24 Articles dans cette catégorie Vietnam.

De Michelle Carrupt le 10. février 2012 à 7.04  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Une amie en partance pour le Vietnam me demande si la ville de Hội An vaut le détour et si elle pourra y trouver un peu de chaleur en début mars. Je partage ici ma réponse.

Hôi An

Située à trente kilomètres au sud de Đà Nẵng, sur la rivière Thu Bồn, Hội An compte environ 120’000 habitants. La vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999. Jadis, Hội An était appelée Faifo en français, nom d’usage officiel pendant la période coloniale. Joliment restaurées dans un style traditionnel, les maisons aux couleurs vives prennent une très belle teinte au coucher du soleil. On peut admirer plusieurs styles architecturaux: le style français colonial, le style chinois et même japonais. Un pont couvert japonais joliment restauré attire les visiteurs et photographes et est devenu l’emblème de la ville.  Certaines toitures sont recouvertes de milliers de tuiles concaves et convexes, de style yin et yang. Ce symbole se retrouve également sur les portes des maisons et protège ainsi ses habitants.  [Source: Wikipedia]
Pont japonais Hoi An

On visite Hội An à pied, les rues étroites sont bordées d’échoppes en tout genres: beaucoup de tailleurs, des artisans, des artistes. Vous pourrez trouver toutes sortes d’objets ethniques à ramener et vous faire confectionner des vêtements sur mesure à petits prix.

Une fois par mois, les 14 et 15 du mois lunaire, la ville devient piétonne pour le plus grand plaisir de tous. Interdire complètement la circulation est encore impensable au Vietnam, hélas. Mais ici, rien de comparable avec les grandes villes du pays, on peut marcher tranquillement dans les rues. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur l’histoire de la ville, je vous conseille de faire une visite guidée. On achète un ticket à la maison de tourisme et l’on peut ainsi visiter les monuments les plus célèbres. On trouve assez facilement des guides parlant français. Bien entendu, vous pouvez vous contenter de lire votre guide papier, mais le contact avec un habitant vaut bien les quelques dollars que vous coûtera la prestation. Les guides sont en général des étudiants qui parlent plusieurs langues.
Sculpteur sur bois Hoi An

Se loger à Hoi An

L’offre d’hôtels à Hội An est vaste, de la petite chambre  à 10-15$ jusqu’aux chambres de luxe de quelques hôtels en bord de mer. Si l’on trouve des hôtels en ville,  je préfère de loin ceux situés au bord de la mer ou de la rivière. Ils sont plus tranquilles et rien ne vaut une balade matinale sur la plage, avant de rejoindre le centre en une quinzaine de minutes avec une navette, un taxi, ou à bicyclette qu’on peut louer facilement.
Hoi An  115

La plage

Un des avantages de Hội An est sa longue plage de sable fin. En février-mars, c’est le moment idéal pour séjourner dans cette région. En été, il peut faire vraiment très chaud, y compris dans l’eau. Venant de Hanoi, vous sentirez tout de suite les bienfaits de la chaleur!
Sur la plage, comme souvent au Vietnam, vous pourrez déguster d’excellentes spécialités vietnamiennes ou vous faire masser, si le cœur vous en dit. Pour les enfants, on trouve toutes les distractions habituelles des plages, ils pourront même se promener à dos d’éléphant!

Repas sur la plage

Petit bémol: les vendeurs ambulants de toutes sortes peuvent se montrer insistants. Quand bien même vous leur signifiez ne rien vouloir acheter ni consommer, ils passent et repassent plusieurs fois. Si vous avez la chance d’être dans un hôtel en bord de mer, rejoignez le calme de l’enceinte de l’hôtel après la baignade en eau de mer.
Plage de Hoi An China Beach

Se restaurer

Les restaurants de Hội An sont très nombreux, vous aurez l’embarras du choix! Hélas, ils se sont adaptés aux goûts standardisés des touristes, mais en cherchant un peu, on peut déguster des plats plus authentiques. La spécialité du coin est la soupe Cao Lau, que vous trouverez un peu partout. Le soir, les restaurants au bord de la rivière sont très charmants mais n’oubliez pas de vous asperger d’anti-moustiques!

Hoi An  77

A visiter aux alentours

Si vous disposez d’un peu de temps, louez une bicyclette, traversez la rivière et baladez-vous dans les environs de la ville, au petit bonheur. Vous pourrez découvrir un peu de la vraie vie des campagnes. Faites une excursion jusqu’à My Son pour admirer les vestiges de la civilisation Cham. Visitez la ville de Da Nang, allez manger sur la longue plage, on y trouve de très bons petits restaurants de fruits de mer. Visitez le musée Cham où des visites guidées en français sont possibles.

Hội An est un aussi un paradis pour les photographes. La lumière est magnifique sur la rivière au coucher du soleil, vous pourrez faire ici de très belles photos: portraits d’artisans qui sculptent le bois, fabriquent des lampes en tissu, brodent des tableaux de soie ou confectionnent des vêtements de toutes sortes, détails architecturaux, pêcheurs sur la rivière. Prenez votre temps, laissez-vous aller à la douceur de l’endroit et je suis sûre que, comme moi, vous vous souviendrez longtemps de la ville de Hội An.
Hoi An  73

De Michelle Carrupt le 20. janvier 2012 à 19.50  
Catégories: Actualités, Chine, France, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Vietnam

Le premier jour du calendrier lunaire tombe cette année le 23 janvier 2012. C’est Le Nouvel An Chinois 农历新年 (nónglì xinnián) aussi appelé  Fête du Têt au Viêt Nam. Cette année sera l’année du dragon. Contrairement à la mythologie occidentale, le dragon est un animal sacré et le symbole du bonheur et de l’harmonie pour les chinois. C’est la fête la plus importante pour les communautés chinoises qui la célèbrent dans le monde entier. C’est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis. Traditionnellement, les festivités s’étendent sur deux semaines.

Le Nouvel An est célébré officiellement en Chine, à Taïwan, à Hong Kong et Macao, à Singapour et Malaisie, aux Philippines, au Brunei, en Indonésie, en Thaïlande, au Viêt Nam et en Corée du Sud. Les congés du Nouvel an durent de un à sept jours selon les pays.

Durant cette période, de très nombreuses personnes vont rejoindre leur famille et l’on vient de loin pour fêter avec les siens. Les embouteillages sur les routes et de nombreux encombrements dans les gares et les aéroports sont la règle.

Pour les voyageurs qui se trouveraient dans l’un de ces pays à cette époque, les fêtes du Nouvel An peuvent présenter quelques inconvénients. Comme les gens du pays se déplacent beaucoup en province pour visiter la famille, il est difficile de trouver une place dans les transports, que ce soit en train, bateau ou avion. Les réservations sont faites des mois à l’avance, et si vous n’avez rien réservé, vous aurez du mal à vous déplacer. Beaucoup d’échoppes, de commerces et les administrations sont fermés. Attention aux délais si vous devez renouveler des papiers ou des visas.

Par contre, si vous avez la chance de connaître des gens sur place, peut-être serez-vous invité à partager les repas de fête du Nouvel An, une occasion unique de participer aux repas traditionnels ou aux préparatifs de la fête. L’ambiance est partout détendue, les gens font la fête et souhaitent oublier les tracas de la vie quotidienne. Et comme tout le monde est parti dans les provinces pour voir la famille, certains hôtels de ville seront contents de vous recevoir. Les destinations balnéaires sont toutefois prises d’assaut par les familles indigènes en vacances, les prix seront un peu partout plus élevés qu’à l’ordinaire.

Si vous êtes à Paris, vous pourrez assister aux fêtes du Nouvel An chinois qui sont organisées par les communautés chinoises et vietnamiennes, comme dans le XIIIème arrondissement ou dans le 3ème.

Où que vous soyez, à tous bonne année du dragon!

De Michelle Carrupt le 4. janvier 2012 à 19.36  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

On l’aime ou on la déteste, mais personne ne reste indifférent à la circulation démente de Saïgon, Ho Chi Minh City. Lorsqu’on débarque pour la première fois dans cette ville, on se demande bien comment les gens font pour ne serait-ce que traverser un carrefour à pied! La conduite d’une moto ou d’une voiture semble obéir à des règles bizarres, voire pas de règles du tout. Mais comment font-ils?

Même les policiers ignorent les passages cloutés!

Au bout de quelques jours, on s’y habitue ou alors on a quitté la ville, dégoûté! Je m’y suis faite grâce à des conseils d’amis:

« A Saïgon, c’est simple, tu fais comme les poissons dans un aquarium. Tu ne t’arrêtes jamais, tu ne reviens jamais sur tes pas, tu évites la ligne droite. Jamais de gestes brusques, tu avances d’un pas nonchalant. Te souvenir que personne ne te laissera passer. Le camion gagnera sur la voiture, la voiture sur la moto, la moto sur le vélo et le vélo sur le piéton. Choisis ton camp! Souviens-toi aussi que les trottoirs ne sont pas faits pour marcher, mais pour garer des véhicules. »

Avec ces conseils en tête, j’ai survécu à l’enfer de la circulation et au concert de klaxons dont les conducteurs vietnamiens usent et abusent!

Si vous allez à Saïgon et que votre chambre d’hôtel donne sur une rue passante, sortez votre appareil de photo ou votre camera, vous ramènerez des souvenirs insolites!

Vue de l'hôtel  Renaissance Riverside Saigon

Cette vidéo spectaculaire passe en accéléré plus de 10’000 clichés RAW, pris de différents points de vue.

Traffic in Frenetic HCMC, Vietnam from Rob Whitworth on Vimeo.

De Michelle Carrupt le 24. novembre 2011 à 16.54  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Dans ce billet, je vous ai décrit le voyage de Hanoi vers Lao Cai et la ville de Sa Pa. Il existe une autre destination touristique qui mérite le détour dans le nord-ouest du Vietnam: Bac Ha, connu pour son marché coloré qui se tient le dimanche matin. Vous y verrez des Hmongs fleuris vêtus de leurs plus beaux atours, en habit traditionnel à peine modifié.
Hmongs Bac Ha Market
De Lao Cai, on accède à Bac Ha par une route sinueuse dans la montagne. De très beaux paysages s’offrent à nos yeux et les plus sportifs pourront même la gravir à vélo! Comme toujours au Vietnam, il est conseillé d’arriver très tôt sur les lieux du marché. Ici, les paysans et les minorités ethniques arrivent dès le lever du jour avec leurs marchandises à vendre. Ce marché est assez étendu et on y trouve de tout: du bétail, des outils, des CD de musique ethnique, de l’artisanat chinois de toute sorte, des vêtements ethniques et bien entendu des aliments et des boissons. Il faut avoir le cœur bien accroché pour oser déguster certains plats, comme le sang frais de canard ou la soupe de tripes. La vue de certains étals de viande peut aussi surprendre les âmes sensibles!
Soupe de tripes

J’étais à Bac Ha un mois de juin, on y trouvait des prunes chinoises en très grande quantité! L’alcool de prune n’est pas cher du tout, on l’achète par estagnon de 2 ou 5 litres. Bien que ce marché soit maintenant bien connu des touristes, il est vraiment pour la population locale qui vient acheter et vendre. On peut circuler en toute tranquillité dans l’indifférence générale, personne ne vous harcèle. Si vous êtes accompagnés par un guide local, il pourra négocier pour vous les prix de certains produits, personne ne parlant anglais. J’ai pu déambuler dans le marché en toute tranquillité, prendre des photos à mon aise sans gêner personne.
Marché de Bac Ha  Photo: cmicblog, Creative Commons on Flickr

Après le marché, on regagne Lao Cai par la route. Les agences proposent aussi de descendre la rivière au fond de  la vallée, l’occasion de découvrir quelques paysages paisibles avant de reprendre soit le bus pour Sa Pa, soit le train de nuit pour Hanoi.

Quand aller à Bac Ha

Si vous le pouvez, prévoyez d’arriver à Lao Cai le dimanche matin, le train de nuit arrive vers 6 heures. Vous pourrez rejoindre Bac Ha directement et ne monter à Sa Pa que le soir après le marché. On peut aussi aller à Bac Ha en fin de séjour à Sa Pa, le dimanche matin très tôt, et rejoindre Hanoi le soir par le train de nuit. Passer la nuit à Bac Ha est possible, si l’on veut être sur place dès le lever du jour pour voir le marché s’animer. C’est un spectacle intéressant et l’occasion de faire des photos insolites. Il existe de petits hôtels pour une nuit, qu’il faut réserver à l’avance les veilles de marché. La ville elle-même ne présente que peu d’intérêt. Il est préférable d’éviter la saison des pluies au nord, les routes peuvent être détrempées et le marché très boueux!

De Michelle Carrupt le 14. Octobre 2011 à 16.30  
Catégories: Chine, Conseils, Suisse, Vietnam

Dis-moi ce que tu manges au petit déjeuner et je te dirai d’où tu viens! Plus que tout autre repas, ce qu’on mange le matin au réveil est le reflet des habitudes alimentaires acquises dans l’enfance ou dans le pays dans lequel on a vécu le plus longtemps. Il faut du temps pour changer cette habitude-là et parfois on ne s’y fait jamais!

J’ai toujours de la peine à démarrer mon p’tit dej sans avaler quelque chose de sucré. Sans doute les séquelles des tartines à la confiture de mon enfance! Dans nos vies modernes mouvementées, ce « repas » quotidien est souvent synonyme de café ou thé vite avalé, sans forcément d’aliment solide pour l’accompagner. Ce n’est que le week-end ou en vacances qu’on prend du temps pour ce moment privilégié. A l’étranger, le p’tit dej est l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs.

Petits déjeuners exotiques

Par définition, un petit déjeuner est exotique lorsqu’il est différent de ses propres habitudes! Les mashed potatoes américaines, bien grasses, ça ne passe pas très bien chez moi, au contraire de l’oeuf au plat, très bien toléré!

Connaissez-vous le p’tit dej polonais, à base de poisson froid et de salade de choux rouge? Souvenir impérissable garanti!

Et la soupe de riz salée avec des viandes bizarres et le pain frit qui accompagne ce plat que les Vietnamiens aiment manger au réveil, ça vous tente? Je n’arrive toujours pas à m’y faire! Il me faut avaler un fruit, un yaourt avant de pouvoir avaler la moindre soupe.

Avez-vous déjà pris un petit dej avec des Chinois? C’est très impressionnant, la rapidité avec laquelle ils avalent leur soupe de riz, leurs beignets bien gras et une quantité impressionnante de Dim Sums!

Lorsque le touriste occidental voyage, il trouve dans la plupart des hôtels le « petit déjeuner continental », standardisé dans le monde entier. Il arrive que le petit déjeuner à la mode du pays soit aussi proposé, mais c’est assez rare.

Aventurez-vous alors dans la rue, allez dans les cafés où se pressent les travailleurs le matin.

Vous pourrez essayer un p’tit dej vraiment exotique. Parfois, lorsqu’on s’aventure loin des centres touristiques, le seul plat proposé est bien éloigné de la tranche de tresse ou du birchermüesli, chers à tous les Suisses!

Et vous, quel est votre choc culturel s’agissant du petit déjeuner? Partagez vos expériences en commentaire ou sur notre page Facebook.

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De Michelle Carrupt le 5. Octobre 2011 à 8.49  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Difficile question que m’a posée un ami en partance pour le Viêt Nam cet été! Cette destination hyper touristique est-elle incontournable? Voici ma réponse.

Où se trouve Sa Pa?

La ville et le marché de Sa Pa, chef-lieu du district du même nom, se trouve à 1 500 mètres d’altitude sur un affluent du fleuve Rouge (Sông Hông), dans la province frontalière de Lào Cai à l’extrême nord du Viêt Nam.
Sa Pa était jadis un lieu isolé, mais les autorités coloniales françaises y fondèrent un poste militaire et une mission catholique au tournant du XXe siècle. Une station d’altitude coloniale y fut ensuite active durant près de cinquante ans. Sa Pa est aujourd’hui un point d’attraction touristique dans la haute région du nord Viêt Nam. (Source: Wikipedia)

Activités touristiques

Les touristes viennent à Sa Pa pour respirer l’air frais des montagnes, découvrir les populations ethniques, leurs modes de vie, s’acheter des objets d’artisanat ethnique, voir de beaux paysages, découvrir la nature sauvage, ou même gravir le plus haut sommet du Vietnam, le Fan Si Pan. Les populations ethniques, essentiellement des Hmong et des Yao représentent l’attraction touristique la plus courue. Les jours de marché sont les moments les plus intéressants pour une visite de la région.
Red Dao

Les agences touristiques vendent des tours pour emmener les touristes par petits groupes dans des villages autour de la ville. On marche sur des sentiers, souvent boueux, on arrive dans les villages, on échange quelques sourires et on achète quelques objets artisanaux. On peut même dormir une nuit dans des maisons construites récemment pour les touristes. Les gens ne parlant pas anglais, parfois même pas le vietnamien, les échanges sont donc limités.

Mais le tourisme a changé les choses: les enfants, à qui l’on confie volontiers la tâche de vendre les produits fabriqués par la famille, ont appris les rudiments d’anglais nécessaires aux transactions. Arrivant dans un village, mon appareil de photo en bandoulière, je fus accueillie par « one picture, one dollar », lancé sur un ton très assuré. J’ai répondu par un beau sourire et n’ai pas pris de photo de ce groupe! Par contre, on peut aider les écoles des villages alentours, ou les crèches totalement démunies. On peut apporter une contribution pour l’achat de matériel scolaire ou des jeux pour les enfants en aidant les instituteurs dont le salaire mensuel ne dépasse guère 100$.

Que faire à Sa Pa?

A part acheter des produits artisanaux dans les marchés, on peut se balader dans les environs. S’éloigner de la ville et des villages figurant dans tous les tours est aisé. On peut facilement y aller seul, en marchant, ou avec un guide qu’on trouve sur place. L’intérêt d’avoir un guide de la région, c’est qu’il pourra vous expliquer plein de choses intéressantes. Il pourra aussi vous servir d’interprète auprès des populations ethniques.

Toutefois, il n’y a pas forcément assez de guides locaux pour répondre au nombre de touristes, et en haute saison, les guides venus de Hanoï se contenteront de vous réciter des textes appris par cœur. Il vaut parfois mieux partir avec un jeune du coin sur sa moto, si vous êtes un peu aventureux! Les routes sont assez rudimentaires et les chemins boueux dès que l’on s’éloigne des routes principales. J’ai eu la chance de faire une excursion d’un jour avec un jeune guide local parlant un français impeccable, amoureux de sa région, connaissant bien toutes les plantes médicinales (une spécialité locale) et qui m’a beaucoup apporté.
Quelle route!

Sa Pa est le paradis du photographe! Les paysages sont vraiment très beaux, les populations ethniques très photogéniques et tout à fait collaborantes. Vous ramènerez de beaux clichés, c’est certain! Si vous choisissez bien votre saison, vous pourrez photographier les rizières en terrasse et le travail dans les rizières. J’étais à Sa Pa un mois de juin, la saison du repiquage du riz.

Travaux dans les rizières de Sapa

Climat

Les Vietnamiens viennent à Sapa pour échapper à la chaleur étouffante de Hanoï. Il peut faire frais en altitude, la neige n’est pas rare en décembre. Durant l’été, c’est la mousson qui va contrarier les plans de bien des touristes. Sa Pa dans le brouillard, c’est idéal pour des photos romantiques, mais pas forcément ce que recherche le touriste qui vient pour 3 jours!

Hôtels

Les hôtels sont très nombreux à Sa Pa, à tous les prix. Destination prisée des backpackers, on trouve ici bon nombre de petits hôtels dès 10$ la nuit. Vous pouvez aussi séjourner dans le très bel hôtel Victoria. Et si l’hôtel que vous avez réservé de Hanoï ne vous convient pas, il est facile d’en trouver un autre sur place après l’avoir visité. Vous pourrez ainsi en choisir un avec une vue magnifique sur la vallée et les montagnes.
Sapa

Témoignage

L’ami à qui j’avais conseillé le voyage a bien voulu répondre à mes questions à son retour. Voici son témoignage.

Alors, est-ce que Sa Pa valait le détour ?
Bof bof, beaucoup de train pour s’y rendre et on n’a eu que de la pluie non-stop malgré que plusieurs agences à Hanoi avaient affirmé qu’il faisait beau ces jours et qu’il fallait pas rater cela. Les photos de la région par temps moins humide ont l’air super, mais voilà, on est mal tombés — on a pris le risque.
Quel a été votre premier sentiment en arrivant là-haut?
Pas bon. Hôtellerie décevante, trop de touristes partout, commerçants et hôteliers désagréables.
Avez-vous pu échapper aux sollicitations des vendeuses ambulantes?
On n’échappe pas à leurs sollicitations car elles sont partout ! Mais on a bien aimé, elles sont gentilles, pas agressives, un peu insistantes parfois mais pas désagréable, et c’était marrant de rentrer en contact avec ces dames. De loin pas une mauvaise expérience.
Y retourneriez-vous, ou pas?
Probablement pas. Nous avons été embêtés par la pluie, mais nous n’avons pas l’impression d’être passés à côté d’un truc délirant à ne pas manquer comme la baie d’Ha Long par exemple.

Conclusion

Aller à Sa Pa reste une destination incontournable au Vietnam, pour autant que l’on choisisse bien sa période et qu’on prépare son séjour en se documentant sur la région. A éviter en hiver si l’on n’aime pas le froid et durant la saison des pluies. La météo étant cruciale, il est impératif de se renseigner avant de partir sur des sources objectives. Un voyageur avisé en vaut 10!

Pour en savoir plus

Crédit Photo: Cmicblog, Creative Commons on Flickr
De Michelle Carrupt le 17. août 2011 à 14.08  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Cet article de Corinne sur les mets exotiques m’a donné envie de partager une soupe de sang frais ;-)

Tiet canh, sang de canard ou d'oieC’est un mets très connu au Vietnam, le Tiet canh qu’on prépare avec du sang frais de canard ou d’oie, parfois de porc ou même de chien, dans certains coins du pays! Je connais ce plat pour l’avoir dégusté une fois à Paris, bien avant la grippe aviaire. C’est tout à fait délicieux, les épices ajoutées, les herbes comme le rau ram et les cacahuètes hâchées qui parsèment le plat en font un mets délicieux.

Je n’ai par contre pas mangé cette soupe au Vietnam, pas plus à Dong Van qu’au marché de Bac Ha, où elle est servie parmi d’autres spécilités. Les minorités ethniques du nord Vietnam font peu de cas des avertissements du gouvernement pour faire cesser cette pratique, grippe aviaire oblige.
Je me trouvais un jour tout au nord du Vietnam, dans un petit village nommé Dong Van. Je me baladais avant la tombée de la nuit, seule touriste occidentale ce soir-là dans ce coin. Soudain, juste devant moi, sur le trottoir de sa maison, une femme et son fils sont sortis et j’ai pu filmer la scène suivante!

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De Michelle Carrupt le 26. mars 2011 à 12.18  
Catégories: Conseils, Vietnam

En février dernier, le naufrage d’un bateau dans la baie d’Ha Long a fait la une des médias, des touristes occidentaux figurant parmi les victimes. L’enquête a montré que les règles élémentaires de sécurité n’avaient pas été respectées. Le capitaine n’avait pas les autorisations requises pour prendre des passagers et le bateau n’était pas aux normes.
Jonque

J’ai passé une nuit sur une belle jonque dans la baie d’Ha Long il y a quelques années. Je m’étais sentie en totale sécurité, à aucun moment je ne m’étais sentie en danger. Il faut dire que la mer était calme, malgré l’épais brouillard qui enveloppait toute la baie. La brume est chose courante dans cette région, même en avril.

Si vous avez envie de découvrir cette endroit, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, voici quelques conseils pour que tout se passe bien.

Nuit sur une jonque ou à l’hôtel?

Pour avoir fait les deux, je recommande la nuit sur une jonque. L’ambiance est tout à fait particulière, surtout le soir, lorsque le bateau mouille dans une crique éloignée. Lorsqu’on séjourne dans un hôtel, on est un peu en dehors de la baie, c’est moins magique. Les tours en bateau que l’on propose en demi-journée sont aussi moins intéressants, on pénètre moins loin dans la baie.

Choisir une compagnie sure

On trouve dans les agences de voyage de Hanoi d’innombrables offres pour la baie d’Ha Long. Pour plus de sécurité, évitez les offres trop bon marché à moins de 100 $ pour le tout. Il n’y a pas de miracle: pour conserver des prix très bas, le loueur doit économiser sur les coûts: sécurité, entretien du bateau, personnel qualifié, nombre de passagers, confort, nourriture, etc. Il est impossible de garantir la sécurité si les prix sont trop bas et seuls des gens peu scrupuleux le proposent aux backpackers désargentés et naïfs.

Les bateaux des compagnies plus grandes sont plus récents, mieux entretenus  avec des normes de sécurité mieux respectées par un équipage plus professionnel.

Quelques noms de compagnies connues: Indochina Sails, Huong Hai Junk, Bai Tho Junk, Hai Long Junk. J’ai séjourné sur un bateau de Hai Long Dream, tout était parfait.

Hai Long Dream - Capitain
Il est mieux de réserver sa place dans une agence à Hanoi, comprenant le transport en bus. Sans réservation, vous êtes assailli par des loueurs dans le débarcadère, très très bondé. Ça crie dans tous les sens, il est difficile de faire un choix dans cette agitation. Avec une réservation, le chauffeur du bus vous conduit au bon endroit et l’on vous oriente vers le bon bateau. Il faut parfois enjamber plusieurs ponts avant d’arriver au bon bateau, qui est rarement amarré en bordure du quai!

A bord, quelques règles de sécurité

Chaque cabine devrait avoir un marteau pour briser les fenêtres en cas de problème, des gilets de sauvetage aisément accessibles. Vérifier ces éléments à l’embarquement, au besoin réclamez-les. Vérifiez les issues de secours, la présence d’un extincteur, juste en cas de besoin. En cas de mauvais temps (tempête) il est plus prudent de reporter son séjour.

Je dois avouer que je n’ai pas une minute pensé à l’accident possible lors de ma nuit dans la baie d’Ha Long! J’avais toute confiance dans l’équipage qui semblait tout à fait à son aise. La jonque en bois était magnifique!
Ha Long Bay

Comme on le voit sur mes photos, la brume était au rendez-vous! Elle donnait à l’endroit un caractère très romantique, tous les bruits étaient atténués. Elle nous empêchait de voir les autres bateaux qui mouillaient dans la même crique, du coup c’était comme si nous étions seuls en pleine nature! Le matin, la brume s’était un peu levée et nous avons alors découvert les autres bateaux qui nous entouraient.

Le circuit touristique comprend la visite de grottes et de villages de pêcheurs qui fournissent les produits tout frais pour le repas. Il faut dire que l’on mange très bien sur ces jonques. Mais là encore, si votre package est très bon marché, le repas ne sera pas terrible!
Crique

Petit bémol: Le développement touristique de cette région amène son lot de nuisances: pollution, absence de gestion des déchets, chocs culturels entre les hordes de touristes et les populations pauvres des villages de pêcheurs. La construction d’innombrables hôtels modifie considérablement la côte. Difficile pour un pays émergeant de maîtriser son développement!

Si vous êtes à Hanoi, ne manquez pas cette excursion, elle en vaut vraiment la peine et moyennant le respect de ces quelques conseils, elle est sans danger. Toutes les agences de voyage de Hanoi proposent des packages de 2 ou plusieurs jours, qui comprennent généralement le trajet en bus d’une durée de 3 heures environ. Les prix varient selon la taille et le confort du bateau, le nombre de passagers à bord, le nombre de repas, à partir de 100$ / personne pour un tour de 2 jours.

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Crédit photo: Cmicblog, license Creative Commons

De Corinne Stoppelli le 14. février 2011 à 16.37  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Après une longue nuit précédée de 48 heures de veille et d’un long voyage (Chiang Mai, Bangkok, Ho Chi Minh Ville, Rach Gia et finalement Ha Tien), je suis réveillée par un appétissant fumet. C’est un amuse-bouche sucré vietnamien qui m’attend: le bánh tét, un gâteau de riz roulé dans des feuilles de bananier, qui se prépare pour nouvel an.

Bánh tét

Le bánh tét

Toute la famille participe à sa fabrication: on cuit le riz, farcit le gâteau d’une pâte de soja et d’un morceau de viande grasse, puis on le cuit à l’eau.

La veille du nouvel an vietnamien, la famille prépare un feu pour sécher le bánh tét. Les familles qui en ont préparé en offrent à ceux qui n’en ont pas eu l’opportunité. On peut donc ouvrir le rouleau de feuilles de bananier, couper le bánh tét en tranches, le frire, le sucrer… et amuser ses papilles (et moi qui pensais perdre un peu de poids ;) ).

bo xao nge

Bo xao nge, boeuf sauté à la ciboulette

Dans la longue gamme de petites surprises culinaires spécifiques au nouvel an, il y a aussi le nem, un petit pâté de viande, lui aussi enroulé dans des feuilles de bananier, assaisonné au vinaigre, piment, basilic et ail. C’est savoureux!

Dans l’après-midi, on va prendre « l’apéritif » à la plage. Pour moi, ça ressemble plutôt à un dîner complet! Je teste un bo luc lac (dés de boeuf sautés minute, flambés, aux poivrons) et un bo xao nge (boeuf à la ciboulette vietnamienne et aux oignons). Le bon boeuf me manquait… en Thaïlande c’était souvent du buffle, plutôt sec et dur, alors qu’ici, il fond dans la bouche. On arrose le tout d’un savoureux jus de canne à sucre, le nuoc mia.

 bo luc lac

Bo luc lac, boeuf minute.

Pour le dîner, la famille de mon amie m’emmène manger le phô, la soupe nationale vietnamienne. Chaque région semble avoir sa propre façon de la préparer, mais globalement, il s’agit de nouilles et de viande de boeuf. Le décor du boui-boui est assez spectaculaire: le sol est jonché de déchets et il faut se faire de la place pour les pieds entre les coques d’oeufs et les morceaux de légumes qui traînent. Facile cependant, de faire abstraction: le phô de Ha Tien goûte légèrement la cannelle et contribue à rendre le mets encore plus délicieux.

On termine cette belle journée en prenant un chè dans un stand très improvisé près d’un ATM (« bancomat » en anglo-saxon international). Le chè est un dessert vietnamien à base de dau xanh (graines de soja vertes), lait de coco, sucre, gelée à base de riz et glace pilée: c’est rafraîchissant, doux et très particulier.

Je peux qualifier mon nouvel an vietnamien de définitivement bon!

De Michelle Carrupt le 1. décembre 2010 à 10.49  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Voyageur au Vietnam, vous vous êtes certainement demandé pourquoi les Vietnamiennes cachent leurs visages sous des masques de toile?

A moto

On imagine aisément la raison d’un masque facial dans la circulation démente de Ho Chi Minh City ou Hanoï. Mais pourquoi donc les paysannes circulant à vélo sur des petites routes isolées se voilent-elle aussi la face? Pourquoi les rameuses sur leurs petits bateaux paniers se couvrent-elles ainsi? Les plus observateurs noteront que les belles Vietnamiennes se protègent aussi les bras avec vestes à manches longues ou avec de très long gants noirs ou couleur chair.

Rameuse de Nha Trang

Avant toute chose, les femmes asiatiques et les Vietnamiennes en particulier se protègent du soleil. Contrairement à nos contrées, le bronzage n’est pas signe de bonne mine. Les citadines cultivent la blancheur de leur peau, par tous les moyens. C’est pourquoi les rameuses, les femmes de pêcheur, les batelières se voilent le visage et portent des habits couvrants, gants et bas compris. Personne ne s’expose au soleil, on va à la plage avant le lever du soleil ou après le coucher de soleil…

Can Giao

La deuxième raison est de se protéger de la poussière, plus que de la pollution, spécialement sur les chemins de campagne. Les citadines sont le plus souvent joliment maquillées et la poussière viendrait ruiner ces efforts! D’où les masques et les chapeaux coniques des femmes qui roulent à vélo ou à moto, en ville comme dans les campagnes.
Femme du sud de Hanoi

Certes, ces masques de toile ne protègent pas des particules de Co2 et ne passeraient pas les tests de conformité européens, mais ils sont très bon marché (quelques dollars à peine) et tout le monde peut s’en procurer. Les masques deviennent ainsi des accessoires de mode, qu’on peut acheter sur n’importe quel marché et qu’on peut ramener chez soi pour se protéger du froid ou de la pollution en souvenir d’un voyage au Vietnam!

Billet inspiré par OurManInHanoi: « Something that was bothering me about the face masks »