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De Stephanie Booth le 16. mars 2012 à 10.51  
Catégories: Conseils, Inde

L’Inde, on le sait, c’est tout une aventure — et un pays pas toujours facile. Quelques tuyaux nés de mon expérience sur place!

Rickshaw/Auto (prononcez « ah-toh »)

Dans la plupart des villes, les rickshaws sont légion. Bruyants mais pas trop chers, ils sont souvent friands de touristes à arnaquer. Pas tous, par contre, il y a des conducteurs de rickshaw tout à fait honnêtes et très sympas.

Bangalore 076 Street Views.jpg

En règle générale:

  • renseignez-vous à l’avance auprès de vos hôtes locaux pour savoir si les rickshaws fonctionnent au compteur ou non dans la ville où vous êtes (ça varie)
  • quand les rickshaws fonctionnent au compteur, il y a parfois une formule à appliquer pour déduire le prix effectif
  • le tarif change souvent la nuit — renseignez-vous sur les usages locaux
  • avant de faire un trajet pour la première fois, renseignez-vous si possible sur son prix approximatif (ça vous permettra plus aisément de faire croire que vous savez ce que vous faites)
  • si votre rickshawallah ne connaît pas le chemin, il vous demandera où aller — il peut aussi se renseigner auprès de collègues ou de passants
  • a priori, les rickshaws ne sont pas censés s’arrêter à la pompe à essence quand ils ont un passager!

Taxi

Les taxis sont en général un peu plus chers que les rickshaws (ou bien plus) et étant à quatre roues, moins mobiles dans les bouchons. Mais bon, plus confortables, et pratiques quand on a des bagages! Ils ont un compteur, peuvent être climatisés ou non (n’hésitez pas à demander au chauffer de baisser la clim si vous gelez). Comme pour les rickshaws, renseignez-vous à l’avance auprès de quelqu’un de confiance sur les tarifs et usages locaux.

Radio-taxi et radio-rickshaw/auto

Très pratiques et de plus en plus populaires, les radio-taxi et radio-autos sont des services semblables à ce que l’on a en occident: on appelle un numéro de téléphone et on réserve son taxi. Un peu plus chers, mais ils misent sur la qualité de service. Certains permettent de faire les réservations en ligne. Un des plus connus est Meru Cabs. Il n’est pas toujours simple de les dénicher (parfois il faut trouver quelqu’un qui a les numéros!) — j’ai par exemple appris environ une semaine avant mon départ qu’il existait des radio-autos à Pune, alors que je l’ignorais!

Particulièrement utiles la nuit quand les rickshaws normaux deviennent « difficiles ».

Prepaid taxi/auto

Dans les gares et les aéroports, vous payez votre taxi ou votre rickshaw au guichet. Ça limite un peu les possibilités d’arnaque. Fuyez comme la peste les gens qui vous approchent pour vous proposer un taxi, et suivez les panneaux! On trouve à côté des taxis/rickshaws « officiels » des compagnies privées qui sont pas mal aussi. Pour vous préparez, vous pouvez aussi demander qu’on vous recommande quelle compagnie utiliser.

Train

Le train est toute une institution en Inde. Attention, il faut réserver bien à l’avance, sauf pour les petits trajets locaux! Mon article sur la réservation en ligne des trains indiens vous donnera plus d’infos.

Pour les voyages locaux, la première classe vaut la peine (vu le prix) car il y a là moins de gens et moins de mendiants. Par contre, ce n’est pas très luxueux. L’avantage est vraiment qu’on peut s’asseoir et qu’on ne risque pas de se retrouver avec les poules du voisin sur les genoux.

Avion

L’avion, développement de l’Inde post-britannique, ça marche plutôt bien! Il y en a partout, c’est assez bon marché, ils sont raisonnablement à l’heure. Vous pouvez réserver sur ClearTrip par exemple.

Voiture

Louer une voiture avec chauffeur, ça nous paraît un peu anachronique ou bourge — mais c’est souvent une bonne solution si on veut aller quelque part et avoir de la liberté de mouvement. Il y a toute une gamme de voitures et de compétences de chauffeurs, qui se reflètent (ou pas) dans les prix. (Voir par exemple notre séjour à Mysore.)

Car

Le car se développe, et il y en a pour tous les goûts. De jour, de nuit, couchettes ou non. Redbus vous permet de réserver en ligne, mais vous pouvez aussi le faire directement auprès des compagnies. Je l’ai appris à mes dépens (une nuit à partager une dure couchette de 1m80x1m20 avec un Indien inconnu), il vaut mieux bien vous renseigner sur les différentes options. Par exemple, « sleeper » c’est couchettes (les autres bus de nuit, vous dormez assis). Sleeper 2×2 veut dire deux personnes de chaque côté du couloir se partageant une couchette, et 2×1 signifie que d’un côté du couloir il y a une seule couchette. Parfois il y a des arrangements pour les femmes, parfois pas. Les bus populaires sont les « Volvo », relativement neufs avec bonne suspension.

Bus

Le bus, c’est toute une histoire. Difficile de savoir où ils s’arrêtent, quand ils passent, et où ils vont. Si vous allez faire un trajet régulièrement cela vaut la peine de vous renseigner, car c’est très très peu cher! Ne vous attendez pas à pouvoir aller chercher un horaire et un plan de la ville et des arrêts où que ce soit :-)

Air conditionné (A/C)

L’air conditionné a trois avantages: il vous protège de la chaleur torride de l’Inde, de la poussière des routes, et des mendiants ou autres vendeurs de choses. Il a par contre un désavantage: quand les indiens paient pour l’air conditionné (c’est plus cher!) ils aiment en avoir pour leur argent. Préparez-vous donc à être frigorifiés. Pour une nuit en train ou en bus A/C, prévoyez un bonnet (je ne rigole pas, ça aide), des chaussettes, des habits chauds. On vous fournira peut-être une couverture mais il n’y a pas de garanties quant à sa taille. Je suis perso une adepte du sac à viande (facile à faire coudre sur place) qui m’évite de me retrouver les pattes à l’air au milieu de la nuit parce que j’ai gigoté.

Pendant que nous y sommes, prévoyez aussi boules quiès et masque pour les yeux si la lumière et les ronflements de votre voisin risquent de vous empêcher de dormir!

De Michelle Carrupt le 28. février 2012 à 19.52  
Catégories: Conseils

Où irez-vous en vacances cet été? Pas encore d’idées ou idées très vagues? Essayez l’application iPad gratuite Stuck On Earth.

Créée par le photographe Trey Rattclif, cette application permet de découvrir les plus beaux endroits du monde à travers des séries de photos. Elle conviendra à tous les voyageurs, photographes ou simplement rêveurs! « The ultimate guide for photographers, explorers and daydreamers ».

L’interface de l’application est semblable à Google Earth. On peut aisément zoomer sur les endroits de la planète que l’on souhaite visiter et sur les millions de photos déjà stockées. Stuck On Earth propose aussi un top 50 des meilleures destinations véritable source d’inspiration pour vos prochains voyages.

En zoomant sur une photo, on peut l’ajouter à ses favoris comme dans des catégories suggérées, comme par exemple « endroits à visiter un jour », « endroits déjà visités… Les outils de partage font évidemment partie de l’application: partage vers email, Twitter et Facebook. Dans le partage par email, on reçoit un lien vers la photo originale sur Flickr. Attention, toutes les photos ne sont pas libres de droits! Consultez la licence sur Flickr avant de les utiliser sur un site web.

J’aime bien cette application pour découvrir des photos de pays où j’aimerais aller un jour. J’ai aussi utilisé la fonction diaporama avec des enfants qui souhaitaient en savoir plus sur un pays. L’interface est très intuitive et après quelques instants, mes nièces de 6 et 8 ans se débrouillaient toutes seules.

Petit bémol: il faut parfois fermer complètement l’application après quelques zooms successifs, les photos ne s’affichant plus.

Voir aussi

De Mélissa Monaco le 28. février 2012 à 11.52  
Catégories: Conseils, Roumanie

Peleș Castle

Disons que vous avez du temps à tuer à Bucarest. Vous avez fait le tour de la ville depuis plusieurs jours et l’appel de la nature, malgré les nombreux parcs, se fait sentir. C’est le moment de sauter dans le train et de partir en direction des Carpates pour rejoindre la petite ville de Sinaia.

Peleș Castle

Peleș CastleAprès la création du Royaume de Roumanie, son premier roi, Charles 1er, avait, comme de bien entendu, besoin d’une résidence d’été, en bon souverain qui se respectait en cette fin de XIXe siècle. Il fallait que ce ne soit pas trop loin de la capitale et dans un endroit qui en impose! C’est donc au pied des Monts Bucegi et de la rivière Peleș qu’il trouva son bonheur.

Sinaia n’était alors qu’un petit village construit autour d’un ancien monastère, mais cela allait bientôt changer! Le souverain y fit construire:

  • un château, le Château de Peleș (pour commencer),
  • une centrale électrique (ce qui fait  le premier en Europe à avoir eu l’électricité),
  • un casino,
  • une gare spécialement à l’intention de la famille royale,
  • un autre château pour son neveu et héritier, Ferdinand.

Bien vite, la cour et la haute bourgeoisie firent également construire leurs secondes résidences à Sinaia et le village devint une petite deuxième capitale. Aujourd’hui, c’est une petite cité au look désuet mais charmant et dans laquelle on a l’impression d’être remonté au temps des crinolines. L’attraction principale de Sinaia, c’est bien sur le château. Le roi Charles étant un prince prussien, le style du château est de type « renaissance allemande ». La cour et les très beaux jardins du château sont librement accessibles mais pour le visiter, il faudra s’acquitter du droit d’entrée.

Peleș Castle

Peleș CastleUn personnel, il faut le dire pas toujours sympathique, vous présentera des « pantoufles » à enfiler par dessus vous chaussures, histoire de ne pas abîmer boiseries et tapis. D’ailleurs, le bois est évidemment présent partout, comme on peut le voir dans le hall d’honneur… Le Roi Charles souhaitait que chaque pièce ait sa thématique… Les salles se succèdent donc, quasi toutes cachées par de lourdes portes sculptées, afin de surprendre les visiteurs : une classique bibliothèque, une salle d’armes remplie par une collection imposante d’armures et d’armes en tout genres, un salon florentin avec une débauche de lustres en provenance de Murano, un charmant salon mauresque avec sa fontaine, un salon turc et mon préféré, le salon de musique, qui était la pièce favorite de la reine Elisabeth, artiste touche-à-tout et écrivain à succès cachée sous le pseudonyme de Carmen Silva. Bref, une modeste maison de campagne, quoi!

Peleș Castle

Un bel arrêt sur le chemin de la ville historique de Brasov… Par contre, les amoureux des sports d’hiver qui ont envie d’aller voir ailleurs que dans les Alpes pourraient bien être surpris…

De Corinne Stoppelli le 23. février 2012 à 13.59  
Catégories: Conseils, Thaïlande

Chiang Rai est probablement l’une des villes les plus relax du nord de la Thaïlande. En déambulant dans ses rues bordées de décorations dorées, on y ressent une paix et un confort curieux, mais agréables.

La ville ne elle-même ne vous offrira pas mille plans d’escapade, mais vous y apprécierez certainement son marché de nuit du samedi: c’est une foire authentique, avec des plats locaux, des biens locaux, et des activités… locales.

Jeunes et moins jeunes dansent en tournant autour d’un poteau alors qu’un orchestre live joue de la musique traditionnelle.

Voir plus de photos du marché du samedi à Chiang Rai

Si vous êtes d’humeur à vous relaxer, direction Chiang Rai Beach! Les abords de la rivière sont apaisants et romantiques, et la « plage » propose de nombreux restaurants sous la forme originale de huttes de bambou flottantes.


Chiang Rai Beach!

À la nuit tombée, dirigez-vous vers le King’s Monument. Les locaux se rassemblent sous cet impressionnante stèle et y déposent leurs offrandes, avant de prier.


Le King’s Monument

Il y a aussi quelques autres monuments particuliers dans la ville (notamment, les horloges): jetez-y un coup d’oeil.


L’une des horloges de Chiang Rai

Et puis, il y a le magnifique Temple Blanc de Chiang Rai à ne pas manquer: une merveille du bouddhisme moderne! Mais il mérite un billet à lui seul, alors je vous en parlerai plus en détail bientôt.

De Michelle Carrupt le 15. février 2012 à 16.02  
Catégories: Cambodge, Conseils

Friends-International a lancé récemment une campagne avec le soutien de l’Unicef. Elle incite les touristes à mettre fin ensemble à ce qu’on appelle le tourisme d’orphelinat au Cambodge.

Qu’est-ce que le tourisme d’orphelinat ?

Les touristes voyageant au Cambodge se font régulièrement accoster par des enfants leur proposant de rendre visite à leur orphelinat. En général, lors de la visite les enfants donnent un spectacle (de danse la plupart du temps) à l’issue duquel ils demandent aux visiteurs de faire un don pour couvrir les frais de fonctionnement de l’orphelinat. Ces milliers de visites de touristes ont permis à une véritable industrie de se développer. C’est ce qu’on appelle le tourisme d’orphelinat.

Pourquoi mettre fin au tourisme d’orphelinat ?

En rendant visite aux orphelinats, les touristes causent plus de mal que de bien, malgré leurs bonnes intentions. Ce tourisme d’orphelinat est souvent organisé par des agences peu scrupuleuses. Il ne respecte pas les standards de protection, d’éducation et les droits de l’enfant… De plus cette industrie contribue à éclater davantage les familles cambodgiennes. Sans qu’on s’en doute, ces pratiques vont aussi contre les Droits de l’Enfant (charte de l’ONU).

Beaucoup de ces centres résidentiels à long terme se qualifient eux-mêmes d’orphelinats. L’expérience montre que ces centres sont plus comme des foyers ou des internats puisque la plupart des enfants rendent visite régulièrement à leur famille pendant les grandes vacances. Le terme « orphelinat » est probablement utilisé parce qu’il résonne auprès des étrangers et facilite la récolte de fonds.

La visite d’orphelinats peut être néfaste

La grande majorité des enfants cambodgiens vivant en orphelinats ne sont pas orphelins, ils ont encore leurs parents. En fait, selon les statistiques gouvernementales, seuls 26% des enfants ont perdu leurs deux parents.

La pauvreté et le manque d’accès à l’éducation sont les principales raisons qui poussent les parents à envoyer leurs enfants en orphelinat. Ceux-ci sont devenus une réponse facile aux problèmes de pauvreté et d’exclusion. Beaucoup d’orphelinats recrutent activement les enfants dans des provinces pauvres en convainquant, forçant ou même payant les parents pour qu’ils donnent leurs enfants. Beaucoup de parents croient que les enfants seront mieux dans ces centres.

Soutenir financièrement ces centres entretient la dépendance et n’aide ni les parents, ni les enfants.

Touristes, n’allez pas dans les orphelinats

Voyageur au Cambodge, vous serez sans doute sollicité pour aider financièrement ces « orphelins ». Face à l’extrême pauvreté des enfants, il est difficile de rester indifférent. Apitoyé, vous serez peut-être tenté de donner quelques jours de vos vacances pour participer à la vie d’un de ces orphelinats, pensant bien faire et encouragé par des responsables insistants rencontrés dans des lieux touristiques.

S’il vous plaît, n’en faites rien. Ne donnez pas d’argent au premier orphelinat venu. Ne faites pas de tourisme d’orphelinat.

A la place, soutenez une organisation locale qui propose des activités aux enfants dans la journée mais où les enfants rentrent chez eux le soir. Soutenez des organismes dont l’action est pérenne et qui prennent vraiment en compte les Droits de l’enfant.

Avant de visiter un orphelinat, posez-vous les questions suivantes :

  • En quoi ma visite peut-elle faire du tort aux enfants ?
  • Dans mon propre pays est-ce que j’envisagerais de visiter un foyer pour enfants durant ma journée ? Aimerais-je que mes enfants soient pris en charge par du personnel étranger, non qualifié et qui change chaque jour?
  • Ma contribution est-elle pérenne ?

Evitez d’acheter aux enfants et évitez de donner de l’argent aux enfants mendiants.

Donner de l’argent aux enfants les encourage à rester dans la rue et les maintient dans une situation de danger. Si vous voulez les aider, ne donnez pas d’argent directement aux enfants. Au lieu de cela, vous pouvez soutenir les organisations qui aident ces enfants à construire un futur meilleur.

Soyez attentifs!

Si un enfant vous semble en danger, informez la police, les services hospitaliers ou une organisation de protection de l’enfance.
En Suisse, vous pouvez annoncer des soupçons de tourisme sexuel en remplissant ce formulaire.

Pour en savoir plus

De Corinne Stoppelli le 8. février 2012 à 7.07  
Catégories: Conseils, Thaïlande

Ah, le retour à ma douce Thaïlande, qu’il s’annonçait beau!

Après avoir baissé ma garde pendant plus de six mois à Taïwan et Hong Kong, où l’on peut laisser son sac à dos ouvert et pendouillant sans risque de se faire dérober, j’avais perdu la salvatrice habitude de la méfiance. Car à Bangkok, elle s’impose.

Photo par jo.sau

Fatiguée de mon voyage, émotionnellement cette fois, j’ai sauté sans trop réfléchir dans le premier taxi rose. J’ai bien constaté qu’il n’y avait pas de taximètre, mais connaissant plus ou moins les tarifs (entre 200 et 300 bahts, soit 5-7€ pour rejoindre le centre) je me suis dit que je pouvais accepter une marge d’erreur et ne pas faire la difficile.

Seulement à l’arrivée, le conducteur me demande 700 bahts (17€) et là… Non, ça ne va pas être possible! Peng mak mak (c’est trop cher)!

Il s’excite, il raille en thaï, il peste contre son volant. Il m’effraie un peu je dois dire. Mais, sertie de mon calme tout asiatique, j’entre en discussion. On va régler ça l’ami, laisse-moi appeler quelqu’un pour nous aider à résoudre la situation.

Mon ami Supreeti m’attendait justement, et les pourparlers s’engagent rapidement. Le bonhomme nous fait un drame, le visage dans ses mains, comme s’il allait pleurer – l’injustice! Il a attendu si longtemps à l’aéroport, le trafic… et en plus, il a failli nous tuer tous les deux lors d’un dépassement à pleine vitesse. Risquer sa vie de la sorte pour 300 bahts, non Monsieur, elle vaut plus cher que cela tout de même!

Au final, un sourire en coin de mépris, il acceptera 450 bahts.

Morale de l’histoire: faire confiance, c’est bien, mais pas trop quand même… Demandez toujours le taximètre en Thaïlande.
Les taxis roses sont des voitures louées, plus ou moins n’importe qui peut en prendre le volant. Pour ma part, je préfèrerai désormais les taxis jaune-verts, achetés par leur propriétaire.
Cela va sans dire que peu importe la couleur, le risque reste. Soyez sur vos gardes.

De Michelle Carrupt le 6. février 2012 à 11.08  
Catégories: Conseils

En lisant ce billet de Corinne, je me suis dit: je ne monterais jamais dans un avion sur liste noire, quel casse-cou cette fille! J’ai laissé un commentaire sur le billet, commentaire auquel Corinne a répondu:

J’ai volé une dizaine de fois au minimum avec Cebu Pacific, et franchement, aucun retard, aucune perte de bagages, rien de négatif en fait. Pis surtout, je suis toujours en vie, haha!

Je suis alors demandé ce qu’était vraiment cette liste noire, quelles compagnies y étaient listées et si les voyageurs y prêtaient attention. Voici le fruit de mes recherches sur le web.

Qu’est-ce que la liste noire des compagnies aériennes?

Les listes noires en aviation sont des listes de compagnies d’aviation civile, nommées individuellement ou selon leur pays d’origine, qui sont désignées comme indésirables par des gouvernements des pays ayant mis en place leur liste. [source: Wikipedia]

Qui établit ces listes?

Aux Etats-Unis, c’est la Federal Aviation Administration, agence gouvernementale chargée des règlementations et des contrôles concernant l’aviation civile aux États-Unis, qui l’établit, et ce depuis 1992. Elle liste les pays dont les autorités civiles de l’aviation se conforment, ou non, aux directives fixées par l’Organisation de l’aviation civile internationale. Selon le cas, ces compagnies sont classées en catégorie 1, pour celles qui respectent les critères de l’OACI, ou en catégorie 2 pour celles dont ce n’est pas le cas.

En Europe, la liste des compagnies à risque est élaborée à l’initiative de la Commission européenne avec le soutien de l’Agence européenne de la sécurité aérienne. Cette liste fait aussi référence en Suisse.

Quels sont les critères de sélection des compagnies figurant sur la liste noire de l’Union européenne?

La justification des règles applicables pour établir la liste des compagnies aériennes interdites est de deux ordres :

  1. la liste est une mesure préventive visant à préserver la sécurité de l’aviation. Elle a déjà joué un rôle dans un grand nombre de cas où la Communauté a réagi à des menaces sur la sécurité bien avant d’en arriver à la mesure extrême qui consiste à imposer des restrictions.
  2. La liste sert également de dernier recours lorsque des problèmes graves de sécurité persistent, en imposant des restrictions et en interdisant l’accès à l’espace aérien européen. Ces mesures incitent fortement à remédier aux défaillances concernant la sécurité.

Plus concrètement, une compagnie aérienne est placée sur la liste noire dès lors qu’elle utilise des avions mal entretenus, vétustes ou dépassés.

Ces listes sont régulièrement mises à jour et publiées au Journal officiel de l’Union européenne pdf où elles figurent en annexes A et B d’un règlement de la Commission. Avant d’entreprendre une quelconque action sur la base des informations contenues dans ces listes, leurs utilisateurs doivent s’assurer qu’ils disposent de la version la plus récente. Les compagnies aériennes se trouvant sur cette liste ne peuvent évidemment pas voler dans le ciel européen.

Quels sont les pays concernés par cette liste noire?

La très grande majorité des compagnies aériennes interdites viennent de ces zones géographiques :

  • l’Afrique noire : Angola, Bénin, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Mozambique, Sierra Leone, Soudan notamment.
  • l’Asie centrale et l’Asie du sud-est : un grand nombre aux Philippines et en Indonésie, ainsi qu’au Kirghizstan, au Kazakhstan, en Afghanistan.
  • l’Amérique du sud : une seule compagnie au Honduras.

Faut-il craindre de monter dans un avion dont la compagnie est sur liste noire?

Ça dépend des pays et des compagnies! Dans l’exemple des Philippines, dont toutes les compagnies aériennes sont sur la liste noire de l’Union Européenne, les voyageurs ne semblent guère effrayés par cette mesure, à lire les commentaires sur Voyage Forum. La compagnie Cebu Pacific jouit d’une bonne réputation parmi les voyageurs du forum, l’interdiction ne viendrait, selon eux, que de documents administratifs que la compagnie n’a pas renvoyés en Europe. (Voir les raisons données par Cebu Pacific.) Parfois, il est bien plus dangereux de monter dans une voiture ou sur une moto pour un trajet de quelques centaines de kilomètres que de prendre l’avion, sans compter la durée du trajet.

D’une manière générale, il convient de se renseigner sur les forums de voyageurs, des sites spécialisés ou des blogs de voyage avant d’acheter son billet. Parfois, il vaut mieux renoncer à un vol ou prendre une autre compagnie, et se fier à son feeling!

Cebu Pacific - A319

De Nathalie Hamidi le 3. février 2012 à 6.59  
Catégories: Conseils, France

Canal du midi (photo: Thomas Claveirole)

Il y a, pas loin de mon ancien chez-moi (Toulouse), le canal du Midi, où il est possible de faire de nombreuses activités: promenades, restaurant, musée sur l’eau, spa… Mais il y a aussi une idée fantastique: louer un bateau et passer une semaine à naviguer sur le canal! Pratiquement dans chaque coin de France, on peut trouver des canaux similaires.

Pas besoin de passer un permis pour naviguer sur ces bateaux: un technicien vous en expliquera la marche, l’entretien, et comment naviguer et passer les écluses. Un manuel avec toutes les informations sera aussi à votre disposition une fois partis. Et vogue le bateau! Choisissez vos propres escales, arrêtez-vous à votre gré à un endroit attrayant, pour vous faire un resto ou pique-niquer tranquillement dans un champ.

L’habitabilité est importante, choisissez-la judicieusement. La taille des bateaux varie, et vous pouvez partir à deux comme à plusieurs (jusqu’à dix places). Ces bateaux peuvent être tout confort, comme de véritables maisons flottantes, avec des cabines individuelles, des toilettes, douche, et cuisine équipée. Il y a aussi le chauffage, et tout ce dont vous pourriez avoir besoin à bord comme draps, couvertures ou linge de maison.

Certaines compagnies louant ces bateaux vous proposent même d’amener votre voiture au point d’arrivée, si vous ne souhaitez faire qu’un aller simple. Sinon, un parking gardé sera réservé pour votre véhicule.

Dès le printemps, le canal du Midi est magnifique, pas besoin d’attendre l’été pour en profiter, bien que fuir la chaleur sur ses eaux calmes soit une riche idée. Bonne navigation!

De Corinne Stoppelli le 1. février 2012 à 6.59  
Catégories: Conseils, Hong Kong / Macau

Quelques idées au sujet des coûts, des transports et de la téléphonie à Hong Kong. Sera complété au fur et à mesure. Dernière édition: 20/01/2012

Marché aux Fleurs du Nouvel An Chinois, Victoria Park

Téléphonie

Cela n’avait jamais été aussi simple. Pour me procurer une carte SIM, je n’ai eu qu’à me rendre au 7/11 (chaîne de magasins qui fleurissent partout dans la ville). Il n’y a même pas eu besoin de présenter une quelconque pièce d’identité.

Plusieurs plans sont disponibles, mais globalement les prix de la puce varient de 4 à 9€. Et ils contiennent déjà du crédit. Envoyer un SMS ou passer un coup de fil est suffisant pour l’activer!

Transports

D’après le chercheur en ingénierie ferroviaire que j’ai eu l’occasion de rencontrer, Hong Kong offrirait l’un des systèmes le plus effectifs au monde. Et j’ai bien envie d’y croire: métros, trams, bus, taxis peu coûteux — tout semble fonctionner dans la plus grande des harmonies.

Si vous restez quelques jours et pensez vous déplacer beaucoup, cela vaut la peine d’investir dans une carte Octopus (rechargeable) qui vous permettra d’économiser sur tous les trajets de transports en commun et vous évitera l’ennui de devoir courir à un guichet ou à un automate à chaque fois.

La carte coûte environ 15€, et contient 10€ de crédit. Vous pouvez récupérer le 5€ au départ en rendant la carte, moins 0.90€ qui vous seront retenus en tant que frais administratifs.

Une idée des coûts…

  • une (bonne) bouffe dans un petit restaurant vietnamien sur Central (hors SoHo, zone résidentielle): 5.50€ (pho bo + laitue soya + boisson longan)
  • une brique de lait frais 2.00-2.50€
  • un petit-déjeuner bio dans un café avec wi-fi (Cafe O): 4.50-10€
  • un double espresso dans le même café bio: 2.80€.
  • une tournée dans un bar à Kwai Lan (3 bières Tsingtao et une bouteille d’eau): 26€
  • un cocktail martini dans un bar de SoHo: 4-5€
  • une soupe de nouilles (avec viande) dans une échoppe locale (à Central): 2.50-4€
  • une pâtisserie simple (croissant, fourré de viande, cake) dans une pâtisserie locale: 0.80-1.20€
  • une petite lessive chez le blanchisseur (moins de 5kg): 3.30€
  • taxe de base d’un taxi: 2€
De Michelle Carrupt le 31. janvier 2012 à 6.59  
Catégories: Conseils

Comment se prémunir contre le vol d’informations numériques durant les voyages et pendant les temps de transport ?

Tout personne qui voyage avec des informations stockées sur un smartphone, un ordinateur, une tablette numérique ou des clés USB tient à coeur de ne pas se faire se les faire voler. Encore lui faudrait-il connaître les précautions minimales pour éviter les ennuis. En voyage d’agrément ou plus encore en voyage d’affaires, il y a des précautions qu’il faut connaître.

Je m’amuse souvent à imaginer ce que pourrait faire un espion ou un concurrent de certaines informations qu’on peut capter aisément via une conversation dans des salles d’attente, des halls d’aéroport, des ascenseurs ou des transports publics. Ah les présentations qu’on peaufine dans le train ou dans l’avion, en route vers un meeting stratégique! Le voisin ou la voisine qui semble somnoler n’est peut être pas si innocente qu’il ou elle en a l’air! Et ces statuts Foursquare indiquant parfois publiquement où l’on se trouve, ces statuts Twitter ou Facebook qui en disent bien plus long sur un parcours d’un business man ou d’une business woman qu’ils le voudraient!

Avant de partir en voyage, posez-vous ces quelques questions:

  • qu’adviendrait-il de mes données numériques stratégiques si l’on me volait mon ordinateur, mon smartphone, ma tablette, ma clé USB?
  • Les ai-je suffisamment protégés contre l’intrusion?
  • Ai-je sur moi le numéro de blocage de mon opérateur?
  • Est-ce que je peux / sais détruire à distance le contenu de mon smartphone?
  • Si par malheur quelqu’un s’emparait d’un de mes mots de passe, aurait-il accès à d’autres informations sensibles comme l’accès à ma messagerie par exemple?
  • Est-ce que j’ai supprimé de l’ordinateur que j’emporte avec moi les fichiers confidentiels et supprimé l’accès aux répertoires partagés?

Le ministère de l’Économie du Luxembourg a lancé en 2011 une campagne de sensibilisation au risque de vol d’informations provenant d’ordinateurs, de clés USB, de documents numériques, de tablettes ou de smartphones: Business Affairs: A practical guide for business travel.  A l’aide de quelques vidéos très parlantes représentant des situations réelles, il diffuse des conseils fort utiles pour se prémunir des vols d’informations stratégiques en déplacement. Prenez un moment pour les visionner, on n’est jamais assez prudent!

N’hésitez pas à partager vos expériences, bonnes ou mauvaises, en commentaires, sur notre page Facebook ou notre page Google+.


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