plusieurs mains, et fut acquis peut avant la deuxième guerre mondiale par un juif italien et expédié en Suisse alors que le fascisme contraint son propriétaire à fuir le pays. Le studio entier fut finalement acheté en 1939 par le MET. Le plus impressionnant, c’est la reproduction des bancs sur les flancs de la pièce. On a envie de s’asseoir dessus… mais ils n’existent pas! Le jeu de perspective est vraiment déroutant! Le tout nous a été raconté par Mastro Marcello, petit homme qui doit avoir presque 70 printemps mais à peine courbé par les ans.
En sortant du musée, nous nous rendons vers la place qui borde le Palazzo dei Consoli, pour admirer le soleil se couchant sur les rues et les toits médiévaux… L’intérieur du Palais est plutôt austère (normal pour un palais gothique, mais c’est là que l’on y trouve un morceau fascinant, en tout cas pour moi, d’archéologie et de science: les tables eugibines: sept tablettes de bronze qui décrivent en latin et en ombrien (la langue des habitants qui précédait l’invasion romaine) les rites religieux des populations de la région. Nous seulement elles ont aidé à connaître les mœurs d’un peuple mal connu, mais elles ont aidé les linguistes à déchiffrer leur langue! Nous sommes restés un long moment à écouter la guide du musée nous expliquer comment ces tablettes furent finalement déchiffrées, après avoir laissé perplexes bien des savants pendant quatre siècles.
Entretemps, la nuit est descendue et les estomacs crient famine. A la « Tarverna del lupo », on nous attend, d’ailleurs! La table est y raffinée mais conviviale. Un serveur plutôt spirituel badine avec les dames et fait sourire les messieurs. La truffe est la reine de la région et nous la retrouverons dans presque tous plats… Noire ou blanche, elle sert en ingrédient de farce, marinée dans l’huile, ou on la parsème en copeaux… Ça change des spaghetti bolognaise! Partout dans le restaurant, on voit « le lupo », le loup. L’Ombrie, c’est la terre de Saint-François d’Assise et c’est à Gubbio que l’un des premiers écologistes répertoriés conclut la paix entre les habitants de la ville et un « Frère Loup » qui les terrorisait. Frère Loup en fut tellement marqué que, selon certaines versions de l’histoire, il en devint végétarien!
La soirée se termine par un mille-feuilles léger comme son nuage de chantilly et doux comme une nuit de ce printemps précoce qui s’est installé sur l’Ombrie. Malgré les éclairages publics, on distingue les étoiles qui constellent le ciel. Un conte de fée, je disais!
Sur l’île de Boracay, on y danse, on y danse
Catégories: Conseils, Philippines
Si pour vous le concept de vacances inclut les notions suivantes: se dorer la pilule les pieds en éventail sur le sable blanc, prendre part à un doux farniente, voir des poissons tout colorés et se coucher à des heures plus que matinales la tête dans l’éther… alors la petite île de Boracay, dans les Philippines, a certainement été taillée pour vous!
Il y en a pour tous les porte-monnaies… euh, pour tous les goûts! Car bien qu’elle soit bondée de resorts plus ou moins luxueux (dans des standards qui ne sont pas, finalement, vraiment comparables à nos habitudes européennes), il y a raisonnablement de quoi faire pour les petits budgets et les backpackers.
Jetez un oeil à ma carte de Boracay: vous y trouverez les restaurants, cafés et clubs/bars que j’ai pu apprécier. L’île est divisée en plusieurs stations, la plus populaire étant la Station 2.
Afficher Philippines – Boracay sur une carte plus grande
Où dormir pour pas cher à Boracay?
J’ai logé à Trafalgar Cottages, un petit resort tranquille posé dans la Station 2. Il propose de petits bungalows privatifs, avec généralement une terrasse privée et un hamac. Le personnel est amical, souriant et de bon conseil.
Un bungalow pour deux, avec salle de bains commune, vous coûtera environ 9€ (divisez-moi ça par deux)! Vous pouvez aussi investir dans une salle de bains privée, bien entendu.
Oh et, vous savez quoi? Il y a des couchsurfers sur l’île. La communauté Couchsurfing est plutôt impressionnante, aux Philippines.
Coucher de soleil sur Boracay
Vous voulez manger à la mode philippine?
Excellent choix! Personnellement, j’adore — et je reviens à chaque fois du pays avec quelques kilos supplémentaires… sur ma personne! Heureusement que ça ne compte pas, dans les avions.
Vous trouverez de bons petits (et modestes) plats chez Big Mamas (juste à côté du Starbucks, sur le bord de mer) et au Zest Restaurant (un peu plus à l’intérieur, presque en face de E-Mall).
Le premier offre une petite sélection bien autochtone. Quant au deuxième, il propose une carte bien remplie de plats philippins comme occidentaux, et des petits-déjeuners complets à s’en pourlécher les babines.
Mes recommandations: Bicol Express chez Big Mamas (piquant!), Bistek chez Zest, et Inasal (poulet au barbecue) un peu partout dans le pays.
N’oubliez pas d’ajouter du kalamansi sur votre poulet, un petit fruit mi-lime, mi-orange: c’est le secret de toute bonne recette aux Philippines!
Une délicieuse salade de mangues fraîches et bien mûres (et du kalamansi!) au Zest
Party party party!
Boracay, c’est un peu ça en résumé: le sable blanc, l’alcool à flots, les couchers de soleil, et les couples de Coréens en lune de miel. Vous y trouverez donc tout un tas de fêtards: un ravissant melting pot des quatre coins du monde, de tous âges et de tous parcours, parfaitement mélangés aux autochtones en vacances et aux habitants de l’île.
Si vous aimez les clubs bondés qui passent les hits de l’été… (en même temps, aux Philippines, la majorité des clubs fonctionne avec ça) (mais sans Justin Bieber quand même) vous apprécierez sans doute Summer Place et Palaw Club. Il y a aussi la version plus classy et renommée: Epic.
Quand même, ne vous attendez pas à une scène avant-gardiste, on fait avec les moyens du bord… et finalement, après quelques Red Horse (l’une des bières locales), on ne sent même plus la différence.
Bon, si vous appréciez quand même plus la musique électronique un poil plus soignée et sélective, il faudra vous exiler de l’autre côté de l’île, au Jungle Bar. Il siège sur une magnifique plage privative, loin des foules, avec un beau jeu de lumières, une chouette ambiance et un service soigné.
À ne pas rater: les full-moon parties!
Si vous n’avez pas vraiment envie de vous joindre à la foule en délire, essayez peut-être Pat’s Creek ou Bom Bom Bar. Proches l’un de l’autre, ils se partagent un groupe de musiciens enthousiastes dont le répertoire jongle entre rock old school et reggae philippin.
Et au milieu de tout ça, il y a aussi Le Soleil de Boracay, sur le toit d’un hôtel qui donne sur la plage. Je l’aime bien, moi, même s’il n’y a pas une foule terrible: de la terrace, on peut observer les gens passer. La musique, c’est aussi les hits du moment, mais mixés de façon plus soignée (si tant est qu’une telle notion existe). Bref, c’est l’idéal pour profiter de l’ambiance relax sans le bain de sueur.
Ah, le sable blanc de Boracay!
Calculer ses frais de bagage avec iflybags
Catégories: Conseils
Comme iflybags.com, qui a fait ses débuts en Octobre 2011, l’application iPhone iflybags permet aux voyageurs de visualiser les calculs de la franchise de bagages et les frais en fonction de leur classe de service et leur statut de voyageur fréquent. L’application (1 CHF sur l’apple store suisse) contient les informations de plus de 325 compagnies aériennes à travers le monde.
Fini le stress au moment de boucler sa valise au retour de voyage, terminée la honte de devoir retirer des vêtements et des souvenirs de vacances au guichet d’enregistrement, faute de vouloir payer le supplément de bagages! Ou pire devoir se transformer en bonhomme Michelin en mettant sur soi plusieurs couches de vêtements! Avec iflybags, on peut savoir à tout moment quelle est la franchise de bagages pour un vol et un compagine donnée et pour une classe de tarifs et calculer le coût d’un supplément de bagages ou du transport d’un bagage particulier (skis, instrument de musique, vélo, etc.).
Je trouve l’application très utile aussi en phase de préparation de voyage, lorsqu’il faut comparer des tarifs. En calculant le coût d’un supplément de bagages et en connaissant les limites pour chaque compagnie aérienne, on peut faire un choix en fonction de ses besoins.
Exemple pour un voyage de Genève à Rome avec Alitalia
Des soirées belles à Sienne
Catégories: Conseils, Italie
Sienne, la belle toscane, ses remparts, ses palais, sa superbe cathédrale, son Palio qui a même joué dans un James Bond, Quantum of Solace. Une bien jolie ville, à ne pas manquer si vous voyagez dans la région.
Et pour la visiter de fond en comble, au lieu de vous limiter aux rues principales, un petit jeu très amusant: la chasse aux contrade. Les 17 contrade siennoises sont plus ou moins l’équivalent de guildes de quartier. Elles ont chacune leur hymne, leur saint tutélaire, leur drapeau, leurs symboles et leur maison. Et chaque année, elles s’affrontent lors du Palio, une course de chevaux en plein cœur de la ville, sous les acclamations de leurs supporters: si l’on naît dans un quartier, on reste à vie membre de sa contrada.
Et si l’on visite Sienne, on peut s’amuser à repérer les 17 symboles, en flânant de quartier en quartier. L’occasion de se perdre, de découvrir des petits coins où le flux de touristes se fait nettement moins dense, puis carrément absent.
Il faut parfois un peu de chance pour découvrir les différents endroits où se cachent les animaux symboles de chaque contrada: plaquettes (parfois minuscules !) au coin des rues marquant les limites du « territoire », drapeaux, statues pour certaines d’entre elles et même musées (ouverts uniquement sur réservation).
Deux astuces: levez le nez et, surtout, munissez-vous d’un plan de ville indiquant les limites des différents territoires.
Tous les animaux ne sont pas très siennois. Les 17 contrade s’appellent: Aquila (aigle), Bruco (la chenille), Chiocciola (l’escargot), Civetta (la chouette), Drago (le dragon), Giraffa (la girafe), Istrice (le porc-épic), Leocorno (la licorne), Lupa (la Louve), Nicchio (la coquille), Oca (l’oie), Onda (l’onde), Pantera (la panthère), Selva (la forêt, son symbole est un rhinocéros), Tartuca (la tortue), Torre (la tour, juchée sur un dos d’éléphant), Valdimontone (le bélier).
Bon safari !
Survivre dans les transports publics et privés
Catégories: Conseils, Inde
L’Inde, on le sait, c’est tout une aventure — et un pays pas toujours facile. Quelques tuyaux nés de mon expérience sur place!
Rickshaw/Auto (prononcez « ah-toh »)
Dans la plupart des villes, les rickshaws sont légion. Bruyants mais pas trop chers, ils sont souvent friands de touristes à arnaquer. Pas tous, par contre, il y a des conducteurs de rickshaw tout à fait honnêtes et très sympas.
En règle générale:
Taxi
Les taxis sont en général un peu plus chers que les rickshaws (ou bien plus) et étant à quatre roues, moins mobiles dans les bouchons. Mais bon, plus confortables, et pratiques quand on a des bagages! Ils ont un compteur, peuvent être climatisés ou non (n’hésitez pas à demander au chauffer de baisser la clim si vous gelez). Comme pour les rickshaws, renseignez-vous à l’avance auprès de quelqu’un de confiance sur les tarifs et usages locaux.
Radio-taxi et radio-rickshaw/auto
Très pratiques et de plus en plus populaires, les radio-taxi et radio-autos sont des services semblables à ce que l’on a en occident: on appelle un numéro de téléphone et on réserve son taxi. Un peu plus chers, mais ils misent sur la qualité de service. Certains permettent de faire les réservations en ligne. Un des plus connus est Meru Cabs. Il n’est pas toujours simple de les dénicher (parfois il faut trouver quelqu’un qui a les numéros!) — j’ai par exemple appris environ une semaine avant mon départ qu’il existait des radio-autos à Pune, alors que je l’ignorais!
Particulièrement utiles la nuit quand les rickshaws normaux deviennent « difficiles ».
Prepaid taxi/auto
Dans les gares et les aéroports, vous payez votre taxi ou votre rickshaw au guichet. Ça limite un peu les possibilités d’arnaque. Fuyez comme la peste les gens qui vous approchent pour vous proposer un taxi, et suivez les panneaux! On trouve à côté des taxis/rickshaws « officiels » des compagnies privées qui sont pas mal aussi. Pour vous préparez, vous pouvez aussi demander qu’on vous recommande quelle compagnie utiliser.
Train
Le train est toute une institution en Inde. Attention, il faut réserver bien à l’avance, sauf pour les petits trajets locaux! Mon article sur la réservation en ligne des trains indiens vous donnera plus d’infos.
Pour les voyages locaux, la première classe vaut la peine (vu le prix) car il y a là moins de gens et moins de mendiants. Par contre, ce n’est pas très luxueux. L’avantage est vraiment qu’on peut s’asseoir et qu’on ne risque pas de se retrouver avec les poules du voisin sur les genoux.
Avion
L’avion, développement de l’Inde post-britannique, ça marche plutôt bien! Il y en a partout, c’est assez bon marché, ils sont raisonnablement à l’heure. Vous pouvez réserver sur ClearTrip par exemple.
Voiture
Louer une voiture avec chauffeur, ça nous paraît un peu anachronique ou bourge — mais c’est souvent une bonne solution si on veut aller quelque part et avoir de la liberté de mouvement. Il y a toute une gamme de voitures et de compétences de chauffeurs, qui se reflètent (ou pas) dans les prix. (Voir par exemple notre séjour à Mysore.)
Car
Le car se développe, et il y en a pour tous les goûts. De jour, de nuit, couchettes ou non. Redbus vous permet de réserver en ligne, mais vous pouvez aussi le faire directement auprès des compagnies. Je l’ai appris à mes dépens (une nuit à partager une dure couchette de 1m80x1m20 avec un Indien inconnu), il vaut mieux bien vous renseigner sur les différentes options. Par exemple, « sleeper » c’est couchettes (les autres bus de nuit, vous dormez assis). Sleeper 2×2 veut dire deux personnes de chaque côté du couloir se partageant une couchette, et 2×1 signifie que d’un côté du couloir il y a une seule couchette. Parfois il y a des arrangements pour les femmes, parfois pas. Les bus populaires sont les « Volvo », relativement neufs avec bonne suspension.
Bus
Le bus, c’est toute une histoire. Difficile de savoir où ils s’arrêtent, quand ils passent, et où ils vont. Si vous allez faire un trajet régulièrement cela vaut la peine de vous renseigner, car c’est très très peu cher! Ne vous attendez pas à pouvoir aller chercher un horaire et un plan de la ville et des arrêts où que ce soit
Air conditionné (A/C)
L’air conditionné a trois avantages: il vous protège de la chaleur torride de l’Inde, de la poussière des routes, et des mendiants ou autres vendeurs de choses. Il a par contre un désavantage: quand les indiens paient pour l’air conditionné (c’est plus cher!) ils aiment en avoir pour leur argent. Préparez-vous donc à être frigorifiés. Pour une nuit en train ou en bus A/C, prévoyez un bonnet (je ne rigole pas, ça aide), des chaussettes, des habits chauds. On vous fournira peut-être une couverture mais il n’y a pas de garanties quant à sa taille. Je suis perso une adepte du sac à viande (facile à faire coudre sur place) qui m’évite de me retrouver les pattes à l’air au milieu de la nuit parce que j’ai gigoté.
Pendant que nous y sommes, prévoyez aussi boules quiès et masque pour les yeux si la lumière et les ronflements de votre voisin risquent de vous empêcher de dormir!