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277 Articles dans cette catégorie Conseils.
Transfert à Sheremetyevo, deuxième épisode
Catégories: Conseils, Récits de voyage
Vous vous souvenez que j’avais dit « transfert serré à l’aller, et encore plus au retour« ?
Le suspense était à son comble pour mon retour d’Inde via Moscou. Mais résultat des courses, ça a aussi marché!
C’était serré, j’ai couru un peu dans les couloirs (avec une jolie bronchite, super), le comité d’accueil au desk du transfert m’a fait « quick! quick! » et m’a donné le numéro de porte d’embarquement où je devais me rendre.
Je n’ai jamais si vite enlevé mes chaussures, l’hôtesse à la sécurité ne m’a pas fait sortir ni liquides ni ordinateur (efficacité! on en veut plus, des comme ça!) — j’ai remis mes chaussures sans les attacher et j’ai couru un bon bout, la porte qu’on m’avait indiquée n’étant pas la porte à côté (même terminal, heureusement).
J’arrive à ma porte, et là, misère, je lis le panneau d’embarquement, qui m’apprend qu’il ne s’agit pas du bon avion. Je happe l’hôtesse qui fait embarquer les derniers passagers, lui montre ma carte d’embarquement, attends un peu dépitée de voir si une information utile va émerger du pianotement sur son clavier… Et oui, en effet, on me donne la bonne porte.
Porte qui se trouve juste à côté de celle par laquelle j’ai débarqué.
Heureusement, j’arrive (juste!) à temps et je peux embarquer, essoufflée mais contente.
Moralité? Ce n’est probablement pas la dernière fois que je profite des transferts courts de l’aéroport Sheremetyevo, mais la prochaine fois, je vérifierai à deux fois la porte avant de courir à travers tout le terminal!
La Norvège se visite aussi en hiver!
Catégories: Conseils, Norvège
A première vue, la Norvège n’est pas une destination hivernale. Les pays nordiques m’ont toujours intéressée, mais j’ai toujours renoncé à y aller, préférant quitter les brumes hivernales pour des destinations ensoleillées et chaudes. Toutefois, je suis tombée récemment sur cette vidéo de Ski Fjord Norway qui m’a presque convaincue d’aller y faire un tour! Je suis aussi abonnée à la page Facebook Visit Norway, qui publie des photos vraiment magnifiques! Donc skier en Norvège dans les fjords cet hiver, c’est tentant, non?
Salomon Freeski TV S5 E03 This Is Norway from Salomon Freeski on Vimeo.
Avez-vous déjà visité la Norvège en hiver? Dites-le nous en commentaire ou sur notre page Facebook.
Metropolisson
Catégories: Conseils, France
Vous en avez déjà sans doute entendu parler: Janol Alpin a mis en scène les stations du métro parisien dans les années 90. Un bon moyen de redécouvrir vos stations préférées, avec beaucoup d’humour!
Un livre a été édité avec toutes ces magnifiques photos, mais il est malheureusement épuisé. Retrouvez les autres galleries de Janol Alpin sur son site.
Quelle est votre station préférée?
Darth Vader en haut de la Washington National Cathedral
Catégories: Conseils, Etats-Unis
Darth Vader Gargoyle (photo: bobosh_t)
Parmi les nombreuses gargouilles qui se trouvent sur la Washington National Cathedral, une représentation de Darth Vador éclipse toutes les autres dans les yeux des fans de Star Wars. C’est probablement la seule sculpture de Darth Vader au monde.
Lors de la conception de la cathérale, dans les années 80, un concours a été organisé parmi les enfants lecteurs du magazine National Geographic World, leur demandant de dessiner des sculptures décoratives pour la cathédrale. Un des enfants participant avait imaginé Darth Vader comme représentant du mal dans le futur, et cette idée a donc été reprise pour faire une gargouille, dans la lignée de l’art grotesque.
Avez-vous déjà visité cette cathédrale, et rencontré Darth Vader à son sommet? Avez-vous d’autres gargouilles préférées? Partagez dans les commentaires.
Transfert efficace à l’aéroport Sheremetyevo
Catégories: Conseils, Récits de voyage, Russie
Pour venir passer deux semaines en Inde cet automne, j’ai visé un vol pas cher. Acheté bien à l’avance, et donc pas cher. Résultat des courses, c’est la ligne russe Aeroflot qui a gagné la palme.
Seul bémol: un transit par Moscou (logique) avec des temps de connexion… très courts.
J’ai hésité avant d’acheter, je peux vous dire. J’avais un peu l’impression de jouer à la roulette russe (hah). 1h20 dans un sens, et encore moins dans l’autre, voilà de quoi amplement louper sa correspondance et se trouver planté une nuit avec le climat et la nourriture moscovites, quand on avait plutôt misé sur la chaleur et les épices de Delhi.
Finalement, je me suis lancée, me disant qu’on verrait bien, que s’ils vendaient des billets avec des temps de connexion courts c’était que c’était faisable, etc etc. J’ai quand même bien prévenu mes hôtes indiens que je risquais de rater ma correspondance à Moscou, et quand j’ai vu qu’on arrivait avec 30 minutes de retard, j’ai un peu perdu espoir. Les hôtesses du check-in m’avaient bien assurée que les transferts étaient très rapides à Sheremetyevo, mais là, ça me semblait quand même un peu râpé.
Mais il ne faut pas s’avouer vaincu avant d’avoir vraiment perdu! (Dicton du jour, oui, vous pouvez me citer.)
Je suis descendue efficacement de l’avion, j’ai pâli en voyant que je devais passer à nouveau par un check de sécurité (y compris enlever les chaussures), et j’ai poussé un soupir de soulagement quand, 15 minutes à peine après avoir détaché ma ceinture, je me suis retrouvée à la porte d’embarquement de mon vol… qui n’embarquait que 10 minutes plus tard.
On verra si ça se passe aussi bien au retour, avec 55 minutes à disposition!
Vers le Nord et Soroca
Catégories: Conseils, Moldavie, Récits de voyage
En arrivant à l’autogara de Nord de Chișinău, je suis un peu déboussolée… le monde, la musique… Chișinău compte trois gares routières: celle du Nord, la Centrale et du Sud. Ma destination du jour est Soroca, une ville historique et « capitale des Tsiganes moldaves » à la frontière ukrainienne.
En fait de bus, ce sont des minibus (ou plutôt des maxitaxis) qui se pressent les uns contre les autres. C’est le moyen le plus utilisé, le plus efficace et le meilleur marché pour se déplacer. Il suffit simplement de se rendre dans une des gares un peu avant l’heure précise et vous ne devriez pas attendre plus de 15 minutes avant d’embarquer. Ces maxitaxis ont normalement une heure de départ mais ils partent généralement le plus plein possible. Vous paierez au guichet ou au chauffeur lui-même (vous pouvez aussi réserver votre ticket pour un autre jour). Petit conseil: veillez à vous munir de petites coupures car les chauffeurs n’auront en général pas la monnaie nécessaire pour vous rendre la monnaie sur un billet de 100 ou 200 lei (c’est valable pour presque tous les achats que vous ferez en Moldavie).
En route donc! A peine sortis de Chișinău, nous voilà en pleine campagne et je découvre les joies et soubresauts des routes moldaves sur fond musical russe… Le paysage se déroule doucement… une suite de collines qui vallonnent gentiment, couvertes de cultures et de vignes et qui deviennent de plus en plus langoureuses au fur et à mesure que l’on monte vers le nord. De temps en temps, nous croisons une charrette tirée par des chevaux.
Trois heures plus tard, le maxitaxi débarque ses passagers à la Gare routière de Soroca. Je suis toute endolorie par le voyage. Mon dos et mes fesses n’ont pas apprécié du tout! Le centre ville est à un petit kilomètre de marche juste tout droit, en suivant la « rue de l’indépendance », qui semble être l’axe central de Soroca. Bordée de petites maisons et de marronniers qui ont déjà pris les couleurs de l’automne, cette rue respire le calme… Tout d’ailleurs semble paisible ici. Ca doit tenir de tout ces arbres et des parcs… J’atteins d’ailleurs celui du centre-ville ou quelques ados sont, comme dans la capitale, branchés sur leurs ordinateurs, et quelques jeunes mamans promènent des landaus.
De l’autre côté de la rue, un autre parc et à travers les arbres: le toit de ce que je suis venue voir: sa citadelle fortifiée! Placée face au Dniestr et à l’Ukraine, la citadelle domine le fleuve de sa belle masse harmonieuse. C’est Stefan cel Mare (qui d’autre) qui fit bâtir une première forteresse en bois pour défendre ses frontières avant que son fils ne construise celle que nous voyons vers le milieu du XVIe. Malheureusement, alors que les renseignements pris signalaient que la forteresse était ouverte tous les jours sauf le lundi, celle-ci est fermée… Et le restera puisque le panneau m’indique qu’elle n’est ouverte qu’à partir de mercredi. Je peste mais cela ne m’empêche pas d’en faire le tour et de regarder l’intérieur par les interstices de la porte principale. Je fais contre mauvaise fortune bon cœur et vais me balader du côté du Dniestr.
Le soleil brille, les rives vertes sont tranquilles. De l’autre côté, des vaches ukrainiennes broutent paisiblement et sur chaque rive, des pêcheurs sont à l’œuvre. Je pars me balader dans des petites rues de sentiers battus, tortueuses, ou se mélangent maisons anciennes et mini-palais en cours de construction mais pourtant, je ne croise personne! Après une petite heure de balade, je retourne vers le parc qui entoure la citadelle. J’y ai remarqué un bar-restaurant qu’il me tentait bien d’essayer, d’autant plus que j’ai l’estomac dans les talons. Malheureusement, seul le bar est ouvert. J’observe les jeunes filles qui sont à la terrasse et la serveuse. Apparemment, ici, la population à plutôt l’air russe ou ukrainienne! Changement de région, changement de langue!
Finalement, je me laisse gagner par l’atmosphère paresseuse de la ville et y prends tout mon temps… tellement de temps qu’il est trop tard pour visiter le quartier rom. Les Roms sont une partie importante de Soroca. Rassemblés sur une colline, ils y ont construit des résidences qui rivalisent d’extravagance. Par définition nomades, ils travaillent à l’Ouest ou en Russie et l’argent gagné part à la construction de ces mini-palais. Il faudra que j’y retourne pour découvrir ce que ce blogueur y a vu.
Je me balade donc le long du Dniestr, à regarder de tout petits poissons qui s’enfuient à toute vitesse dès que je m’approche, un pêcheur tente de me faire la conversation… mais je ne parle ni roumain, ni russe… et il en rit! La douce lumière d’un soleil déclinant conspire à rajouter une couche de langueur à ce décor si calme. J’ai l’impression de fonctionner au ralenti, comme les canards qui se laissent glisser sur l’eau. Il faudra mon retour sur la rue principale pour me sortir de la torpeur. Les enfants sortent de l’école et c’est une joyeuse cohue aux arrêts de bus.
Arrivée à l’autogare, je trouve un maxitaxi en partance pour la capitale. J’observe les autres passagers. Parmi eux, une jeune Américaine qui accompagne deux pré-ados. On réalise vite qu’en Moldavie, pays le plus pauvre d’Europe (du moins en terme de PIB/personne), le voyageur rencontrera souvent de jeunes Occidentaux venus travailler, bénévolement ou pas, dans la coopération. Dans les abords immédiats de Soroca, le maxitaxi s’arrête souvent pour laisser descendre enfants et ados, quelque fois au milieu de nulle part. Les plus chanceux tombent sur une voiture qui va dans leur direction. Un pouce levé et hop, vous voilà pris en charge (la Moldavie et la Roumanie sont d’ailleurs connus pour être d’excellent pays où faire de l’auto-stop). Dans un voile doré, nous dépassons un petit garçon blond monté sans selle sur un cheval blanc, et je tombe dans une somnolence qui me fait sembler le voyage beaucoup plus calme et court (la suspension de la camionette d’une célèbre marque allemande a dû aider).
J’ai en effet besoin de récupérer! Demain, je me rends dans mon premier « non-Etat »: la Transnistrie. Et vu ce que j’en ai entendu, ça promet!
La playlist de votre vie
Catégories: Conseils, Italie
Pauso batzuk etorkizunerantz (photo: Garaigoikoa)
Les odeurs, les saveurs, les images peuvent vous rappeller des moments importants de votre vie — généralement, des moments agréables où vous vous sentiez bien, de votre enfance ou de votre jeunesse, votre madeleine de Proust… Évidemment, cela me fait pareil pour les musiques!
Celle-ci me rappelle le long voyage en voiture de Toulouse à Ferrara en Italie, à deux dans la voiture, le soleil qui brille et les kilomètres qui défilent, le coeur qui bat de le rencontrer enfin, les arrêts sur les aires d’autoroute pour manger des sandwichs faits maison et croquer des biscuits au chocolat…
Cette autre, l’après-midi à la plage avec l’être aimé, le sable qui brûle les pieds et les batailles dans l’eau, le coup de soleil qui me rend rouge comme un homard (pas vraiment rigolo sur le moment, mais j’y repense avec joie et envie maintenant), le repas au restaurant en face de la mer, le retour pieds-nus jusqu’à la voiture…
Il m’est venu à l’idée de préparer plusieurs playlists, regroupant les moments agréables de ma vie, pour pouvoir créer une ambiance quotidienne agréable afin d’évoluer, dans une vie de tous les jours qui peut être un peu difficile ou fatiguante, avec le sourire aux lèvres et de la bonne humeur dans la tête. On peut difficilement retrouver odeurs et saveurs dans son appartement, au milieu de la grisaille, mais on peut toujours revisiter les photos des lieux et personnes qu’on a aimé croiser, et les musiques qui nous ont accompagnés alors.
En n’oubliant pas, bien évidemment, de continuer à se créer des souvenirs agréables… qu’on transformera, à leur tour, en playlist!
Petit déjeuner exotique
Catégories: Chine, Conseils, Suisse, Vietnam
Dis-moi ce que tu manges au petit déjeuner et je te dirai d’où tu viens! Plus que tout autre repas, ce qu’on mange le matin au réveil est le reflet des habitudes alimentaires acquises dans l’enfance ou dans le pays dans lequel on a vécu le plus longtemps. Il faut du temps pour changer cette habitude-là et parfois on ne s’y fait jamais!
J’ai toujours de la peine à démarrer mon p’tit dej sans avaler quelque chose de sucré. Sans doute les séquelles des tartines à la confiture de mon enfance! Dans nos vies modernes mouvementées, ce « repas » quotidien est souvent synonyme de café ou thé vite avalé, sans forcément d’aliment solide pour l’accompagner. Ce n’est que le week-end ou en vacances qu’on prend du temps pour ce moment privilégié. A l’étranger, le p’tit dej est l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs.
Petits déjeuners exotiques
Par définition, un petit déjeuner est exotique lorsqu’il est différent de ses propres habitudes! Les mashed potatoes américaines, bien grasses, ça ne passe pas très bien chez moi, au contraire de l’oeuf au plat, très bien toléré!
Connaissez-vous le p’tit dej polonais, à base de poisson froid et de salade de choux rouge? Souvenir impérissable garanti!
Et la soupe de riz salée avec des viandes bizarres et le pain frit qui accompagne ce plat que les Vietnamiens aiment manger au réveil, ça vous tente? Je n’arrive toujours pas à m’y faire! Il me faut avaler un fruit, un yaourt avant de pouvoir avaler la moindre soupe.
Lorsque le touriste occidental voyage, il trouve dans la plupart des hôtels le « petit déjeuner continental », standardisé dans le monde entier. Il arrive que le petit déjeuner à la mode du pays soit aussi proposé, mais c’est assez rare.
Aventurez-vous alors dans la rue, allez dans les cafés où se pressent les travailleurs le matin.
Vous pourrez essayer un p’tit dej vraiment exotique. Parfois, lorsqu’on s’aventure loin des centres touristiques, le seul plat proposé est bien éloigné de la tranche de tresse ou du birchermüesli, chers à tous les Suisses!
Et vous, quel est votre choc culturel s’agissant du petit déjeuner? Partagez vos expériences en commentaire ou sur notre page Facebook.
Voir aussi
Trouver un logement en catastrophe
Catégories: Conseils
Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive: ces derniers jours, j’étais en train de me démener pour trouver une solution autre que dormir dans la rue lorsque j’arriverai en Inde le week-end prochain. Oui, si ça vous fait un effet de déjà vu, ce genre de préoccupation, c’est que vous pensez à mon voyage à Montréal.
Quoi? Un tel manque de proactivité, à nouveau? Non, en fait, un débinage de dernière minute de la part des amis à qui j’allais rendre visite (ah, l’Inde et ses imprévus…)
Je me suis dit qu’il valait la peine de rassembler ici quelques conseils (certains ne sont pas « dernière minute », vous verrez) pour mon prochain en mal de logement.
Attention, cependant: ce n’est pas auprès de moi que vous trouverez de bons tuyaux pour les offres « last minute » dans les agences de voyage. Je suis plutôt du genre à vouloir loger chez l’habitant (surtout quand mon projet de vacances initial c’est « deux semaine chez des amis » — finir toute seule à l’hôtel ou dans une guesthouse, non merci).
Alors, sans plus attendre, mes conseils pour trouver un logement en catastrophe:
1. Etre une femme.
Je ne rigole pas: cet article décrit les nombreux avantages qu’il y a à être une femme lorsqu’on voyage. Un plaisant contre-pied au cliché « c’est plus dangereux pour une femme de voyager seule que pour un homme ». Peut-être (enfin ça reste à voir), mais pour débarquer chez des inconnus pour la nuit, c’est nettement plus facile. Bon, pour ce conseil, je l’admets, pas grand chose à y faire si vous n’avez pas cette chance. Le changement de sexe pour augmenter ses chances de mettre un toit au-dessus de sa tête en certaines circonstances bien précises, c’est quand même un grand pas.
2. Avoir un super réseau.
Là, par contre, c’est quelque chose auquel vous pouvez travailler. Avoir un super réseau ça sert à plein de choses (trouver du travail, trouver des réponses, trouver toutes sortes de choses — peut-être juste pas l’âme soeur) et aussi à trouver des amis d’amis d’amis (ou des fois juste des amis d’amis qui peuvent nous loger.
Se construire un réseau, c’est le sujet de plein d’autres articles, mais en très résumé: intéressez-vous aux gens, connectez-vous à ceux que vous connaissez sur les divers réseaux sociaux, soyez-y actif, généreusement, et ne soyez pas pressés. Un réseau, ça met des mois voire des années à se construire.
Concrètement, voici comment je procède: j’envoie d’abord un mot sur Twitter et Facebook qui dit en somme « SOS, cherche un toit du X au Y à tel endroit, vous connaissez qqn qui? » Sur Twitter, on a 140 caractères alors il faut faire bref, sur Facebook on peut détailler un peu plus. J’utilise aussi Google+, le nouveau réseau qui grimpe, qui grimpe (il y a déjà plus de personnes qui me suivent sur Google+ que sur Twitter, c’est à ne rien y comprendre).
Ensuite, je contacte directement mes amis (de confiance) voyageurs ou locaux, ou susceptibles (là j’utilise ma mémoire) d’avoir des contacts sur place, pour leur demander s’ils connaissent quelqu’un qui peut me dépanner. Si Twitter, Facebook ou Google+ tient un peu lieu de « mail collectif » adressé au plus de personnes possible, les contacts directs ce sont des conversations individuelles. E-mail, chat, téléphone: le mode de contact dépend de ce qu’on a l’habitude d’utiliser avec la personne en question (ça devient technique, là…).
Remercier les gens qui vous proposent des solutions ou des contacts, même quand vous n’en avez plus besoin, et garder en tête que c’est des fois bien d’avoir un plan B (dans ce cas, j’explique clairement à la personne qu’elle est un plan B).
3. Etre un bon invité
Ça paraît tout con, mais c’est important. Quel genre d’invité êtes-vous? Personnellement, j’essaie d’être le genre de personne qu’on a envie de réinviter ou qu’on n’hésite pas à recommander. Je mets volontiers la main à la pâte si c’est opportun, je peux aussi me sortir des pattes des gens avec un bouquin, je suis relativement souple, je suis propre, etc… Basique mais important. Quand je sais avant de partir que je vais chez quelqu’un, je demande en général si je peux apporter quelque chose de particulier. Ça n’a pas forcément la même valeur dans toutes les cultures, mais j’essaie de ne pas arriver les mains vides. Si je loge plus que quelques nuits chez des gens, je m’arrange aussi pour les inviter à une bonne bouffe dehors, ou au minimum je tâche de payer une partie des courses (pas toujours simple, pas toujours possible — il faut aussi savoir ne pas insister tant qu’on met son hôte mal à l’aise).
4. Couchsurfing et airbnb
Après avoir « lancé la machine » côté bouteilles à la mer et réseau personnel, je me tourne vers Couchsurfing, dont on a déjà parlé ici il y a quelques années. J’en suis membre, même si je ne l’utilise pas souvent, et j’ai plusieurs fois hébergé des gens (et été hébergée). Couchsurfing est construit sur tout un système de recommandations assez complexe: ça vaut donc la peine de s’y inscrire en avance et d’y retrouver les personnes qu’on connaît déjà. (Quoique, ça ne m’avait pas empêché de m’inscrire et de trouver un logement au centre de Lisbonne en moins de 24 heures, il y a quelques années. Déjà une pro du last-minute!)
En dernier recours, je garde dans ma manche airbnb, que je n’ai personnellement encore jamais eu l’occasion d’utiliser, mais qui propose des solutions Bed&Breakfast chez des particuliers. Un compromis idéal entre le vrai logement « chez l’habitant » et une « guesthouse » professionnelle.
Balade à Chișinău
Catégories: Conseils, Moldavie, Récits de voyage
Ses rues portent les cicatrices mal refermées de l’histoire… Les planifications de la fin du 19e siècle, l’invasion roumano-allemande de 1940 suivie d’un tremblement de terre qui laissa 70% de la ville détruite, la reconquête par l’armée rouge puis les années de communisme jusqu’à l’indépendance en 1991 et un capitalisme sauvage.
Et voilà Chișinău, ville aux allures provinciales, qui se retrouve propulsée au rang de capitale. Il y règne une espèce de bouillonnant chaos. Sur un arrière-plan de bâtiment classique, une statue communiste monumentale trône sur une place. Au coin de la rue, une pub géante pour une marque de vêtements branchée sous laquelle défilent de jolies moldaves en hauts talons, qui font le slalom entre les trottoirs défoncés. Tous les 10 mètres, on trouve une boutique de téléphonie mobile, ou un kiosque vendant snacks et boissons. C’est que l’été s’est attardé sur la Moldavie!
La plupart des monuments se trouvent le long du Boulevard Stefan cel Mare, l’artère principale de la ville. Toujours pleine de monde, toujours en mouvement! Première étape au début du boulevard, le Monastère Sf. Teodor Tiron dont les bulbes bleus et or sont en train d’être restaurés. Dommage pour moi et mon appareil qui devra trouver un petit angle de prise de vue.
Je rejoins l’avenue et passe devant nombre de bâtiments. Certains sont des ministères ou des bâtiments gouvernementaux comme le Parlement. D’autres sont des lieux de culture: la fantaisiste « Maison de l’orgue » où l’on peut écouter des concerts, l’élégant théâtre national Mihai Eminescu ou l’Opéra et Ballet National, qui est ce que les Soviétiques ont laissé de plus joli. Mais ce qui fait le charme de Chișinău, ce sont ses parcs.
La Moldavie aime la verdure! La plupart des grandes artères sont bordées d’arbres et Chișinău est parsemée de parcs et de jardins, petits et grands, où, comble du rêve de nomade numérique, le wi-fi y est proposé gratuitement! C’est là que semble battre le coeur de la ville. Les personnes âgées se reposent, des jeunes mères y promènent des landaus tandis que des ados équipés de portables travaillent, écoutent de la musique ou regardent des vidéos en groupe.
J’y ai trouvé mon coin préféré de la ville, le Parc de la cathédrale de la Nativité, dont l’entrée est marquée par un petit Arc de Triomphe. Sur la terrasse du Café Régal sous l’ombre des parasols, il fait bon déguster un petit plat et boire une Chișinău Aura bien fraîche (une des nombreuses bières locales)! Si vous sortez du parc vers la gauche, tout le côté est rempli par les échoppes des fleuristes. Ce sont les roses qui ont la place de choix! Des roses aux boutons énormes et aux couleurs chatoyantes qu’achètent d’élégants jeunes hommes en costume. Un plaisir pour le nez et les yeux! De l’autre côté du boulevard, dans le dos du Monument à Stefan cel Mare, un autre parc du même nom où, après avoir traversé une allée d’auteurs et savants connus dans l’allée des classiques, on peut saluer la statue d’Alexandre Pouchkine qui fut envoyé à Chișinău en exil intérieur.
Les rues parallèles à droite de Stefan cel Mare sont tout aussi bordées d’arbres, mais l’ambiance est différente. Les maisons ont été plus ou moins préservées et ont presque l’air coupées de toute l’agitation à peine quelques mètres plus loin. On est dans le quartier des écoles, des universités et des ambassades… Une petite promenade entre les rues Bucuresti, Alexei Sciusev, Mihail Kogalniceanu et Alexei Mateevici fera une charmante pause avant la prochaine étape…
Je termine mon exploration par la Piata Centrale. Un concentré d’ambiance moldave! L’espace est partagé entre un marché aux légumes (les légumes les plus gros que j’aie jamais vus, vraiment), une halle aux viandes (nez et cœurs sensibles, abstenez-vous), les innombrables kiosques, les vendeurs de CDs de musique Manele ou russe mais surtout les tonnes de taxis, de maxitaxis et de minivans, car c’est également ici que se trouve une des gares autoroutières (l’essentiel des déplacements en Moldavie se fait en maxitaxi). Si vous vous sentez fatigués, un petit tour par là et vous êtes requinqués par l’énergie qui s’en dégage…
Juste parfait pour trouver le restaurant où aller dîner ce soir!