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31 Articles dans cette catégorie Chine.
L’année du dragon d’eau
Catégories: Actualités, Chine, France, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Vietnam
Le premier jour du calendrier lunaire tombe cette année le 23 janvier 2012. C’est Le Nouvel An Chinois 农历新年 (nónglì xinnián) aussi appelé Fête du Têt au Viêt Nam. Cette année sera l’année du dragon. Contrairement à la mythologie occidentale, le dragon est un animal sacré et le symbole du bonheur et de l’harmonie pour les chinois. C’est la fête la plus importante pour les communautés chinoises qui la célèbrent dans le monde entier. C’est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis. Traditionnellement, les festivités s’étendent sur deux semaines.
Le Nouvel An est célébré officiellement en Chine, à Taïwan, à Hong Kong et Macao, à Singapour et Malaisie, aux Philippines, au Brunei, en Indonésie, en Thaïlande, au Viêt Nam et en Corée du Sud. Les congés du Nouvel an durent de un à sept jours selon les pays.
Durant cette période, de très nombreuses personnes vont rejoindre leur famille et l’on vient de loin pour fêter avec les siens. Les embouteillages sur les routes et de nombreux encombrements dans les gares et les aéroports sont la règle.
Pour les voyageurs qui se trouveraient dans l’un de ces pays à cette époque, les fêtes du Nouvel An peuvent présenter quelques inconvénients. Comme les gens du pays se déplacent beaucoup en province pour visiter la famille, il est difficile de trouver une place dans les transports, que ce soit en train, bateau ou avion. Les réservations sont faites des mois à l’avance, et si vous n’avez rien réservé, vous aurez du mal à vous déplacer. Beaucoup d’échoppes, de commerces et les administrations sont fermés. Attention aux délais si vous devez renouveler des papiers ou des visas.
Par contre, si vous avez la chance de connaître des gens sur place, peut-être serez-vous invité à partager les repas de fête du Nouvel An, une occasion unique de participer aux repas traditionnels ou aux préparatifs de la fête. L’ambiance est partout détendue, les gens font la fête et souhaitent oublier les tracas de la vie quotidienne. Et comme tout le monde est parti dans les provinces pour voir la famille, certains hôtels de ville seront contents de vous recevoir. Les destinations balnéaires sont toutefois prises d’assaut par les familles indigènes en vacances, les prix seront un peu partout plus élevés qu’à l’ordinaire.
Si vous êtes à Paris, vous pourrez assister aux fêtes du Nouvel An chinois qui sont organisées par les communautés chinoises et vietnamiennes, comme dans le XIIIème arrondissement ou dans le 3ème.
Où que vous soyez, à tous bonne année du dragon!
Petit déjeuner exotique
Catégories: Chine, Conseils, Suisse, Vietnam
Dis-moi ce que tu manges au petit déjeuner et je te dirai d’où tu viens! Plus que tout autre repas, ce qu’on mange le matin au réveil est le reflet des habitudes alimentaires acquises dans l’enfance ou dans le pays dans lequel on a vécu le plus longtemps. Il faut du temps pour changer cette habitude-là et parfois on ne s’y fait jamais!
J’ai toujours de la peine à démarrer mon p’tit dej sans avaler quelque chose de sucré. Sans doute les séquelles des tartines à la confiture de mon enfance! Dans nos vies modernes mouvementées, ce « repas » quotidien est souvent synonyme de café ou thé vite avalé, sans forcément d’aliment solide pour l’accompagner. Ce n’est que le week-end ou en vacances qu’on prend du temps pour ce moment privilégié. A l’étranger, le p’tit dej est l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs.
Petits déjeuners exotiques
Par définition, un petit déjeuner est exotique lorsqu’il est différent de ses propres habitudes! Les mashed potatoes américaines, bien grasses, ça ne passe pas très bien chez moi, au contraire de l’oeuf au plat, très bien toléré!
Connaissez-vous le p’tit dej polonais, à base de poisson froid et de salade de choux rouge? Souvenir impérissable garanti!
Et la soupe de riz salée avec des viandes bizarres et le pain frit qui accompagne ce plat que les Vietnamiens aiment manger au réveil, ça vous tente? Je n’arrive toujours pas à m’y faire! Il me faut avaler un fruit, un yaourt avant de pouvoir avaler la moindre soupe.
Lorsque le touriste occidental voyage, il trouve dans la plupart des hôtels le « petit déjeuner continental », standardisé dans le monde entier. Il arrive que le petit déjeuner à la mode du pays soit aussi proposé, mais c’est assez rare.
Aventurez-vous alors dans la rue, allez dans les cafés où se pressent les travailleurs le matin.
Vous pourrez essayer un p’tit dej vraiment exotique. Parfois, lorsqu’on s’aventure loin des centres touristiques, le seul plat proposé est bien éloigné de la tranche de tresse ou du birchermüesli, chers à tous les Suisses!
Et vous, quel est votre choc culturel s’agissant du petit déjeuner? Partagez vos expériences en commentaire ou sur notre page Facebook.
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Nos offres en octobre 2011
Catégories: Afrique du Sud, Chine, Etats-Unis, Infos ebookers, Israël, Japon, Liban, Singapour, Suisse, Thaïlande
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Période de réservation: jusqu’au 30 octobre 2011
Dates de voyage: jusqu’au 31.01.12
Une façon envoûtante de présenter un hôtel
Catégories: Australie, Chine, Conseils, Etats-Unis
Les photos d’un hôtel ou d’un lieu touristique influencent le consommateur. Mais il est souvent difficile de vraiment se faire une idée de l’environnement réel, à différents moments de la journée. Je me dis souvent qu’il y aurait beaucoup à faire pour rendre les catalogues d’hôtels plus attractifs!
Cet article de Daniel Edward Craig : Time lapse video: a mesmerizing way to showcase views from your hotel propose une solution originale. En voici une traduction libre.
La photographie en accéléré est un moyen fascinant pour séduire les voyageurs en leur présentant des vues d’un hôtel ou d’une destination de vacances, spécialement lorsqu’une intense activité se déroule sous leurs fenêtres. On peut ainsi générer du contenu qui, lorsqu’il est bien exécuté, peut devenir très vite viral sur les réseaux sociaux.
Voici trois exemples de vidéos en accéléré d’hôtels dans trois des villes les plus dynamiques dans le monde: New York, Sydney et Hong Kong.
La vidéo ci-dessus, « Manhattan en mouvement», a été produite par Josh Owens de Mindrelic à New York, sur une période de six semaines du 12 mars au 29 avril 2011. Le projet a été mené pour le compte de 11 hôtels par Shiseido Ruiz, le Social Media Manager des Hôtels Highgate. La vidéo aurait ainsi été vue près de 100.000 fois en trois jours et aurait été partagée plus de 36000 fois sur Facebook.
«Nos utilisateurs actifs sur Facebook pour tous les hôtels ont doublé la semaine dernière en raison du trafic», affirme Ruiz. Le tournage de dix vidéos est programmé, mais jusqu’ici, seul celle du Hilton New York Fashion District en accéléré a été rendue publique.
Cet accéléré a été tourné à partir du 111e et 118e étages de l’Hôtel Ritz Carlton de Hong Kong, le plus haut hôtel du monde, par Chris Anderson de AOL Voyage.
Cet accéléré a été tourné en une nuit par Philip Bloom de la salle 3513 de l’Hôtel Shangri-la à Sydney.
Pour comprendre comment il l’a fait, consultez le blog de Philip Bloom. Si vous avez d’autres exemples de photographie en accéléré dans les hôtels et les lieux touristiques, partagez-les en commentaire ou sur notre page Facebook.
Les Chinois et moi #6 | Balade à Suzhou
Catégories: Chine, Récits de voyage
Après les émotions à Hangzhou et la vitesse grand V à Shanghai, il est temps de repartir pour de plus calmes horizons. Mon ami et moi nous dirigeons donc vers la gare centrale, direction Suzhou. Mais, il n’y a plus de trains! Bon ben, on attendra demain.
Cour d'école à Suzhou
Le lendemain, on réussit à se procurer des billets. Mais le train est en retard: une heure, puis deux, puis trois… on attendra six heures au total dans la gare, assis plus ou moins en tas avec tous les autres Chinois, à consommer des nouilles lyophilisées et diverses sucreries histoire de faire passer le temps.
» lire la suite
Les Chinois et moi #5 | En voiture! Prochain arrêt, Shanghai
Catégories: Chine, Récits de voyage
Mon ami, à Shanghai, commençait à se demander si j’allais le rejoindre un jour. Je m’étais attachée à mes nouveaux comparses chinois, ma foi, et je repoussais, chaque jour, la date de mon départ de la douce Hangzhou. Il a fallu: après tout, si j’étais en Chine, c’était pour le rencontrer.
Shanghai: Nanjing Road, le paradis du shopping
J’ai donc pris le train vers Shanghai avec Yuanzi, la manager de la guesthouse, qui a fait le maximum pour que je me sente à l’aise jusqu’à notre séparation. Elle m’a aussi offert son hospitalité, si jamais les choses venaient à mal tourner. Parce que à Shanghai, il y avait l’Expo. Et c’était un beau fouillis, de trouver un logement abordable.
À mon arrivée dans la grande ville, un premier visage amical m’attend dans un café branché et relax: c’est Aurélie, aussi dite Lili, expatriée en Chine depuis un bout de temps, et blogueuse sur le raffiné Vues de Chine (désormais remplacé par Curieuse Voyageuse). On se suivait, mutuellement, et c’est tout naturellement que l’on avait organisé cette rencontre hors des limites virtuelles de la blogosphère.
Aurélie me raconte ses expériences, parfois étonnantes: une excellente introduction à mon séjour.
Dans la vitrine, la statue de cire d'un footballeur, pour promouvoir le musée Tussaud.
Et puis vient le temps de rejoindre l’ami en question. J’ai pu fort heureusement squatter sa chambre d’hôtel très classe pour quelques jours, en me faisant passer pour sa petite copine. Après quoi, on a réussi à dénicher une chambre dans une guesthouse pas chère et bien située.
Quelque chose me dit que je me trouve bien dans une mégapole.
On s’est baladés, un peu partout… sur le Bund, à Tianzifang (le quartier des artistes), dans la rue commerciale et bourdonnante de Nanjing. On a écumé les bars jazz du quartier français, on s’est infiltrés dans la haute (ou les wannabes de la haute, on leur laissera le bénéfice du doute), on a rencontré quelques chinois, mais surtout des étrangers.
Balade dans la tranquille Tianzifang, le "quartier des artistes"
Entre toutes ces rues qui arborent fièrement leurs hôtels clinquants, un brin trop pailletés, il y a ce contraste des rues d’ouvriers, où tout est un peu trop sale, désuet, mal rangé. On a du mal à discerner quelle est la réalité de la ville.
Dans les bars, les boissons hors de prix semblent réservées aux riches chinois, aux expatriés dont le salaire est aux normes européennes… et aux chinoises désespérées qui rêvent d’un prince charmant (sur son cheval blanc) qui voudra bien, éventuellement, les enlever.
Et puis là-haut, au 33ème étage de l’hôtel Hyatt, il y a ce bar qui donne une vue sublime sur le Bund illuminé.
Dans l’ascenseur vitré, un couple d’Allemands nous dévisage, nous regarde de haut en bas, puis se paie un brin notre tête. C’est sûr qu’avec nos accoutrements de voyageurs, on ne rentre pas aisément dans le décor.
En haut, on se croirait dans un clip R’n'B: il y a un jacuzzi au beau milieu de la terrasse, avec de jeunes chinoises au corps et visage parfaits. Elle tiennent leur coupe de champagne d’une main, s’amusent avec l’eau de l’autre, baignent leur petons, rient aux éclats.
À côté de nous, à une table, un homme offre un cadeau précieusement emballé à une demoiselle qui semble porter plus d’attention aux regards qui l’entourent qu’à ce moment de romance surfait.
La vue sur le Bund, du fameux 33ème étage
Et nous, on n’a pas vraiment les moyens de se payer une bière ici. Alors on prend discrètement quelques photos, et puis on rentre goûter à quelques notes de jazz avant de rentrer se reposer: demain, on se rendra à Suzhou.
Les chinois et moi #4 | La victoire passera par l’étranger
Catégories: Chine, Récits de voyage
Au courant de mes déboires du jour précédent, le couple sino-américain entreprend de me sortir d’affaire.
Vivi est chinoise, elle est donc à même de se faire comprendre, contrairement à moi. Son anglais, cependant, n’est pas des meilleurs, alors la communication transitera de moi à lui, puis à elle et vice-versa.
Ils m’emmènent dans un petit magasin de télécom: il y a des cartes, des chargeurs, des téléphones et tout un tas d’autres objets en vrac. J’essaie de mettre l’accent sur la 3G; je veux absolument surfer — cela me permettra d’avoir un traducteur et un GPS. Compte tenu des circonstances, ce ne sera pas un luxe.
« Oui oui, ça marche », qu’elle assure, notre petite vendeuse chinoise, avec son sourire le plus convainquant.
Elle me pose une liste de numéros de téléphone sous le nez et je peux choisir, mais le prix variera en fonction… de la quantité de chiffres 8 ou 4. 8 c’est le chiffre porte-bonheur, quant au 4, c’est le contraire.
J’insère la carte dans mon téléphone, prête à crier victoire et… ça ne marche pas.
On veut se faire rembourser, mais il n’y a pas moyen. La dame refuse sous tous les prétextes.
Bredouilles, on cherche une autre solution: les bureaux de China Unicom.
Ils ont tout ce qu’il me faut! Sauf qu’ils veulent mon passeport, et que bien entendu, je l’ai laissé à la guesthouse, à l’autre bout de la ville.
Mes nouveaux amis convainquent les employés à me délivrer un contrat sous condition que je faxe mes détails le lendemain. Chose que je ne ferai pas. Sans conséquences, heureusement.
Enfin satisfaite, je retourne vaquer à mon occupation principale: la recherche de nourriture. Dans le petit café que je choisis, les crachats bien sonores des cuisiniers me font frémir: j’espère qu’ils savent viser.
Les Chinois et moi #3 | Quelques caractères chinois vous sauveront
Catégories: Chine, Récits de voyage
Le lendemain, j’ai une mission: me procurer une carte SIM avec 3G pour mon portable (pour les non-technophiles: une puce téléphonique pour mon iPhone, qui me permettra de surfer, aussi bien que d’appeler).
Petite mission qui m’emmènera loin au coeur de Hangzhou…
J’essaie d’expliquer à la manager de la guesthouse via Google Translate (pas très clair), puis en démontant l’objet (compris!). Elle appelle un jeune homme à la rescousse, qui me tend une carte de visite.
C’est tout en chinois (pour changer). Si ça se trouve, ils n’ont rien compris.
La manager m’écrit le nom d’un arrêt de bus, sur un bout de papier (toujours en chinois): « montre-le au conducteur ».
Quand mon numéro de bus se pointe, c’est le stress! Les Chinois, en général, ils poussent pour rentrer avant même que quiconque ait pu aspirer à descendre.
Et le pire, c’est qu’il faut que je paie un montant inconnu au conducteur (c’est-à-dire, au beau milieu du remue-ménage). Il démarre le bus en trombe, au milieu de la cohue de gens pas encore organisés, qui s’accrochent là où ils peuvent avant même que j’aie pu prononcer un ‘euh‘ confus.
Je dois apparemment glisser la monnaie dans sa machine. J’essaie de lui faire comprendre que je ne sais pas combien. Il m’indique, d’un geste étrange, le nombre trois (non, on ne compte pas de la même manière en Chine). Manquant m’étaler au sol sous l’oeil ahuri des Chinois à chaque virage, je finis par remplir ma première mission.
Le conducteur me dépose au bon endroit: loin du calme bucolique des alentours du lac. C’est un centre bourdonnant, qui donne un peu le vertige (surtout quand on n’y comprend rien). Je ne sais pas où aller. J’essaie de montrer la carte de visite à plusieurs passants, mais ils prennent des airs effrayés, voire offusqués. Ils font un pas brusque de côté si je les aborde et gesticulent à mon égard comme s’ils venaient d’apercevoir un fantôme.
Finalement, un homme courageux (j’imagine que l’uniforme aide) m’indique une bâtisse, à quelques mètres. Et là… il s’agit un centre commercial spécialisé dans l’électronique, mais dans la forme, ça ressemble plutôt à un marché au poisson.
Me voilà à chercher une carte SIM avec un petit dessin de carte SIM, parce que, tête en l’air, je n’ai pas trouvé d’objet pointu pour extraire celle que j’aurais pu montrer en exemple.
Au bout de trente minutes de délibérations muettes, la demoiselle, que j’avais interpellé au hasard, pousse un cri de victoire et me fait signe d’attendre.
Elle m’apporte une panoplie de cartes mémoire, avec un sourire jusqu’aux oreilles. Je commence à douter de mes talents artistiques: j’aurais dû m’appliquer un peu plus en cours de dessin d’observation.
Elle persiste, cependant, elle veut absolument aider… admirable! Elle finit par m’emmener à un stand de télécom. Serais-je au bout de mes peines?
Je montre mon dessin, et j’écris un gros 3G à côté. Des sourcils se haussent. Mais on a une solution: on me ramène un jeune homme qui parle l’anglais! (je peux le garder? … non? zut.)
Seulement voilà, on veut me vendre une solution bien trop chère. Je n’ai pas besoin de plan téléphonique pour un an, messieurs, je ne suis là que pour deux semaines.
Le vendeur fait la tête. On dirait un enfant de quatre ans qui n’a pas eu droit à sa crème glacée.
Je m’excuse et je repars, la queue entre les jambes, vers l’arrêt de bus, dont je tenterai en vain de déchiffrer les horaires.
J’aurais peut-être dû demander le chemin de retour aussi, à la guesthouse…
Après une heure, je saute, désespérée, dans un taxi.
Avec la carte de visite (chinoise) de la guesthouse à la main, pas de soucis, on arrive toujours à bon port.
Les Chinois et moi #2 | Sous l’aile (délicieuse) des Chinois
Catégories: Chine, Récits de voyage
J’ai finalement réussi à me nourrir. Mais quand même, ça n’a pas été simple. Mine de rien, ils sont peu nombreux, les marchands qui peuvent s’offrir un menu en couleurs, avec des photos. J’aurais pu y penser aussi… mais soit.
Au supermarché chinois.
De retour à la guesthouse, je rencontre un nouvel arrivant, un professeur chinois qui parle l’anglais. Excellent, je vais pouvoir sortir de mon mutisme… et les chinois aussi! Je prends une bière avec l’équipe, et il assure la traduction pour tout le monde. C’est sept personnes contre une!
Ils me proposent de dîner avec eux, le soir. C’est 10 yuan pour le repas. Et non, il n’y aura pas moyen de savoir ce que je vais manger, mais peu importe, je vais goûter au vrai du vrai… y compris au ‘tofu puant’ (on a vraiment l’impression de manger à côté d’un champ fraîchement fermenté, mais le goût est appréciable).
Le dîner à 10 yuan, ou comment plonger dans les délices chinoises authentiques à peu de frais
Et puis je m’attarde avec eux, à la table. Je n’ai pas grand chose d’autre à faire, après tout. Ils entament une bière locale, accompagnée de cacahuètes faisant trempette dans un bon vinaigre, à picorer du bout des baguettes (pas si facile!). Ils m’offrent de leur précieuse boisson… me servent, me re-servent, et me servent encore. Ils veulent voir jusqu’où je peux aller! Et ils sont impressionnés… et pompette, d’avoir tenté de me suivre. Il paraît qu’il y a une histoire de gènes asiatiques dans l’air. Légende ou pas?
Et je passe ma soirée là, à les regarder se parler, me sourire, construire quelques phrases en anglais, répondre de la façon la plus simple possible, et contre toute attente, ça me plaît. On la casse, la barrière linguistique. Je me sens bien et eux aussi. Ils m’invitent au petit-déjeuner le lendemain, et puis au barbecue, et encore une fois au dîner (avec des plats tout différents!). Et puis les bières, encore!
Le lendemain soir, un couple s’invite à la guesthouse pour de courtes vacances dans le calme d’Hangzhou. Lui, il est américain, professeur d’anglais en Chine, elle, elle est d’ici. Ils se sont vus, se sont plu, et ils ont décidé d’apprendre ensemble la langue de l’un et de l’autre — et ça a fonctionné!
L'infusion compliquée du thé Oolong.
Il y a aussi un ami chinois de la manager, qui nous fait goûter à la tradition du thé Oolong. Il installe, entre les bières, un set à thé qui ressemble à une petite dînette, mais en plus raffiné. Il nous fait sentir le précieux herbage, qui n’infusera pas plus de 7 minutes, et pas plus de 7 fois.
Une fois le temps écoulé, il verse le contenu dans un bol, avant de le répartir entre les hôtes. S’il servait les hôtes l’un après l’autre, le dernier recevrait un thé trop infusé.
Intriguée par cette minutie, je pose mes lèvre sur la minuscule coupelle qui fait office de tasse. Délicieux!
On change mon nom, ce soir-là. L’original? Trop compliqué. Je m’appelle désormais quelque chose qui ressemble à joie, ou bonheur. Mais si je le prononce mal, ça devient peau de canard (pas très glamour, mais je ne m’y attarde pas).
Mon nom en chinois - on a même pris patiemment le temps de m'apprendre à l'écrire
Les Chinois et moi #1
Catégories: Chine, Récits de voyage
Après cette entrée en matière plutôt tumultueuse, il faut que je me plonge dans le bain. Très chinois, le bain en question. Ma guesthouse à Hangzhou est jolie, proprette, bien située et regorge de bonne humeur, mais… personne ne parle l’anglais, si ce n’est pour les quelques balbutiements de circonstance.
Coucher de soleil sur le lac de Hangzhou
Cette guesthouse, que j’ai découverte je ne sais plus trop comment, à l’aide de Google Translate, n’est visitée que par les touristes chinois et le staff jeune et nombreux (chinois aussi, évidemment).
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