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De le 25. mai 2010 à 9.53  
Catégories: Iran, Récits de voyage

Un collaborateur Ebookers.ch s’est rendu à Téhéran en Iran, et nous y écrit cette lettre…

Salâam (ou “bonjour” en Persan)

C’est via Abou Dabi, capitale des Emirats Arabes Unis, que, pour des raisons familiales, j’ai eu la chance de découvrir Téhéran, en Iran.

De ce voyage extraordinaire, je garderai en mémoire, notamment :

Les grandioses richesses de la Mosquée Sheikh Zayed à Abou Dabi, où marbre, or, cristal et tapis de soie persane plus grands qu’un terrain de football sont à couper le souffle.

La beauté, au soleil levant, des monts enneigés entourant Téhéran; la mégapole est à 1500 m d’altitude, et il fait en pleine journée déjà plus de 30 degrés en ce mois de mai.

La frénésie de la circulation, composée majoritairement de Peugeot 406 fabriquées localement. Une diplomate française disait que conduire à Téhéran, c’est comme une danse. Les accidents sont cependant fréquents, malgré les enfants qui, au carrefour, pour quelques pièces, font balancer leur boîte enfumée d’encens, histoire de porter chance aux conducteurs et de désodoriser quelque peu l’atmosphère trop polluée.

Les vendeurs de roses aux feux rouges (4 CHF les 16 !); peu étonnant, vu qu’on peut admirer de magnifiques massifs bien entretenus, tout le long des voies express qui traversent les beaux quartiers nord de la capitale.

L’audace discutable de certains architectes, dont les œuvres, sous prétexte de modernité innovante, sont, à mon goût, moins esthétiquement harmonieuses que de guingois. De toute façon, là-bas on ne rénove pas, mais on détruit pour mieux reconstruire.

Les succulents Milk Shake, pour lesquels, peu importe son âge ou son rang social, on n’hésite pas à faire la queue à toute heure.

La nonchalance des commerçants (marchands de tapis exceptés) avec laquelle il faut compter (25 minutes pour 4 cheeseburgers dans un « fast » food). Ici, tout se vend au poids, ou presque, que ce soit les pains au chocolat ou les sachets, pourtant déjà emballés, d’amandes grillées caramélisées.

La gentillesse sincère de l’ensemble d’une population qui, malgré le poids d’un régime politique plutôt rigide, s’efforce de trouver du plaisir au quotidien.

Enfin, les sourires de mes neveu et nièce, dont les parents, en mission diplomatique à Téhéran, y resteront encore quelques années. Ce sera probablement l’occasion d’un nouveau voyage en Iran, dans un futur encore indéterminé.

Khoda Fez ! (“Au revoir”)

Jean-Luc