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De Corinne Stoppelli le 1. février 2012 à 6.59  
Catégories: Conseils, Hong Kong / Macau

Quelques idées au sujet des coûts, des transports et de la téléphonie à Hong Kong. Sera complété au fur et à mesure. Dernière édition: 20/01/2012

Marché aux Fleurs du Nouvel An Chinois, Victoria Park

Téléphonie

Cela n’avait jamais été aussi simple. Pour me procurer une carte SIM, je n’ai eu qu’à me rendre au 7/11 (chaîne de magasins qui fleurissent partout dans la ville). Il n’y a même pas eu besoin de présenter une quelconque pièce d’identité.

Plusieurs plans sont disponibles, mais globalement les prix de la puce varient de 4 à 9€. Et ils contiennent déjà du crédit. Envoyer un SMS ou passer un coup de fil est suffisant pour l’activer!

Transports

D’après le chercheur en ingénierie ferroviaire que j’ai eu l’occasion de rencontrer, Hong Kong offrirait l’un des systèmes le plus effectifs au monde. Et j’ai bien envie d’y croire: métros, trams, bus, taxis peu coûteux — tout semble fonctionner dans la plus grande des harmonies.

Si vous restez quelques jours et pensez vous déplacer beaucoup, cela vaut la peine d’investir dans une carte Octopus (rechargeable) qui vous permettra d’économiser sur tous les trajets de transports en commun et vous évitera l’ennui de devoir courir à un guichet ou à un automate à chaque fois.

La carte coûte environ 15€, et contient 10€ de crédit. Vous pouvez récupérer le 5€ au départ en rendant la carte, moins 0.90€ qui vous seront retenus en tant que frais administratifs.

Une idée des coûts…

  • une (bonne) bouffe dans un petit restaurant vietnamien sur Central (hors SoHo, zone résidentielle): 5.50€ (pho bo + laitue soya + boisson longan)
  • une brique de lait frais 2.00-2.50€
  • un petit-déjeuner bio dans un café avec wi-fi (Cafe O): 4.50-10€
  • un double espresso dans le même café bio: 2.80€.
  • une tournée dans un bar à Kwai Lan (3 bières Tsingtao et une bouteille d’eau): 26€
  • un cocktail martini dans un bar de SoHo: 4-5€
  • une soupe de nouilles (avec viande) dans une échoppe locale (à Central): 2.50-4€
  • une pâtisserie simple (croissant, fourré de viande, cake) dans une pâtisserie locale: 0.80-1.20€
  • une petite lessive chez le blanchisseur (moins de 5kg): 3.30€
  • taxe de base d’un taxi: 2€
De Corinne Stoppelli le 26. janvier 2012 à 15.50  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

À peine passées les portes de l’aéroport, je sens que quelque chose est différent. J’ai l’impression qu’il fait plus chaud qu’à Taipei mais ce n’est qu’une illusion: c’est le soleil! Car si techniquement la température est la même, l’astre a l’heureux effet d’un placebo.

Hong Kong de ma fenêtre

Le contact humain fait contraste: il semble plutôt froid, voire arrogant. À Taipei, tout était prétexte à un sourire, à un geste de politesse; ici, chacun occupe sa place dans la plus grande des ignorances, dans un étrange dédain qui semble crier « Je suis d’ici, ceci est mon territoire jeune voyageuse! Donc pousse-toi, j’ai des millions de choses à accomplir ».

Le train qui m’emmène au centre de Hong Kong dévoile les courbes vertes élégantes de l’île. Mais jusqu’ici, rien de très nouveau. Ce n’est qu’une fois lâchée au coeur de la bête que retrouverai mon excitation enfantine: des bâtisses, immenses, partout! Les immeubles semblent se chevaucher, s’entremêler. On se demande comment tout cela tient ensemble. La ville est un génie d’aménagement et tout semble y danser sur un fil.

Les ruelles sont toutes serrées, bondées. On y prend la place qu’on veut, mais on s’y déplace vite. Le temps y semble presser, à toute heure! Les habitants, à la manière des fourmis déterminées, semblent tracer des pistes invisibles dont rien ne les détourne. Et moi, je me sens un peu comme un lent et maladroit coléoptère qui aurait atterri involontairement au milieu de tout cela: désorientée.

Les occidentaux sont partout. Cosmopolite et jeune, l’île! Malgré ses allures tout asiatiques, ils semblent avoir comme pris possession des lieux… ou plutôt, de s’être fondus dans sa masse, d’y avoir été engloutis faute d’avoir résisté à ses charmes.

À la nuit tombée, il y a tellement de lumières artificielles que par endroits, l’on se croirait en plein jour. L’effet est magique. Mon regard se perd mille fois sur les innombrables affiches illuminées, clignotantes, qui se succèdent dans une procession infinie. Un bambin à Disneyland n’aurait pas ressenti autant d’excitation!

Tout bouge autour de moi, tout est vivant, tout a un but extrêmement précis.

Et moi, enfin, je passe inaperçue et je réalise que ça me manquait. Mon appréhension à sortir, parfois, à oser demander quelque chose dans la rue, à entrer dans une boutique; tout s’est envolé. J’ai probablement déjà cédé — mais juste un peu — au chant des sirènes.