8Articles associésCarnival Valor

De Mélissa Monaco le 25. mai 2009 à 15.53  
Catégories: Caraïbes, Récits de voyage

Deux semaines se sont écoulées depuis mon débarquement… et j’ai bien du mal à revenir sur terre. Même si cette croisière fut légèrement moins bonne que les précédentes (ne parlons pas de la première, elle restera inoubliable), un jour sur un paquebot met au tapis un jour au boulot à tous les coups!

Alors, pourquoi le bilan mitigé? Bien sûr, il y a la déception de louper Roatân (ce qui a rendu bougon une bonne partie des passagers) mais de mon côté, la cause se trouve plutôt du côté de la taille du vaisseau. Jusqu’à présent, je n’étais jamais montée à bord d’un navire aussi grand, ni aussi peuplé (3000 passagers minimum)!

Dans la colonne des plus:

  • Un bateau assez large pour ne pas en avoir fait le tour après une croisière (jusqu’au dernier soir, il y a des choses à découvrir).
  • L’écran géant au dessus de la piscine avec un film tous les soirs (mon petit plus: passer au buffet pour se préparer un plateau-télé avant la séance… ou profiter du jacuzzi)
  • Le nombre d’activités est multiplié les jours en mer (plus d’espace pour organiser différents évènements).
  • Un spa étendu (et sauna avec vue sur la mer)

Dans la colonne des moins:

  • Un lay-out déconcertant (une cuisine de deux étages coupe la circulation sur les deux ponts  et il faut monter à l’étage supérieur puis redescendre vers l’endroit où l’on souhaite se rendre).
  • Un débarquement pénible à Belize (priorité aux personnes ayant réservé une excursion via la ligne de croisière — ils sont nombreux à ce port — couplé au fait de ne pas être à quai et d’utiliser des bateaux navettes).
  • L’impression d’être dans un cafétéria d’école à l’heure du déjeuner (le meilleur moyen d’éviter la foule: manger plus tôt ou plus tard que la moyenne).
  • Un ratio équipage/passagers plus bas que la moyenne et le service s’en ressent (on prend vite gout aux attentions personnelles dont on a été gratifié pendant les croisières précédentes, et ne plus les retrouver est déconcertant).

Du côté des escales:

Grand Cayman: parfait pour ceux que trop de dépaysement effraie (on se croirait parfois en Floride), pour les amateurs de plage (Seven Miles Beach), les amateurs de plongée et les familles (Stingray City, Turtle Farm)

Belize: parfait pour les aventuriers en tout genre (Cave tubing ou visite de parcs nationaux ou de réserves dans la jungleruines mayas — celles d’Altun-ha son les plus proches de Belize City — et plongée sous-marine)

Key West: parfait pour les bons-vivants (Duval Street et ses bars, la plage de Fort Zachary Taylor) et les amateurs de culture (architecture, Maison d’Hemingway, Little White House, résidence présidentielle de Harry Truman).

Frustrée par une semaine passée trop vite, par les courtes escales et le fait d’avoir manqué Roatân, il ne me reste plus qu’à économiser pour en refaire une au plus vite!

De Mélissa Monaco le 10. mai 2009 à 13.23  
Catégories: Caraïbes, Récits de voyage

Key West est une ville offerte au monde comme elle est offerte à la mer. Peut-être est-ce le climat? Peut-être est-ce de vivre dans une ville architecturalement belle, peut-être est-ce le fait que la perle (et la dernière) des îles des Florida Keys sait que quand on arrive jusqu’à elle, il n’y a pas moyen d’aller plus loin? L’ambiance est  relax et tolérante et les rues de la vieille ville sont un enchantement pour les yeux! Ici, pas de gratte-ciels mais bien des maisons en bois qui ne dépassent pas la hauteur des palmiers avec porche et jardins. D’ailleurs, les ville est couverte d’arbres et de fleurs de toutes sortes. Il suffit de louer une voiture électrique, un scooter ou un vélo (qui semble le moyen de locomotion préféré des habitants) pour découvrir la ville. Les activités aquatiques sont légion: pêche, scooter des mers, para-sailing, catamaran et bien entendu plongée. Pour les plages, c’est un peu raté, car Key West ne compte pas vraiment de plages que l’on pourrait décrire comme « paradisiaques », mais le State Park de Fort Zachary Taylor vaut le détour. Une barrière artificielle a été mise en place et de nombreux poissons y ont élu domicile. Simplement munie de lunettes de plongée, j’ai pu y voir au moins dix espèces de poissons! Key West, c’est aussi la fête et les bars de Duval Street (je n’ose imaginer ce que cela donne la nuit!) et après avoir payé mon tribut à Sloppy Joe’s, le bar favori d’Ernest Hemingway, je dus à contre-coeur remonter à bord. Pour la dernière fois, je regarde le soleil jeter des étincelles sur l’Atlantique, devisant un plan pour devenir passagère clandestine et éviter le débarquement à Miami.

De Mélissa Monaco le 9. mai 2009 à 17.48  
Catégories: Caraïbes, Récits de voyage

Le soleil se reflète dans le verre contenant mon Ultimate Suntan. C’est l’heure de mon rituel: le cocktail en attendant que le soleil se couche. Aujourd’hui, nous aurions dû accoster à Cozumel mais la grippe porcine nous l’interdit. Key West, escale surprise, clôturera la croisière demain. C’était donc le dernier jour pour profiter du farniente et du bateau. Que ce soit au bord de la piscine, au théâtre pour jouer au bingo, au casino, dans un des lounges pour une séance de Trivia ou tout simplement allongée sur un transat à contempler l’hypnotique grand large, les jours de mer sont une espèce de pause que l’on savoure avec délectation. Passée maîtresse dans l’art de ne rien faire, j’ai salué deux des trois piscines accompagnée par mon livre et terminé au sauna du spa. A 20h, un plateau repas sur les genoux, je savourerai le film du jour sur l’écran géant qui surplombe la piscine… la zénitude est un état qui s’acquiert durement!

De Mélissa Monaco le 8. mai 2009 à 8.31  
Catégories: Caraïbes, Récits de voyage

Il a plu cette nuit. Beaucoup! Pas de doute, nous sommes en Amérique centrale, où je m’apprête à mettre les pieds pour la première fois. C’est donc le Belize (et plus particulièrement Belize City), ce petit bout de terre anglophone comme coincé dans le démarrage de l’Amérique Latine, qui aura une place spéciale dans mon historique de voyage. Le plus jeune des pays de la région a un atout essentiel qui attire de plus en plus de touristes (en plus d’une population multi-culturelle, chaleureuse et très.. très relax) : la nature. Que ce soit les fanas de plongée qui connaissent depuis longtemps la grande barrière corallienne qui le longe (ou les îles de Caye Caulker ou Ambergris Caye) ou plus récemment, les éco-aventuriers se lançant sur les pistes du jaguar, animal sacrée des Mayas (dont on peut visiter plusieurs ruines). J’ai essayé des combiner les deux en faisant du « cave tubing », une visite de grottes sacrées pour les chamans mayas à travers une rivière, tranquillement installée dans une grosse chambre à air . Note pour plus tard: vaut mieux réserver cette excursion pendant la saison des pluies, l’eau étant assez basse à cette période de l’année: BUTTS UP! (malheureusement, pas de photos, mon digital n’étant pas à l’épreuve de l’eau).

De Mélissa Monaco le 7. mai 2009 à 17.27  
Catégories: Caraïbes, Récits de voyage

Les nuages qui s’ammoncelaient ce matin aurait dû être un présage. Alors que nous sommes sensés être à quai sur Isla Roatan, la plus grande des Islas de la Bahia au large du Honduras, le bateau est à l’arrêt au large de l’île. Les rumeurs les plus folles commencent à circuler: le docteur du bord aurait ordonné à plusieurs personnes semblant être malade de la grippe de rester dans leurs cabines! A 12h30, le cruise director fait une annonce. Les travailleurs de l’île font la grève et le Carnival Valor, « à la demande des autorités honduriennes et considérant la sécurité des passagers, » a décidé d’annuler l’escale.
Grosse déception! Après Cozumel sacrifiée sur l’autel de la grippe porcine (mais remplacée par Key West), c’est Roatan qui passe à la trappe. L’escale qui m’intéressait le plus. On dirait que je vais devoir remonter à bord le plus vite possible. En attendant, voici ce que nous auront vu d’Isla Roatan.

p1010833

De Mélissa Monaco le 6. mai 2009 à 8.33  
Catégories: Caraïbes, Récits de voyage

L’aube pointe et les lumières de Grand Cayman s’éteignent une à une. A la voir, cette petite île corallienne plate comme une crèpe ne laisse pas soupçonner qu’elle est une des plus développées de la région. Et pour cause, dans Georgetown, la capitale, les banques sont à tous les coins de rue! Grand Cayman n’a rien de vraiment caribéen (à part l’accent de ses habitants). L’afflux d’expatriés, souvent américains, fait qu’on pourrait se croire en Floride! Mais nous ne sommes pas là pour cela. Le principal attrait de Grand Cayman touristique, ce sont les eaux turquoises de Seven Miles Beach, sa ferme de tortues de mer et son expérience interactive avec les raies. Mais malgré cette apparence bien sage, Grand Cayman a une excentricité: Hell… une étrange formation toute pelée et déchiquetée qui devait faire penser à ce à quoi l’enfer pourrait ressembler. Il y a même un petit bureau de poste où vous pouvez inviter vos amis à aller se faire voir à « Hell ». Bah… si l’enfer est vraiment à Grand Cayman, on veut bien y rester un petit peu!

De Mélissa Monaco le 5. mai 2009 à 12.13  
Catégories: Caraïbes, Récits de voyage

Un rayon de lumière vient me chatouiller le nez. Je me lève et découvre deux nuances de bleu. Le marine de la mer et l’azur du ciel. La journée promet d’être excellente. Après un petit-déjeuner sur le pont arrière, je passe à la bibliothèque pour me trouver de quoi lézarder près de la piscine. Sans m’en rendre compte, entre mes pages et mes séances de trempette agrémentées de cocktail, le « cruise director » annonce qu’il est 13 heures et que la réunion d’information sur les escales va commencer.

Je déclare forfait! Mon estomac crie famine et le thème du jour au buffet est la cuisine mexicaine. Cet après-midi, j’ai décidé d’explorer le Valor. Il me faudra deux heures pour faire le tour de cette mini-ville à 12 ponts (dont la moitié sont des espaces publics). A 16 heures, je me rends à l’un des secrets les mieux gardés d’une croisière: The Afternoon High Tea. Servi par un personnel en smoking, les passagers en short ont l’air de ne pas trop être à leur place mais les macarons et crumbles font très vite oublier ce détail. Mais vous permettez que je vous laisse? Le Capitaine nous attend pour sa réception et je dois me faire belle pour le coucher du soleil!

De Mélissa Monaco le 4. mai 2009 à 9.28  
Catégories: Caraïbes, Etats-Unis, Récits de voyage

Tous les jours, en direct du Carnival Valor, je vous livrerai des mini-billets relatant mes aventures nautiques, et le plus important: les escaales. Bienvenue à bord!

p1010447Carrée dans l’embrasure de ma fenêtre, je regarde une mer de plus en plus sombre défiler. Il y a à peine quatre heures, le Carnival Valor a largué les amarres sous un soleil radieux. La ville de Miami ne semble plus qu’un jeu de légo, noyée dans un mélange de rose et d’orange. Je finis de savourer la cerise qui décorait mon cocktail en repensant à la première impression que m’a faite le Valor… un méga-paquebot dédié au thème de l’héroïsme, surtout américain. Connaissant la ferveur patriotique des USA, je m’attendais au pire (je fais partie d’une race en voie d’extinction: les passagers qui naviguent pour les escales et pas pour le bateau). Heureusement, la bannière étoilée, dont on retrouve le motif partout dans l’impressionnant lobby, est stylisée, dans des tons un peu passés (orange brûlé, bleu  foncé et crème). Tout le contraire d’un des points centraux du bateau: le buffet! Imaginé comme un « diner » géant dans des tons jaunes et citron vert. Est-ce pour calmer les appétits des passagers (on peut y manger 24h/24) ? Juste à côté, près de la piscine, une partie des 3.700 passagers fait la fête.

Demain, nous voguerons toute la journée en direction de Grand Cayman… Et entre deux séances de relaxation, j’irai découvrir plus à fond ce monstre des mers.