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De Corinne Stoppelli le 4. avril 2012 à 16.48  
Catégories: Conseils, Philippines

Si pour vous le concept de vacances inclut les notions suivantes: se dorer la pilule les pieds en éventail sur le sable blanc, prendre part à un doux farniente, voir des poissons tout colorés et se coucher à des heures plus que matinales la tête dans l’éther… alors la petite île de Boracay, dans les Philippines, a certainement été taillée pour vous!

Il y en a pour tous les porte-monnaies… euh, pour tous les goûts! Car bien qu’elle soit bondée de resorts plus ou moins luxueux (dans des standards qui ne sont pas, finalement, vraiment comparables à nos habitudes européennes), il y a raisonnablement de quoi faire pour les petits budgets et les backpackers.

Jetez un oeil à ma carte de Boracay: vous y trouverez les restaurants, cafés et clubs/bars que j’ai pu apprécier. L’île est divisée en plusieurs stations, la plus populaire étant la Station 2.

Afficher Philippines – Boracay sur une carte plus grande

Où dormir pour pas cher à Boracay?

J’ai logé à Trafalgar Cottages, un petit resort tranquille posé dans la Station 2. Il propose de petits bungalows privatifs, avec généralement une terrasse privée et un hamac. Le personnel est amical, souriant et de bon conseil.
Un bungalow pour deux, avec salle de bains commune, vous coûtera environ 9€ (divisez-moi ça par deux)! Vous pouvez aussi investir dans une salle de bains privée, bien entendu.

Oh et, vous savez quoi? Il y a des couchsurfers sur l’île. La communauté Couchsurfing est plutôt impressionnante, aux Philippines.

Boracay sunset

Coucher de soleil sur Boracay

Vous voulez manger à la mode philippine?

Excellent choix! Personnellement, j’adore — et je reviens à chaque fois du pays avec quelques kilos supplémentaires… sur ma personne! Heureusement que ça ne compte pas, dans les avions.

Vous trouverez de bons petits (et modestes) plats chez Big Mamas (juste à côté du Starbucks, sur le bord de mer) et au Zest Restaurant (un peu plus à l’intérieur, presque en face de E-Mall).
Le premier offre une petite sélection bien autochtone. Quant au deuxième, il propose une carte bien remplie de plats philippins comme occidentaux, et des petits-déjeuners complets à s’en pourlécher les babines.

Mes recommandations: Bicol Express chez Big Mamas (piquant!), Bistek chez Zest, et Inasal (poulet au barbecue) un peu partout dans le pays.
N’oubliez pas d’ajouter du kalamansi sur votre poulet, un petit fruit mi-lime, mi-orange: c’est le secret de toute bonne recette aux Philippines!

Mango in Boracay

Une délicieuse salade de mangues fraîches et bien mûres (et du kalamansi!) au Zest

Party party party!

Boracay, c’est un peu ça en résumé: le sable blanc, l’alcool à flots, les couchers de soleil, et les couples de Coréens en lune de miel. Vous y trouverez donc tout un tas de fêtards: un ravissant melting pot des quatre coins du monde, de tous âges et de tous parcours, parfaitement mélangés aux autochtones en vacances et aux habitants de l’île.

Si vous aimez les clubs bondés qui passent les hits de l’été… (en même temps, aux Philippines, la majorité des clubs fonctionne avec ça) (mais sans Justin Bieber quand même) vous apprécierez sans doute Summer Place et Palaw Club. Il y a aussi la version plus classy et renommée: Epic.
Quand même, ne vous attendez pas à une scène avant-gardiste, on fait avec les moyens du bord… et finalement, après quelques Red Horse (l’une des bières locales), on ne sent même plus la différence.

Bon, si vous appréciez quand même plus la musique électronique un poil plus soignée et sélective, il faudra vous exiler de l’autre côté de l’île, au Jungle Bar. Il siège sur une magnifique plage privative, loin des foules, avec un beau jeu de lumières, une chouette ambiance et un service soigné.
À ne pas rater: les full-moon parties!

Si vous n’avez pas vraiment envie de vous joindre à la foule en délire, essayez peut-être Pat’s Creek ou Bom Bom Bar. Proches l’un de l’autre, ils se partagent un groupe de musiciens enthousiastes dont le répertoire jongle entre rock old school et reggae philippin.

Et au milieu de tout ça, il y a aussi Le Soleil de Boracay, sur le toit d’un hôtel qui donne sur la plage. Je l’aime bien, moi, même s’il n’y a pas une foule terrible: de la terrace, on peut observer les gens passer. La musique, c’est aussi les hits du moment, mais mixés de façon plus soignée (si tant est qu’une telle notion existe). Bref, c’est l’idéal pour profiter de l’ambiance relax sans le bain de sueur.

White sand of Boracay

Ah, le sable blanc de Boracay!

De Michelle Carrupt le 26. mars 2012 à 11.23  
Catégories: France, Récits de voyage

Dès l’arrivée des beaux jours, des envies de grand large se pointent à l’horizon de mes rêves. Un jour, je lis quelque part que les plus beaux couchers de soleil sont ceux de Noirmoutier. Je décide alors d’aller vérifier cette affirmation sur place.

Par un beau matin d’avril, je prends l’autoroute direction Nantes et Noirmoutier, pour un trajet de quelques 950 km, plus de 10 heures de route. Comme je n’aime pas arriver dans un endroit inconnu à la nuit tombée, nous faisons halte à Blois. Après une nuit de repos, nous arrivons à Noirmoutier le lendemain en fin de matinée.

On arrive sur l’île par le pont de Noirmoutier, qui la relie au continent depuis 1971. Hors saison sur l’île, on circule très bien, pas de grandes foules, pas de bouchons. On se croirait presque dans un autre temps. Comme la Vendée est très présente dans la littérature française, je crois reconnaître des paysages, des odeurs, des petits chemins de traverse, une ambiance découverte dans les livres de mon enfance.

On découvre un petit restaurant en bordure de mer et là, c’est l’extase! Il fait beau, à peine une petite brise, l’air marin chargé de sel nous ouvre les papilles. Nous découvrons avec grand plaisir la spécialité de l’île: la pomme de terre Bonnotte. Rien à voir avec celles de nos contrées: légère, fondante, un peu salée, la pomme de terre de Noirmoutier est de toutes les recettes, sur toutes les cartes des restaurants de l’île. A déguster accompagnées d’un turbot du jour ou de fruits de mer fraîchement pêchés ou avec juste un peu de beurre salé, une autre spécialité de Noirmoutier.

L’après-midi, nous louons des vélos pour parcourir tranquillement le bois de la Chaize et arriver jusqu’à la plage. Pas encore la foule des grands jours, il fait un peu frais encore! Le charme un peu désuet de la plage des dames, avec ses cabanes de bois, me réjouit.

Noirmoutier

C’est avec grande sérénité que nous attendons le spectacle du jour: le coucher de soleil! Et là, je confirme, c’est un des plus beaux couchers de soleil du monde!
Coucher soleil Noirmoutier

Après quelques jours passés à Noirmoutier, un peu hors du temps, nous rejoignons le continent par le passage du Gois, histoire de se faire quelques frissons en roulant sur cette route sous la mer qui disparaît à marée haute.

Passage du Gois immergé

Et vous, êtes-vous déjà allés à Noirmoutier? Partagez en commentaires ou sur notre page Facebook!

De Corinne Stoppelli le 24. Octobre 2011 à 18.49  
Catégories: Philippines, Récits de voyage

Boracay, la terre promise? On vante cette petite île philippine de posséder l’une des plus plages au monde. Cristine et moi ne voyons pas l’heure… vacances, enfin? Non, pas vraiment. Comme à mon habitude, le travail me tombe dessus pile poil au moment fatidique. Je ne devrais pas me plaindre, c’est ce qui me permet de voyager, mais au final on n’aura pas beaucoup profité de l’île.

Boracay

Cependant, qu’y avait-il de mieux à faire? Nous sommes restées parquées près de White Beach, le coin touristique, près des cafés wi-fi (pas nombreux). Le travail, mais pas seulement: la pluie aussi, on est hors saison.

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De Corinne Stoppelli le 29. août 2011 à 10.40  
Catégories: Philippines, Récits de voyage

Non, on n’est pas sur l’île de la schizophrénie, quoique…

Sandugan Beach

Siquijor a une étrange réputation. Peuplée de mystiques (shamans, guérisseurs et diseurs d’avenir), l’île est évitée et même crainte. On parle de magie noire.

- Où étais-tu, avant d’arriver ici? Me demande un jeune homme à Manille.
- Siquijor!
- Oh…

Une évidente expression troublée s’affiche sur son visage.

- Les as-tu vues?
Il fait de grands gestes avec les mains. Il parle des lumières. Il paraît que des millions de lucioles s’essaiment autour de certains arbres. C’est d’ailleurs ce qui a donné son nom à l’île, Siquijor, ou l’île de feu: les colons Espagnols auraient été attirés par leur lumière.

Oiseau aux Philippines

Petit oiseau libre que je suis...

Non, hélas, je ne les ai pas vues. Mais il y a tant d’autres choses à y voir, ne serait-ce que l’azur délicat tout autour, les peuples d’oursins et d’étoiles de mer rivalisant pour un peu de place une fois la marée basse venue, les oiseaux multicolores et un brin timides, les pêcheurs traînant leur barge à toute heure, les cris joyeux des enfants curieux mais distants… et puis les sourires colorés, le charme invitant des habitants.

Oiseau dans la mangrove philippines

Un échantillon de la faune colorée de Siquijor

Ma retraite sur la plage est une première tentative de littéralement plonger dans une vie de rêve: je vais travailler à même le sable, ou plutôt, sur le hamac… avec, à mes côtés, une délicieuse salade de mangue et papaye, un jus de calamondin, et un pancake encore fumant.

Petit-déjeuner aux Philippines

Mon petit-déjeuner...

Mais pas de chance, le courant saute, et avec le courant, la connexion. Inquiète, je m’enquiers de la situation. On ne sait pas. Ici le courant saute tout le temps, sans prendre la peine d’avertir qui que ce soit. Il y a bien un générateur, mais bon, on en a besoin pour la cuisine et la lumière…

Que faire? J’attends une heure, puis deux. Et au final, je n’en peux plus: je suis littéralement au paradis, à m’énerver contre une défaillance technologique. Tout cela n’a aucun sens.

J’enfile mon maillot et je saute à l’eau. Même si sauter n’est pas vraiment le terme approprié: il me faudra d’abord zigzaguer avec attention entre les épineuses bestioles et les immenses étoiles. Je n’ose pas trop m’avancer dans le courant car j’ai un vilain traumatisme: j’ai trop vu d’enfants noyés (deux, mais c’est suffisant).

Etoiles de mer aux Philippines

Les étoiles constellent le sable

J’essaie de profiter de ces eaux cristallines qui feraient tant rêver tous mes amis coincés sous les pluies européennes, mais je dois admettre que j’ai du mal: certes, c’est beau, mais baigner dans de la soupe sous un soleil qui pourrait faire cuire des oeufs dans la paume de votre main, ça me paraît plutôt infernal que paradisiaque.

Enfin, j’aurais essayé.

À lire aussi, un joli article sur la magie de Siquijor.

De Corinne Stoppelli le 23. août 2011 à 10.40  
Catégories: Philippines, Récits de voyage

Les jours se suivent paisiblement sur l’île de Siquijor. Je n’ai pas de plan, je veux juste me la couler douce pour le moment. L’endroit est tranquille, on est hors saison touristique. Du coup, je passe mon trop-plein de vacances (ah, les coupures de courant) à faire causette avec l’équipe philippine de mon resort.

Mangrove, E. Villanueva

Un petit bout de mangrove, dans le village de E. Villanueva

De six heures du matin, à dix heures du soir (l’extinction des feux artificiels), Raoul, Eden et Emylou me racontent leur quotidien sur la plage de Sandugan: belles rencontres, expériences étranges, routine mais aussi quiétude, voire placidité.
Ils sont tous contents de travailler là, car même si le salaire n’est pas celui des européens, ils ont de quoi vivre en sécurité, et surtout, d’aider leurs amis dans le besoin… Parce qu’un ami, c’est le plus beau des trésors, comme le mentionne un aimant coloré sur le frigo du bar.

Siquijor waterfalls

Les chutes de Cambugahay

Après quelques jours de semi-solitude (parce qu’il faut quand même les laisser travailler, ces jeunes), les touristes commencent à affluer: la plupart sont des philippins de Manille, un peu plus fortunés que la moyenne. Ils viennent plonger. Mais il y a aussi toute une série de voyageurs à plein temps, comme moi, qui se fichent pas mal de la saison.

San Juan church

L'église de San Juan

Les balades et sorties s’organisent. On va déguster un sizzling sisig (oreille et museau de porc sur ardoise) à Larena, le port de Siquijor. On s’enfuit en scooter, on improvise des barbecues à base de poisson tout juste pêché (notamment, le délicieux vivaneau rouge). Entre rires et pneus crevés, on s’attache les uns aux autres, locaux comme voyageurs.

400 years (and counting) tree

Un arbre sacré, magique... vieux de plus de 400 ans.

Raoul m’emmène visiter l’île, sur son scooter: on peut en faire le tour en juste une journée. Au menu: églises rustiques, chutes d’eau paradisiaques, papillons de toutes les formes et couleurs…

Butterfly Sanctuary in Siquijor

Un papillon du sanctuaire de Siquijor

Et une belle introduction au snorkeling. Moi qui étais tétanisée par l’eau profonde, j’ai trouvé un maître en la matière: aussitôt dans l’eau, le spectacle est tant exceptionnel que j’en oublie toute crainte. J’ai du mal à envisager qu’il puisse y avoir quelque part au monde un endroit plus beau que celui-ci. Raoul pointe du doigt toutes ces créatures formidables que mon oeil novice et excité n’aurait pu déceler.

Siquijor

La vue du point culminant de l'île

Sur la plage de Sandugan, l’ambiance finit par se faire un peu lourde: deux garçons semblent s’être un peu trop entichés de moi. Je n’ai pas vraiment envie de me préoccuper de cela pour le moment… Et puis, une jeune danoise sympathique s’apprête à partir pour Dumaguete, la ville portuaire.

Je plie bagage immédiatement. Une aventure différente m’attend avec cette nouvelle compagne de route joviale.
Cela faisait dix jours que je traînais mes pieds nus sur le sable blanc, après tout, il était temps de passer à autre chose.

Tree community

L'un des sourires colorés de l'île, dans une communauté vivant littéralement sur l'eau et dans les arbres

De Corinne Stoppelli le 11. août 2011 à 15.35  
Catégories: Philippines

Les Philippines, ou pas? Ma chère maman avait quand même presque réussi à m’en détourner. ‘Es-tu folle, ma fille? Tu sais qu’ils kidnappent les touristes là-bas? En plus il se crucifient!’. Il est vrai que le regard européen sur cette myriade d’îles n’est globalement pas très positif: de là-bas, ça ressemble à une jungle peuplée de malfrats.

Siquijor sunset

Le coucher de soleil sur Sandugan Beach, à Siquijor

Non, j’irai. D’abord, je n’avais pas les moyens pour un vol direct Chine/Thaïlande, et de plus, j’avais de belles attentes, moi. Alors bon, d’accord, il se crucifient aux Philippines. Mais en Italie il se baladent bien à genoux sur des morceaux de verre pilé: je n’ai pas l’impression que je trouverai là-bas quelque chose de plus bordélique ou effrayant qu’à Naples, ma ville d’origine.

Je suis supposée atterrir à Manille, le summum du cliché panique. Je me dis que je ne vais pas pousser, je vais plutôt aller me perdre quelque part sur une île, mais laquelle? En manque d’inspiration, je me balade sur le blog de l’autre Corinne: son expérience de Siquijor semble me convenir.
Plages de sable blanc, eau cristalline, poissons tout colorés, un brin de jungle et beaucoup de sympathie: ce sera parfait pour récupérer de l’effervescence chinoise. Je réserve mon vol aussitôt.

C’est ainsi que le 7 juin 2010, je prendrai un métro, un train à haute vitesse (le maglev de Shanghai, célèbre pour sa pointe à 300km/h), un avion pour Manille, puis un autre pour Dumaguete, un taxi jusqu’au port, un bateau jusqu’à Siquijor et finalement le tuk-tuk qui m’emmènera sur ma plage. Environ 24 heures de déplacement.

Maglev

Le maglev à Shanghai, et sa pointe à 300km/h. Plutôt inutile, mais ça en jette il paraît.

À Dumaguete, c’est le dépaysement total: l’aéroport consiste en une grande pièce où les employés balancent joyeusement les bagages parmi les passagers. Les gens s’affolent comme des fourmis stressées, il n’y a aucune technologie en place, et le bureau d’information touristique consiste en une table de bois qui tient vaguement debout.

Les bagagistes se poussent pour obtenir un pourboire, les conducteurs de taxis me sautent dessus pour que je les choisisse. Mais je ne me laisse pas dépasser par la fatigue, je m’en vais tranquillement traverser la rue avec mon bric-à-brac, histoire de choisir ce jeune conducteur patient, à l’autre bout, qui ne me fera pas sur-payer.

Cebu Pacific

J'embarque pour mon vol interne Manille-Dumaguete.

Carlo écoute un vieil album de Mariah Carey que je reconnais: retour à l’adolescence! On engage la conversation. Il m’aide à me frayer un chemin dans le fouillis du port. Je prends son numéro, au cas où j’aurais à revenir à Dumaguete par la suite — il me semble plutôt sage de garder contact avec quelqu’un d’honnête (oui, je suis encore un peu engoncée dans la paranoïa maternelle).

Sur les docks, les marins me hurlent de me dépêcher, le cargo va partir. Comment? Trente minutes en avance? Et bien. heureusement que j’y étais, ou j’aurais dû attendre 4 heures de plus.

Ah, l’océan… sur le bateau, que des Philippins. Dans l’aéroport aussi d’ailleurs. Je suis l’oiseau un peu bizarre et je collecte les sourires curieux.

Boat in Dumaguete

Le Jaylann 2, qui m'emmènera, 30 minutes en avance, sur l'île de Siquijor.

À mon arrivée à Siquijor, je les vois s’exciter du bout de la jetée, les conducteurs de tuk-tuks. Une blanche! Je me fraie un chemin jusqu’à la hutte touristique, entre leurs tentatives de marchandage qui me semblent un brin trop désespérées. De là, j’obtiens un tarif correct, et j’arrive à bon port avec le sourire: ce conducteur-ci, dont je ne me souviens pas le nom, était tout aussi jovial que Carlo.

J’avoue que tout ça ressemble beaucoup à de la drague, mais je n’y prête pas trop d’attention. J’ai l’air un peu exotique dans ces contrées, et surtout, ils pensent tous que je suis riche aux as — ce qui finalement n’est pas si faux si l’on compare nos salaires. Dans mon pays, je suis une pauvrette, mais ici, une princesse pour sûr.

Sandugan Beach

Ma plage.

À Siquijor, je ne suis pas déçue. Mon bungalow sur la plage est immense, tout en bois, j’y entends le son des vagues. La plage est sublime, et les sourires qui m’accueillent sont des plus ensoleillés. Je sens que je vais m’y plaire.

Relaxing, while there's no electricity

J'ai adopté, déjà.

De Michelle Carrupt le 25. juin 2010 à 14.49  
Catégories: Actualités, France

Comme chaque année depuis 9 ans, l’île de Porquerolles accueille musiciens et amateurs de jazz du 12 au 18 juillet. Créé et organisé par des jazzmen depuis 2002, (Aldo Romano et Archie Shepp en sont respectivement parrain et président d’honneur), Jazz à Porquerolles est un festival de plein air, inventif et festif qui s’est fait une spécialité dans les concerts qu’on n’entend nulle part ailleurs.

En complément aux concerts, on profite aussi des fanfares et attractions en tout genre, comme « l’Enfance du Jazz », des rencontres et master classes, bref de quoi passer une agréable journée sur l’île.

J’y étais l’été dernier et je suis tombée sous le charme de ce festival. Je connaissais Porquerolles, mais comme l’immense majorité des touristes, je repartais en fin de journée. Pour une fois, arrivée en fin de matinée, je suis restée sur place pour le concert. J’ai savouré ces moments délicieux où la foule des touristes rejoint la terre ferme et où les habitants de l’île reprennent possession de leurs espaces.

Les amateurs de jazz peuvent alors déambuler dans les petites rues, prendre un apéritif sur une des nombreuses terrasses autour de la place de l’église avant de rejoindre à pied le fort St-Agathe qui accueille les concerts. En fin de journée, la lumière et la vue sont magnifiques et on patiente agréablement jusqu’à l’ouverture des portes. Les gens sont relax, il n’y a pas de bousculade, pas d’énervement. Le lieu est assez magique et donne une atmosphère particulière à la musique. Après le concert, tout le monde reprend le bateau qui rentre à la Tour Fondue. Si vous êtes dans le sud, si vous aimez la musique, je vous conseille ce charmant festival de jazz, loin des foules des festivals de jazz de Montreux ou Montréal.

Voir aussi

De Nathalie Hamidi le 7. mai 2010 à 7.58  
Catégories: Conseils, Etats-Unis, Finlande, Japon, Russie

Ah bah ceux qui me connaissent un peu se doutaient déjà que mon abécédaire allait finir par une belle apocalypse zombie! Je ne suis pas une grande amatrice de zombies pour rien.

Je sais que c’est inhabituel pour un site de voyage de vous parler de ce genre de choses, mais il faut bien que quelqu’un s’y colle, c’est pour votre bien.

Je vous avais déjà parlé des options pour préparer votre voyage vers un endroit sûr en cas d’invasion zombie:

  • éviter les mégalopoles,
  • s’éloigner des grandes villes,
  • choisir une île, à défaut d’une plateforme pétrolière,
  • et explorer maintenant pour savoir où aller quand le moment sera venu.

Alors, on lève les doigts: QUI a préparé son apocalypse zombie? Pas un seul d’entre vous. Vous ferez moins les malins quand vous vous ferez grignoter le cerveau dans un avenir plus ou moins proche. » lire la suite

De Michelle Carrupt le 29. avril 2010 à 19.57  
Catégories: Islande, Récits de voyage

A part les volcans et la crise économique, que savons-nous de l’Islande, petit pays situé tout au nord du nord? Je réalise  que j’en ignore presque tout, n’ayant pas spécialement le goût des pays froids! Toutefois, j’ai la chance de connaître quelqu’un qui y a passé des vacances. Elle a bien voulu répondre à mes questions.

Tu connais l’Islande, quand y es-tu allée ?

J’ai passé 15 jours en Islande en juillet 2002. Nous avions loué une voiture et avons sillonné l’île du sud au nord.

Quels endroits as-tu visités?

Nous avons atterri à Reykjavik et avons visité la ville, charmante.

Je me souviens tout particulièrement de la cathédrale et de son orgue magnifique.

Mývatn reste très présent dans mes souvenirs, un endroit magnifique au nord de l’île. Landmannalaugar est le lieu le plus incroyable qu’on ait vu, dont les couleurs sont gravées à jamais dans nos souvenirs.

A Husavik, nous avons pris un bateau pour aller voir les baleines. Nous y avons visité le musée des baleines où l’on a pu découvrir la vie plus que rude des marins islandais.

Mais ma ville coup de cœur a été Akureyri, la capitale du nord de l’Islande. Cette ville ne ressemble à aucune autre et vaut absolument une visite.

Avez-vous pratiqué la randonnée?
Non, parce que cet été-là, le temps n’était pas vraiment au beau fixe et marcher sous la pluie n’est pas ce que j’aime le plus! Les alternances éclaircies/averses se succédaient dans la journée. Par contre, nous avons croisé beaucoup de marcheurs et des cyclistes, l’air transi! Le fond de l’air est frais, même en été, il ne fait pas plus de 14 degrés au meilleur de la journée. Les vestes chaudes et les imperméables sont indispensables, même si les habitants se promènent en T-shirt dès le premier rayon de soleil. Le soir, nous dormions dans des guesthouses, réservées au fur et à mesure de notre périple.

Quels sont tes meilleurs souvenirs?
Je me souviens tout particulièrement:

  • des 4 x 4 aux roues gigantesques, inconnus sous nos contrées. On comprend toutefois leur utilité, le passage de ruisseaux à gué est fréquent dès qu’on s’éloigne des routes principales
  • de l’eau délicieusement chaude des jacuzzis, présents dans chaque guesthouse. C’est délicieux de s’y plonger le soir
  • des cascades spectaculaires
  • des paysages lunaires faits de terre volcanique
  • de la végétation quasi phosphorescente sur les terres volcaniques et de leurs couleurs
  • des magnifiques oiseaux, comme les macareux aux becs colorés.
  • des maisons aux toits de chaume
  • du poisson séché et du pâté de mouton au petit déjeuner, assez « surprenants » et auxquels je n’ai pu m’habituer!
  • des épais nuages qui enveloppaient les volcans nous empêchant de voir quoi que ce soit
  • des balades en poney islandais qui m’ont fait découvrir le charme du tölt
  • de mes lectures nocturnes. Lire des légendes d’elfes et de trolls au soleil de minuit est une expérience inoubliable!

Je garde un souvenir impérissable des sternes arctiques. Nous voulions nous balader au bord de la mer, sur une plage. Nous avons arrêté notre voiture sur le bas-côté et sommes sortis. Et là, une vingtaine de sternes sont venus voler au-dessus de nos têtes… Une scène digne  « des oiseaux » d’Hitchcock! Nous sommes alors rentrés très vite dans la voiture, mais ça ne les a pas arrêtées, elles venaient donner des coups de becs sur le capot et le toit! Heureusement que ce n’était pas nos têtes :) On leur a pardonné: elles viennent de l’antarctique pour pondre et n’ont pas envie que 2 touristes maladroits écrasent leurs œufs ;-)

Conseillerais-tu de visiter ce pays?
Oh oui, j’ai adoré ce pays et j’en garde un excellent souvenir. J’aimerais bien faire découvrir ces paysages magnifiques à mes filles. Ça change vraiment d’un séjour balnéaire, c’est un voyage sur une autre planète, où l’on est très proche d’une nature sauvage. En espérant toutefois que les volcans ne viennent pas nous saluer d’un panache de fumée!

Merci beaucoup Eljo, tu m’as donné envie de m’y rendre, dès que ce sera possible!

Voir aussi

De Michelle Carrupt le 10. février 2010 à 13.38  
Catégories: Conseils, Vietnam

Cette nuit, j’ai fait un rêve.

Je prenais l’avion à Ho Chi Minh City pour l’île de Phu Quoc. J’avais réservé par email un bungalow au Mango Bay eco Resort. A l’aéroport, un employé était là pour m’accueillir. Après un court trajet en minibus, je faisais connaissance avec le site, en bord de mer, éloigné de la zone touristique de la côte ouest de l’île.

Mango Bay RestaurantL’endroit était isolé, le bungalow situé dans un très joli jardin. La chambre était très simple, pas de TV, pas de climatisation, à peine une petite lampe. Les ouvertures naturelles laissaient passer la petite brise du soir. Plus surprenant était la salle d’eau à l’arrière de la chambre: pas de plafond, on se douche sous les étoiles, avec une eau chauffée avec le soleil de la journée. De la forêt toute proche nous parvenaient les chants d’oiseaux et les cris de singes. On se serait cru en pleine jungle! Je déposais mes bagages et allais vite me plonger dans la mer encore chaude. Après la baignade, je dégustais un jus de coco bien frais, des rouleaux de printemps croustillants, de succulents oursins à la citronnelle, servis sur la terrasse du restaurant en bord de mer. J’admirais le plus beau coucher de soleil du monde, avec au loin le Cambodge.

Et c’est là que je me réveille! Dommage, j’aurais bien continué mon séjour sur cette île magnifique, dont la côte est et le nord sont encore bien préservés des effets du tourisme de masse. C’est en effet sur la longue plage de la côte ouest que se concentrent la plupart des resorts. On en trouve pour pour tous les goûts, du bungalow spartiate à 20 $ jusqu’à l’hôtel cinq étoiles comme la Véranda Resort.

De très grands projets hôteliers sont prévus à Phu Quoc, et j’espère qu’ils ne viendront pas détruire cette île. Les responsables du tourisme au Vietnam voudraient bien en faire un nouveau Phuket, avec des vols directs depuis l’étranger, des casinos, des parcs d’attraction. Un cauchemar pour les amateurs d’éco tourisme!

Si vous allez à Phu Quoc, ne manquer pas la côte est, avec la très belle plage Bai Sao Beach et Bai Kem Beach. Sur ces plages encore sauvages, vous pourrez faire de magnifiques balades sur du sable blanc comme de la crème et vous baigner dans une eau turquoise et chaude. Le rêve!

Comment s’y rendre

  • en avion avec Vietnam Airlines 4 à 5 vols par jour depuis Hô Chi Minh City, billet aller-retour pour 112 $ ou 1 vol par jour depuis Rach Gia, 30 $ billet aller
    Les billets peuvent s’acheter en ligne, fortement recommandé de le faire avant le départ, les vols sont souvent complets.
  • En ferry depuis Rach Gia, par exemple avec Duong Dong Express, prix du trajet: 10 à 15 $
    On peut se rendre à Chau Doc, puis à Rach Gia en bus, de très nombreuses offres pour visiter le delta du Mékong.
    Attention aux conditions climatiques pour un voyage en ferry. Le mal de mer est impossible à éviter en cas de tempête!

Où séjourner

Quand y aller

  • d’octobre à fin mai-début juin, à la saison sèche. En été, il pleut très souvent, mousson oblige. Vérifier la météo avant de vous y rendre! Avec un peu de chance, vous passerez entre les gouttes!
    Durant les fêtes (fin d’années, Nouvel-an vietnamien) les vols et les hôtels sont pleins plusieurs semaines à l’avance. A éviter.

Pour en savoir plus