21 Articles dans cette catégorie Inde.

De Stephanie Booth le 30. janvier 2012 à 5.37  
Catégories: Inde, Récits de voyage

Je viens de passer dix jours de rêve dans le petit coin de paradis près de Mysore nommé Hillview Farms. Hillview Farms, c’est un homestay, c’est-à-dire une formule de logement « chez l’habitant ». Un poil plus développé que le Bed&Breakfast, je dirais, le homestay vous permet de bénéficier d’un accueil plus personnel que dans un hôtel tout en fournissant plus de confort et un peu plus de distance avec vos hôtes que lorsque vous surfez leur canapé.

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Bref, c’est une formule magique.

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Hillview Farms est, comme son nom l’indique, une petite ferme. Un peu de terrain, beaucoup de cocotiers et de bananiers, des légumes et des fruits qui poussent dans le jardin, quelques vaches, des chiens, des dindons, des lapins… Le tout géré amoureusement par Ted et Geetha avec l’aide de leur dévoué personnel.

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Ted et Geetha ont construit Hillview Farms à leur retraite, fuyant la folie de Bangalore. Culture bio, leur propre pompe pour l’eau, panneaux solaires pour chauffer l’eau et fournir de la lumière durant les longues interruptions de courant, biogaz pour la cuisine… Ils ont conçu Hillview Farms dans le respect de l’environnement (pas courant dans l’Inde moderne!) et avec un souci d’auto-suffisance. Même l’eau non-chlorée de la piscine (qui n’est remplie que lorsque la présence d’invités nageurs ou barboteurs le justifie) sert au bout de quelques jours à irriguer les champs en contre-bas.

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Vous l’aurez compris, on ne vient pas ici pour faire la fête, mais plutôt pour se ressourcer. Ted et Geetha sont adorables, ont de l’humour et quantité d’histoires à raconter (et pas juste sur Hillview Farms). La nourriture, préparée par Asha et Savita sous la supervision experte de Geetha, est divine (végétarienne bien sûr, mais j’avoue qu’en dix jours, la viande ne m’a pas manqué une seule fois, toute carnivore que je suis).

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Les amateurs de soins ayurvédiques peuvent même profiter de la présence toute proche d’un centre de soins. Les thérapeutes viennent à Hillview Farms prodiguer les traitements. Attention cependant, si vous prenez un traitement « sérieux », c’est assez strict, avec restrictions alimentaires, pas de piscine (ni d’eau froide à boire), etc. Personnellement, ce n’est pas trop ma tasse de thé, et je me suis contentée d’un massage à l’huile. Plutôt bien, si la petite prière introductive et le coton à garder une heure dans les oreilles après ne vous dérangent pas. Clairement, on insiste ici sur le côté médicinal du traitement plutôt que sur le côté détente dont on pourrait plus avoir l’habitude en occident.

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Hillview Farms est à une dizaine de kilomètres de Mysore. Ted et Geetha organisent volontiers pour vous le taxi pour vous y rendre (il restera avec vous ou vous reprendra à l’heure et au lieu que vous désirez pour le retour). Leur « conducteur principal » est un jeune n’habitant pas très loin — et s’il n’est pas disponible, il a une équipe de conducteurs dans laquelle il puise. Leur niveau d’anglais varie, mais ils comprennent suffisamment pour les communications nécessaires à leur travail.

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En plus de quelques expéditions à Mysore, nous avons également pris une voiture pour aller à Madikeri, capitale du district de Kodagu (Coorg). Très joli « road trip »! Pour l’essentiel, nous nous sommes contentés de ralentir notre rythme de vie, rythmé par les délicieux repas, siestes, promenades dans les environs, séances de triage de photos, discussions, lectures, et trempettes dans la piscine lorsque celle-ci était pleine.

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A noter: l’absence de wifi, et une connexion internet extrêmement limitée dans la maison principale, sur l’ordinateur des hôtes des lieux! Suffisant pour envoyer un e-mail ou deux, et idéal pour un petit break si on a tendance à rester scotché sur internet même en vacances. Il est aussi possible de se procurer une connexion internet locale via le réseau cellulaire (3G, ou plutôt 2G).

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Et côté prix? Voici ce que nous avons payé (janvier 2012):

  • chambre simple 750 INR/nuit, chambre double 1500 INR/nuit, petit-déjeûner compris
  • repas: 150 INR par repas et par tête
  • taxi pour Mysore, 3h: environ 600 INR
  • taxi pour dépôt à l’aéroport de Bangalore, environ 2600 INR, journée à Coorg, un peu moins de 2000 INR (6 INR par kilomètre pour ces longs voyages + de menus frais de parking et péage)
  • pick-up à la station de bus de Mysore lors de notre arrivée: 500 INR
  • massage ayurvédique à l’huile (beaucoup d’huile!) 1200 INR

Très raisonnable pour le service fourni! Tout compris, pour 3 personnes, 10 jours (9 nuits) nous sont revenus environ 40’000 INR. Traduit en francs suisses (1 INR = 54 INR aujourd’hui), cela fait moins de 250.- par personne.

En résumé:

  • logement simple, très propre et convivial (mention spéciale pour les matelas en fibre de coco ultra-confortables)
  • nourriture végétarienne bio indienne excellente et variée
  • service chaleureux et personnel aussi bien de la part des maîtres des lieux que du personnel — et serviable (nous avions des chaussures à faire réparer, des désirs de pastèque, besoin de recommandations de magasins…)
  • eau non cholorée jusque dans la piscine
  • proximité de Mysore, déplacements organisés sur demande par les hôtes
  • pas de wifi et pas toujours d’électricité, mais qui en a vraiment besoin?
  • option ayurvédique pour les amateurs
  • prix raisonnable, facture détaillée
  • cadre vert, frais et calme, avec plantes et animaux, vie de petite ferme.

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Pour réserver, le plus simple est à mon avis d’envoyer un e-mail à Geetha. Prenez-vous-y assez en avance, car le nombre de places est limité (pas tellement plus de 6 personnes en même temps) et l’endroit est donc vite complet suivant la saison!

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Si vous y allez, ne manquez pas de mettre un mot dans leur livre d’or. J’aurai plaisir à le lire lors de ma prochaine visite :-) .

Plus d’infos et des photos:

De Stephanie Booth le 9. janvier 2012 à 10.02  
Catégories: Conseils, Inde

L’article de Michelle sur la circulation de Saïgon m’encourage à vous dire deux mots sur la circulation en Inde — ou tout du moins à Pune, où j’ai vécu et d’où je rédige ce billet.

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Il y a une dizaine d’années, lorsque j’ai pris pour la première fois le volant ici (inimaginable au moment de quitter la Suisse!), mon amie Aleika m’a donné les instructions suivantes: « roule doucement et de façon prévisible; occupe-toi de ce qui est devant toi, le reste se débrouillera. »

Il faut ajouter à cela ce qui est évident une fois qu’on s’est trempé dans le traffic local: faire des signes de bras par la fenêtre pour indiquer les changements de direction, et klaxonner régulièrement pour indiquer sa présence à ceux de devant ou qui gênent notre passage. Bon, ça, c’était il y a dix ans: il y avait nettement moins de voitures à Pune à l’époque. Aujourd’hui, le signophile s’est démocratisé et on voit moins de bras s’agitant par les fenêtres.

Comprendre comment fonctionne la circulation indienne est également vital pour le piéton. Eh oui, les routes, il faut les traverser, et si on s’attend à trouver des passages cloutés, on peut toujours rêver!

Sous le chaos du traffic se cache tout de même de l’ordre. On s’occupe de ce qui est devant soi. Et surtout, on coopère. Parfois, il faut insister un peu, mais en règle générale, chacun se déplace un bout de façon à ce qu’on évite la collision. Pas de « ici c’est ma place, je ne bougerai pas » à la suisse.

Quand on traverse la route, donc, on avance doucement, en profitant des « trous » dans le traffic pour avancer un bout. On est prévisible, ce qui permet aux véhicules arrivant dans notre direction de nous éviter. Et si nécessaire, on s’arrête au milieu de la route — oui, c’est permis. S’il y a d’autre piétons, on se groupe avec — l’union fait la force. Et s’il y avec vous des habitués de la traversée de route, les mettre du côté d’où vient la circulation, et rester dans leur ombre!

De Michelle Carrupt le 7. Octobre 2011 à 16.24  
Catégories: Actualités, Inde

Contrairement à Stephanie, je ne suis toujours pas allée en Inde! Ce n’est pourtant pas faute de m’intéresser à la culture indienne: littérature, musique, cuisine, danse, reportages, récits de voyage, tout de ce pays m’intéresse. Toutefois, à Genève, nous sommes vraiment gâtés par la fréquence et la richesse des événements culturels indiens proposés tout au long de l’année.

Par exemple l’autre jour, j’ai visité l’exposition « La saveur des arts. De l’Inde moghole à Bollywood » au Musée d’ethnographie à Conches. J’ai été emballée par cette expo qui aborde la relation étroite entre la musique, la peinture et le cinéma dans la culture de l’Inde du Nord. Elle présente un choix très riche d’objets, d’instruments de musique, de documents, de tableaux. Une petite fenêtre sur cette culture et un vrai voyage enchanteur et dépaysant. Elle est ouverte jusqu’au 18 mars 2012, allez y faire un tour, vous ne le regretterez pas. Vous pouvez télécharger la visite guidée sur votre smartphone et l’écouter durant la visite, ou l’écouter chez vous avant de vous y rendre. Si vous tombez un jour de beau temps, vous pourrez vous relaxer dans le magnifique parc avec vue sur le Salève.

Parmi les œuvres présentées, j’ai spécialement aimé l’œuvre d’une jeune artiste indienne: Parvathy Baul.

Parvathy Baul est une jeune artiste aux talents multiples, originaire du Bengale, qui a étudié le chant et la danse dans son enfance, avant d’être formée aux arts visuels à la célèbre université de Shantiniketan, fondée par Tagore. Dès l’âge de seize ans, elle est initiée à la voie des Bauls, les bardes mystiques errants du Bengale, par le grand maître Sanathan Das Baul. A la demande du Musée d’ethnographie de Genève, elle a réalisé une série de 6 grandes toiles peintes intitulée « Rupanuraga: L’amour de la beauté ». Chaque tableau est détaillé dans l’exposition et l’on peut ainsi comprendre la symbolique de sa création artistique. Ces toiles peuvent également être chantées et elle décrivent la fameuse légende de Râdhâ et Krishna.

L’artiste présentera sa série de peintures le samedi 8 octobre à 14h00 au Musée d’ethnographie à Conches.

On pourra également l’entendre chanter dans le cadre du « Festival Les Nuits du Monde: les Routes de l’Inde » un autre événement lié à l’Inde et organisé par les ateliers d’ethnomusicologie à Genève, du 5 au 15 octobre 2011.

Ce festival repose sur une programmation diversifiée, dans laquelle les expressions régionales du Rajasthan, du Cachemire et du Bengale  rivalisent avec un choix d’interprètes de haut vol dans les domaines du chant, de la danse et de la musique instrumentale « classiques ». Un programme pour jeune public, quatre films, une conférence, un stage et diverses animations complètent le menu, sans oublier l’exposition « La saveur des arts. De l’Inde moghole à Bollywood », actuellement présentée au Musée d’ethnographie à Conches, qui permettra d’approfondir cette expérience des arts de l’Inde.

De quoi voyager en Inde par la musique, les arts et la danse, sans quitter Genève! Un jour, j’irai toutefois visiter ce pays pour éprouver des sensations intransportables!

Mise à jour 10 octobre 2011

L’Inde est également au programme du 27e Forum international Médias Nord Sud, au CICG, du 10 au 14 octobre 2011. La journée du mercredi 12 octobre lui est consacrée, avec notamment, la projection du film: Pink Saris ou le combat d’une justicière, à 19 heures, en présence de la réalisatrice Kim Longinotto.

De Stephanie Booth le 21. janvier 2011 à 17.43  
Catégories: Inde, Récits de voyage

Après plus ou moins 14 mois en Inde si l’on met mes séjours là-bas bout-à-bout, j’ai vécu la semaine dernière un de mes plus grands chocs culturels indiens: Bangalore.

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Tout en vitres et en hauteur.

Après Pune, Bangalore est immense, moderne, et ressemblerait presque à l’Occident. Grands boulevards (même s’ils sont surchargés de voitures), bus neufs climatisés roulant à toute vitesse (autant que les embouteillages le permettent), tours vitrées chatouillant les nuages, population jeune et habillée à l’occidentale, arbres majestueux, restaurants luxueux et chers, immense chantier du futur métro en plein air au-dessus de l’artère principale de la ville, aéroport à faire pâlir certains d’Europe… Certes, on trouve à Bangalore des coins qui me font penser à Pune. Mais ma petite semaine sur place m’a laissée presque un peu déboussolée.

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Rickshaws rutilants et bien alignés près de Commercial Street.

J’ai commencé à mieux comprendre cette ville lors de mon dernier jour sur place, à l’occasion du Victorian Bangalore Walk auquel nous avons participé (fortement recommandé, je vous en reparlerai). Bangalore, comme les Etats-Unis par ailleurs, est une terre d’immigrés. Au tournant du 19e siècle, les Anglais y installent leur centre militaire (cantonment) pour l’Inde du sud. Forte population Anglo-Indienne, donc, afflux par la suite d’immigrés du reste de l’état du Karnataka, installation précoce de l’électricité (1906), arrivée d’entreprises comme Tata et Texas Instruments, sans compter les prisonniers italiens durant la deuxième guerre mondiale qui ont grandement contribué au développement du football dans cette ville… Quelques éléments d’histoire disparates et un peu en vrac, n’empêche: Bangalore est une ville qui s’est développée à travers ses immigrants — et ça continue aujourd’hui. Moins de 30% de la population de Bangalore parle le kannada, la langue locale.

On comprend donc mieux l’occidentalisation rampante, l’esprit entrepreneurial et le développement fulgurant de Bangalore, centre de gravité technologique attirant entreprises et cerveaux du sous-continent et d’ailleurs.

Mais qu’on ne s’y méprenne pas: la ville reste indienne, surtout dans ses infrastructures. Coupures d’électricité, maisons construites les unes sur les autres, ascenseurs et connexions internet en panne, vaches déambulant sur des routes souvent en mauvais état, rickshaws et leurs mythiques conducteurs (surtout ici!), offices postaux inintelligibles aux non-initiés, et surtout, mondes parallèles qui se côtoient sans jamais sembler se toucher, ou tout juste du bout des doigts. La nourriture y est excellente, et Bangalore recèle bien entendu des quartiers de petites ruelles (surtout dans la vieille ville) et des marchés détendus où il fait bon se balader, comme le Gandhi Bazaar dans le Basavanagudi.

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Gandhi Bazaar.

Je vous l’avoue, j’ai de la peine à l’aimer, cette ville trop occidentale à mon goût, même si pour beaucoup d’indiens elle représente le futur, le progrès, et la direction que doit prendre leur pays. Mais je ne doute pas qu’il doit faire bon vivre dans cette métropole multiculturelle, pour qui a un revenu lui permettant le train de vie qui s’y étale.

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Panneaux d'affichage.

A visiter? Oui, certainement, surtout si le côté « rustique » de l’Inde vous intimide un peu et que vous désirez conserver quelques repères en matière de confort occidental lors de votre séjour.

Depuis ici:

De Stephanie Booth le 2. janvier 2011 à 7.17  
Catégories: Inde, Récits de voyage

Quand je suis arrivée en Inde pour la première fois, j’ai été frappée par le fait que l’Inde quotidienne en ville n’avait pas grand chose à voir avec les photos que l’on peut voir dans le National Geographic. Alors bien sûr, les photographes du National Geographic sont excellents, et leurs photos aussi, et une belle photo, c’est aussi un peu par définition une photo qui fait rêver.

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Ce choc initial m’a donné envie de photographier les choses qu’on ne photographie pas. Les choses banales, les rues banales, les choses auxquelles on s’habitue parce qu’elles font partie de la normalité. Les prises électriques et interrupteurs, par exemple.

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De Stephanie Booth le 30. décembre 2010 à 18.26  
Catégories: Inde, Récits de voyage

Bon, j’exagère un peu: si ça fait dix ans depuis l’époque où j’ai vécu un Inde une année, ça ne fait cependant que sept ans depuis ma dernière visite.

Mais quels sept ans!

Complètement à chaud, des constats en vrac:

  • je n’ai mis dans ma valise ni guide de voyage, ni carte, ni dictionnaire Hindi: j’ai tout installé comme application iPhone ou sauvegardé dans Evernote
  • dans Evernote également, des photos de mon passeport, de mon carnet de vaccination, et de tout autre document de voyage précieux
  • pas de stress pour mettre la main sur une copie des tarifs des rickshaws! Un calculateur sous forme d’application iPhone existe pour la ville de Pune, et probablement pour d’autres… (tuyau: cherchez le nom de votre ville de destination dans l’iTunes store)
  • une fois encore, j’ai fait le voyage Mumbai-Pune en taxi collectif organisé par un ami sur place (KK Travels) — sans un accroc, du gaillard endormi sur sa pancarte à la sortie de l’aéroport au dépôt à domicile, en passant par l’escorte privée jusqu’à la voiture et le changement de véhicule en cours de route (échange de passager, on rationalise les trajets de dépôt des voyageurs)
  • et puis tiens, venant de chercher le lien ci-dessus: tout est sur internet à présent (je vous avais déjà dit pour le train)
  • la traversée des bidonvilles de Mumbai par la grande route sent toujours aussi mauvais
  • il y a toujours plein de monde (à pied et en véhicule) dans les rues à 4h du mat’, et il faut toujours avoir le coeur bien accroché face au style de conduite indien

Bombay airport arrival has greatly improved in 10 years!

  • l’aéroport de Mumbai est méconnaissable: complètement refait, et aussi nettement plus civilisé (personne n’a tenté de se jeter sur mes bagages, ni de me proposer un hôtel ou un taxi que je n’avais pas demandé)
  • la ville a gagné en voitures et en magasins (et je n’ai encore pas revu la ville pour de bon, juste une petite expédition pour acheter de l’eau et deux-trois indispensables comme les anti-moustiques à mettre dans la prise)
  • le « beau supermarché » d’aujourd’hui est environ 5 fois plus gros et mieux fourni que celui d’il y a dix ans; on y trouve des pâtes Agnesi, comme à la Migros
  • la campus dans lequel je loge baigne dans le wifi; tout le monde a un téléphone mobile (c’était déjà quasi le cas il y a 7 ans, mais là c’est indéniable)
  • j’ai pris dans mes bagages mon ordinateur portable et mon nouvel iPhone, en plus de l’appareil photo de mes rêves; que de technologie, direz-vous — oui, mais un de mes plaisirs en voyage est de pouvoir partager ce que je vis (un téléphone avec bon appareil photo c’est d’un pratique, pour ça)
  • parlant de téléphone: mon opérateur (Orange) vend des paquets de données à l’étranger prépayés (ça reste cher mais toujours moins que les 15.- CHF/Mb du tarif « normal ») — dans le même ordre d’idées, il y une option voyageurs (Travel) qui permet de faire des appels depuis l’Inde pour 2.- la minute au lieu de 4.80… (ouille); c’est les vacances, et mon téléphone n’est pas juste un outil professionnel, c’est un moyen clé pour communiquer avec mes proches
  • les bouteilles de Bisleri ont été relookées
  • j’ai pris avec moi un peu moins de saris et de salwaar kameez, et plus de vêtements « occidentaux » (pantalons et haut) — la mode évolue et s’occidentalise de plus en plus (j’ai vu des choses durant ces premières 12 heures que je n’aurais jamais pu voir ici il y a dix ans).

Je suis vraiment heureuse d’être de retour. Les odeurs, qui m’avaient relativement peu frappées lors de mon année ici, me prennent les narines et me renvoient dans le temps.

De Stephanie Booth le 16. décembre 2010 à 16.30  
Catégories: Conseils, Inde

Vous vous souvenez peut-être que j’ai acheté un billet d’avion pour l’Inde cet été. Eh bien, la date du départ approche, et il est temps de régler quelques menus détails comme les déplacements à l’intérieur du pays. Je vais à Pune, là ville dans laquelle j’ai habité en 1999-2000, puis à Bangalore où habite maintenant Anita, avec qui j’étais allée au Kerala en 2004. Je terminerai ensuite mon voyage à Delhi pour rendre visite à mon vieil ami Madhav.

Joli programme, et vu que je suis dans le pays durant un mois entier, et que mon père m’accompagne pour sa première expédition en Asie, j’ai décidé de prendre la voie de la lenteur pour nos déplacements: le train. Mais le train, en Inde, ce n’est pas comme en Suisse. Débarquer à la gare le jour J pour acheter son billet, ça ne va pas le faire pour les longs voyages à travers le pays. On réserve à l’avance, un peu comme pour un billet d’avion.

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En 2010, contrairement à 1999, on peut réserver ses billets de train sans passer par la queue interminable au guichet ou les appels téléphoniques internationaux qui nous obligent à franchir d’un grand pas fossés linguistique et culturel. Mais même là, c’est un peu « welcome to India »: sur le site officiel des chemins de fer indiens, on peut bien s’enregistrer avec une adresse étrangère, mais impossible de payer avec une carte de crédit qui n’est pas « domestique » (comprendre « indienne).

Du coup, je vous conseille de passer par Cleartrip, que j’ai utilisé avec succès pour réserver mes billets de train malgré ma carte de crédit suisse. Il a quand même fallu insister un poil, mais ça a passé au deuxième coup.

Si vous n’êtes pas familiers avec les trains indiens, il vaut la peine de vous renseigner sur les différentes classes: AC 2-tier et AC 3-tier sont à mon avis les plus intéressantes (on évite de mourir de chaud, on se fait moins empoussiérer, et le défilé de mendiants durant le voyage est plus limité). « Sleeper », c’est la classe « normale » qu’utilisent les indiens: sympa pour le sport, mais potentiellement un peu stressant, surtout si vous voyagez seul(e).

Ensuite, il y a le système des listes d’attentes. Si le train est plein (c’est le cas pour la réservation que je viens de faire, départ le 10 janvier) vous pouvez quand même acheter votre billet et on vous met sur liste d’attente. Les premières places de la liste d’attente sont RAC (reservation against cancellation), et après, c’est « waiting-list » avec un numéro qui vous indique où vous vous trouvez dans la file. Avec un billet WL 8 (comme le mien), on ne court en principe pas trop de risque de se retrouver planté sur le quai de la gare pour un départ dans quelques semaines. (Il faut quand même vérifier, par contre, car il est interdit de monter dans le train avec un billet WL!)

Allez, bon voyage :-)

De Michelle Carrupt le 19. août 2010 à 10.39  
Catégories: Conseils, Inde, Sri Lanka

Avant, pour se faire du bien, on partait trois semaines ou un mois à la mer ou à la montagne. On n’emportait pas son bureau avec soi et même parfois on n’avait pas le téléphone! Les choses ont bien changé. On embarque aujourd’hui son ordinateur portable, son téléphone avec accès Internet partout, histoire de ne rater aucune une nouvelle pouvant modifier le cours d’une vie professionnelle ou personnelle!

Rama Day SpaDu coup, comment évacuer le stress de cette vie trépidante? Les professionnels du tourisme ont trouvé la réponse: les séjours bien-être dans des hôtels proposant des services de spa, wellness ou thalasso. Ces lieux de remise en forme  proposent toutes sortes de techniques destinées à évacuer tensions et soucis et à nous redonner en quelques jours une mine resplendissante et reposée.

La Suisse est célèbre depuis longtemps pour l’excellence de ses stations thermales. L’offre s’est considérablement élargie, les programmes se sont diversifiés, les stations sont fréquentées par une population toujours plus jeune. Faites l’expérience d’un bain romano-irlandais à Leukerbad – Loèche-les-Bains ou à Scuol dans les Grisons. Vous verrez, c’est inoubliable et l’on en sort tonifié après un vigoureux massage à la brosse et un séjour dans de l’eau divinement chaude.

Mais le nec le plus ultra du moment est le massage ayurvédique. Un massage ayurvédique, si possible à quatre mains, est d’une incroyable douceur et vitalité, un massage dont on sort transformé après avoir exploré des états de relaxation insoupçonnés. Même si l’on n’est pas adepte de l’Ayurvéda, qui est bien plus qu’une technique de massage, on en ressent les bienfaits dès les premiers instants et l’effet perdure longtemps après. Si l’Ayurvéda se pratique aujourd’hui dans bon nombre de centres de spa et wellness partout dans le monde, les meilleurs et les plus authentiques sont en Inde ou au Sri Lanka. A tester impérativement lors d’un prochain voyage!

Ebookers a d’ailleurs sélectionné des hôtels qui tous offrent des séjours bien-être en Europe. Séjourner dans l’un de ces centres fait oublier soucis et tensions en quelques jours ou en quelques heures, la plupart des spas étant ouverts à la clientèle extérieure pour des « spa breaks » dans la journée. Mon rêve serait d’aller les tester tous et d’en faire un compte-rendu détaillé, si quelqu’un voulait bien me sponsoriser ;-)

De Nathalie Hamidi le 22. juillet 2010 à 8.53  
Catégories: Angleterre, Brésil, France, Inde, Turquie

Le Let’s Colour Project est une superbe idée, même si c’est une idée commerciale: on prend des pots de peinture offerts par des grandes marques, et on transforme les espaces grisâtres et laids avec de magnifiques couleurs!

Let's Colour Project

Let's Colour Project

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De Nathalie Hamidi le 10. mars 2010 à 17.42  
Catégories: Chine, Inde, Littérature

Le Voyage en Occident, ou Xiyouji (西遊記), a été écrit par Wu Cheng’en (吳承恩), un écrivain chinois de la dynastie Ming. Ce roman est considéré comme un des quatres grands romans de la littérature chinoise.

Ce livre raconte l’histoire d’un moine et de ses compagnons, voyageant de Chine en Inde à la recherche de sûtras, et de leurs rencontres avec de nombreuses créatures monstrueuses et maléfiques. Il est aussi connu en français comme Le Roi des Singes ou Les Pérégrinations vers l’Ouest.

Journey to the West's characters [Yuyuan Shopping Center / Shanghai] (photo: d'n'c)

En une centaine de chapitres, on découvre la mythologie chinoise, ses créatures. Une lecture qui peut être amusante lors d’un voyage en Chine, en Inde, ou de la Chine à l’Inde.

Le mythe de Sun Wukong, le singe qui accompagne le moine Xuanzang, est récurrent dans la mythologie chinoise, et se retrouve dans plusieurs médias parvenus jusqu’en Europe: le principal personnage du manga/dessin animé Dragon Ball (Son Goku, un guerrier à queue de singe, qui se bat avec un bâton et  qui se déplace sur un nuage doré), un des personnages du film Le Royaume Interdit (une réinvention du roman, avec l’homme-singe joué par Jet Li), et bien d’autres adaptations, de la peinture aux jeux vidéos, en passant par le théatre.

Laissant une large part aux usages et aux combats militaires, comme la plupart des romans chinois classiques, ce roman vous fera entrevoir l’époque Ming. Le système politique et administratif est reproduit à travers les rencontres avec les démons, ainsi que les mélanges idéologiques et religieux (bouddhisme, taoïsme, confucianisme). Cette oeuvre est parfois considérée comme une satyre de la société chinoise de l’époque, de par l’humour qui la teinte. (source)