62 Articles dans cette catégorie Italie.

De Nathalie Hamidi le 13. juillet 2009 à 16.30  
Catégories: Conseils, Italie, Récits de voyage

Ils ont vraiment des goûts particuliers, ces Italiens. Après les tigelle al lardo, assez effrayantes au niveau gras et calories (de quoi vous couper l’appétit pendant deux jours), j’ai voulu manger du poisson dans un restaurant au bord de la mer. Mon petit ami de l’époque se commande un plat qui s’appelle fritto misto di pesce, et comme une inconsciente, je choisis la même chose!

Je n'ai pas osé: le fritto misto di pesce

On m’apporte un plat énorme de poisson, et au moment de piquer dedans avec ma fourchette: HORREUR! Les poissons sont minuscules, entiers, avec les organes encore dedans, et – comble du dégoût: la tête et les yeux!

On pourra me traiter de chochotte, mais je n’ai pas été habituée à manger ça, et c’est bien la seule fois de ma vie où je suis repartie d’un restaurant en laissant une assiette pleine. Alors faites attention lorsque vous irez au restaurant à la plage en Italie, et plutôt que de faire confiance au traître qui se trouve en face de vous à votre table, repérez plutôt quelque chose qui ne vous dégoûtera pas en jetant un oeil dans l’assiette des voisins de table!

De Raphaël Chabloz le 8. juillet 2009 à 17.15  
Catégories: Conseils, Italie

L’Italie est un pays magnifique. Entre deux visites de grandes villes, avec leurs ruines et leurs musées, ou entre deux journées de plage, avec leur sable et leurs coups de soleil, il y a moyen de faire des découvertes totalement inattendues.

Bibbona, par exemple. Charmant village toscan, dans la province de Livourne, entre Pise et Rome, à quelques kilomètres à peine de la mer. Qui n’a l’air de rien quand on y entre, un peu par hasard. Puis qui révèle un bourg médiéval aux ruelles pleines de caractère. Et, bien sûr, des terrasses où profiter du soleil, des restaurants où se régaler et des hôtels pas trop chers (ne dites pas que je vous en ai parlé, il ne faudrait pas que trop de touristes arrivent…).

De Nathalie Hamidi le 29. juin 2009 à 10.07  
Catégories: Conseils, Italie

Lors de mes voyages, j’ai goûté pas mal de spécialités: le tiramisu, les bigoli all’anatra, etc… Mais je suis parfois tombée sur des plats qui m’ont effrayée et que je n’ai pas pu goûter. Aujourd’hui, je vous présente les tigelle al lardo:

Je n'ai pas osé goûter: les tigelle al lardo

C’est une recette typique de l’Émilie-Romagne, où on mixe le lard avec du romarin, de l’ail – et de l’huile d’olive, du beurre ou de la crème. Bien qu’on m’ait assurée que ce plat est délicieux, je n’ai pas pu me résoudre à y goûter.

Non mais franchement, ça vous fait pas peur à vous?

En Émilie-Romagne, il y a plein de choses à voir et à manger – c’est la patrie des lasagne al forno! On y trouve le parmesan (parmiggiano) et son équivalent de goût moins coûteux: le grana padano.

Même les cappellacci di zucca, genre de gros ravioli à la citrouille, font vraiment bonne figure malgré leur goût inhabituel à côté des tigelle al lardo.

Avez-vous déjà goûté les tigelle al lardo? Ou, comme moi, leur simple vue vous a-t-elle rendu malade? Quoi qu’il en soit, méfiance si vous n’avez pas un estomac d’acier! C’était mon petit conseil pour ne pas mourir de peur lors de votre passage en Émilie-Romagne!

De Mélissa Monaco le 15. juin 2009 à 9.38  
Catégories: Italie, Littérature

La Sicile, un terre rude et grandiose. En ce début de 20ème siècle, Modesta, petite paysanne des environs de Catane, est pleine de questions. Elle va s’y trouver un destin. « L’arte della gioia », c’est l’histoire d’une vie et d’une île — et quelle vie! puisqu’à la suite d’évènements tragiques, cette fillette échappera à sa famille et au couvent afin de devenir princesse. Jamais héroïne n’aura si peu mérité son prénom! Modesta a le feu au ventre, se moque des convenances, du qu’en dira-t-on, est féministe avant l’heure et accepte pleinement sa sensualité. C’est aussi l’histoire de l’Italie tout court, puisque Modesta traversera deux guerres mondiales, le fascisme, l’après-guerre (qui sera pénible pour cette communiste convaincue) — tout cela dans une île pétrie par les passions. Avec son caractère entier et solaire, Modesta est un personnage qui restera encore longtemps avec moi. Quand au roman, il est comme son sujet principal… libre, échevelé mais réfléchi avec de nombreuses ellipses de temps, parfois emmêlées dans la même phrase, peut-être parce que son auteur a mis 10 ans à l’écrire? Sorti de manière posthume en 1998 en Italie (alors que le roman fut achevé en 1976) et en 2005 en francophonie, ce livre est aussi le testament de vie de Goliarda Sapienza, dont le parcours n’a rien à envier à son personnage.

Goliarda SAPIENZA
L’art de la joie
Editions Viviane Hamy

De Nathalie Hamidi le 30. avril 2009 à 14.01  
Catégories: Actualités, Italie, Littérature

Volterra, repère des Volturi

Volterra, petite commune de la province de Pise en Toscane, est devenue partie intégrale de la culture littéraire lorsque Stephenie Meyer y fit référence dans le second livre de la saga Twilight: New Moon.

Les Volturi, anciens vampires considérés comme « royauté » par leurs pairs à cause de leur grand âge (plus de trois mille ans), sont garants de l’enforcement de la seule règle vampirique: les humains ne peuvent être au courant de leur existence. Leur repaire est situé à Volterra.

Les rues de Volterra

(Photo: jmenard48)

Après le succès des livres de la saga Twilight et celui du premier film tourné, il est question d’un tournage en Italie pour le second film de la saga: New Moon. Les fans de la saga situés à Volterra s’insurgent contre le choix de tournage prévu à Rome et insistent pour que le tournage se fasse à Volterra.

Volterra: Palazzo dei Priori

(Photo: untipografico)

En effet, quel autre endroit mieux que Volterra pourra donner ce côté réaliste, avec toutes les références au Palazzo dei Priori, aux rues où se déroule la fin du livre? Pourquoi recréer plutôt que de profiter de l’existence de Volterra?

De Marco Castroni le 20. avril 2009 à 20.41  
Catégories: Actualités, Italie, Récits de voyage

Quand j’étais tout petit, L’Aquila était la destination privilégiée des escapades dominicales de ma famille. Petit déjeuner, quelques bagages mis dans le coffre de la voiture, et voilà, en route pour une nouvelle aventure! Au menu du jour:

  • Un voyage d’une heure sur une autoroute toute neuve: une suite de ponts, tunnels, virages dans un sens et dans l’autre, montagnes, vallées, forêts et cîmes enneigées, qui était de loin ma partie préférée de la journée. Et j’étais très déçu si mes parents décidaient de s’arrêter trop tôt.

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  • Ski, luge, randonnée, selon la saison et l’humeur de la journée.
  • Repas de midi dans un restaurant le long du chemin. Pâtes bolognaise, brochettes de viande ou entrecôte, salade verte, café, puis à nouveau en route pour la suite du voyage.

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  • Une dernière glace ou un dernier café sur la place principale, avant de rentrer.

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Pendant mon adolescence, lorsqu’une date « chaude » approchait (dernier jour de Carnaval, 1er avril, dernier jour d’école), la directrice de notre école louait un car et organisait à la hâte un voyage d’études à L’Aquila. Et encore une fois cette ville fut le théâtre de nos premières vacances entre copains, nos premiers cours de ski, nos premiers amours…

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À 18 ans, avec un sac à dos, des billets de train et une série d’adresses où dormir à bas prix, mon voisin et moi étions partis sans but précis, mis à part celui d’aller voir la mer Adriatique. Après une série de petits villages et paysages bucoliques, L’Aquila fut la première grande ville où nous sommes arrivés. Et cela fut l’occasion parfaite pour:

  • Tester les différents pubs de la ville, et comparer les différents types de bière.
  • Redécouvrir les brochettes de viande qui faisaient partie de mon repas dominical quand j’étais tout petit.
  • Visiter les trésors de la ville: la Basilique de Collemaggio, le Fort Espagnol,  la Fontana Luminosa…

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Et maintenant, je viens de découvrir que tout ça n’existe plus.

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Frappée par un séisme le 6 avril dernier, la ville qui était depuis toujours mon lieu de vacances préféré, qui a vu mes premiers pas, mes premiers amours et mes premières aventures, est maintenant une ville fantôme, abandonnée, et réduite en poudre. Perdre son lieu privilégié de vacances est un peu comme perdre un vieil ami… beaucoup de souvenirs qui reviennent à la mémoire, beaucoup d’histoires, de rires, de larmes, d’émotions, et la sensation que tout ça, avec notre enfance et notre jeunesse, appartient définitivement au passé.

Adieu L’Aquila, tu me manqueras!

images: wikipedia (1,2,3), Flickr (1,2,3,4,5)

De Nathalie Hamidi le 2. avril 2009 à 10.43  
Catégories: Etats-Unis, Grèce, Italie, Littérature

Lors d’un de mes nombreux séjours en Italie, je m’étais mis en tête d’acheter un bouquin en italien pour voir si j’arrivais à le lire sans le dictionnaire à côté. En cherchant une histoire qui pourrait m’intéresser, j’étais tombée sur un exemplaire du Talentueux Monsieur Ripley de Patricia Highsmith.

Pendant toute une après-midi, je me suis plongée avec délice dans l’histoire de Tom Ripley, arnaqueur professionnel, prêt à tout pour vivre aisément sans travailler. Mais je ne savais pas à quel point ce livre allait me marquer par ses descriptions de l’Italie, de la vie que l’on peut y vivre quand on est en vacances (perpétuelles, pour Tom Ripley).

Écrit de main de maître par une experte des thrillers psychologiques, ce livre vous fera passer de très bons moments pendant un voyage en train vers, ou à travers l’Italie.

Tom Ripley est un jeune homme plein de ressources, et qui n’a pas peur de faire ce qu’il faut pour survivre. Alors que Monsieur Greenleaf l’envoie chercher son fils Dickie pour qu’il le lui ramène, Tom élabore un plan pour continuer à profiter de la générosité des Greenleaf. Arrivé en Italie, il réussit à se mettre Dickie dans la poche. Mais lorsque Dickie commence à se lasser de la présence de Tom, il lui faut trouver une solution pour continuer à vivre au-dessus de ses moyens.

Le Talentueux Monsieur Ripley a une suite composée de plusieurs livres: Ripley et les ombres (Ripley Under Ground, 1970), Ripley s’amuse / L’Ami américain (Ripley’s Game, 1974), Sur les pas de Ripley (The Boy Who Followed Ripley, 1980) et Ripley entre deux eaux (Ripley under Water, 1992).

Il a aussi été brillament adapté au cinéma, avec Matt Damon qui joue le rôle de Tom Ripley, Gwyneth Paltrow dans le rôle de Marge Sherwood et Jude Law dans le rôle de Dickie Greenleaf.

Le Talentueux Monsieur Ripley

De Nathalie Hamidi le 27. mars 2009 à 8.53  
Catégories: Conseils, Italie, Récits de voyage

J’ai passé quelque temps près de Vicenza en Vénétie (la région d’Italie entourant Venise) à ma sortie de l’Université. J’ai eu l’occasion de vivre comme les Vicentins au jour le jour pendant plus d’un mois avant de devoir rentrer en France pour commencer à travailler.

La Vénétie est magnifique, et la nourriture là-bas est délicieuse. Si vous avez l’occasion d’y passer, je vous recommande d’essayer trois des spécialités de la région qui me sont chères et me rappellent plein de bons souvenirs:

Bigoli con l'anatra I bigoli con l’anatra

Les bigoli sont de très gros spaghettis. Ils sont particulièrement savoureux quand ils sont cuisinés avec du canard, comme en Vénétie.

Note amusante: dans l’argot local, i bigoli font aussi référence à l’appareil génital masculin. Évidemment, c’est un grand amusement pour les Vicentins d’en faire manger aux femmes!

Il tiramisu

Vous allez me dire que vous connaissez déjà le tiramisu, et pourtant celui que vous avez mangé en dessert tout préparé, ou même dans les restaurants, ne ressemble sans doute pas à celui que vous pouvez déguster en Vénétie.

En Italie, le tiramisu n’est pas un dessert forcément au café et au chocolat. Il peut aussi se décliner avec d’autres goûts selon les saisons: ananas, fruits rouges, etc.

Très calorique, c’est un dessert que l’on préparait à l’origine pour les femmes venant d’accoucher afin de leur redonner des forces.

Tiramisu(Photo: acme)

Il caffè corretto

En Italie, on aime boire du bon café bien fort, et les Italiens sont très exigeants sur le goût, l’odeur et la couleur de leur espresso.

En Vénétie, une fois arrivé à la « lie » (c’est-à-dire, lorsqu’il reste peu de café dans la tasse, et qu’on voit y flotter du café moulu), on demande au bar à ce qu’il soit « corrigé ». Le patron vous remplit alors la tasse avec de la grappa. On boit ainsi beaucoup de grappa, contrairement à d’autres endroits où on ne fait que rajouter un peu d’alcool dans le café.

Si vous n’aimez pas le café, vous pouvez simplement demander una grappa. C’est un bon digestif en fin de repas; attention cependant si vous devez reprendre le volant par la suite!

De Mirko Humbert le 10. février 2009 à 15.15  
Catégories: Actualités, Allemagne, France, Italie

En février, les régions de tradition catholique s’animent pour le très païen Carnaval. Celui de Rio est certainement le plus connu à travers le monde, en grande partie pour ses seins nus et sambas endiablées, mais l’Europe fourmille elle aussi de cortèges et flonflons à cette période. Vous avez du temps libre aux alentours du 14 février? Pourquoi ne pas voyager et assister à un des principaux carnavals d’Europe?

carnaval de veniseVenise: le plus touristique
Avec ses déguisements directement inspirés de la Comedia Dell’Arte, le carnaval transforme la ville de Venise en un immense bal costumé le temps des douze jours précédant le Mardi Gras. Datant du Xe siècle et popularisé durant la Renaissance qui lui donne l’allure encore d’actualité, la fête a longtemps été une occasion pour la noblesse de se mélanger au peuple en se déguisant, donnant ainsi un caractère égalitaire à l’événement — qui fut d’ailleurs interdit par les fascistes dans les années trente et ne réapparut que vers 1980.
Malheureusement, pour avoir l’occasion de se promener entre les masques vénitiens, il faut se préparer à l’avance, les hôtels faisant le plein à tous les coups durant cette période. Pour vous donner envie, n’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel, et surtout jetez un oeil aux galeries photos.

carnaval de niceNice: flower power
Autre ambiance à Nice pour le plus important Carnaval de France: les batailles florales y font rage. Avec les caricatures, le combat de fleurs est une spécificité des festivités de l’endroit. Une vingtaine de chars, desquels de jeunes femmes et hommes lancent du mimosa, se déplacent à chaque Carnaval. Autre particularité, le Roi de Carnaval qui parade pendant la durée de l’événement et est brûlé le dernier jour.
Si toute cette agitation ne vous paraît pas suffisante pour vous déplacer, les artistes qui animent les rues devraient achever de vous convaincre. Allez faire un tour sur le site de l’événement pour vous faire une idée de l’ambiance.

carnaval de cologneCologne: amour, alcool et tolérance
D’année en année, l’amour, l’alcool et la tolérance sont les thèmes phares du Carnaval de Cologne. Très joviales, les festivités sont accompagnées par des chants de Carnaval qui remettent le dialect local, le Kölsch, au goût du jour. Entre autres joyeusetés, les femmes embrassent les passants sur les joues et coupent les cravates le jeudi. Durant le défilé principal, bonbons et fioles de schnaps sont distribués aux badauds depuis les chars.
Le meilleur pour la fin, les poupées que l’on brûle le dernier jour de Carnaval en les insultant. Répondant au nom de Nobel, ces poupées font office de bouc émissaire pour les erreurs commises par la population. Pour les germanophones, vous trouverez toutes les informations pratiques sur le site du Carnaval.

De Nathalie Hamidi le 19. janvier 2009 à 18.21  
Catégories: Italie, Récits de voyage

L’idée d’aller en amoureux à Venise me paraissait très cliché, très commune, et je me demandais à quel point une réputation pouvait faire penser aux gens qu’ils vivaient l’amour fou lorsqu’ils passaient par Venise. En gros, même si j’étais intriguée par le Carnaval, je n’étais pas excessivement intéressée par le côté romantisme de la chose qui me paraissait surfait.

Et puis, en sortant de la gare (stazione terminale di Santa Lucia), j’ai descendu les marches, et j’ai vu l’eau à trois pas.

Venise: en sortant de la gare

Il faisait froid, mais un beau soleil se réfléchissait sur l’eau, et c’est peut-être ce qui a contribué à m’éblouir, mais en tout cas la journée commençait bien.

Suivant à moitié la foule et à moitié les panneaux de direction bien cachés, nous nous sommes faufilés dans les ruelles biscornues et sombres, bordées de canaux et d’échoppes pleines de bougies et de verres de Murano. Quelques gens masqués de-ci de-là, aux costumes pleins de détails minutieux, ont réussi à me faire oublier que ce n’était pas l’époque du Carnaval.

Nous avons traversé de nombreux ponts, vu la piazza San Marco et le lion d’or de Venise. Enfin, le soir, nous nous sommes perdus dans les ruelles nous ramenant à la gare – peut-être a-t-il fait exprès de nous égarer afin d’échanger quelques baisers sans témoins. Je ne le saurai jamais.

(Photo: krossbow)