27 Articles dans cette catégorie Vietnam.

De le 30. janvier 2013 à 18.00  
Catégories: Conseils, Malaisie, Philippines, Thaïlande, Vietnam

Une plage, du soleil, du sable fin, un parasol, un jus de fruit rafraîchissant, que demandez de plus?  Un bon massage! Au sortir de l’hiver, à peine descendue d’avion, j’en rêve! En Asie plus que partout ailleurs, le massage est roi et fait partie des soins quotidiens. Nous autres Occidentaux stressés sommes avides de soins corporels, spécialement en vacances lorsque nous prenons enfin le temps de nous relaxer.
Massage on the beach

La plupart des hôtels et resorts en bord de mer  proposent des massages dans leur centre de soins. Le confort, et les prix, varient en fonction du standing de l’hôtel. Pour notre plus grand plaisir, on peut aussi se faire masser à l’extérieur, directement sur la plage, dans de petites cahutes réservées à cet effet. Que rêver de mieux que de laisser des mains agiles et énergiques s’emparer de notre stress coincé dans nos articulations, nos muscles et nos tendons? Moi j’adore ça!

beachfront massage sala

J’aime aussi me faire masser directement sur la plage, par une masseuse proposant ce service aux touristes occidentaux étendus sur le sable. Oh n’en attendez pas un effet thérapeutique, ces masseurs et masseuses ambulants ne sortent pas d’école de massage! Pas plus d’ailleurs que ceux qui travaillent dans les resorts et centre de spas, ils sont bien trop nombreux pour avoir suivi une quelconque formation. Mais les services offerts sont bien suffisants pour notre bien-être et notre relaxation le temps d’un séjour balnéaire, à prix doux.

Thai Massage

Et vous, aimez-vous vous faire masser sur la plage? En avez-vous déjà profité sur les plages d’Asie ou d’ailleurs? Partagez vos bonnes adresses en commentaire ou sur la page Facebook de ebookers.ch

De le 27. décembre 2012 à 8.00  
Catégories: Conseils, Malaisie, Thaïlande, Vietnam

Une amie se demandait récemment où aller l’été prochain passer des vacances en famille (2 enfants de 10 et 8 ans) pour trouver:

  • une plage de sable fin
  • un bungalow donnant directement sur la plage
  • des eaux claires et pas trop agitées
  • une population accueillante
  • un pays intéressant et sûr à visiter après une dizaine de jours de plage
  • un climat agréable, chaud et sans trop de pluie

et tout ça sans se ruiner!

Voici quelques propositions, je commence avec l’Asie. N’hésitez pas à ajouter les vôtres en commentaires ou sur la page Facebook de ebookers Suisse.

Malaisie

Mon premier choix! Les plages des îles de Malaisie sont réellement magnifiques, on trouve des bungalows pas cher donnant directement sur des plages paradisiaques. Et surtout, les fonds marins sont extraordinaires et accessibles à tous. Il n’est pas nécessaire de faire de la plongée sous-marine pour explorer la faune et la flore aquatiques. Les enfants pourront passer des journées la tête sous l’eau, sans danger. Des excursions vers des îles à découvrir sont nombreuses depuis un peu partout. On peut voyager facilement en Malaisie en avion, en train, en bus, en taxi, en bateau, à partir de Kuala Lumpur ou Singapour. En été, privilégier la côte Est, question climat. Il peut pleuvoir en août, mais c’est très supportable. J’ai beaucoup aimé mon séjour sur  Pulau Tioman et je rêve de décourir les îles Perhentiennes, paradis pour le snorkelling et la plongée. Si avez plus de 15 jours de vacances, le must serait de poussez jusqu’au Sarawak, Etat malaisien sur l’île de Bornéo.

Pour en savoir plus

 
Turtle Beach, Perhentian

Thaïlande

C’est un peu la destination facile! Le hic avec la Thaïlande en famille, c’est de trouver une île intéressant mais pas trop envahie par des hordes de touristes bruyants et fêtards. Ici, le web vous viendra en aide, car les dépliants touristiques sont tous très tentants. Ce sont les expériences des autres voyageurs ayant les mêmes aspirations que vous qui vous aideront. De Bangkok, vous rejoindrez facilement et à bas prix la plupart des îles. En Thaïlande, le sourire des gens n’est pas un mythe, c’est une réalité et c’est inoubliable!
J’hésiterais entre Ko Tao ou Ko Lanta avant de visiter la région de Chiang Mai. Qu’en pensez-vous?
Our beach on Ko Tao

Pour en savoir plus

Vietnam

Au Vietnam, on trouve aussi de fort belles plages, même si les fonds marins sont moins intéressants qu’en Malaisie. En juillet, je ne prendrais pas le risque d’aller à Phu Quoc, expérience faite, il peut pleuvoir une semaine entière! Je prendrais le risque d’aller quelques jours à Con Dao, où l’on trouve encore des plages quasi désertes. Les plages dans les environs de Nga Trang sont magnifiques, je retournerais forcément à Doc Let, avant de visiter les Hauts Plateaux du Centre du pays.

Pour en savoir plus

 

On the beach

De le 30. mai 2012 à 11.50  
Catégories: Inde, Pakistan, Récits de voyage, Thaïlande, Vietnam

Chez nous, l’usage du klaxon est strictement réservé aux cas d’urgence, ou toléré pour célébrer un heureux événement, mariage ou match de foot. Mais ailleurs comme par exemple en Asie, il en est tout autrement. Le voyageur qui débarque pour la première fois au Vietnam, en Thaïlande, au Pakistan ou en Inde sera vraiment surpris par cette pollution sonore. Au début, on s’en amuse, à la longue on s’en lasse jusqu’à rêver aux parcours silencieux sur nos routes.

Je me souviens de mon premier choc culturel, s’agissant de klaxon. Je débarque un jour au Pakistan et la personne qui vient me chercher à l’aéroport paraît très à l’aise dans le chaos de cette circulation frénétique et bruyante. Je me suis dit: jamais je n’arriverais à conduire dans ce désordre! Mais une semaine plus tard, je faisais comme tout le monde: je klaxonnais à qui mieux mieux pour dégager ma route et avertir de mon passage piétons, cyclistes, charrettes tirées par des ânes ou des bœufs et même chameaux marchant en file indienne sur le bord de la route. Comme c’est la loi du plus fort, j’étais heureuse de conduire le 4×4 d’une ONG occidentale et pas un vélo!

Homeward Bound

Des années plus tard, j’arrive au Vietnam, peut-être le pays d’Asie où les klaxons sont les plus bruyants! Ici, on klaxonne pour tout, le conducteur vietnamien a le klaxon facile. Il faut dire que les règles de circulation ne sont guère respectées ou alors, comme me disait un chauffeur, “c’est pour les étrangers”! Les conducteurs vietnamiens klaxonnent pour

  • dégager le passage
  • signaler leur arrivée
  • pour faire peur à plus petit que soi
  • saluer un ami ou de la famille
  • d’obscures raisons connues que d’eux!

En Thaïlande aussi, les chauffeurs klaxonnent pour tout et pour rien, surtout pour rien aux yeux des touristes! Mais grâce à cet article on en sait un peu plus sur cet art de conduire! Les chauffeurs de bus Thaïs klaxonnent pour

  • se saluer entre eux
  • signaler leur passage
  • témoigner leur respect pour le Bouddha sans avoir à lâcher le volant pour effectuer le wai.
  • quand il n’y a ni temple ni automobiliste et qu’il s’agit d’un endroit dangereux, le conducteur demande aux esprits de les laisser en vie!

Ces coutumes sont certes charmantes, mais elles indiquent la plupart du temps que le code de la route n’est pas respecté, souvent par ignorance de son existence ou par bravoure!

Dans quel pays klaxonne-t-on le plus selon vous? Dites-le nous en commentaire ou sur la page Facebook de ebookers.ch

Voir aussi

De le 10. février 2012 à 7.04  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Une amie en partance pour le Vietnam me demande si la ville de Hội An vaut le détour et si elle pourra y trouver un peu de chaleur en début mars. Je partage ici ma réponse.

Hôi An

Située à trente kilomètres au sud de Đà Nẵng, sur la rivière Thu Bồn, Hội An compte environ 120’000 habitants. La vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999. Jadis, Hội An était appelée Faifo en français, nom d’usage officiel pendant la période coloniale. Joliment restaurées dans un style traditionnel, les maisons aux couleurs vives prennent une très belle teinte au coucher du soleil. On peut admirer plusieurs styles architecturaux: le style français colonial, le style chinois et même japonais. Un pont couvert japonais joliment restauré attire les visiteurs et photographes et est devenu l’emblème de la ville.  Certaines toitures sont recouvertes de milliers de tuiles concaves et convexes, de style yin et yang. Ce symbole se retrouve également sur les portes des maisons et protège ainsi ses habitants.  [Source: Wikipedia]
Pont japonais Hoi An

On visite Hội An à pied, les rues étroites sont bordées d’échoppes en tout genres: beaucoup de tailleurs, des artisans, des artistes. Vous pourrez trouver toutes sortes d’objets ethniques à ramener et vous faire confectionner des vêtements sur mesure à petits prix.

Une fois par mois, les 14 et 15 du mois lunaire, la ville devient piétonne pour le plus grand plaisir de tous. Interdire complètement la circulation est encore impensable au Vietnam, hélas. Mais ici, rien de comparable avec les grandes villes du pays, on peut marcher tranquillement dans les rues. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur l’histoire de la ville, je vous conseille de faire une visite guidée. On achète un ticket à la maison de tourisme et l’on peut ainsi visiter les monuments les plus célèbres. On trouve assez facilement des guides parlant français. Bien entendu, vous pouvez vous contenter de lire votre guide papier, mais le contact avec un habitant vaut bien les quelques dollars que vous coûtera la prestation. Les guides sont en général des étudiants qui parlent plusieurs langues.
Sculpteur sur bois Hoi An

Se loger à Hoi An

L’offre d’hôtels à Hội An est vaste, de la petite chambre  à 10-15$ jusqu’aux chambres de luxe de quelques hôtels en bord de mer. Si l’on trouve des hôtels en ville,  je préfère de loin ceux situés au bord de la mer ou de la rivière. Ils sont plus tranquilles et rien ne vaut une balade matinale sur la plage, avant de rejoindre le centre en une quinzaine de minutes avec une navette, un taxi, ou à bicyclette qu’on peut louer facilement.
Hoi An  115

La plage

Un des avantages de Hội An est sa longue plage de sable fin. En février-mars, c’est le moment idéal pour séjourner dans cette région. En été, il peut faire vraiment très chaud, y compris dans l’eau. Venant de Hanoi, vous sentirez tout de suite les bienfaits de la chaleur!
Sur la plage, comme souvent au Vietnam, vous pourrez déguster d’excellentes spécialités vietnamiennes ou vous faire masser, si le cœur vous en dit. Pour les enfants, on trouve toutes les distractions habituelles des plages, ils pourront même se promener à dos d’éléphant!

Repas sur la plage

Petit bémol: les vendeurs ambulants de toutes sortes peuvent se montrer insistants. Quand bien même vous leur signifiez ne rien vouloir acheter ni consommer, ils passent et repassent plusieurs fois. Si vous avez la chance d’être dans un hôtel en bord de mer, rejoignez le calme de l’enceinte de l’hôtel après la baignade en eau de mer.
Plage de Hoi An China Beach

Se restaurer

Les restaurants de Hội An sont très nombreux, vous aurez l’embarras du choix! Hélas, ils se sont adaptés aux goûts standardisés des touristes, mais en cherchant un peu, on peut déguster des plats plus authentiques. La spécialité du coin est la soupe Cao Lau, que vous trouverez un peu partout. Le soir, les restaurants au bord de la rivière sont très charmants mais n’oubliez pas de vous asperger d’anti-moustiques!

Hoi An  77

A visiter aux alentours

Si vous disposez d’un peu de temps, louez une bicyclette, traversez la rivière et baladez-vous dans les environs de la ville, au petit bonheur. Vous pourrez découvrir un peu de la vraie vie des campagnes. Faites une excursion jusqu’à My Son pour admirer les vestiges de la civilisation Cham. Visitez la ville de Da Nang, allez manger sur la longue plage, on y trouve de très bons petits restaurants de fruits de mer. Visitez le musée Cham où des visites guidées en français sont possibles.

Hội An est un aussi un paradis pour les photographes. La lumière est magnifique sur la rivière au coucher du soleil, vous pourrez faire ici de très belles photos: portraits d’artisans qui sculptent le bois, fabriquent des lampes en tissu, brodent des tableaux de soie ou confectionnent des vêtements de toutes sortes, détails architecturaux, pêcheurs sur la rivière. Prenez votre temps, laissez-vous aller à la douceur de l’endroit et je suis sûre que, comme moi, vous vous souviendrez longtemps de la ville de Hội An.
Hoi An  73

De le 20. janvier 2012 à 19.50  
Catégories: Actualités, Chine, France, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Vietnam

Le premier jour du calendrier lunaire tombe cette année le 23 janvier 2012. C’est Le Nouvel An Chinois 农历新年 (nónglì xinnián) aussi appelé  Fête du Têt au Viêt Nam. Cette année sera l’année du dragon. Contrairement à la mythologie occidentale, le dragon est un animal sacré et le symbole du bonheur et de l’harmonie pour les chinois. C’est la fête la plus importante pour les communautés chinoises qui la célèbrent dans le monde entier. C’est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis. Traditionnellement, les festivités s’étendent sur deux semaines.

Le Nouvel An est célébré officiellement en Chine, à Taïwan, à Hong Kong et Macao, à Singapour et Malaisie, aux Philippines, au Brunei, en Indonésie, en Thaïlande, au Viêt Nam et en Corée du Sud. Les congés du Nouvel an durent de un à sept jours selon les pays.

Durant cette période, de très nombreuses personnes vont rejoindre leur famille et l’on vient de loin pour fêter avec les siens. Les embouteillages sur les routes et de nombreux encombrements dans les gares et les aéroports sont la règle.

Pour les voyageurs qui se trouveraient dans l’un de ces pays à cette époque, les fêtes du Nouvel An peuvent présenter quelques inconvénients. Comme les gens du pays se déplacent beaucoup en province pour visiter la famille, il est difficile de trouver une place dans les transports, que ce soit en train, bateau ou avion. Les réservations sont faites des mois à l’avance, et si vous n’avez rien réservé, vous aurez du mal à vous déplacer. Beaucoup d’échoppes, de commerces et les administrations sont fermés. Attention aux délais si vous devez renouveler des papiers ou des visas.

Par contre, si vous avez la chance de connaître des gens sur place, peut-être serez-vous invité à partager les repas de fête du Nouvel An, une occasion unique de participer aux repas traditionnels ou aux préparatifs de la fête. L’ambiance est partout détendue, les gens font la fête et souhaitent oublier les tracas de la vie quotidienne. Et comme tout le monde est parti dans les provinces pour voir la famille, certains hôtels de ville seront contents de vous recevoir. Les destinations balnéaires sont toutefois prises d’assaut par les familles indigènes en vacances, les prix seront un peu partout plus élevés qu’à l’ordinaire.

Si vous êtes à Paris, vous pourrez assister aux fêtes du Nouvel An chinois qui sont organisées par les communautés chinoises et vietnamiennes, comme dans le XIIIème arrondissement ou dans le 3ème.

Où que vous soyez, à tous bonne année du dragon!

De le 4. janvier 2012 à 19.36  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

On l’aime ou on la déteste, mais personne ne reste indifférent à la circulation démente de Saïgon, Ho Chi Minh City. Lorsqu’on débarque pour la première fois dans cette ville, on se demande bien comment les gens font pour ne serait-ce que traverser un carrefour à pied! La conduite d’une moto ou d’une voiture semble obéir à des règles bizarres, voire pas de règles du tout. Mais comment font-ils?

Même les policiers ignorent les passages cloutés!

Au bout de quelques jours, on s’y habitue ou alors on a quitté la ville, dégoûté! Je m’y suis faite grâce à des conseils d’amis:

“A Saïgon, c’est simple, tu fais comme les poissons dans un aquarium. Tu ne t’arrêtes jamais, tu ne reviens jamais sur tes pas, tu évites la ligne droite. Jamais de gestes brusques, tu avances d’un pas nonchalant. Te souvenir que personne ne te laissera passer. Le camion gagnera sur la voiture, la voiture sur la moto, la moto sur le vélo et le vélo sur le piéton. Choisis ton camp! Souviens-toi aussi que les trottoirs ne sont pas faits pour marcher, mais pour garer des véhicules.”

Avec ces conseils en tête, j’ai survécu à l’enfer de la circulation et au concert de klaxons dont les conducteurs vietnamiens usent et abusent!

Si vous allez à Saïgon et que votre chambre d’hôtel donne sur une rue passante, sortez votre appareil de photo ou votre camera, vous ramènerez des souvenirs insolites!

Vue de l'hôtel  Renaissance Riverside Saigon

Cette vidéo spectaculaire passe en accéléré plus de 10’000 clichés RAW, pris de différents points de vue.

Traffic in Frenetic HCMC, Vietnam from Rob Whitworth on Vimeo.

De le 24. novembre 2011 à 16.54  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Dans ce billet, je vous ai décrit le voyage de Hanoi vers Lao Cai et la ville de Sa Pa. Il existe une autre destination touristique qui mérite le détour dans le nord-ouest du Vietnam: Bac Ha, connu pour son marché coloré qui se tient le dimanche matin. Vous y verrez des Hmongs fleuris vêtus de leurs plus beaux atours, en habit traditionnel à peine modifié.
Hmongs Bac Ha Market
De Lao Cai, on accède à Bac Ha par une route sinueuse dans la montagne. De très beaux paysages s’offrent à nos yeux et les plus sportifs pourront même la gravir à vélo! Comme toujours au Vietnam, il est conseillé d’arriver très tôt sur les lieux du marché. Ici, les paysans et les minorités ethniques arrivent dès le lever du jour avec leurs marchandises à vendre. Ce marché est assez étendu et on y trouve de tout: du bétail, des outils, des CD de musique ethnique, de l’artisanat chinois de toute sorte, des vêtements ethniques et bien entendu des aliments et des boissons. Il faut avoir le cœur bien accroché pour oser déguster certains plats, comme le sang frais de canard ou la soupe de tripes. La vue de certains étals de viande peut aussi surprendre les âmes sensibles!
Soupe de tripes

J’étais à Bac Ha un mois de juin, on y trouvait des prunes chinoises en très grande quantité! L’alcool de prune n’est pas cher du tout, on l’achète par estagnon de 2 ou 5 litres. Bien que ce marché soit maintenant bien connu des touristes, il est vraiment pour la population locale qui vient acheter et vendre. On peut circuler en toute tranquillité dans l’indifférence générale, personne ne vous harcèle. Si vous êtes accompagnés par un guide local, il pourra négocier pour vous les prix de certains produits, personne ne parlant anglais. J’ai pu déambuler dans le marché en toute tranquillité, prendre des photos à mon aise sans gêner personne.
Marché de Bac Ha  Photo: cmicblog, Creative Commons on Flickr

Après le marché, on regagne Lao Cai par la route. Les agences proposent aussi de descendre la rivière au fond de  la vallée, l’occasion de découvrir quelques paysages paisibles avant de reprendre soit le bus pour Sa Pa, soit le train de nuit pour Hanoi.

Quand aller à Bac Ha

Si vous le pouvez, prévoyez d’arriver à Lao Cai le dimanche matin, le train de nuit arrive vers 6 heures. Vous pourrez rejoindre Bac Ha directement et ne monter à Sa Pa que le soir après le marché. On peut aussi aller à Bac Ha en fin de séjour à Sa Pa, le dimanche matin très tôt, et rejoindre Hanoi le soir par le train de nuit. Passer la nuit à Bac Ha est possible, si l’on veut être sur place dès le lever du jour pour voir le marché s’animer. C’est un spectacle intéressant et l’occasion de faire des photos insolites. Il existe de petits hôtels pour une nuit, qu’il faut réserver à l’avance les veilles de marché. La ville elle-même ne présente que peu d’intérêt. Il est préférable d’éviter la saison des pluies au nord, les routes peuvent être détrempées et le marché très boueux!

De le 14. Octobre 2011 à 16.30  
Catégories: Chine, Conseils, Suisse, Vietnam

Dis-moi ce que tu manges au petit déjeuner et je te dirai d’où tu viens! Plus que tout autre repas, ce qu’on mange le matin au réveil est le reflet des habitudes alimentaires acquises dans l’enfance ou dans le pays dans lequel on a vécu le plus longtemps. Il faut du temps pour changer cette habitude-là et parfois on ne s’y fait jamais!

J’ai toujours de la peine à démarrer mon p’tit dej sans avaler quelque chose de sucré. Sans doute les séquelles des tartines à la confiture de mon enfance! Dans nos vies modernes mouvementées, ce “repas” quotidien est souvent synonyme de café ou thé vite avalé, sans forcément d’aliment solide pour l’accompagner. Ce n’est que le week-end ou en vacances qu’on prend du temps pour ce moment privilégié. A l’étranger, le p’tit dej est l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs.

Petits déjeuners exotiques

Par définition, un petit déjeuner est exotique lorsqu’il est différent de ses propres habitudes! Les mashed potatoes américaines, bien grasses, ça ne passe pas très bien chez moi, au contraire de l’oeuf au plat, très bien toléré!

Connaissez-vous le p’tit dej polonais, à base de poisson froid et de salade de choux rouge? Souvenir impérissable garanti!

Et la soupe de riz salée avec des viandes bizarres et le pain frit qui accompagne ce plat que les Vietnamiens aiment manger au réveil, ça vous tente? Je n’arrive toujours pas à m’y faire! Il me faut avaler un fruit, un yaourt avant de pouvoir avaler la moindre soupe.

Avez-vous déjà pris un petit dej avec des Chinois? C’est très impressionnant, la rapidité avec laquelle ils avalent leur soupe de riz, leurs beignets bien gras et une quantité impressionnante de Dim Sums!

Lorsque le touriste occidental voyage, il trouve dans la plupart des hôtels le “petit déjeuner continental”, standardisé dans le monde entier. Il arrive que le petit déjeuner à la mode du pays soit aussi proposé, mais c’est assez rare.

Aventurez-vous alors dans la rue, allez dans les cafés où se pressent les travailleurs le matin.

Vous pourrez essayer un p’tit dej vraiment exotique. Parfois, lorsqu’on s’aventure loin des centres touristiques, le seul plat proposé est bien éloigné de la tranche de tresse ou du birchermüesli, chers à tous les Suisses!

Et vous, quel est votre choc culturel s’agissant du petit déjeuner? Partagez vos expériences en commentaire ou sur notre page Facebook.

Voir aussi

De le 5. Octobre 2011 à 8.49  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Difficile question que m’a posée un ami en partance pour le Viêt Nam cet été! Cette destination hyper touristique est-elle incontournable? Voici ma réponse.

Où se trouve Sa Pa?

La ville et le marché de Sa Pa, chef-lieu du district du même nom, se trouve à 1 500 mètres d’altitude sur un affluent du fleuve Rouge (Sông Hông), dans la province frontalière de Lào Cai à l’extrême nord du Viêt Nam.
Sa Pa était jadis un lieu isolé, mais les autorités coloniales françaises y fondèrent un poste militaire et une mission catholique au tournant du XXe siècle. Une station d’altitude coloniale y fut ensuite active durant près de cinquante ans. Sa Pa est aujourd’hui un point d’attraction touristique dans la haute région du nord Viêt Nam. (Source: Wikipedia)

Activités touristiques

Les touristes viennent à Sa Pa pour respirer l’air frais des montagnes, découvrir les populations ethniques, leurs modes de vie, s’acheter des objets d’artisanat ethnique, voir de beaux paysages, découvrir la nature sauvage, ou même gravir le plus haut sommet du Vietnam, le Fan Si Pan. Les populations ethniques, essentiellement des Hmong et des Yao représentent l’attraction touristique la plus courue. Les jours de marché sont les moments les plus intéressants pour une visite de la région.
Red Dao

Les agences touristiques vendent des tours pour emmener les touristes par petits groupes dans des villages autour de la ville. On marche sur des sentiers, souvent boueux, on arrive dans les villages, on échange quelques sourires et on achète quelques objets artisanaux. On peut même dormir une nuit dans des maisons construites récemment pour les touristes. Les gens ne parlant pas anglais, parfois même pas le vietnamien, les échanges sont donc limités.

Mais le tourisme a changé les choses: les enfants, à qui l’on confie volontiers la tâche de vendre les produits fabriqués par la famille, ont appris les rudiments d’anglais nécessaires aux transactions. Arrivant dans un village, mon appareil de photo en bandoulière, je fus accueillie par “one picture, one dollar”, lancé sur un ton très assuré. J’ai répondu par un beau sourire et n’ai pas pris de photo de ce groupe! Par contre, on peut aider les écoles des villages alentours, ou les crèches totalement démunies. On peut apporter une contribution pour l’achat de matériel scolaire ou des jeux pour les enfants en aidant les instituteurs dont le salaire mensuel ne dépasse guère 100$.

Que faire à Sa Pa?

A part acheter des produits artisanaux dans les marchés, on peut se balader dans les environs. S’éloigner de la ville et des villages figurant dans tous les tours est aisé. On peut facilement y aller seul, en marchant, ou avec un guide qu’on trouve sur place. L’intérêt d’avoir un guide de la région, c’est qu’il pourra vous expliquer plein de choses intéressantes. Il pourra aussi vous servir d’interprète auprès des populations ethniques.

Toutefois, il n’y a pas forcément assez de guides locaux pour répondre au nombre de touristes, et en haute saison, les guides venus de Hanoï se contenteront de vous réciter des textes appris par cœur. Il vaut parfois mieux partir avec un jeune du coin sur sa moto, si vous êtes un peu aventureux! Les routes sont assez rudimentaires et les chemins boueux dès que l’on s’éloigne des routes principales. J’ai eu la chance de faire une excursion d’un jour avec un jeune guide local parlant un français impeccable, amoureux de sa région, connaissant bien toutes les plantes médicinales (une spécialité locale) et qui m’a beaucoup apporté.
Quelle route!

Sa Pa est le paradis du photographe! Les paysages sont vraiment très beaux, les populations ethniques très photogéniques et tout à fait collaborantes. Vous ramènerez de beaux clichés, c’est certain! Si vous choisissez bien votre saison, vous pourrez photographier les rizières en terrasse et le travail dans les rizières. J’étais à Sa Pa un mois de juin, la saison du repiquage du riz.

Travaux dans les rizières de Sapa

Climat

Les Vietnamiens viennent à Sapa pour échapper à la chaleur étouffante de Hanoï. Il peut faire frais en altitude, la neige n’est pas rare en décembre. Durant l’été, c’est la mousson qui va contrarier les plans de bien des touristes. Sa Pa dans le brouillard, c’est idéal pour des photos romantiques, mais pas forcément ce que recherche le touriste qui vient pour 3 jours!

Hôtels

Les hôtels sont très nombreux à Sa Pa, à tous les prix. Destination prisée des backpackers, on trouve ici bon nombre de petits hôtels dès 10$ la nuit. Vous pouvez aussi séjourner dans le très bel hôtel Victoria. Et si l’hôtel que vous avez réservé de Hanoï ne vous convient pas, il est facile d’en trouver un autre sur place après l’avoir visité. Vous pourrez ainsi en choisir un avec une vue magnifique sur la vallée et les montagnes.
Sapa

Témoignage

L’ami à qui j’avais conseillé le voyage a bien voulu répondre à mes questions à son retour. Voici son témoignage.

Alors, est-ce que Sa Pa valait le détour ?
Bof bof, beaucoup de train pour s’y rendre et on n’a eu que de la pluie non-stop malgré que plusieurs agences à Hanoi avaient affirmé qu’il faisait beau ces jours et qu’il fallait pas rater cela. Les photos de la région par temps moins humide ont l’air super, mais voilà, on est mal tombés — on a pris le risque.
Quel a été votre premier sentiment en arrivant là-haut?
Pas bon. Hôtellerie décevante, trop de touristes partout, commerçants et hôteliers désagréables.
Avez-vous pu échapper aux sollicitations des vendeuses ambulantes?
On n’échappe pas à leurs sollicitations car elles sont partout ! Mais on a bien aimé, elles sont gentilles, pas agressives, un peu insistantes parfois mais pas désagréable, et c’était marrant de rentrer en contact avec ces dames. De loin pas une mauvaise expérience.
Y retourneriez-vous, ou pas?
Probablement pas. Nous avons été embêtés par la pluie, mais nous n’avons pas l’impression d’être passés à côté d’un truc délirant à ne pas manquer comme la baie d’Ha Long par exemple.

Conclusion

Aller à Sa Pa reste une destination incontournable au Vietnam, pour autant que l’on choisisse bien sa période et qu’on prépare son séjour en se documentant sur la région. A éviter en hiver si l’on n’aime pas le froid et durant la saison des pluies. La météo étant cruciale, il est impératif de se renseigner avant de partir sur des sources objectives. Un voyageur avisé en vaut 10!

Pour en savoir plus

Crédit Photo: Cmicblog, Creative Commons on Flickr
De le 17. août 2011 à 14.08  
Catégories: Récits de voyage, Vietnam

Cet article de Corinne sur les mets exotiques m’a donné envie de partager une soupe de sang frais ;-)

Tiet canh, sang de canard ou d'oieC’est un mets très connu au Vietnam, le Tiet canh qu’on prépare avec du sang frais de canard ou d’oie, parfois de porc ou même de chien, dans certains coins du pays! Je connais ce plat pour l’avoir dégusté une fois à Paris, bien avant la grippe aviaire. C’est tout à fait délicieux, les épices ajoutées, les herbes comme le rau ram et les cacahuètes hâchées qui parsèment le plat en font un mets délicieux.

Je n’ai par contre pas mangé cette soupe au Vietnam, pas plus à Dong Van qu’au marché de Bac Ha, où elle est servie parmi d’autres spécilités. Les minorités ethniques du nord Vietnam font peu de cas des avertissements du gouvernement pour faire cesser cette pratique, grippe aviaire oblige.
Je me trouvais un jour tout au nord du Vietnam, dans un petit village nommé Dong Van. Je me baladais avant la tombée de la nuit, seule touriste occidentale ce soir-là dans ce coin. Soudain, juste devant moi, sur le trottoir de sa maison, une femme et son fils sont sortis et j’ai pu filmer la scène suivante!

Voir aussi