8 Articles dans cette catégorie Hong Kong / Macau.

De le 17. décembre 2012 à 10.18  
Catégories: Chine, Conseils, Hong Kong / Macau

Pour beaucoup, Hong Kong est considérée comme LA capitale de la gastronomie chinoise. Mais face à la multitude de restaurants, comment faire son choix pour déguster quelques spécialités locales sans se ruiner? Le nouveau guide Michelin Hong Kong & Macao 2013 vient de sortir et devrait vous aider: 68 restaurants de ces deux territoires du sud de la Chine y sont répertoriés, dont certains offrent la possibilité de se régaler pour moins de cinq euros le repas.Guide Michelin Hong Kong et Macao 2013

Parmi les 44 restaurants une étoile de Hong Kong, plusieurs proposent des menus à des prix inattendus pour une cuisine de très haute qualité.

Quelques exemples

Au Tim Ho Wan, on peut déguster d’excellents dim sum (bouchées à la vapeur cantonaises) pour environ 30 et 50 dollars de Hong Kong (3 et 6 francs suisses).

Leur grande spécialité est le Xa Xiu Boa (pain à la vapeur garni de viande de porc). Leur secret: les pains sont fabriqués à la commande, garantissant une fraîcheur absolue de ce plat très apprécié des Chinois.Dim Sum Tim Ho Wan Hong Kong

Vous aimez les soupes? Rendez-vous au Ho Kung Kee, spécialiste des soupes de nouilles et des congeesm, soupe de riz servi avec un accompagnement. Vous ne dépenserez guère plus de 3 à 5 francs suisses.

Photos of Ho Hung Kee, Hong Kong
Photo du restaurantHo Hung Kee courtesy of TripAdvisor

Sachez cependant que le cadre n’est pas le plus important dans ces restaurants. Armez-vous de patience, vous devrez souvent faire la queue, vous aurez peu d’espace, vous devrez laver vos baguettes dans un bol d’eau chaude. Mais la nourriture y est exceptionnelle, ce qui est l’essentiel!

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Carte des restaurants étoilés de Hong Kong


Afficher Hong Kong – Restaurants étoilés sur une carte plus grande

Voir aussi

 

De le 9. juillet 2012 à 11.45  
Catégories: Conseils, Hong Kong / Macau, Récits de voyage

Au cœur d’un dédale de canaux, je traverse une piazza bordée de luxueuses boutiques pour aller savourer une tranche de cassata. Contrairement à celles de la Sérénissime, les eaux javellisées de cette Venise-là ne dégagent pas le moindre relent d’égout.  Son ciel artificiel vire en permanence de l’aube au crépuscule. Bienvenue au Casino Venetian, le frère jumeau de celui qui draine les foules à Vegas!

Des gondoliers aux yeux bridés...

En Chine comme au Nevada, ce rutilant centre commercial (350 enseignes, 30 restaurants) offre à ses myriades de consommateurs ébahis une évasion joliment kitch dans un univers où rien ne manque, pas même un hôtel de 3’000 chambres — l’un des plus importants du monde — et une salle de spectacle de 15’000 places. L’investissement de Macao dans ce projet (près de 2,5 milliards de dollars) a contribué à détrôner la capitale américaine du jeu. Même les marques suisses y ont élu domicile, au plus grand bonheur de yuppies dépensiers.

Macao à l'heure helvétique

Les fans de mangas font escale chez Character King, le spécialiste des héros (et héroïnes) de BD asiatiques sculpté(e)s à la dimension de poupées gonflables. La pulpeuse Mikuru Asahina y côtoie Ichigo Momomiya.

Des personnages de mangas en 3D

En quête de Baume du Tigre, je m’arrête dans l’une de ces pharmacies chinoises n’ayant plus grand-chose à voir avec les vieilles officines de sorcières. On y dispense une gamme de produits dépassant largement les seuls gingembre et ginseng: phytothérapie, minéraux, substances animales — voire humaine (placenta) — rien n’y manque pour soulager les bobos et rétablir l’équilibre du yin et du yang.

Une petite potion chinoise?

Un petit creux. Aux populaires food courts déjà prises d’assaut, j’accorde ma préférence à un resto haut de gamme, dont la carte s’avère des plus alléchantes. Le hors d’oeuvre japonisant donne déjà le t(h)on!

Juste l'eau à la bouche

Retrouvez-moi dans ce labyrinthe ludique!

Le Casino Venetian

Pour peu, l’hégémonie des tapis verts ferait oublier que l’ancien territoire portugais a de beaux restes historiques — hélas peu nombreux — mais heureusement classés au Patrimoine mondial. Débarquant du ferry en provenance de Hong-Kong (45 minutes de trajet), rien ne force le visiteur à emboîter le pas aux hordes de flambeurs pressés d’investir les lieux de perdition. Il peut leur préférer le charme colonial du Largo do Senado, dans la vieille ville. A partir de là, rien de plus facile que de rayonner vers les principaux monuments de l’héritage architectural. De quoi trancher avec la grandiloquence des buildings où se concentre l’essentiel des 3’100 tables de jeu, 8’234 jackpots et autres bandits-manchots répertoriés à Macao. Faites vos jeux, rien ne va plus!

Pour le final, rejoignez mon safari-photo dans la zone classée Unesco!

Macao historique

De le 23. mai 2012 à 13.55  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

Pas besoin de connaître sa signification –”Port aux parfums”– pour que le nom de Hong Kong suscite à lui seul l’irrésistible envie de boucler sa valise. C’est un peu comme Zanzibar, Samarkand ou Pondichéry, dont l’évocation suffit à réveiller toute une imagerie de lointains comptoirs épicés. Hong Kong, donc.

Comme à Bangkok, l’amateur de frissons coloniaux aura peut-être du mal à nourrir ses fantasmes dans la forêt de gratte-ciels que la mondialisation a fait pousser sur les anciens quartiers traditionnels. Mais il faudrait être de bien mauvaise foi pour ne pas se sentir dépaysé dans cet univers rappelant la Metropolis de Fritz Lang ou le Blade Runner de Ridley Scott.

La baie de Kowloon

J’aime m’y balader la nuit, quand la mégapole fait scintiller ses buildings d’une myriade de lucioles. C’est la promenade habituelle des Hongkongais le soir et des jeunes mariés pour la traditionnelle photo face à la baie. Je m’amuse de repérer l’orientation des constructions, lesquelles obéissent presque toutes aux lois du feng shui (art d’aménager les lieux de vie et de travail né en Chine il y a plus de 4000 ans, véritablement enraciné à Hong Kong). La tour de la Bank of China a la mauvaise réputation de provoquer les dragons, en raison de ses lignes en X et angles trop vifs.

De la table luxueuse…

Plus d’un tiers de la population croirait à la force du feng shui, souvent incarnée par un couple de lions — femelle et mâle, yin et yang — montant la garde à l’entrée des établissements financiers et hôtels pour en assurer la prospérité.

Les fauves de pierre ne me dissuaderont pas de franchir le seuil du Mandarin Oriental pour tester la table la plus étoilée de la place: celle du Man Wah, dont la cuisine cantonaise relègue nos restaurants dits chinois au rang de fast food. Cela dit, je n’ai rien contre les cantines locales, lesquelles débitent à l’envi le traditionnel canard laqué, souvent exquis à même le trottoir!

…à la cantine sur le trottoir

Le riz, que l’on associe en général aux mets asiatiques, est de plus en plus considéré par les nantis comme une nourriture de pauvre. On le garde donc souvent pour la fin du repas, et il est fréquent que l’on ne finisse pas son bol. Cette attitude peut aussi venir du signal de fin de repas, généralement donné par celui qui régale… et parfois un peu précipitamment !

L’un des rendez-vous des expatriés anglo-saxons

Promenade digestive. Pour rien au monde je ne manquerais le plus long escalier mécanique extérieur du monde, qui, à quelques minutes du Mandarin, monte vers les quartiers riches des Mid-Levels.

Une certaine “Maomania” agite les échoppes

Gratuit, le parcours offre une vue plongeante sur les mille et un bars et boutiques des quartiers tendance.

Le Yorkshire Pudding est très couru pour ses fish & chips. Mais serait-ce bien raisonnable, en sortant de table ? Un verre suffira!

Surtout ne pas oublier, à la sortie, d’acheter pour les copains l’un de ces souvenirs ramenant à la période de Mao, et dont les Occidentaux raffolent.

Il n’y a que l’embarras du choix, de la figurine un peu kitch à la toile d’artiste contemporain, souvent à l’honneur dans les galeries huppées.

Un air de Broadway

Quand Hong Kong se donne des allures de Times Square, la Suisse n’est pas absente du show. Vous pourrez vous amuser à dresser l’inventaire de toutes les marques assurant la promotion du luxe helvétique sur affiches géantes. Les mêmes figurent sur les fameux trams à étage, une exclusivité de la mégapole.

Vous me suivez pour une immersion au coeur de leur réseau, juste avant de nous envoler vers d’autres destinations?

Les trams de Hong Kong, vedettes du bitume

De le 30. avril 2012 à 10.37  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

Ah Macao! J’aurais aimé te consacrer plus de temps, mais j’ai été prise de court, ma foi (et je ne vais pas m’en plaindre)! D’ailleurs si cela n’avait pas été pour un prince plutôt charmant, m’y ayant escorté sur son cheval blanc (un ferry tout fringant) j’aurais pu t’ignorer.

Mais j’avais un vol à y prendre, à Macao. Et puis le prince en question avait pris les choses en main, aussi. Alors me voilà, à courir tes rues à moitié portugaises, à moitié chinoises, tes rues qui nous ressemblaient finalement beaucoup, au prince et moi.

À Macao, en long et en large

Des rues joliment pavées, au décor subtil et à la beauté classique, aux monuments clignotants, clinquants, impressionnants.

De la vétusté des restaurants de rue, où tout se pique du bout des baguettes, au poulet à la portugaise à déguster dans un cadre romantique, avec couteau-fourchette.

Le poulet à la portugaise de Macao

Le poulet à la portugaise de Macao

De la tranquillité et du charme d’une promenade, au coeur de la ville, à l’effervescence colorée et l’effusion de chance (et de malchance) des casinos.

Le casino Gran Lisboa à Macao

Tout est en contrastes, intense.

Une nuit toute en lumières

Le prince a réservé un hôtel de grande classe. Il y a, à l’intérieur, un casino et une fontaine toute colorée qui virevolte en lumières et en couleurs à chaque heure, amassant une foule de curieux: c’est une overdose de kitsch.

Au casino Galaxy de Macao: on s'habille en rouge, cela porte chance.

La chambre est magnifique et, sans l’ombre d’un doute, à la hauteur d’une princesse. On peut regarder  la télévision assis en prenant le bain, ou même la douche, grâce aux haut-parleurs fixés dans la salle de bain. Lit et chaises prennent nos formes, confortables.

Et puis, le casino. C’est ma première fois! Comme d’habitude, je débarque avec ma foule de clichés romanesques (hollywoodesques? corinnesques?) auxquels je donne d’entrée de bons coups de pied. Il y a là, assises aux machines à sous, une foule de petites dames solitaires et déterminées qui pourraient être ma mère (si elles n’avaient pas les yeux bridés).

Le prince tient à me montrer le casino le plus ancien (le plus authentique!) de Macao. Nous voilà donc au Gran Lisboa, qui n’a rien à envier aux LEDs tout neufs de son voisin géant. Car au Gran Lisboa, c’est le coeur de Macao qui vous saute à la figure.

L'ancêtre Casino Lisboa à côté du plus jeune Gran Lisboa

En entrant dans la salle aux cartes circulaire, le souffle se coupe: elle est impressionnante! Les tables et les joueurs envahissent tout l’espace de leur personne, de leurs exclamations: c’est un vrai brouhaha, c’est plein d’énergie, ça bouillonne, ça crie, ça caquète. Les employés qui distribuent les cartes, stoïques, en semblent dépourvus d’humanité.

Et puis à l’extérieur du cercle de jeu, c’est un vrai manège qui a lieu. De grandes filles, aux décolletés plongeants et aux regards provocateurs, font des allers-retours en demi-cercle. Elles font semblant de se promener, et dès qu’elles sont hors de vue, hop! elles repartent pour un autre demi-cercle.
Une foule d’hommes de tous âges regarde leurs jambes dénudées s’activer, les soupèse du regard. Parfois, l’une d’elles se sent observée. Elle ralentit alors, prend un regard de félin duquel elle semble défier sa proie.
Les filles continueront de marcher, parfois toute la nuit, jusqu’à ce que, fatigués, ces messieurs aient fait leur choix.

Quant à moi, mon séjour chinois touche à sa fin. Le prince m’accompagne au carrosse ailé qui m’emportera loin de lui. Il rentrera à Hong Kong sur son même cheval blanc mais, cette fois, plus légèrement.

* Je parlais des casinos! À quoi donc allez-vous penser?

De le 29. mars 2012 à 11.07  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

Hong Kong, c’est une marée de gens qui bossent pour de vrai. Du gratte-ciel, du béton, du ciel gris. Mais pas seulement! Il y a de belles choses à voir, dans les îles.

Seulement comme la région n’est pas très grande, il faut s’attendre à ne pas être le seul à en avoir eu l’idée. Mais si l’on fait abstraction de la masse de touristes chinois et hongkongais, on pourra profiter de jolies vues…

Je laisse la place aux images!

Tai O à l’arrivée, c’est ça! Des reflets, du soleil, des montagnes… Les poumons et les yeux respirent.

Et puis en se promenant on découvre le célèbre village tout sur pilotis…

L’intérieur d’une maison. Les gens de Tai O vivent leur vie… plus ou moins tranquillement. Parce qu’il faut dire qu’avec la masse de touristes qui les observent et les prennent en photo tous les jours, ils doivent se sentir un peu comme dans un zoo. Ou alors, peut-être bien qu’il s’en fichent, tiens. Moi, je sais que j’aurais du mal.

La pêche du jour.

Moyen de locomotion préféré par les habitants: la barque à moteur!

Par endroits c’est un peu le fouillis. Mais le jeux de lumières et reflets donne aux décombres éparpillés dans le village une allure de composition artistique.

Il y a un grand marché, à Tai O. On y vend surtout des poissons, crustacés et autres fruits de mer séchés.

Les touristes s’esquivent ou se bousculent, à choix, pour prendre des photos du coucher de soleil. Moi, je saute sur une barque qui prend légèrement l’eau: il n’y a personne pour me déranger!

Vue depuis le pont de fer…

 

De le 23. mars 2012 à 17.17  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

Dans les hauteurs de Hong Kong, pile poil entre les Nouveaux Territoires et Kowloon, il y a… de l’eau et des tranchées.

Voyage dans le temps: 1941. Les Japonais envahissent Hong Kong par les frontières chinoises. Il ne leur faudra que 18 jours pour capturer toute la colonie anglaise, et toute sa garnison.

Mon idée n’étant pas de vous beurrer une tartine, mais de vous faire voyager en images, je vous joins ce lien qui vous donnera tous les détails historiques fascinants du Shing Mun Redoubt (en anglais), un endroit un peu hors du temps où il est écrit partout sur les murs: “jeux de guerre interdits! respectez ceux qui ont donné leur vie dans ces collines”.

Sur la route…

On est surpris, après les affolants gratte-ciels et les fourmis hongkongaises, de découvrir cette nature un brin sauvage.

Le réservoir de Shing Mun.

Il y a tout un tas de singes en liberté autour du réservoir et le long du chemin. Ne les regardez jamais dans les yeux… Et ne prenez pas de sacs plastique avec vous!

Un petit village sur le flanc de la colline.

Les boîtes aux lettres du village…

Un fermier aux allures improbables balade ses vaches, le long du chemin.

Dans les tranchées

C’est un peu oppressant. Par endroits, on doit se baisser.
Nos sacs à dos se frottent nonchalamment contre les dalles froides qui ont autrefois protégé les soldats excités, fuyants, parfois riant aux éclats, s’allumant une cigarette, traînant un compagnon ensanglanté, voire un cadavre peut-être…

Il est facile de les imaginer, d’entrer dans leur vie pour un petit instant, ici. Les dalles portent encore leurs traces.

Les tranchées sont nommées d’après les rues de Londres. J’ai parfois l’impression de me balader dans une miniature de ce qui sera le métro de Londres.

Les japonais ont laissé leur trace… J’imagine l’excitation du soldat, entouré de ses compatriotes exultant, alors qu’il burine la dalle d’une main faible et tremblante.

À la sortie des tranchées…

C’est le choc final: les gratte-ciels que l’on avait presque oubliés. Ils ont poussé là comme des champignons! Nos soldats d’alors, que voyaient-ils?

 

De le 1. février 2012 à 6.59  
Catégories: Conseils, Hong Kong / Macau

Quelques idées au sujet des coûts, des transports et de la téléphonie à Hong Kong. Sera complété au fur et à mesure. Dernière édition: 20/01/2012

Marché aux Fleurs du Nouvel An Chinois, Victoria Park

Téléphonie

Cela n’avait jamais été aussi simple. Pour me procurer une carte SIM, je n’ai eu qu’à me rendre au 7/11 (chaîne de magasins qui fleurissent partout dans la ville). Il n’y a même pas eu besoin de présenter une quelconque pièce d’identité.

Plusieurs plans sont disponibles, mais globalement les prix de la puce varient de 4 à 9€. Et ils contiennent déjà du crédit. Envoyer un SMS ou passer un coup de fil est suffisant pour l’activer!

Transports

D’après le chercheur en ingénierie ferroviaire que j’ai eu l’occasion de rencontrer, Hong Kong offrirait l’un des systèmes le plus effectifs au monde. Et j’ai bien envie d’y croire: métros, trams, bus, taxis peu coûteux — tout semble fonctionner dans la plus grande des harmonies.

Si vous restez quelques jours et pensez vous déplacer beaucoup, cela vaut la peine d’investir dans une carte Octopus (rechargeable) qui vous permettra d’économiser sur tous les trajets de transports en commun et vous évitera l’ennui de devoir courir à un guichet ou à un automate à chaque fois.

La carte coûte environ 15€, et contient 10€ de crédit. Vous pouvez récupérer le 5€ au départ en rendant la carte, moins 0.90€ qui vous seront retenus en tant que frais administratifs.

Une idée des coûts…

  • une (bonne) bouffe dans un petit restaurant vietnamien sur Central (hors SoHo, zone résidentielle): 5.50€ (pho bo + laitue soya + boisson longan)
  • une brique de lait frais 2.00-2.50€
  • un petit-déjeuner bio dans un café avec wi-fi (Cafe O): 4.50-10€
  • un double espresso dans le même café bio: 2.80€.
  • une tournée dans un bar à Kwai Lan (3 bières Tsingtao et une bouteille d’eau): 26€
  • un cocktail martini dans un bar de SoHo: 4-5€
  • une soupe de nouilles (avec viande) dans une échoppe locale (à Central): 2.50-4€
  • une pâtisserie simple (croissant, fourré de viande, cake) dans une pâtisserie locale: 0.80-1.20€
  • une petite lessive chez le blanchisseur (moins de 5kg): 3.30€
  • taxe de base d’un taxi: 2€
De le 26. janvier 2012 à 15.50  
Catégories: Hong Kong / Macau, Récits de voyage

À peine passées les portes de l’aéroport, je sens que quelque chose est différent. J’ai l’impression qu’il fait plus chaud qu’à Taipei mais ce n’est qu’une illusion: c’est le soleil! Car si techniquement la température est la même, l’astre a l’heureux effet d’un placebo.

Hong Kong de ma fenêtre

Le contact humain fait contraste: il semble plutôt froid, voire arrogant. À Taipei, tout était prétexte à un sourire, à un geste de politesse; ici, chacun occupe sa place dans la plus grande des ignorances, dans un étrange dédain qui semble crier “Je suis d’ici, ceci est mon territoire jeune voyageuse! Donc pousse-toi, j’ai des millions de choses à accomplir”.

Le train qui m’emmène au centre de Hong Kong dévoile les courbes vertes élégantes de l’île. Mais jusqu’ici, rien de très nouveau. Ce n’est qu’une fois lâchée au coeur de la bête que retrouverai mon excitation enfantine: des bâtisses, immenses, partout! Les immeubles semblent se chevaucher, s’entremêler. On se demande comment tout cela tient ensemble. La ville est un génie d’aménagement et tout semble y danser sur un fil.

Les ruelles sont toutes serrées, bondées. On y prend la place qu’on veut, mais on s’y déplace vite. Le temps y semble presser, à toute heure! Les habitants, à la manière des fourmis déterminées, semblent tracer des pistes invisibles dont rien ne les détourne. Et moi, je me sens un peu comme un lent et maladroit coléoptère qui aurait atterri involontairement au milieu de tout cela: désorientée.

Les occidentaux sont partout. Cosmopolite et jeune, l’île! Malgré ses allures tout asiatiques, ils semblent avoir comme pris possession des lieux… ou plutôt, de s’être fondus dans sa masse, d’y avoir été engloutis faute d’avoir résisté à ses charmes.

À la nuit tombée, il y a tellement de lumières artificielles que par endroits, l’on se croirait en plein jour. L’effet est magique. Mon regard se perd mille fois sur les innombrables affiches illuminées, clignotantes, qui se succèdent dans une procession infinie. Un bambin à Disneyland n’aurait pas ressenti autant d’excitation!

Tout bouge autour de moi, tout est vivant, tout a un but extrêmement précis.

Et moi, enfin, je passe inaperçue et je réalise que ça me manquait. Mon appréhension à sortir, parfois, à oser demander quelque chose dans la rue, à entrer dans une boutique; tout s’est envolé. J’ai probablement déjà cédé — mais juste un peu — au chant des sirènes.