261 Articles dans cette catégorie Récits de voyage.

De le 4. mars 2013 à 9.15  
Catégories: Birmanie, Pays, Récits de voyage

Dans la foulée du Premier ministre Thein Sein et de Aung San Suu Kyi, le Myanmar semble sur la voie d’une ouverture bienvenue. En débarquant à Yangon, je remarque partout des T-shirts et autres supports à l’effigie du Prix Nobel, un premier indice plutôt réconfortant.

Une icône désormais incontournable

Une icône désormais incontournable

Tant pis pour le jetlag, je profite de ma première soirée pour découvrir nuitamment l’incontournable pagode Shwe Dagon, le sanctuaire le plus sacré du pays, haut-lieu que tout Birman voudrait visiter en pèlerinage, au moins une fois dans sa vie. Dominant la ville, des dizaines de clochetons dessinent une forêt de pics richement décorés et ciselés. Dans mon guide, je lis l’inventaire de ce Vatican bouddhiste, qualifié par Kipling de superbe merveille étincelante: pas moins de 4’000 pierres précieuses, diamants, rubis et topazes ! Au sommet, une énorme émeraude rayonnant à plus de 100 mètres de hauteur. “C’est encore plus impressionnant la nuit”, s’extasie une touriste française en relevant l’atmosphère mystique du sanctuaire, entretenue par la ferveur de ses visiteurs.

Splendeurs dorées d'un sanctuaire hors de ce monde

Splendeurs dorées d’un sanctuaire hors de ce monde

Suivez-moi pendant une minute dans les effluves d’encens et les offrandes fleuries !

Prochaine étape: Bagan. J’ai dû me tirer du lit à potron-minet pour profiter de la relative fraîcheur matinale, celle qui — par contraste avec l’air chaud soufflé dans l’enveloppe ignifugée — garantit la réussite d’un vol en montgolfière. Il fait encore nuit quand j’arrive sur une sorte de no man’s land où un dragon moderne crache par intermittence son feu de propane jusqu’à ce que le ballon se dresse à la verticale de la nacelle. Hissé à 50 mètres du sol, je découvre progressivement l’incroyable panorama de Bagan: une campagne birmane totalement sauvegardée, hérissée de plus de 2’000 pagodes !

Personne ne voudrait manquer le coup d'oeil au coucher du soleil !

Personne ne voudrait manquer le coup d’oeil au coucher du soleil !

Contrairement à l’hélicoptère, ce type d’aéronef respecte le silence ambiant, sauf lorsqu’il faut réactiver la flamme. On perçoit donc de lointains aboiements, cocoricos ou bêlements de chèvre, témoignant de l’activité rurale. Si vous n’avez pas le vertige, rejoignez-moi dans la nacelle pour 60 secondes de rêve !

Et me voici d’attaque pour continuer mon exploration vers le Lac Inle (dont le nom signifie lac des 4 villages, même s’il en abrite quasiment dix fois plus). Leur particularité: reposer sur pilotis. Il suffit de louvoyer de l’un à l’autre pour noter le caractère marécageux de leur environnement. Les cultivateurs en tirent parti pour aménager des sortes de jardins suspendus, version birmane des polders bataves. Ils s’adonnent également à une forme de pêche qui leur confère des allures d’échassiers, debout sur leur pirogue: ils  manœuvrent d’une jambe la rame, ce qui leur laisse les mains libres pour tendre leurs filets. Unique au monde, cette élégante posture à la verticale leur permet aussi de progresser dans les canaux sans s’empêtrer dans la végétation, majoritairement composée d’envahissantes jacinthes d’eau.

Ce lac est un bijou fragile, menacé par les nuisances du développement

Ce lac est un bijou fragile, menacé par les nuisances du développement

L’exploration du lac ne saurait se concevoir sans de nombreuses escales là où les artisans tissent la soie, confectionnent des cigares ou tiennent marché. La visite de villages aussi merveilleusement photogéniques que Sankar ou In Dein – avec leur forêt de stupas à moitié envahis par les herbes folles – est de celles que je n’oublierai pas.

Un décor naturel que ne dédaignerait pas Indiana Jones !

Un décor naturel que ne dédaignerait pas Indiana Jones !

Trop longtemps coupé du monde, le Myanmar accuse pas mal de retard sur les tigres asiatiques: capacité hôtelière insuffisante, réseau routier balbutiant, distribution parcimonieuse de l’électricité, télécommunications encore précaires. “C’est un pays où tout reste à faire !” résume un compatriote proche de l’Ambassade suisse, récemment ouverte. Aussi cruel fut-il, cet isolement a eu pour conséquence de préserver le paysage de tout ce qui le défigure ailleurs, sauvegardant l’inestimable authenticité que devait offrir la voisine Thaïlande avant d’épouser la mondialisation.

Magie du crépuscule sur le plus long pont en teck du monde (à Mandalay)

Magie du crépuscule sur le plus long pont en teck du monde (à Mandalay)

De le 28. février 2013 à 13.08  
Catégories: Canada, Récits de voyage

De Toronto ou Montréal, quelle ville est la plus intéressante à visiter? Posez cette question à un habitant de chaque ville et vous mesurerez l’ampleur de leur rivalité! Évidemment, visitez les deux si vous le pouvez!

Chacune des villes a ses charmes, chaque région des ressources touristiques importantes. Je connais mieux Montréal que j’ai visitée à plusieurs reprises, à toutes les saisons. Mais j’ai bien aimé aussi Toronto, visitée en été seulement. Montréal est considérée comme plus “européenne” et Toronto, la ville du business et des opportunités d’affaire. Voici quelques uns de mes musts.

Toronto

Montez au sommet de la Tour CN, l’attraction de la ville, d’où vous aurez un magnifique point de vue.

Toronto, CN Tower shadow

Fan de shopping? Toronto et ses galeries marchandes va vous ravir. Et savez-vous que les comédies musicales se donnent à Toronto comme à Brodway, mais à des prix plus doux? La scène musicale de Toronto est très animée, dans tous les genres de musique, impossible de s’ennuyer!

Mon quartier préféré? Chinatown. J’y ai dégusté d’excellents dim sum, des fruits de mer délicieux et la meilleure Won Ton soupe du monde!
Busy night in China Town

Louez une voiture et rendez-vous aux chutes du Niagara, la vue sur les chutes est plus belle depuis le côté canadien, visitez toute la région qui est magnifique.

Niagara Falls -  American and Canadian

Montréal

Ma saison préférée à Montréal est l’automne, bien que l’hiver réserve quelques bonnes surprises, comme par exemple rouler sur le Pont Jacques Cartier en début de tempête de neige, au moment où tous les habitants se pressent pour rentrer chez eux se barricader. Voir le ballet des déneigeuses après des chutes de neige abondantes comme on en voit rarement chez nous est stupéfiant.
Montreal In the snow

Je me souviens aussi de la très belle lumière des journées d’hiver et de ses ciels bleus si particuliers. Il fait froid certes, mais c’est un froid sec plus supportable que nos hivers humides.
Au bord du fleuve en hiver

Vous êtes mélomane? Allez à Montréal pendant le festival de jazz, vous serez comblé.

Et si vous aimez la nature, sortez de la ville pour vous balader dans les Laurentides, allez naviguer sur les nombreux lacs alentours. La vraie nature n’est jamais bien loin et en été, les lacs ne sont pas froid, on peut y nager très agréablement ou faire du canoé en toute tranquillité.
Réserve Faunique Rouge-Matawin

Le Montréalais est tellement fan de sa ville qu’il n’a de cesse que de vous la faire aimer aussi. Les contacts sont faciles avec les Québécois, vous n’aurez pas assez de jours pour visiter tout ce qu’on vous suggère!

Et vous, laquelle de ces deux villes préférez-vous? Avez-vous des endroits à recommander? Dites-le en commentaire ou sur la page Facebook de ebookers suisse.

Voir aussi

 

De le 5. février 2013 à 10.49  
Catégories: Conseils, France, Pays, Récits de voyage

A mes yeux injustement délaissée par les Romands au profit de Paris, la cité rhodanienne — à seulement 2 heures de Genève par le train — a pourtant tout d’une grande, avec d’innombrables atouts pour un long week-end. S’il paraît illusoire d’en faire le tour complet en 48 heures, elle se prête merveilleusement à quelques découvertes thématiques orientées vers ses trésors architecturaux, ceux de ses musées ou de ses marchés. On peut aussi choisir la piste de la création contemporaine ou de l’insolite, puisque la cité historique du textile et de la soie n’est pas demeurée figée dans son passé. Bien au contraire, à force d’audace et d’inventivité, elle a réussi à échapper à sa réputation de bourgeoise étouffante. Rien de tel qu’un mirador pour saisir ses repères: en deux minutes, la ficelle (funiculaire) m’élève de quelque 300 mètres au-dessus des vieilles toitures.

Idéal pour prendre ses repères...

L’esplanade de Fourvière m’offre alors un point de vue idéal sur les pentes de la Croix-Rousse — repère des anciens canuts –, sur les gargouilles de Saint-Paul et Saint-Jean, le vieil opéra, l’Hôtel de Ville, enfin, si théâtralement illuminé le soir. A quoi bon suivre un itinéraire balisé, alors que le Vieux-Lyon s’ingénie depuis si longtemps à égarer le visiteur dans son dédale d’escaliers, de ruelles et de traboules (du latin transambulare, passages sous abri jouant les raccourcis) ? Pas étonnant que cette zone ait été classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. Je privilégie l’improvisation, quitte à fouler deux fois les mêmes pavés. Ce joyeux zigzag me conduit chez les Gadagne –puissants banquiers florentins du XVIe siècle — dont la demeure, après avoir abrité les plus belles fêtes de l’époque, accueille aujourd’hui quelques babioles désuètes. Au 3ème étage: une mignonne collection de marionnettes réunies sous l’œil narquois du vrai Guignol, inventé deux siècles plus tard par un chômeur nommé Laurent Mourguet.

"Les marionnettes amusent les enfants et les gens d'esprit" (George Sand)

Parmi mes enseignes favorites: le Cercle Verre (31, Rue du Bœuf) propose un atelier de verrerie au niveau du trottoir. J’admire les prototypes incandescents extraits du four.

Fragilité d'un artisanat raffiné

A table ! Consultez n’importe quel guide spécialisé, et vous admettrez que Lyon n’a pas usurpé sa réputation de paradis gastronomique. Entre les traditionnels bouchons — ambiance locale, vins joyeux, cuisine du terroir — et les tables de grand luxe, la gamme est infinie. Grand Café des Négociants (Angle Rue E.Herriot / Rue Grenette) : depuis 1864, les marbres, miroirs et dorures de cette incontournable brasserie en font un décor de cinéma. Le Nord (18, Rue Neuve) et Le Sud (11, Place Antonin-Poncet) ont tous deux bénéficié de l’expérience de Bocuse pour élaborer quelques plats emblématiques bienvenus: harengs pommes à l’huile, foie de veau, choucroute… pour le premier. Cuisine plus méditerranéenne au second. Tarifs abordables.

Lyon, véritable destination gastronomique

Comme ils aiment le théâtre, les Lyonnais l’installent en pleine rue. J’aime ces trompe-l’œil qui animent de vastes façades, où l’on identifie des natifs du lieu : Abbé Pierre et autre Bernard Pivot.

Mur peint...mieux que des tags, non ?

Autre étonnement dans un parking souterrain : aux Célestins (proche de la Place des Jacobins, sur la presqu’île), c’est un incroyable puits qui donne le vertige, puisque Daniel Buren l’a équipé d’un ingénieux miroir tournant, histoire de faire valser les perspectives.

Une perspective savamment inversée

Difficile de choisir un musée plutôt qu’un autre, tant l’offre est généreuse (surtout si l’on s’est procuré la Lyon City Card, véritable sésame !) Le Musée des tissus m’enchante par le grandiose hommage qu’il rend à l’industrie locale: magnifiques collections textiles mises en parallèle avec la production orientale. Malheureusement — préservation oblige — éclairage quasi crépusculaire. J’irai aussi Rue du Premier-Film visiter l’antre industrielle des Frères Lumière. Cinéphiles avertis ou simples spectateurs savent bien ce que le cinéma d’aujourd’hui doit aux images de synthèse. Mais ils ignorent souvent qu’en complément à l’informatique, d’habiles maquettistes façonnent encore des éléments de décors dans la tradition de leur artisanat. Prêtées par les studios hollywoodiens pour une année au Musée de la Miniature et du Cinéma (60, Rue Saint-Jean), je vous invite à découvrir celles qui ont créé l’illusion dans de grosses productions. Suivez-moi pour 65 secondes de vidéo au cœur de l’usine à rêves !
 

 
Ah, j’allais oublier…Si vous voulez insuffler à vos nuits l’ambiance soyeuse du Lyon traditionnel, réservez une chambre à La Tour Rose! Situé au cœur du Vieux-Lyon, ce 4 étoiles propose 12 chambres personnalisées au décorum cosy. Par la fenêtre: belle vue sur les vieux quartiers. Il n’en faudra pas davantage pour nourrir mes rêves…

Un nid douillet dans un cadre historique

 

De le 30. janvier 2013 à 9.42  
Catégories: Etats-Unis, Récits de voyage

 

Bildbeschreibung: Blick auf den Schriftzug über dem Haupteingang der Mall of America Quelle: selbst fotographiert Fotograf/Urheber: Benutzer:Sinn Datum: 20.März 2006 (Photo credit: Wikipedia)

Les Etats-Unis… pays de la consommation de masse par excellence! Les “malls” (centre commerciaux) y sont légions. Mais quel est le plus mythique d’entre eux? Et où se trouve-t-il? A New York? A Los Angeles? Non! Le plus grand de tous les malls se trouve dans la banlieue de Minneapolis, dans le Minnesota. Et on l’a bien sûr nommé: “Mall of America”. On comprend mieux que ce mall géant se soit installé là quand on connaît le climat du Minnesota (dont la devise est l “étoile du Nord”, en français dans le texte) : de longs hivers TRES froid et neigeux et des étés chauds et humides, ça ne donne pas envie de passer trop de temps à  l’extérieur.

On y trouve une pléthore de magasins: des grandes enseignes comme Nordstrom ou Macy’s aux boutiques de masse comme H&M ou Forever 21, en passant par des boutiques de niches (un pull en laine d’alpaca, ça tente quelqu’un?); de l’institut de beauté au club de comédie et du fastfood au bistro… Il y a moyen de ne passer toute une journée sansmettre le nez dehors mais ce qui fait a particularité du “Mall of America”, ce sont les attractions!

Premièrement, SeaLife y a établi un aquarium: poissons clowns, tortues marines, méduses et autre hippocampes s’ébattent dans leurs environnement reconstitué.  Le clou de l’aquarium: les détenteurs d’un brevet de plongée peuvent aller faire coucou aux requins. Imaginiez-vous dire: “Je vais au centre commercial, j’ai nesoin de nouvelles paires de chaussettes! Ah oui, je vais aussi plonger avec les requins, tant que j’y suis”.

Ceux qui préfèrent les activités plus pacifique iront retrouver leur enfance dans un mini Lego World mais le clou du centre commercial c’est… un parc d’attraction! Un vrai parc d’attractions avec montagnes russes comprises: le Nickelodeon Universe.  Le tout est assez impressionnant, comme vous pouvez le voir. Démesuré, à l’échelle de l’Amérique!

Mais ce n’est encore rien comparé à la prochaine étape des centres commerciaux.

A suivre!

 

English: Mall of America (Photo credit: Wikipedia)

 

De le 26. janvier 2013 à 19.57  
Catégories: Allemagne, Récits de voyage

Xavier Bertschy, jeune entrepreneur suisse, à la tête d’une startup en plein développement, est actuellement en séjour à Berlin pour six mois. J’avais découvert le blog de Xavier sur le web lorsqu’il relatait son périple en solitaire en Corée du Sud. Je trouvais ce jeune Suisse courageux et téméraire! Je suis ses aventures depuis cette époque sur le web et  nous nous rencontrons parfois entre blogueurs. Xavier (@xavier83) est bien connu de la blogosphère suisse. Ce jeune Fribourgeois fort sympathique a le sens des contacts et n’a peur de rien! Il a bien voulu répondre à quelques questions et partager avec nous ses impressions de Berlin.

Bonjour Xavier,

Te voilà à Berlin, peux-tu nous expliquer en quelques mots le contexte de ton séjour?
Cela faisait un moment que j’hésitais à quitter temporairement la Suisse pour aller vivre l’expérience « internationale » d’une capitale européenne. Je songeais à Paris, Londres ou Barcelone. Suite à la lecture de plusieurs articles et interventions de conférenciers qui en vantaient les qualités (coût de la vie bas, esprit entrepreneurial très présent, capitale européenne, …), Berlin m’est apparue comme une évidence pour un entrepreneur en phase de démarrage / seed. Me voici à Berlin, pour y apprendre l’allemand et pour y capter l’esprit « web, entrepreneurial & international ».

Trouver un logement est-il aussi ardu qu’en Suisse romande? Quelle solution as-tu trouvé et comment as-tu fait? Berlin a la réputation d’être une ville très accueillante où l’on trouve facilement un logement. La première semaine, on a trouvé un logement via AirBNB. Mais était-ce le fait d’être là pour une durée déterminée d’avance ou de chercher un logement pour 2 personnes, trouver un appartement pour six mois a été un peu plus difficile que prévu. La plupart des colocations sont libres de suite pour un(e) étudiant(e) mais rarement pour un couple. Finalement on a trouvé une colocation chez un couple de notre âge à deux pas du centre ville. Nous y sommes installés jusqu’à mi-mai.

Ta première impression en débarquant à Berlin avec tes valises?
Tout semble gris, au premier abord, dans cette ville: les bâtiments sont gris, le ciel est gris…

SUR LES TOITS DE BERLIN copyright Carmen-Francesca BANCIU

Comment se fait le contact avec les Berlinois? Ont-ils le contact aussi facile qu’à Fribourg, Sion, ou Genève?

Sérieusement, est-ce que les Genevois ont le contact facile? ;-) Le contact avec les Berlinois est très frustrant, ahaha ! J’essaie de parler en allemand et eux me répondent toujours en anglais! Ça m’agace ;-) Mais vu mon niveau actuel d’allemand, je les comprends! De manière générale, ils semblent tout aussi accueillants que par chez nous. Nos cultures sont tout de même assez proches. Mais je ne suis pas là depuis très longtemps, il il faudra me reposer la question à la fin de mon séjour!

As-tu pu rencontrer des jeunes entrepreneurs comme toi, ou fréquentes-tu plutôt le milieu étudiant?
Je ne suis pas du tout en contact avec le milieu étudiant. Je rencontre en effet des entrepreneurs ou, de manière plus générale, des gens actifs dans le domaine des nouvelles technologies. J’ai déjà eu l’occasion de partager quelques repas ou cafés avec des développeurs d’application iPhone, des investisseurs de la place, des responsables de produits ou des agences de communications. C’est très enrichissant de rencontrer les acteurs locaux !

Tu es à Berlin pour apprendre la langue de Goethe. Es-tu inscrit à un cours, une école ou bien est-ce une immersion dans la vie quotidienne?
Je pensais qu’une immersion dans la ville suffirait. En fait non, car à Berlin tu peux y vivre sans soucis en ne parlant jamais allemand. L’anglais suffit, c’est incroyable! C’est pourquoi je vais prendre des cours « intensifs » afin d’améliorer mon niveau d’allemand et peut-être qu’ensuite les gens ne switcheront plus sur l’anglais quand je discuterai avec eux ;-) Durant mon séjour j’ai planifié deux fois deux semaines « intensives » où j’aurai des cours trois heures par jour. Cela me permettra de solidifier et d’améliorer mes notions existantes et j’espère qu’à ce moment là je pourrai commencer à m’exprimer quotidiennement dans la ville, en allemand.

T’es-tu mis à tweeter et bloguer en allemand?
Non. Et je ne vais pas le faire, hormis peut-être quelques tweets ou RT qui seront en allemand, comme je le fais en général en anglais. Je continuerai à m’exprimer en français aussi longtemps que possible ;-)

C’est bien connu, on ne va pas seulement à Berlin pour apprendre la langue, mais aussi (surtout) pour faire la fête! Quelles sont tes bonnes adresses?
Je suis encore en train de découvrir la ville. J’ai évidemment déjà quelques lieux favoris que ce soit pour manger ou boire un verre, mais c’est encore un peu tôt pour que je puisse m’improviser guide des meilleurs plans sur Berlin! Ceci dit, je me suis promis de lister les lieux sympa sur mon profil foursquare !  A suivre donc ;-)

Des sites web incontournables pour préparer un séjour à Berlin?

  • Airbnb pour trouver  un logement
  • bvg pour les transports dans la ville
  • Berlin Startup Map pour y découvrir les acteurs locaux qui font l’industrie du web / innovation
  • Zitty pour les activités locales (culture, bars, magazine, …)

Un conseil à qui voudrait t’imiter?
N’hésitez pas, il faut tenter l’expérience, à Berlin ou ailleurs! Se retrouver hors de ses zones d’habitudes, ça stimule énormément l’esprit !

Merci Xavier, bonne fin de séjour à Berlin et à bientôt pour nous raconter tout ce que tu auras fait et vu d’intéressant à Berlin!

Xavier sur le web

Berlin sur le blog ebookers.ch

 

Xavier Bertschy à Berlin

 

De le 18. janvier 2013 à 10.28  
Catégories: France, Récits de voyage

Bordeaux n’est pas le pluriel d’un terme qui l’apparenterait au dévergondage. Il suffit, pour s’en convaincre, de considérer l’ordonnance de ses grands axes, sa fierté un peu hautaine, ses façades et son caractère distingués, marqués par la gloire des siècles. Certains la disent fermée, mais son ouverture aux étrangers — surtout s’ils viennent du Sud — prouve bien qu’elle n’a rien d’une maison close. Bourgeoise nantie, pas bégueule pour autant, la capitale de l’Aquitaine s’anime joyeusement dans ses bars à tapas, ses docks réhabilités et ses rues marchandes.

Un centre-ville débordant de boutiques

Bordeaux révèle nuitamment un tempérament dont ses grands hommes — Montaigne et Mauriac en particulier — n’ont pas vraiment reflété la fougue. L’esprit d’un Montesquieu bon vivant et humaniste révèle-t-il davantage l’âme de cette pimpante fiancée au fleuve et au vignoble ? Ou faut-il croire Hugo — lui qui n’est pas un enfant du pays — lorsqu’il décrète, en 1843: “Tout dans Bordeaux moderne respire la grandeur comme à Versailles, tout dans le Vieux Bordeaux raconte l’histoire, comme à Anvers” ? La destination n’est qu’à 60 minutes de Genève avec easyJet.

La place de la Bourse, emblématique de Bordeaux

Prologue idéal à la théâtralité bordelaise, tournons le dos à la Garonne et levons le rideau sur la place de la Bourse, que l’aube baigne d’une lumière mordorée !

Si la communication du maire Juppé met en évidence la modernisation de sa circonscription, c’est en dehors du périmètre classé au patrimoine mondial qu’il faut en chercher les totems: pont, stade, caserne des pompiers et autre cité administrative ne constituant pas une zone compacte. Quelques disgracieuses verrues poussées dans les années 70 sur le visage du Bordeaux médiéval auraient-elles exilé les urbanistes sur l’autre rive ?

Façades historiques et architecture des années 70: un mariage heureux ?

L’essentiel d’un parcours classique se conçoit à pied. Rien de tel pour mettre le promeneur en appétit. Vais-je m’attabler dans l’un des bars à huîtres qui jalonnent les rues (Arcachon n’est qu’à 70 kilomètres) ou vais-je préférer l’une de ces adresses étoilées — comme Gravelier, Cours de Verdun 114 — où la gastronomie locale se décline en termes de foie gras, cassoulet, confit, entrecôte et autre magret ? Un gourmet local me conseille Chez Greg/ Le Grand Théâtre, Rue Esprit des Lois 29, pour sa cuisine du Sud Ouest réputée. Parmi les concurrents les plus courus: La Tupina, rue Porte de la Monnaie 6 ou la Brasserie l’Orléans, Allée d’Orléans 36. Quelque soit mon choix, il y a fort à parier que le canelé s’invitera au dessert.

Idéal pour les becs à sucre...

Cette délicate pâtisserie locale caramélisée, à base d’œufs et de lait sucré parfumé rhum-vanille procure ce qu’il faut de calories pour affronter une visite de musée ou d’un itinéraire de lèche-vitrines. Baillardran, rue Judalque 263, en a fait sa grande spécialité.

Une irrésistible adresse gourmande

Renonçant à tout itinéraire balisé, je m’en remets au hasard d’une promenade improvisée. Au beau milieu de Sainte-Catherine (qui passe pour être la plus longue rue commerçante d’Europe), je découvre une véritable caverne d’Ali Baba pour amateur d’objets de décoration. Diva propose une incroyable collection de meubles asiatiques, porcelaines, luminaires ramenés de Chine, Tibet ou Mongolie. Une folie !

Tiffany et bibelots asiatiques dans un joyeux fouillis !

A quelques pas, dans la Galerie bordelaise, je tombe en arrêt devant la boutique BD3D , véritable mine pour les tintinophiles et autres amateurs de produits dérivés des principaux héros de bandes dessinées. Malheureusement, je crois saisir que le patron envisage de mettre prochainement la clé sous le paillasson. Vraiment dommage !

Rendez-vous avec les personnages d'Hergé (et autres !)

A deux pas des bulles de bandes dessinées, cet artiste de rue apporte un complément personnel :

Animation permanente le long de Ste Catherine

Une petite pause ? Pourquoi pas du côté de la cathédrale Saint André, où les terrasses situées à deux pas de la Mairie sont accueillantes été comme hiver.

Une qualité de vie qui fait la réputation de la ville

A noter encore que Bordeaux constitue un point de départ idéal vers de multiples centres d’intérêt, allant de la visite des villages “Belle Epoque” (Arcachon, Soulac-sur-Mer, Lacanau-Océan) à celle des hauts-lieux viticoles (Saint-Emilion, Pomerol, Pauillac). Au réputé Cap-Ferret, les ostréiculteurs offrent le meilleur de leur production, alors qu’une escalade au sommet du phare garantit une vue imprenable sur l’étonnante dune du Pilat (ou Pyla), la plus haute d’Europe. Située à l’entrée sud du bassin d’Arcachon, elle s’étend sur 2,7 kilomètres du nord au sud et contient environ 60 millions de mètres cubes de sable. Son altitude varie constamment, tout en oscillant aux environs de 100 à 117 mètres au-dessus du niveau de la mer. La dune avance inexorablement vers l’intérieur du pays, dont elle recouvre peu à peu certaines infrastructures.

Un mini-désert aux portes de Bordeaux

Voulez-vous en savoir plus ? Alors arrêtez-vous au bar du coin et interrogez la jeunesse estudiantine sur les derniers lieux branchés bordelais ! Vous n’êtes pas au bout de vos découvertes…qu’esz-ce qu’on parie ?

Et si tout finissait par un bon verre de Bordeaux ?

 

 

 

 

De le 11. décembre 2012 à 18.00  
Catégories: Etats-Unis, Récits de voyage

Corinne est à Los Angeles pour quelques mois et déclare s’y ennuyer parce qu’elle n’a pas de voiture. Son billet m’a rappelé ma première visite dans cette ville il y a quelques années. Un ami de retour des USA m’avait dit:

“sans voiture à LA, c’est impossible. Tu n’as même pas de trottoirs ou marcher et les transports publics sont quasi inexistants.”

J’ai voulu voir par moi-même! Je me souviens de la tête des gens à qui nous déclarions dès notre arrivée vouloir visiter la ville en bus! “Impossible!” Nous habitions chez des amis à Westwood, sur le campus de UCLA, très joli quartier où nous pouvions nous déplacer à pied ou à bicyclette. Mais lorsque nous voulions quitter cette zone, nous devions emprunter les transports publics. A l’Office de tourisme, nous nous étions procurés les infos sur les lignes de bus et de métro et courageusement, nous partîmes à l’aventure.

Bus Lady

Ah le Wilshire Boulevard en bus, 25 km de long, il nous a fallu deux heures pour arriver au Los Angeles County Museum of Art – LACMA! Le soir, nous allions à Chinatown pour manger (très bien et pas cher) et les trajets en bus étaient très animés. Les gens semblaient tous avoir un grain de folie ou être en train de tourner un film policier! Mais bon, nous avons visité plein d’endroits et vu tout ce nous voulions voir à LA. Nous n’étions pas peu fiers d’avoir montré à nos amis Angelenos que oui, il est possible pour des gens “normaux” d’utiliser bus et métro!

Wilshire Blvd.

Je dois cependant avouer que certains soirs nous sortions en voiture avec nos amis, la longueur des trajets étant incompatible avec les transports publics! La voiture offre une beaucoup plus grande liberté dans une ville où tout est conçu pour le transport individuel. Les parkings, les autoroutes à 6 ou 8 voies, les drive-in, bref sans voiture, c’est pas pareil! Je suis revenue à Los Angeles plusieurs fois, mais j’ai loué une voiture pour parcourir non seulement les quartiers de la ville, mais le reste de la Californie que j’adore.

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Dans d’autres villes comme à New York, une voiture est plutôt encombrante, les parkings très chers et les transports publics plus efficaces. Si vous deviez arriver en voiture à New York, arrangez-vous pour loger en banlieue, laissez-y votre voiture la journée et utilisez les transports publics. Vous ferez de sacrées économies et ne risquez pas de devoir aller chercher votre voiture à la fourrière si vous la garez au mauvais endroit!

Vous prévoyez de visiter les USA? Passez votre permis de conduire avant de partir, chose impossible à faire aux USA avec un visa de touriste, et louer une voiture.  Vous pourrez ainsi visiter à votre guise les villes et surtout leurs environs. Pour découvrirez des régions magnifiques, des coins sauvages, des parcs nationaux gigantesques. Louer une voiture est peu cher, surtout si vous profitez des offres fréquentes d’ebookers.ch!

Alors, pour répondre à la question de départ: oui, c’est “possible” de visiter les USA sans voitures, mais dans certaines villes, c’est plus compliqué qu’avec une voiture et ne permet pas de découvrir tous les aspects de la vie américaine.

Voir aussi

Et vous, quelle ville américaine avez-vous pu visiter sans voiture? Partagez votre expérience en commentaires ou sur la page Facebook de ebookers.ch.

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De le 9. décembre 2012 à 10.00  
Catégories: Actualités, Angleterre, Récits de voyage

Bath n’aura jamais aussi bien mérité son nom: voici qu’un véritable déluge s’abat sur le sud-ouest de l’Angleterre au moment où je commence mon exploration ! Manque de chance pour la délicieuse cité géorgienne et ses vestiges romains alors qu’elle accueille – comme chaque année – les milliers de visiteurs de son fameux marché de Noël, le plus réputé de Grande-Bretagne.

Bonne humeur malgré la météo !

Les pluies diluviennes ont déjà inondé une partie du comté de Somerset, retardant les trains en provenance de Londres, à 180 kilomètres. Mais il en faudrait davantage pour décourager une population déterminée à défier la météo pour rejoindre le centre-ville, classé au Patrimoine de l’Unesco.

Le "Royal Crescent" est l'une des merveilles architecturales de Bath

Les cabanons illuminés vont donc faire bon ménage avec l’incroyable héritage architectural d’une cité fondée 43 ans a. J.-C par des Romains soucieux d’en valoriser les sources chaudes. La visite des thermes magnifiquement restaurés justifierait d’ailleurs à elle seule un week-end sur les rives de l’Avon. On peut y ajouter une diversité de théâtres, musées et autres lieux culturels suscitant l’intérêt de plus d’un million de touristes annuellement. Mais je vous invite à me suivre pendant une minute dans le décor fabuleux du bien-être à la romaine !

Ici comme ailleurs, il y a belle lurette que les traditions de l’Avent se sont élargies à des sphères bien éloignées de la crèche et du Petit-Jésus. Je ne suis donc pas trop surpris, en louvoyant d’un stand à l’autre, de passer de la sélection de fromages locaux aux objets faits mains — en bois, verre ou textile — sans rapport avec les origines chrétiennes de la célébration. Au moins nous épargne-t-on les débits de merguez, comme j’ai pu les déplorer en d’autres territoires anglo-saxons. Marrons et vin chauds, en revanche, semblent indissociables de la fête – tant mieux pour les narines – et merci aux enfants pour la touche poétique de leur cortège aux lanternes (confectionnées par eux-mêmes!)

Rien de tel qu'un bonbon quand les temps sont durs...

Faire ici son shopping de fin d’année ne se limite pas aux quelque 140 étals provisoires. Bath s’enorgueillit de la survivance de nombreux commerces indépendants dans un contexte largement phagocyté par les grandes enseignes mondialisées: My small Word et Toy Shop vendent des jouets originaux, les vitrines de Margarets Buildings regorgent de sacs à mains de designers et autres cartes de vœux personnalisées, Topping & Co. émoustille les amateurs de beaux livres.

Les Anglais restent les maîtres de la dérision !

Une pause chez l’incontournable Sally Lunn est un must absolu. C’est sans doute l’un des tea-rooms les plus fameux d’Angleterre, où je déguste la fameuse brioche maison dans le bâtiment historique qui abrite aussi un petit musée dédié à la créatrice de cette recette adorée des becs-à-sucre.

Le meilleur "afternoon tea"...

L’incontournable icône gastronomique Jamie Oliver considère comme injuste — voire humiliante — la piètre réputation faite à la cuisine anglaise. Aussi vient-il d’ouvrir une nouvelle enseigne à Bath, dédiée aux spécialités…italiennes ! A l’Hôtel Francis la nouvelle Brasserie Blanc entend, elle, porter bien haut les saveurs hexagonales. Que les amateurs de Christmas pudding se rassurent: ils trouveront partout leur gâterie préférée, dont je rappelle qu’elle est cuite à la vapeur (le dernier dimanche précédent l’Avent) avec des fruits secs, des noix et… de la graisse de rognon. Enjoy !

A Bath, le bien-être à la romaine

EasyJet est la seule compagnie à relier Genève à Bristol (15 minutes de train jusqu’à Bath).

...et pour finir: "Merry Christmas" à tous !

 

De le 4. décembre 2012 à 10.42  
Catégories: Maldives, Pays, Récits de voyage

Imaginez une parure de turquoises et d’émeraudes posée sur le bleu de l’océan Indien: mon premier coup d’œil par le hublot, au petit matin ! La nature se serait-elle plu à éparpiller à hauteur de l’Équateur ces centaines d’atolls, d’îles et d’îlots — 1’199 au total — juste pour composer le plus extravagant des puzzles ?

Comme des joyaux sur l'océan...

Tandis que mon Airbus se pose sur la piste de Malé, je songe à un certain George Cobin qui — en 1971 — fut le premier à imaginer implanter ici des villages de vacances.

Les bungalows typiques des mers du Sud

On connaît la suite : vers la fin des années 80, on dénombrait déjà une bonne quarantaine d’îles converties au tourisme, accueillant plus de 200’000 visiteurs par an. Chaque année davantage de Suisses visent ces latitudes pour couper l’hiver, les vols se négocient à moins de CHF 900.- sur ebookers.ch. Au sable blanc et aux fonds marin somptueux, les Maldives ajoutent une sécurité particulièrement appréciée.

Le style contemporain fait son apparition dans les nouveaux hôtels

L’éventail des “resorts” ne cesse de s’élargir, allant de l’offre populaire — familiale et sportive — au palace super-étoilé. Pour trouver mes repères dans le catalogue, j’ai choisi de comparer l’un des pionniers – Kuramathi, le deuxième ouvert, chronologiquement — au plus récent, Niyama, tout juste inauguré cet été. Départ, donc, en hydravion (Malé possède le plus grand aéroport d’hydravions du monde) puisque ce moyen de transport est systématiquement préféré aux bateaux dès que la distance dépasse 50 km.

Attention au surpoids des bagages: tolérance limitée !

Ce qui me ravit d’emblée, c’est l’excellent niveau de part et d’autre: aménagement des bungalows climatisés, qualité du service et de la gastronomie, beauté des sites, équipement des spas. Si Kuramathi répond à la vision classique d’un établissement maldivien — genre Robinson gâté — Niyama revoit radicalement le concept en misant sur une architecture contemporaine et des infrastructures high-tech plus luxueuses encore: activités sportives terrestres en salle de simulation et surtout Subsix, le premier night-club sous-marin du monde. En exclusivité, je vous invite à me suivre dans la disco avant l’arrivée des premiers noctambules !

Étirée sur un peu plus d’un kilomètre de jungle domestiquée, la première des deux îles — Kuramathi, donc — se termine par un spectaculaire banc de sable où les couchers de soleil sont à couper le souffle.

Cliché, certes, mais tellement grandiose "en vrai" !

Au Niyama — moins vaste mais pas moins végétalisée — répartit ses logements entre villas de plage à piscine privative et bungalows sur pilotis. On y multiplie les surprises, comme ce restaurant “Tribal” où les saveurs africaines font bon ménage avec une architecture novatrice.

De nuit, l'ambiance devient magique au restaurant Tribal du Niyama

A l’Epicure, des buffets somptueux…

Merci, chef, pour les sushis préparés à la minute !

Comment ne pas craquer pour des spas et des salles de bains où tout semble avoir été pensé pour conjuguer lumière, sentiment de bien-être et propreté impeccable ? Ici, j’ai le choix entre baignoire, douche intérieure ou extérieure, sans oublier la piscine privative à débordement, de l’autre côté. Too much ?

Une salle de bains vaste comme votre appartement ! (Niyama)

Aux Maldives, les constructions ne dépassent jamais la cime des arbres. Pas étonnant que le romantisme du cadre attire son lot de jeunes mariés. Leurs promenades vespérales, main dans la main, confèrent au banc de sable du Kuramathi des allures de jardin d’Eden.

Souriez...c'est pour l'album de famille !

Évidemment, le principal attrait des Maldives demeure l’exploration de ses richesses sous-marines — plongée, snorkeling — dans ce qui prend les allures d’un incroyable aquarium géant. A quelques mètres du rivage, je croise une raie qui n’a rien d’agressif !

Au Kuramathi, les raies viennent quêter leur nourriture à 18.30 h.

Considérant la barrière de corail — fragile barrage naturel protégeant l’atoll — je me demande s’il faut croire les scientifiques convaincus que chaque minute rapproche cette fine couche de terre ferme d’un inéluctable naufrage. “En raison du réchauffement climatique, non seulement 70% des récifs sont en danger ou déjà détruits, proclame un porte-parole du Ministère de l’environnement, mais si le niveau de l’océan Indien continue de monter, nous aurons bientôt tous les pieds dans l’eau!”

Chaque jour, le sable est nettoyé comme une moquette !

Un peu partout, on tente de limiter les dégâts du tourisme galopant. Au Kuramathi, Claudia Pogoreutz –jeune biologiste autrichienne fraîchement engagée — énumère les règles à observer pour ne pas massacrer les coraux, inestimables réservoirs de vie marine. Pas évident de rallier à cette cause une clientèle — chinoise en particulier — peu sensibilisée aux enjeux écologiques. Ecuries d’Augias ou tonneau des Danaïdes ?

Les enfants sont particulièrement attentifs à l'écologie

 

De le 20. novembre 2012 à 8.00  
Catégories: Récits de voyage, Thaïlande

Troisième étape dans le Golfe de Thaïlande: Koh Tao.

La plus préservée des îles, l’une des Mecques pour les plongeurs m’attend! Après une bonne heure et demie, nous accostons au petit port de la « capitale » Mae Haad. Elle ressemble à un village de pêcheur qui aurait trop vite grandi. Dire qu’il y a 30 ans, il n’y avait que quelques familles qui habitaient ici avant que les Occidentaux ne découvre « L’île de la tortue ». La Tortue, c’est d’abords une des première chose que je remarque, juchée à l’arrière du pick-up venu chercher ceux qui séjournent dans le même coin de l’île. Une immense tortue marine sculptée en pleine natation et s’élevant vers le ciel.

Le ton est donné: Koh Tao a su rester sauvage malgré un développement accéléré: une route (dangereuse parfois), 3 villages (Mae Haad, Sairee et Chalok Baan), des resorts perdus dans la nature et c’est à peu près tout.

Mae Haad a des petits airs de ville de pionniers. C’est le port principal, proche de tout. Le village de Sairee est né le long de la plus grande plage de l’île, Sairee Beach. Si vous voulez de l’action, c’est là que ça se passe! De nombreux bars et restaurants se trouvent là et c’est l’un des meilleurs endroits pour regarder se coucher le soleil. Enfin Chalok Baan Kao est une jolie petite baie fermée par rochers dont l’un a le profil du Bouddha en méditation! Avec un petit village où rien ne manque et une ambiance relax, c’est mon coin préféré de l’île!

Si vous êtes un lézard de plage, passez votre chemin! Sairee Beach a beau être longue, c’est loin d’être la plus belle plage de Thaïlande. Ici, c’est l’île des sports d’eau et plus particulièrement des plongeurs. C’est l’un des coins d’Asie du sud-est le moins cher pour passer son brevet (certains hôtels qui combinent logement et clubs de plongée vous offriront la chambre pendant la durée de votre stage). Si vous n’avez pas le temps ou pas l’envie mais que vous brûlez de découvrir la faune marine, la plongée en apnée (snorkeling), c’est pas mal non plus! Vous avez la possibilité de partir pour la journée en bateau ou de louer un scooter (prudence, les routes ne sont pas faciles) et rejoindre les spots près des plages.

Et ils sont nombreux! L’un des plus connu est “Shark Bay” et “Shark Island”. Comme leur nom l’indique, il y a des requins à voir… mais pas de panique, il s’agit de requins à pointe noire, qui ne sont pas agressifs ni très dangereux. Ceux-ci sont accessibles aux plongeurs en bouteille et en apnée! Malheureusement pour moi, peut-être les requins faisaient-ils la sieste, mais je n’en ai pas eu la chance d’avoir un tête à à museau avec les dents de la mer.  Les deux sites les plus profonds, Chumphon Pinnacle et South West Pinnacle sont eux connus comme étant les endroits où rencontrer le mystérieux requin-baleine, le plus grand des squales (et des poissons) mais complètement inoffensif pour l’homme: il se nourrit de plancton, de krill, de petits crustacés et de petits poissons. Rien que pour avoir une chance de faire une rencontre comme ces heureux plongeurs, j’ai envie d’y retourner passer mon brevet!

 

Whale shark 01-05-12 Koh Tao Thailand from Liquid Media on Vimeo.

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Envie de combiner farniente et plongée? Une petite excursion à l’île voisine de Koh Nang Yuan, l’île au trois plages! Une drôle d’île puisqu’il s’agit en fait de 3 cailloux unis par des bancs de sable. Ce petit coin de paradis est une île privée (il y a un complexe hôtelier pour plongeurs dessus) mais libre d’accès. Elle se trouve à 20 minutes de Tao et vous pouvez y accéder par long boat ou bateau taxi (100 TBH de droit d’entrée). Si vous réserver une journée de plongée en apnée, il y a de fortes chances que l’île soit sur votre parcours et sera comprise dans le prix de votre excursion. C’est aussi un des endroits le plus connus pour plonger avec le « Japanese gardern » un spot préservé facile pour les débutants en bouteille et pour les snorkelers.

Mon séjour dans le Golfe se terminera avec un cocktail au Lotus Bar à Sairee Beach… Le coeur un peu serré.