217 Articles dans cette catégorie Récits de voyage.

De le 10. mai 2013 à 8.00  
Catégories: Conseils, Récits de voyage, Tunisie

En plan serré, on voit des manifestants s’agiter dans un cadre urbain. On a l’impression d’une masse compacte. Si le caméraman élargissait quelque peu son plan, on s’apercevrait qu’il s’agit d’un petit groupe, assez comparable à ceux qui protestent au même moment — sous d’autres latitudes — devant les usines Renault pour dénoncer les licenciements ou sur un trottoir parisien pour s’opposer au mariage gay.

C’est comme ça: les médias n’ont pas leur pareil pour faire office de loupe et diffuser la sourde et irrationnelle angoisse de l’insécurité. Certes, la Tunisie fait partie — comme l’Egypte — de ces pays en pleine effervescence politique. Mais dans un cas comme dans l’autre, le vacancier devrait vraiment chercher l’agitation pour s’y trouver confronté sur un territoire aussi vaste et accueillant. Les plus malins choisissent justement ces périodes pour profiter pleinement de sites miraculeusement — hélas, pas pour les autochtones qui en vivent — libérés des habituelles hordes touristiques. Ah, le Nil sans shorts et chemises à fleurs sur la photo!… Ah, Sousse, Hammamet ou Djerba sans avoir à se disputer son lopin de sable fin ! Sans oublier, en prime, des tarifs imbattables. Tout juste ramenées du pays où naquit le printemps arabe, les images qui suivent devraient témoigner de l’inaltérable douceur de la destination :

Aucun problème pour réserver son hôtel via ebookers en consultant le large éventail des propositions adaptées à tous les budgets.

Une image typique de l'accueillant hébergement tunisien.

Une image typique de l’accueillant hébergement tunisien.

Jamel Gamra, actuel ministre du tourisme, entend bien restaurer la confiance: “Quand la fréquentation sera redevenue normale, nous chercherons à offrir des prix plus élevés, évidemment avec des produits bien plus élaborés. Nous engagerons un plan de modernisation et de diversification, mettant notamment en valeur notre patrimoine”.

J’ai juste envie de partir à la découverte de celui-là, sans attendre la concrétisation de ces beaux projets. Direction: la médina de Tunis, inscrite depuis 1979 au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Une immersion dans ce dédale coloré justifierait à elle seule un voyage en Tunisie! Puisqu’il faut bien avoir son fil d’Ariane dans ce labyrinthe, je note soigneusement le nom de la ruelle d’accès.

Manque de chance: c'est une impasse !

Manque de chance: c’est une impasse !

Heureusement, les vendeurs sont ici toujours prêts à vous indiquer la bonne direction, sans forcer à l’achat. L’un d’eux me conseille de visiter la mosquée Zitouna (ou mosquée de l’olivier), la principale de la médina. Là encore, il s’agira d’éviter toute confusion entre les 9 entrées disponibles ! Je m’émerveille des 184 colonnes antiques du sanctuaire, provenant essentiellement du voisin site de Carthage. En ressortant de ce lieu spectaculaire, je me dis qu’il ferait un étonnant décor de cinéma, comme le quartier alentour.

Mon portable signale un SMS: “Pense aux épices!” Oups, pour peu, je les aurais oubliées, et leur commanditaire m’en aurait sans doute voulu. C’est le moment de passer à un exercice pour lequel je ne suis guère doué, mais dont l’économie décevrait sans doute le négociant : le marchandage. Pour le prix d’un sachet de curry et d’un autre de cumin, on m’offrira un peu de coriandre.

A midi, je fais escale au restaurant Dar El Jeld, au cadre enchanteur d’ancien palais. J’ai envie de crudités, juste ce que les guides recommandent aux routards d’éviter, sous peine de tourista. L’expérience m’a néanmoins prouvé qu’on ne risque pas grand chose aux bonnes adresses. Celle-là a été classée dans le peloton de tête des établissements tunisois. Et comment résister aux pâtisseries orientales offertes un peu partout aux becs à sucre ?!

Saveurs de dattes et parfums d'anis...

Saveurs de dattes et parfums d’anis…

A mon sens, aucune escapade tunisoise ne devrait faire l’économie d’une visite à Sidi Bou Saïd, qui est à la capitale ce que Gruyères est à la Romandie: un véritable bijou, tout de blanc et de bleu (couleur caractéristique imposée par le mécène baron d’Erlanger, dont on peut parcourir la résidence de charme). Ne pas négliger l’intéressant Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes !

Déjà l’heure du thé ? A Sidi Bou Saïd, on a l’embarras du choix : terrasses ombragées, balcons vertigineux sur la Grande Bleue ou tradition locale (narguilé inclus!) comme à l’incontournable Café des Nattes, encore hanté par les fantômes d’André Gide, Colette, Simone de Beauvoir et autres inconditionnels de la place.

Un lieu mythique...

Un lieu mythique…

Je me suis promis de terminer par le célèbre Bardo, dont j’aimerais bien revoir les fabuleuses mosaïques. Les mollets exigeant une petite pause, le trajet ne se fera pas à pied !

"Taxi ! ...c'est pour le Musée du Prado, s'il vous plaît !"

“Taxi ! …c’est pour le Musée du Prado, s’il vous plaît !”

Si cette institution me paraît si indispensable, ce n’est pas tant pour sa réputation de plus important musée archéologique du Maghreb que pour ses remarquables collections ramenant au passé prestigieux de la Tunisie antique : objets du quotidien, masques et autres inestimables statues.

Une technique consommée au service de l'art.

Une technique consommée au service de l’art.

 

La salle d’Ulysse est ma préférée: petite pièce dotée d’un remarquable pavement provenant de Dougga, où est relaté le plus fameux épisode de l’Odyssée. Le héros a, en effet, demandé à être ligoté à son mât pour ne pas succomber au chant des sirènes. Je me dis que si ces dernières avaient été tunisiennes, à la place du héros, j’aurais eu bien du mal à ne pas trancher mes attaches…

 

De le 28. avril 2013 à 8.00  
Catégories: Etats-Unis, Récits de voyage

Dans ma liste de blogs que je lis régulièrement, funambul(in)e figure en bonne place. La belle Lausannoise manie le verbe aussi bien que l’humour et ses talents de photographe ne sont pas en reste! J’y ai découvert une série d’articles sur New York des plus intéressants. Son blog (contenu et photos) étant sous licence Creative Commons, il est possible de reprendre ici ses articles et photos. Un grand merci à funambul(in)e pour sa générosité!

Photo: funambul(in)e - Creative Commons by-nc-sa

Photo: funambul(in)e – Creative Commons by-nc-sa

Après réflexion sur comment vous présenter mes coins favoris de New York, il me semble que la solution la moins pénible à lire / la plus pratique à utiliser est de faire un billet par “balade”. C’est comme ça que je profite de cette ville, 1/2 journée par quartier, à articuler les unes avec les autres selon l’humeur, la météo et l’envie de marcher. Avec ce billet (où je viendrai linker les 6 billets suivants par quartier), ça fera 9 billets sur NY. (Désolée pour ceux qui s’en fichent, je m’arrange à chaque fois pour la teneur du billet soit compréhensible dans l’intro, afin de ne pas vous faire perdre votre temps. Je reviens aux billets cinéma et vernis très bientôt.)

Commençons par ce dont je ne vais PAS vous parler. Comme je vous le disais dans mon intro pratique sur NY, je ne vais pas m’étendre sur Staten Island, ni sur le Bronx, ni sur le Queens. D’abord parce que je n’y connais rien, ensuite parce qu’à moins d’avoir des semaines devant vous, Manhattan et un peu de Brooklyn c’est déjà énorme à couvrir.

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De le 27. avril 2013 à 8.00  
Catégories: Conseils, France, Récits de voyage

ebookers propose actuellement un super concours à ses fans sur Facebook, grâce auquel on peut gagner un séjour de deux nuits, en chambre double avec vue sur la mer, au AC Hôtel Marriott de Nice Côte d’Azur!

Concours ebookers Nice AC Hotels Marriott

Du coup, je me suis mise à rêver à cette magnifique région où j’aime bien aller, surtout en mai – juin avant l’arrivée des foules d’été. Je me suis souvenue des belles balades qu’on peut faire dans l’arrière pays niçois, lorsque la chaleur n’a pas encore envahi les bosquets.

Voici un petit programme que vous pourriez suivre si l’envie vous prend d’aller passer quelques jours dans la région, ou si par bonheur, vous gagnez le concours!

  1. Lever à l’aube
  2. Petit déjeuner sur la terrasse de l’hôtel, face à la mer
  3. Balade sur la plage et baignade si le temps le permet
  4. Vers 10h00, brancher le GPS de votre voiture et départ pour l’arrière-pays. N’oubliez pas vos chaussures de marche, les sentiers peuvent être traîtres!
  5. Visiter un village perché
  6. Pic nic au soleil
  7. Retour vers 16h00, baignade et balade sur la plage
  8. 19 heures: douche et apéro
  9. 20 heures 30: dîner dans un bon petit restaurant
  10. 23 heures: coucher ou sortie en boîte? Ça dépendra de votre programme du lendemain!

Je vous encourage à visiter quelques villages perchés des environs de Nice, vous ne le regretterez pas! La vue est magnifique et  les senteurs extraordinaires, un vrai dépaysement au sortir de l’hiver.

Quelques villages perchés en image

Eze

Sans aucun doute le village perché le plus touristique! Si vous le pouvez, évitez d’y aller le week-end, les rues sont bondées!

Gazing out from the Jardin Exotique

Vue du jardin exotique, photo de wit Bill Tyne.

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Vue depuis Eze village, photo de keith.bellvay

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Eze, photo de dalem Dale Musselman

Falicon

Falicon

Village de Falicon, photo de ib.aarmo

La Gaude

Baou de la Gaude - Randoxygène Trip

Baou de la Gaude, photo de rzelazko Rafał Żelazko

Aspremont

village d'Aspremont

Aspremont, photo de b.four Bernard Fourmond

Coaraze

Coaraze

Coaraze, photo de cercamon

Coaraze, célèbre pour ses cadrans solaires

Sundial

Cadran solaire, Coaraze, photo de chagaz Chloé

Voir aussi

De le 26. avril 2013 à 8.00  
Catégories: Pérou, Récits de voyage

Andrea, employée de ebookers, a passé récemment 6 semaines en Amérique du Sud. Elle revient enchantée  et a accepté de  partager ici ses meilleurs moments.

Après avoir économisé durant toute une année, ça y est: Je m’envole pour l’Amérique du Sud pour un voyage de 6 semaines à travers le Pérou et le Brésil.

Arequipa

Ma première découverte au Pérou a été la ville d’Arequipa. Située dans la partie sud du pays, la ville se trouve aux pieds du volcan Misti, à une hauteur de plus de 2000 mètres. J’ai rarement vu autant de taxis dans ma vie et en plus vraiment pas chers! Cependant, le trafic est une telle pagaille qu’il est parfois préférable d’aller à pied. A vrai dire, c’est un réel plaisir car on peut marcher sans fin à travers ces rues magnifiques.

Arequipa by night

Arequipa by night – © Andrea Tous droits réservés

La première attraction que je recommande fortement est le couvent de Santa Catilina, situé en plein cœur de la ville. Il s’agit d’un immense monastère datant du XVIe siècle. Il y a encore des religieuses qui vivent selon des règles très strictes, mais une partie du monastère a été ouverte au public. Cet endroit est vraiment un “must-see” pour ses dimensions, mais aussi pour son architecture. Cela m’a rappelé beaucoup de constructions marocaines. Encore en plein décalage horaire, je l’ai visité dans les premières heures de la matinée et j’aurais pu en profiter presque par moi-même. J’avais pris une visite guidée qui en valait vraiment la peine, ce qui m’a permis d’avoir un aperçu de l’histoire du monastère. Les habitants disent que c’est une ville dans la ville. Cela ne pourrait être plus vrai. Vous pouvez passer des heures dans cet endroit. C’est assez étonnant de sentir une atmosphère si paisible au centre d’une ville animée comme Arequipa!

© Andrea Tous droits réservés

© Andrea Tous droits réservés

Arequipa est connue non seulement pour sa culture, mais surtout pour sa gastronomie. De nombreuses spécialités de cuisine péruvienne sont “Arequipeñas”. Vous devrez donc pas manquer le “San Camilo”, le marché alimentaire de la ville. C’est vraiment l’endroit pour découvrir les racines de la gastronomie péruvienne. Vous serez en mesure de découvrir certains fruits qui ne se trouvent que dans cette région du monde, déguster quelques “tamale” fraîchement préparés et de vous perdre dans la variété des produits en vente. Personnellement, j’ai vraiment apprécié cette visite mais sachez que c’est vraiment bondé. Vous y  verrez des choses bizarres que vous ne trouverez jamais sur un marché en Europe comme des grenouilles mortes qui sont censées stimuler la virilité et la fertilité si elles sont consommées sous forme liquide!

Marché d'Arequipa

Marché d’Arequipa – © Andrea Tous droits réservés

Même si ma bravoure s’est arrêtée aux grenouilles mortes, je voudrais partager avec vous le meilleur restaurant que j’ai testé à Arequipa. Il se nomme “La Nueva Palomino”. Il s’agit d’une Picanteria, un restaurant de cuisine traditionnelle péruvienne. Même si c’est un peu touristique, les plats sont absolument délicieux et doivent être, à mon avis, toujours accompagnés de la boisson nationale: Inca Kola. J’ai commandé le arroz con pollo qui était délicieux. J’ai passé un excellent moment dans ce restaurant, mais je me permets un conseil:  évitez de manger les deux jours précédant votre visite, les portions sont vraiment énormes! Les plats typiques de la région sont les “chupe de camarones” (soupe de crevettes), le “relleno rocoto”, “l’adobo” “et le “Ocopa”. La gastronomie n’est pas seulement un art au Pérou, c’est aussi une fierté nationale. Vous vous ferez des amis locaux si vous leur montrez que vous appréciez leurs plats.

Cuzco

Je voulais vraiment partager un point de vue différent de Cuzco, en évitant l’image typique du Machu Picchu. Cependant, je ne peux pas me résoudre à parler de la plus grande ville des Andes sans mentionner l’incroyable Machu Picchu. Même si les touristes qui viendraient à Cuzco pour visiter uniquement le Machu Picchu manqueraient beaucoup d’autres attractions étonnantes, je dois avouer que cet endroit devrait figurer sur la liste de chaque voyageur. La beauté de ces ruines, complétée par celle d’un cadre à couper le souffle sont le joyau de l’empire inca disparu depuis longtemps.

Ne le manquez à aucun prix. En parlant de prix, le Machu Picchu n’est pas une destination bon marché. Soyez prêt à payer pour l’entrée (à réserver des mois à l’avance en ligne), pour le train de Cuzco à Aguas Calientes et pour le bus d’Aguas Calientes au site. Comme mon budget était serré, je n’ai pas pris le train de Cuzco, mais un «bus» pour prendre le train plus loin sur l’itinéraire. Soyez très prudent si vous réservez avec des agences de voyages locales. Il y a plein de touristes à Cuzco et les escroqueries sont fréquentes. Bien sûr, cela m’est arrivé! Heureusement, je parle espagnol et j’ai pu régler les choses par moi-même. Toutefois, si vous êtes enceinte ou si vous souffrez d’insuffisance cardiaque, ne réservez pas l’option bus à 4h du matin à Cuzco! Un bon souvenir toutefois.

Machu Pichu

Machu Pichu – @ Andréa Tous droits réservés

La ville de Cuzco elle-même vaut le détour avec son étonnant mélange d’Inca et d’architecture espagnole. Les Incas taillaient la pierre de telle manière qu’elles s’imbriquent parfaitement ensemble de sorte que pas même une feuille de papier ne pouvait être insérée entre elles. Un exemple de cette technique peut être observé sur le site de Sacsayhuaman, situé sur les collines entourant Cuzco. Cet endroit est non seulement magnifique, mais vous pouvez également admirer l’un des plus beaux paysages de la ville.

Cuzco

Cuzco – © Andrea Tous droits réservés

Beaucoup d’autres sites de la Vallée Sacrée valent vraiment le détour, c’est pourquoi je vous recommande fortement de rester au moins une semaine complète à Cuzco. Soyez aussi très attentif au fait que Cuzco est l’une des villes les plus élevées du monde (près de 3400 m). Il faut du temps pour s’habituer à l’altitude, surtout si vous arrivez par avion. Si vous êtes touché par le mal d’altitude, appelé Sorochepar les habitants, vous devriez boire du “mate de coca” qui n’ est au fond qu’une infusion de feuilles de coca. Ce n’est pas très bon (ajouter du sucre), mais ça aide. Vous pouvez également demander de la coramine dans n’importe quelle pharmacie.

Après avoir fait la fête à Cuzco et dans ses environs magnifiques, il est temps pour moi de revenir au niveau de l’océan et de vous présenter la Réserve nationale de Paracas, à 3 heures au sud de Lima.

Paracas

Paracas est essentiellement située dans un désert qui finit dans la mer. Toutefois, si on s’attend à n’y trouver que du sable, on découvre une abondance étonnante de vie. Cela est dû à l’existence d’un lagon hébergeant des flamants roses, des dauphins, des phoques et bien d’autres espèces. Le cadre est merveilleux, même le soi-disant laid est beau. Tout comme cette invasion de méduses dont j’ai été témoin lors de mon séjour…

Si vous voulez observer de plus près des phoques paresseux ne manquez pas l’excursion aux îles Ballestas. Elles sont recouvertes d’oiseaux de toutes sortes (même de petits pingouins) et vous pourrez prendre de belles photos des phoques.

 

Si vous êtes plus intéressé par des activités d’aventure, Paracas est aussi un endroit idéal pour pratiquer le kite-surf, la planche à sable ou la conduite d’un buggy dans les dunes. C’est une escapade parfaite pour tout voyageur fatigué de la vie trépidante de la capitale. Elle n’est pas encore trop construite et vous aurez un bon aperçu de la diversité du Pérou.

Mon séjour au Pérou a été absolument sensationnel. Des paysages à la nourriture, je suis allée de découverte en découverte. Je souhaiterais vous raconter tout ce que j’ai vécu, mais il me faudrait écrire un livre entier! Cependant, après avoir passé trois semaines incroyables dans ce pays, il est temps pour moi de passer à ma prochaine étape: le Brésil. (à suivre…)

De le 16. avril 2013 à 8.00  
Catégories: Cambodge, Récits de voyage

Il y a des noms qui donnent immédiatement l’envie de boucler sa valise : Zanzibar, Samarcande, Machu Pichu, Baie d’Along… Angkor ne fait-il pas aussi rêver ? Voici que j’atterris — enfin — à Siem Reap, après une brève escale à Bangkok. Pas fâché de poser mon baluchon à l’hôtel Prince d’Angkor réservé sur ebookers, et dont le confort s’avère réparateur. Plus qu’une envie : partir à la découverte de ce Versailles asiatique dont Pierre Loti parlait en termes de “basilique fantôme, immense et imprécise, ensevelie sous la forêt tropicale”: Angkor Wat, la construction emblématique d’une civilisation florissante durant 500 ans.

Déjà un goût d'aventure...

Déjà un goût d’aventure…

Édifié durant 37 ans par 300’000 ouvriers et 6’000 éléphants, le plus ambitieux des sanctuaires ne cesse de fasciner. A la même époque, l’Europe n’avait pas encore inventé les robustes structures de l’architecture romane ! Suivez-moi pour une première approche en 65 secondes de cette merveille inscrite au patrimoine de l’humanité !

Au terme de la visite, mon guide Savuth Vong s’accroupit sous un fromager — 39° à l’ombre — pour avouer un passé dont il n’est pas fier: “Enfants, nous allions dérober des statuettes sur les sites archéologiques. Il y avait dans ce geste une forme d’innocence, puisqu’elles nous servaient de poupées. Mais quand nous avons saisi leur valeur, nous nous sommes empressés de les enterrer au jardin. Finalement, lorsque le gouvernement a entrepris une vaste campagne de restitution, nous les avons exhumées pour les remettre aux autorités”. Aujourd’hui, ce jeune père de famille trentenaire est rentré dans le rang. Il sensibilise les touristes au respect d’un héritage inestimable et m’invite à aller visiter les Artisans d’Angkor, une belle initiative visant la préservation des techniques artisanales, largement mises à mal par les milices de Pol Pot.

Les jeunes sont initiés aux techniques artisanales traditionnelles.

Les jeunes sont initiés aux techniques artisanales traditionnelles.

De cette sinistre période, Oum Son Thon n’a rien oublié. Francophile, cet enseignant qui aurait l’âge de la retraite n’a rien oublié des horreurs du régime des Khmers rouges, auquel il dit avoir échappé par miracle, en tant qu’intellectuel particulièrement visé. Les tortionnaires d’hier se sont confondus à la population d’aujourd’hui, et il faut une belle grandeur d’âme pour les croiser au marché sans sourciller.

Un survivant qui n'a rien oublié.

Un survivant qui n’a rien oublié.

Au marché, justement, je m’étonne de la variété des étals, révélant un niveau de vie certes extrêmement basique, mais où chacun semble pouvoir manger à sa faim.

Les Cambodgiens font chaque jour leur marché, essentiellement constitué de produits locaux.

Les Cambodgiens font chaque jour leur marché, essentiellement constitué de produits locaux.

En Asie, le fruit du fromager — je parle encore ici de l’arbre tropical — fait les délices des oiseaux qui le consomment sans modération, malgré ses graines indigestes. Ne les retrouve-t-on pas intactes dans leurs déjections ! Dans le meilleur des cas, elles rejoignent pacifiquement le cycle permanent de la nature. Mais elles peuvent aussi se transformer en arme de destruction massive pour quelques-unes des plus grandioses réalisations humaines. Parachutés par les volatiles, les germes en devenir ont tôt fait de s’insinuer entre les pierres d’une muraille, autour d’une statue à étouffer, sous un dallage à éventrer au moyen de racines bientôt tentaculaires. Bien inspirés, les restaurateurs du Ta Phrom — l’un des 287 sanctuaires recensés dans la région de Siem Reap — ne l’ont pas entièrement dégagé de la végétation en folie. Les Tartarin modernes débarquent ainsi dans un fabuleux décor d’Indiana Jones, improbable capharnaüm de pierres et de verdure. Par ici l’aventure !

C’est néanmoins au fromager, bête noire des archéologues, que l’on doit une bonne partie du mythe angkorien. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des découvreurs comme le botaniste Henri Mouhot ont si bien propagé l’imagerie romantique des ruines noyées dans la jungle qu’on s’attend à éprouver au Cambodge l’euphorie débroussaillante d’une Lara Croft en quête de trésors cachés. Mais où donc ont bien pu passer les milliers d’œuvres d’art dont archives et littérature font état, celles qui ornaient depuis des lustres la glorieuse capitale de l’Empire khmer ? Dans des vitrines publiques ou privées, de New York à Tokyo en passant par Londres, Paris ou Genève. Le musée de Phnom Penh donne un aperçu de ce qui a pu être sauvé du vaste pillage poursuivi après le départ des “protecteurs” français (Malraux lui-même ne s’est-il pas servi sur place !) Les objets de culte ont souffert des Khmers rouges (décapitation des statues de la galerie aux mille bouddhas), les Vietnamiens s’y sont mis après 1997. Militaires  et paysans leur ont emboîté le pas pour arrondir leurs fins de mois ou simplement survivre. Aujourd’hui, les commandos à la solde de grands collectionneurs continuent de s’attaquer aux temples les plus isolés pour les vider de leur contenu au nez et à la barbe de gardiens corruptibles. Pas étonnant, donc, que les vestiges du Versailles asiatique fassent ici ou là figure de coquilles vides, à l’exception des édifices ayant conservé leurs merveilleuses fresques gravées. Les siècles ont consommé tout ce qui était en bois.

Difficile de quitter Siem Reap sans garder, gravé dans la mémoire, le sourire d’une population souriante et accueillante, à l’image de ces enfants qui — merci Bouddha — n’ont pas connu les affres de la guerre.

Au Cambodge, un enfant sur huit meurt avant 5 ans.

Au Cambodge, un enfant sur huit meurt avant 5 ans.

De le 25. mars 2013 à 12.00  
Catégories: Etats-Unis, Récits de voyage

Billet invité – Un grand merci à Dr Caso, la Suissesse de l’Alberta, de partager avec nous son tour en hélicoptère au-dessus des volcans d’Hawaï.

Le voyage de jeudi a été le truc le plus débile et le plus grandiose et le plus mémorable qu’on ait fait de ce voyage! C’est le premier moment où j’ai vraiment eu l’impression de voir le « vrai » Hawaï, pas les trucs pour touristes, le truc qui me donne le plus envie d’y retourner!

Hawaï en hélicoptère - © Dr Caso, blog C'est pas moi je l'jure

Un taxi est venu nous chercher à l’hôtel à 4 heures et demi du matin (on avait dormi même pas 3 heures!) pour nous conduire à l’aéroport d’Honolulu. De là, on a pris un petit avion qui, en environ une heure, nous a amenées à « la grande île, » la plus grande île de l’archipel d’Hawaï, celle qui a donné son nom à l’état: Hawaï (vous suivez?). Ma tante dormait pendant le voyage mais moi j’ai pu admirer le lever de soleil sur la mer et les plus petites îles que nous survolions, c’était magnifique!

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Au minuscule aéroport de Hilo (plus grande ville de l’île d’Hawaï), nous avions réservé un tour en hélicoptère « sans porte, » c’est-à-dire qu’on était attaché aux sièges mais l’hélicoptère était ouvert, sans porte et sans fenêtre. Hélas, la fille qui avait fait la réservation s’était plantée et on s’est retrouvées dans un hélico « normal » (sauf qu’en plus j’étais assise dans le mauvais sens donc au bout de 30 minutes, la fatigue plus le mauvais sens ont commencé à me donner de sérieuses nausées, moi qui ne suis normalement jamais malade ni en avion ni en bateau! Et puis les vitres font des reflets sur les photos).

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Le tour en hélico a duré une heure et c’était sublimissime! La grande île est très peu habitée (heureusement), on y voit de la végétation très diverse, des petites maisons ici et là, complètement isolées dans la jungle, des plantations de noix de Macademia (dont les champs sont entourés de hauts cyprès pour empêcher le vent de faire tomber les noix des arbres avant qu’elles ne soient mûres), quelques villes minuscules le long des côtes… et puis… des volcans! Des volcans en activité, oui! Bon, aucun volcan n’a voulu nous faire une belle éruption, j’étais hyper déçue, mais on a quand même vu de la lave qui coulait et même des murs de lave et un « lac de lave » bien rougeoyant, et notre guide nous a expliqué comment savoir quelle lave était la plus récente et la plus vieille: plus la lave est argentée, et plus elle est jeune et encore liquide. Plus elle est sombre, plus elle est vieille et solide. On a même vu de la lave coulant dans la mer! (Si on avait pu faire un tour de nuit, ça aurait été encore plus impressionnant mais on devait rentrer à Oahu le soir, hélas.) Ce qui est incroyable c’est que tous les jours, la lave continue de s’étendre sur l’île, coulant gentillement sur les maisons et les routes et les arbres vers la mer. La topographie de l’île change constamment de forme, avec les bouts qui s’effondrent et la lave qui s’accumule dans l’eau, des routes et des villages qui disparaissent, des cratères qui effondrent… C’est une chose de le savoir, mais c’était hyper impressionnant à voir!

Lire la suite du voyage à Hawaï sur: C’est pas moi, je l’jure!

Voir aussi: Hôtels à Hawaï, ebookers.ch

 

De le 4. mars 2013 à 9.15  
Catégories: Birmanie, Pays, Récits de voyage

Dans la foulée du Premier ministre Thein Sein et de Aung San Suu Kyi, le Myanmar semble sur la voie d’une ouverture bienvenue. En débarquant à Yangon, je remarque partout des T-shirts et autres supports à l’effigie du Prix Nobel, un premier indice plutôt réconfortant.

Une icône désormais incontournable

Une icône désormais incontournable

Tant pis pour le jetlag, je profite de ma première soirée pour découvrir nuitamment l’incontournable pagode Shwe Dagon, le sanctuaire le plus sacré du pays, haut-lieu que tout Birman voudrait visiter en pèlerinage, au moins une fois dans sa vie. Dominant la ville, des dizaines de clochetons dessinent une forêt de pics richement décorés et ciselés. Dans mon guide, je lis l’inventaire de ce Vatican bouddhiste, qualifié par Kipling de superbe merveille étincelante: pas moins de 4’000 pierres précieuses, diamants, rubis et topazes ! Au sommet, une énorme émeraude rayonnant à plus de 100 mètres de hauteur. “C’est encore plus impressionnant la nuit”, s’extasie une touriste française en relevant l’atmosphère mystique du sanctuaire, entretenue par la ferveur de ses visiteurs.

Splendeurs dorées d'un sanctuaire hors de ce monde

Splendeurs dorées d’un sanctuaire hors de ce monde

Suivez-moi pendant une minute dans les effluves d’encens et les offrandes fleuries !

Prochaine étape: Bagan. J’ai dû me tirer du lit à potron-minet pour profiter de la relative fraîcheur matinale, celle qui — par contraste avec l’air chaud soufflé dans l’enveloppe ignifugée — garantit la réussite d’un vol en montgolfière. Il fait encore nuit quand j’arrive sur une sorte de no man’s land où un dragon moderne crache par intermittence son feu de propane jusqu’à ce que le ballon se dresse à la verticale de la nacelle. Hissé à 50 mètres du sol, je découvre progressivement l’incroyable panorama de Bagan: une campagne birmane totalement sauvegardée, hérissée de plus de 2’000 pagodes !

Personne ne voudrait manquer le coup d'oeil au coucher du soleil !

Personne ne voudrait manquer le coup d’oeil au coucher du soleil !

Contrairement à l’hélicoptère, ce type d’aéronef respecte le silence ambiant, sauf lorsqu’il faut réactiver la flamme. On perçoit donc de lointains aboiements, cocoricos ou bêlements de chèvre, témoignant de l’activité rurale. Si vous n’avez pas le vertige, rejoignez-moi dans la nacelle pour 60 secondes de rêve !

Et me voici d’attaque pour continuer mon exploration vers le Lac Inle (dont le nom signifie lac des 4 villages, même s’il en abrite quasiment dix fois plus). Leur particularité: reposer sur pilotis. Il suffit de louvoyer de l’un à l’autre pour noter le caractère marécageux de leur environnement. Les cultivateurs en tirent parti pour aménager des sortes de jardins suspendus, version birmane des polders bataves. Ils s’adonnent également à une forme de pêche qui leur confère des allures d’échassiers, debout sur leur pirogue: ils  manœuvrent d’une jambe la rame, ce qui leur laisse les mains libres pour tendre leurs filets. Unique au monde, cette élégante posture à la verticale leur permet aussi de progresser dans les canaux sans s’empêtrer dans la végétation, majoritairement composée d’envahissantes jacinthes d’eau.

Ce lac est un bijou fragile, menacé par les nuisances du développement

Ce lac est un bijou fragile, menacé par les nuisances du développement

L’exploration du lac ne saurait se concevoir sans de nombreuses escales là où les artisans tissent la soie, confectionnent des cigares ou tiennent marché. La visite de villages aussi merveilleusement photogéniques que Sankar ou In Dein – avec leur forêt de stupas à moitié envahis par les herbes folles – est de celles que je n’oublierai pas.

Un décor naturel que ne dédaignerait pas Indiana Jones !

Un décor naturel que ne dédaignerait pas Indiana Jones !

Trop longtemps coupé du monde, le Myanmar accuse pas mal de retard sur les tigres asiatiques: capacité hôtelière insuffisante, réseau routier balbutiant, distribution parcimonieuse de l’électricité, télécommunications encore précaires. “C’est un pays où tout reste à faire !” résume un compatriote proche de l’Ambassade suisse, récemment ouverte. Aussi cruel fut-il, cet isolement a eu pour conséquence de préserver le paysage de tout ce qui le défigure ailleurs, sauvegardant l’inestimable authenticité que devait offrir la voisine Thaïlande avant d’épouser la mondialisation.

Magie du crépuscule sur le plus long pont en teck du monde (à Mandalay)

Magie du crépuscule sur le plus long pont en teck du monde (à Mandalay)

De le 28. février 2013 à 13.08  
Catégories: Canada, Récits de voyage

De Toronto ou Montréal, quelle ville est la plus intéressante à visiter? Posez cette question à un habitant de chaque ville et vous mesurerez l’ampleur de leur rivalité! Évidemment, visitez les deux si vous le pouvez!

Chacune des villes a ses charmes, chaque région des ressources touristiques importantes. Je connais mieux Montréal que j’ai visitée à plusieurs reprises, à toutes les saisons. Mais j’ai bien aimé aussi Toronto, visitée en été seulement. Montréal est considérée comme plus “européenne” et Toronto, la ville du business et des opportunités d’affaire. Voici quelques uns de mes musts.

Toronto

Montez au sommet de la Tour CN, l’attraction de la ville, d’où vous aurez un magnifique point de vue.

Toronto, CN Tower shadow

Fan de shopping? Toronto et ses galeries marchandes va vous ravir. Et savez-vous que les comédies musicales se donnent à Toronto comme à Brodway, mais à des prix plus doux? La scène musicale de Toronto est très animée, dans tous les genres de musique, impossible de s’ennuyer!

Mon quartier préféré? Chinatown. J’y ai dégusté d’excellents dim sum, des fruits de mer délicieux et la meilleure Won Ton soupe du monde!
Busy night in China Town

Louez une voiture et rendez-vous aux chutes du Niagara, la vue sur les chutes est plus belle depuis le côté canadien, visitez toute la région qui est magnifique.

Niagara Falls -  American and Canadian

Montréal

Ma saison préférée à Montréal est l’automne, bien que l’hiver réserve quelques bonnes surprises, comme par exemple rouler sur le Pont Jacques Cartier en début de tempête de neige, au moment où tous les habitants se pressent pour rentrer chez eux se barricader. Voir le ballet des déneigeuses après des chutes de neige abondantes comme on en voit rarement chez nous est stupéfiant.
Montreal In the snow

Je me souviens aussi de la très belle lumière des journées d’hiver et de ses ciels bleus si particuliers. Il fait froid certes, mais c’est un froid sec plus supportable que nos hivers humides.
Au bord du fleuve en hiver

Vous êtes mélomane? Allez à Montréal pendant le festival de jazz, vous serez comblé.

Et si vous aimez la nature, sortez de la ville pour vous balader dans les Laurentides, allez naviguer sur les nombreux lacs alentours. La vraie nature n’est jamais bien loin et en été, les lacs ne sont pas froid, on peut y nager très agréablement ou faire du canoé en toute tranquillité.
Réserve Faunique Rouge-Matawin

Le Montréalais est tellement fan de sa ville qu’il n’a de cesse que de vous la faire aimer aussi. Les contacts sont faciles avec les Québécois, vous n’aurez pas assez de jours pour visiter tout ce qu’on vous suggère!

Et vous, laquelle de ces deux villes préférez-vous? Avez-vous des endroits à recommander? Dites-le en commentaire ou sur la page Facebook de ebookers suisse.

Voir aussi

 

De le 5. février 2013 à 10.49  
Catégories: Conseils, France, Pays, Récits de voyage

A mes yeux injustement délaissée par les Romands au profit de Paris, la cité rhodanienne — à seulement 2 heures de Genève par le train — a pourtant tout d’une grande, avec d’innombrables atouts pour un long week-end. S’il paraît illusoire d’en faire le tour complet en 48 heures, elle se prête merveilleusement à quelques découvertes thématiques orientées vers ses trésors architecturaux, ceux de ses musées ou de ses marchés. On peut aussi choisir la piste de la création contemporaine ou de l’insolite, puisque la cité historique du textile et de la soie n’est pas demeurée figée dans son passé. Bien au contraire, à force d’audace et d’inventivité, elle a réussi à échapper à sa réputation de bourgeoise étouffante. Rien de tel qu’un mirador pour saisir ses repères: en deux minutes, la ficelle (funiculaire) m’élève de quelque 300 mètres au-dessus des vieilles toitures.

Idéal pour prendre ses repères...

L’esplanade de Fourvière m’offre alors un point de vue idéal sur les pentes de la Croix-Rousse — repère des anciens canuts –, sur les gargouilles de Saint-Paul et Saint-Jean, le vieil opéra, l’Hôtel de Ville, enfin, si théâtralement illuminé le soir. A quoi bon suivre un itinéraire balisé, alors que le Vieux-Lyon s’ingénie depuis si longtemps à égarer le visiteur dans son dédale d’escaliers, de ruelles et de traboules (du latin transambulare, passages sous abri jouant les raccourcis) ? Pas étonnant que cette zone ait été classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. Je privilégie l’improvisation, quitte à fouler deux fois les mêmes pavés. Ce joyeux zigzag me conduit chez les Gadagne –puissants banquiers florentins du XVIe siècle — dont la demeure, après avoir abrité les plus belles fêtes de l’époque, accueille aujourd’hui quelques babioles désuètes. Au 3ème étage: une mignonne collection de marionnettes réunies sous l’œil narquois du vrai Guignol, inventé deux siècles plus tard par un chômeur nommé Laurent Mourguet.

"Les marionnettes amusent les enfants et les gens d'esprit" (George Sand)

Parmi mes enseignes favorites: le Cercle Verre (31, Rue du Bœuf) propose un atelier de verrerie au niveau du trottoir. J’admire les prototypes incandescents extraits du four.

Fragilité d'un artisanat raffiné

A table ! Consultez n’importe quel guide spécialisé, et vous admettrez que Lyon n’a pas usurpé sa réputation de paradis gastronomique. Entre les traditionnels bouchons — ambiance locale, vins joyeux, cuisine du terroir — et les tables de grand luxe, la gamme est infinie. Grand Café des Négociants (Angle Rue E.Herriot / Rue Grenette) : depuis 1864, les marbres, miroirs et dorures de cette incontournable brasserie en font un décor de cinéma. Le Nord (18, Rue Neuve) et Le Sud (11, Place Antonin-Poncet) ont tous deux bénéficié de l’expérience de Bocuse pour élaborer quelques plats emblématiques bienvenus: harengs pommes à l’huile, foie de veau, choucroute… pour le premier. Cuisine plus méditerranéenne au second. Tarifs abordables.

Lyon, véritable destination gastronomique

Comme ils aiment le théâtre, les Lyonnais l’installent en pleine rue. J’aime ces trompe-l’œil qui animent de vastes façades, où l’on identifie des natifs du lieu : Abbé Pierre et autre Bernard Pivot.

Mur peint...mieux que des tags, non ?

Autre étonnement dans un parking souterrain : aux Célestins (proche de la Place des Jacobins, sur la presqu’île), c’est un incroyable puits qui donne le vertige, puisque Daniel Buren l’a équipé d’un ingénieux miroir tournant, histoire de faire valser les perspectives.

Une perspective savamment inversée

Difficile de choisir un musée plutôt qu’un autre, tant l’offre est généreuse (surtout si l’on s’est procuré la Lyon City Card, véritable sésame !) Le Musée des tissus m’enchante par le grandiose hommage qu’il rend à l’industrie locale: magnifiques collections textiles mises en parallèle avec la production orientale. Malheureusement — préservation oblige — éclairage quasi crépusculaire. J’irai aussi Rue du Premier-Film visiter l’antre industrielle des Frères Lumière. Cinéphiles avertis ou simples spectateurs savent bien ce que le cinéma d’aujourd’hui doit aux images de synthèse. Mais ils ignorent souvent qu’en complément à l’informatique, d’habiles maquettistes façonnent encore des éléments de décors dans la tradition de leur artisanat. Prêtées par les studios hollywoodiens pour une année au Musée de la Miniature et du Cinéma (60, Rue Saint-Jean), je vous invite à découvrir celles qui ont créé l’illusion dans de grosses productions. Suivez-moi pour 65 secondes de vidéo au cœur de l’usine à rêves !
 

 
Ah, j’allais oublier…Si vous voulez insuffler à vos nuits l’ambiance soyeuse du Lyon traditionnel, réservez une chambre à La Tour Rose! Situé au cœur du Vieux-Lyon, ce 4 étoiles propose 12 chambres personnalisées au décorum cosy. Par la fenêtre: belle vue sur les vieux quartiers. Il n’en faudra pas davantage pour nourrir mes rêves…

Un nid douillet dans un cadre historique

 

De le 30. janvier 2013 à 9.42  
Catégories: Etats-Unis, Récits de voyage

 

Bildbeschreibung: Blick auf den Schriftzug über dem Haupteingang der Mall of America Quelle: selbst fotographiert Fotograf/Urheber: Benutzer:Sinn Datum: 20.März 2006 (Photo credit: Wikipedia)

Les Etats-Unis… pays de la consommation de masse par excellence! Les “malls” (centre commerciaux) y sont légions. Mais quel est le plus mythique d’entre eux? Et où se trouve-t-il? A New York? A Los Angeles? Non! Le plus grand de tous les malls se trouve dans la banlieue de Minneapolis, dans le Minnesota. Et on l’a bien sûr nommé: “Mall of America”. On comprend mieux que ce mall géant se soit installé là quand on connaît le climat du Minnesota (dont la devise est l “étoile du Nord”, en français dans le texte) : de longs hivers TRES froid et neigeux et des étés chauds et humides, ça ne donne pas envie de passer trop de temps à  l’extérieur.

On y trouve une pléthore de magasins: des grandes enseignes comme Nordstrom ou Macy’s aux boutiques de masse comme H&M ou Forever 21, en passant par des boutiques de niches (un pull en laine d’alpaca, ça tente quelqu’un?); de l’institut de beauté au club de comédie et du fastfood au bistro… Il y a moyen de ne passer toute une journée sansmettre le nez dehors mais ce qui fait a particularité du “Mall of America”, ce sont les attractions!

Premièrement, SeaLife y a établi un aquarium: poissons clowns, tortues marines, méduses et autre hippocampes s’ébattent dans leurs environnement reconstitué.  Le clou de l’aquarium: les détenteurs d’un brevet de plongée peuvent aller faire coucou aux requins. Imaginiez-vous dire: “Je vais au centre commercial, j’ai nesoin de nouvelles paires de chaussettes! Ah oui, je vais aussi plonger avec les requins, tant que j’y suis”.

Ceux qui préfèrent les activités plus pacifique iront retrouver leur enfance dans un mini Lego World mais le clou du centre commercial c’est… un parc d’attraction! Un vrai parc d’attractions avec montagnes russes comprises: le Nickelodeon Universe.  Le tout est assez impressionnant, comme vous pouvez le voir. Démesuré, à l’échelle de l’Amérique!

Mais ce n’est encore rien comparé à la prochaine étape des centres commerciaux.

A suivre!

 

English: Mall of America (Photo credit: Wikipedia)