8Articles associésmontagne

De Michelle Carrupt le 21. juillet 2011 à 14.00  
Catégories: Conseils, Suisse

C’est curieux comme vu de Genève, le canton de Fribourg me semble toujours lointain! Ce n’est toutefois qu’une impression, puisqu’en moins de 2 heures, on peut se retrouver en pleine nature verdoyante, loin du bruit et de la fureur des villes!

J’étais déjà venue à Charmey, en hiver. Il faisait un froid de canard, la neige recouvrait toute la région. L’été, c’est très différent. Ce qui frappe lorsqu’on arrive dans la vallée qui mène au col du Jaun, c’est la verdure. Du vert tendre des prairies au vert des forêts, toutes les nuances sont présentes. Les admirer calme déjà le citadin stressé! Les collines en pente douce incitent à la méditation.

On vient aussi à Charmey pour les Bains de la Gruyère. C’est l’idéal pour se détendre après une journée de marche. Ah, arriver vers 16 heures, délacer ses chaussures de marche et plonger dans les bassins d’eau chaude, un vrai bonheur. Revivifié, on pourra aller déguster une très bonne fondue fribourgeoise, avec en dessert la fameuse crème de gruyère et la meringue qui l’accompagne forcément. Après le repas, un petit tour du village pour dormir sans soucis jusqu’au petit matin et affronter un petit déjeuner où l’on dégustera une tartine de cuchaule et sa moutarde de bénichon, avant de partir pour une balade dans les pâturages environnants.

C’est ma suggestion de l’été pour un week-end de remise en forme et de découverte de plaisirs tout simples dans une région authentique, à consommer sans modération!

Ne pas oublier: ses chaussures de marche, son équipement de vélo et une petite laine pour la fraîcheur du soir.

Pour en savoir plus

De Corinne Stoppelli le 17. février 2011 à 16.05  
Catégories: Récits de voyage, Thaïlande

Cet article fait partie d’une série sur le Mae Hong Son Loop, un parcours à deux roues en Thaïlande du nord.
Vous pouvez lire l’article précédent, Mae Chaem, ou commencer par le début: Roadtrip en Thaïlande du nord.

Dernière étape de notre aventure prolongée… Il est temps d’attaquer la rude montée vers Doi Inthanon, le sommet le plus haut de la Thaïlande. Le propriétaire du Ben’s House à Mae Chaem, où nous prenons notre petit-déjeuner, nous rassure: la route n’est pas trop pentue, on ne devrait pas avoir à marcher.

Presque arrivées!

Presque arrivées!

Enthousiastes, on met les gaz. Pas pour très longtemps malheureusement… Mon élégant scooter automatique se refuse à porter deux occidentales aussi haut, ‘je suis de la ville, moi, mesdames’. Nous alternons donc marche, pousse de moto, et petits bouts plein d’espoir sur le deux-roues. Il fait très chaud.

Le sommet commence à nous apparaître… On voit poindre les cimes brillantes des deux temples Phra Maha Dhatu Nabha Metaneedol et Nabhapol Bhumisiri. Ils paraissent très proches, et à la fois très lointains compte tenu de la dernière ligne droite qui nous attend: encore bien plus raide que tout le reste. Nous marchons sur à peu près 2 kilomètres, presque prêtes à renoncer et redescendre… Mais pas question, c’est sur ma liste de choses à faire avant de mourir, alors je persisterai.

À grand peine, nous atteignons les temples… Pour réaliser que le sommet, c’est encore un bout plus haut. Bon, on fait halte aux temples, et on décidera ensuite.

Le temple Phra Maha Dhatu Nabha Metaneedol

Le temple Phra Maha Dhatu Nabha Metaneedol

On paie l’entrée, et on a droit à un taxi gratuit jusqu’aux bâtisses… 150m à tout casser, c’est original. Les temples sont particuliers: très modernes, à l’esthétique et au contenu très épurés. On est surprises, mais ravies, de constater qu’on y a accès via des escaliers mécaniques. La vue vaut le détour: 180° de délices visuels.

L'un des temples au haut de la montagne

L'un des temples au haut de la montagne

Et ensuite, que fait-on? On ne va pas réussir à atteindre le sommet dans notre situation. Alors je prends le scooter, et mon amie fait du stop: un couple thaïlandais sympathique l’amène au haut.

La vue depuis les temples

La vue depuis les temples

Nous sommes un peu déçues: à part 3 panneaux différents indiquant que nous nous trouvons au sommet le plus haut de la Thaïlande, le piédestal qui est censé nous offrir une vue incroyable ne nous montre qu’un amas… d’arbres et de nuages. Et puis, c’est fait: je peux tracer un autre accomplissement de ma liste, malgré tout.

Le point le plus haut de Thaïlande (2'565m)

Le point le plus haut de Thaïlande (2'565m)

Nous nous consolons aisément d’avoir pu être témoins de toutes les autres merveilles sur notre route jusqu’ici: 6 jours d’une incroyable beauté et d’expériences enrichissantes… Et nous reprenons la route vers Chiang Mai — à nous la folle descente et les mille excitants virages.

La chute d'eau Wachirathan, dans le parc national de Doi Inthanon

La chute d'eau Wachirathan, dans le parc national de Doi Inthanon

De Michelle Carrupt le 11. mars 2010 à 16.08  
Catégories: Suisse


Vous ne voulez pas finir comme les skieurs ce cette vidéo? Alors, il vaut la peine de vous renseigner sur les dangers d’avalanche avant d’entreprendre une randonnée dans la neige de printemps. Voici quelques ressources utiles.

La SUVA fournit des explications et des conseils sur la prévention des avalanches. On trouve sur son site des informations de base sur les avalanches et des liens vers des ressources utiles. Les informations sont complètes, mais on peut regretter le look un peu austère du site. Pas certain que les ados surfers y trouvent un attrait!

L’institut pour l’étude de la neige et des avalanches SLF – WSL propose également de l’information à destination des amateurs de hors piste. Partiellement en français, il propose des informations détaillées sur la situation sur le front des avalanches, des dossiers sur la neige, les avalanches et la gestion intégrale des risques. Les dossiers sont très bien faits, comprennent des schémas et des photos ainsi que des liens vers des sources de qualité.

Sur les deux sites, on peut télécharger un Guide interactif des avalanches White Risk. Ce CD-Rom interactif à été produit par la SuvaLiv en collaboration avec l’Institut Fédéral pour l’Etude de la Neige et des Avalanches (ENA, à Davos) à destination des groupes cibles visés. Il fournit toutes les informations nécessaires à la prévention des accidents d’avalanche.

Les différents thèmes sont illustrés par un grand nombre d’animations, de photos, de dossiers et d’exercices. La navigation auto-explicative passe des thèmes simples aux thèmes complexes, permettant ainsi au CD-Rom de s’adresser aussi bien aux débutants qu’aux pros du ski.

On peut télécharger une version d’essai gratuite, le CD-Rom coûte 19.00 CHF et peut être acheté en ligne. Si la version d’essai permet de se faire une idée du contenu du CD-Rom, je regrette que seule une toute petite partie soit en accès libre. Le plus souvent, les liens ne sont pas accessibles. La SUVA n’aurait-elle pas pu trouver un sponsor pour offrir gratuitement ce CD aux jeunes skieurs? Je doute que beaucoup d’entre eux l’achètent et la version gratuite est trop limitée pour rendre le produit intéressant.

White Risk Mobile est par contre gratuit. C’est un outil d’évaluation des risques d’avalanches consultable sur le terrain et qui permet l’appréciation du danger d’avalanche en route. Elle existe en trois langues: allemand, français et anglais. On y trouve des informations très utiles pour planifier et réaliser une randonnée hors pistes, et des outils pour calculer le risque d’avalanche en fonctions de plusieurs critères. Développé par le SLF et la SUVA, White Risk Mobile est disponible dans l’App Store comme sur Android. Voilà qui devrait plaire aux randonneurs et surfeurs utilisateurs d’iPhone.

[Mise à jour: 17 décembre 2011]

De Michelle Carrupt le 18. février 2010 à 15.24  
Catégories: Actualités, Littérature

Les plans des pistes en papier ont fait leur temps. Aujourd’hui, on skie avec son iPhone ou smartphone dans sa poche. Petit tour de piste de quelques applications iPhone / iPod utiles pour les skieurs et randonneurs.

Skiplane

Les trois vallées (Serre Chevalier, Méribel, Val Thorens, les Deux Alpes et les Ménuires)

Skiplan fournit les services suivants:

  • le plan des pistes interactif avec les pistes ouvertes, les pistes damées
  • votre position GPS sur les pistes en direct
  • la météo détaillée de la station
  • l’annuaire des services de la station
  • le suivi de votre ski, vos performances et de votre parcours
  • les numéros des secours indispensables en cas d’accident.

Ski Montagne

Portail des stations cotisantes de l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne-Ski France. Chaque station actualise elle-même quotidiennement ses informations.

  • Liste des stations, vidéo et FAQ
  • Description de la station,
  • Evènements sportifs,
  • Fêtes et festivals,
  • Météo / Bulletin neige,
  • Webcams,
  • Ouvertures des pistes,
  • Plans des pistes (la qualité des plans dépend des éléments fournis par les stations),

Développé par Andelia 0.79€ – 1.10 CHF, compatible iPhone / iPod

Val d’Isère Ski Guide

Application pour skier dans l’espace Killy de Val d’Isère et de Tignes.
Permet la localisation sur le plan classique du domaine skiable par GPS. L’application vous permet de zoomer et de se déplacer sur le plan des pistes.
Application téléchargeable des éléments du plan sur votre appareil lorsque vous êtes sur un réseau wifi.

Par ailleurs, Ski Guide permet la recherche d’un itinéraire pour se rendre d’un point à une autre du domaine skiable. L’itinéraire est calculé en temps réel en intégrant les ouvertures et les fermetures des pistes.
Développé par Ripple Motion, 6.60 CHF

Verbier Mobile

Guide et informations / pages jaunes. Plus de 800 entrées d’adresses d’entreprises, de services publics et d’événements.

  • Plan des pistes de ski de Verbier et des 4Vallées
  • Plan des rues de Verbier et du Châble
  • Fonction GPS pour retrouver amis et famille n’importe où en station et sur les pistes

Gratuit. Pour iPhone, Nokia Ovi, applications pour d’autres smartphones sont en développement.

iPhone 3D ski GPS

Big Air Software – iTrailMap 3D

Cette application permet le zoom et la rotation de la visualisation 3D du domaine skiable en question, qui est entièrement en mémoire dans l’iPhone. Pas besoin donc d’avoir de connexion GPS ou WiFi sur les pistes. La partie intéressante se situe sur le fait que l’on peut observer sa position actuelle en 3D ou également sur la carte des pistes du domaine, mais aussi et surtout enregistrer le parcours skié sur la journée. Il enregistre la distance parcourue ainsi que le dénivellé positif et négatif. Le parcours est ensuite exportable et visualisable en 3D sur Google Earth.

Description complète sur marmott.ch

Realski

Il permet de se repérer en station via la superposition des directions et des noms des pistes, remontées ou stations intermédiaires directement sur l’image du paysage qui vous entoure.

Description en français sur iphon.fr


De Nathalie Hamidi le 5. Octobre 2009 à 11.38  
Catégories: Etats-Unis

Kauai… comment dire. Ça a l’air d’être superbe. Je suis tombée sur des photos, récemment, et vraiment je suis conquise. C’est une des plus grandes îles de l’archipel Hawaïen, et elle est aussi connue comme « Garden Isle » (l’île jardin) – sans doute à cause de ses beautés!

Na Pali Coast in Kauai (photo: Bow 'Tai'ed)

La nature, la montagne (Kauai a des origines volcaniques) et la plage… Tout est réuni, véritable régal pour les yeux, pour les millions de visiteurs qui vont la visiter chaque année. Le tourisme est, évidemment, la plus grande industrie de l’île.

Napoli Coastline, Kauai Island (photo: Susan Simon)

L’île de Kauai a été représentée dans plus de 70 films jusqu’à présent. Un des plus connus est Lilo & Stitch, le dessin animé de Walt Disney qui parle de la rencontre d’une petite fille et d’un alien, et de la manière dont chacun a transformé la vie de l’autre.

Secret Kauai Bay (photo: Justin Donnelly)

Certaines parties de l’île ont été utilisées pour filmer un film d’Indiana Jones (Les aventuriers de l’arche perdue) et aussi le dernier King Kong par Peter Jackson.

Napali Coast View 2, Kauai (photo: PlassPhoto)

Vous connaissez tous au moins une personne de Kauai: Glenn Medeiros, qui a chanté Nothing’s Gonna Change My Love for You en 1988.

Kauai Getaway (photo: Carolyn Coles)

Le mont Waialeale est considéré comme l’un des endroits les plus humides de la planète. Pas étonnant quand on voit toute l’eau qui entoure et coule le long de l’île, et quand on voit que la brume recouvre les parties les plus hautes de Kauai.

Kauai 273 (photo: Elliott P)

L’ouragan Iniki de 1992 a causé un changement dans l’écosystème de Kauai: beaucoup de poulets, qui ne sont pas originaires de l’île mais qui furent amenés comme source de nourriture, se sont retrouvés dans la nature. Comme ils ont très peu de prédateurs naturels, ils prolifèrent dans toute l’île et sont parfois gênants avec leurs cris le soir et le matin.

Kauai (photo: Jeff Kubina)

Kauai a été formée par une éruption volcanique, et Waimea Canyon est le résultat de l’effondrement du volcan. Par la suite, il a été érodé en grande partie par les eaux de pluie qui ont été récupérées dans la dépression formée par la lave volcanique refroidie.

Secret Beach (HDR) (photo: Bryce Edwards)

Certaines plages ne peuvent être rejointes que par la mer ou si vous faites une excursion à pied dans la nature. Cela en fait des endroit spéciaux où la nature n’a pas vraiment perdu ses droits, et l’île n’en est que plus précieuse à mes yeux.

Êtes-vous déjà allé à Kauai? Aimeriez-vous y passer vos prochaines vacances?

De Mélissa Monaco le 28. avril 2009 à 9.29  
Catégories: Canada, Etats-Unis, Récits de voyage

Il y a quelques années, un compagnon de voyage et moi avions eu l’ambition de rejoindre le Yukon à partir de Seattle. Las! Une province de l’Ouest canadien est au moins deux ou trois fois plus grande qu’un Etat américain et, après la moitié de nos deux semaines imparties pour faire le trajet, nous n’étions arrivés qu’à Prince George, la « capitale de la Colombie britannique septentrionale », où nous allions passer la nuit. Un peu inquiets au niveau du timing, nous nous adressons au personnel de l’hôtel. La dame de la réception rit: « Vous y arriverez mais vous n’aurez pas le temps de revenir! Par contre, vous pourriez aller en Alaska. » Nous la regardons un peu interdits. « Oui, oui, c’est possible. » Et elle nous explique le chemin à suivre.

British ColumbiaLe lendemain matin, nous voilà en route sur la Highway 16 Ouest, direction Prince Rupert à travers les Rocheuses, ses forêts et ses lacs. Nous n’arrêtons pas de voir des signes nous avertissant du passage éventuel d’élans mais depuis notre arrivée au Canada, nous n’avons toujours rien vu!

Les villes sont rares le long de la route. Normalement, nous devrions prendre la fameuse Highway 37, la route de l’Alaska, mais la nuit ne va pas tarder. Nous continuons un peu plus loin jusqu’à Terrace, une jolie petite ville qui nous servira de camp de base.

KitwangaDe bonne heure le jour suivant, nous faisons demi-tour vers Kitwanga, un hameau qui sert de centre pour une réserve d’Amérindiens. Comme souvent dans le Nord, la fonctionnalité prime sur l’esthétique. Ces petites maisons en préfabriqué semblent ne pas être là de façon permanente. C’est ici que commence la fameuse Highway 37, la route du Yukon et de l’Alaska.

C’est donc parti pour deux bonnes heures de paysages alpins et de pics drapés dans la brume. Nous sommes en train de traverser une des régions les plus isolées de la Colombie britannique. Au carrefour de Meziadin Junction, la H37 continue vers le Nord, et nous tournons plein ouest sur la H37A, la Glacier Highway, qui nous emmènera jusqu’à la Côte et à la frontière entre le Canada et l’Alaska. Un moment plus tard, je pousse un petit cri d’émerveillement: à quelques mètres de la route, un glacier! Bear GlacierLe Bear Glacier étale sa masse bleue dans un théâtre de sapin verts. J’ai déjà l’impression d’y être!
Une petite heure plus tard, nous traversons la petite communauté côtière de Stewart et un peu plus loin sur la route, un panneau suspendu nous souhaite la bienvenue à Hyder, Alaska. Nous y voici enfin.

HyderHyder compte une centaine d’habitants ainsi qu’une rue principale. Mais ce qui lui vaut sa petite notoriété, c’est la nature. C’est ici que l’on trouve le Salmon Glacier, l’un des plus importants en Amérique du Nord. La Salmon River, poste d’observation idéal pour ceux qui souhaitent observer les ours noirs ou les grizzlis passe également ici. Et de fait, il y a un car touristique qui stationne à l’entrée du village. Ici, au bout du monde: un car touristique.

La rue principale semble provenir d’une vieille photo de l’époque de la Conquête de l’Ouest. Les yeux ouverts comme des soucoupes, je me dis que je suis en train de vivre un fantasme: je suis en Alaska, terre mythique! Pourtant, la modernité est à deux pas. Dans un des bâtiments publics se trouve la bibliothèque équipée d’ordinateurs connectés à Internet, nécessaires pour tirer les habitants de l’isolement.

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Mais nous sortons bien vite pour nous rendre au bord de la rivière. Et là, quelle surprise! L’eau n’a pas plus de dix centimètres de profondeur et des saumons s’y agitent par dizaines. Il suffirait de se baisser pour se servir, si ce n’était interdit. Pour le moment, les poissons sont l’exclusivité de nos amis plantigrades. Nous nous ajoutons aux autres touristes et après avoir patiemment attendu un bon quart d’heure, une silhouette se détache dans le lointain. Le guide qui accompagne le groupe n’a pas besoin de jumelles: il s’agit d’un grizzli! Malheureusement, après une courte minute, l’animal disparait derrière un fourré.

Puisque nous n’avons pas eu beaucoup de chance, nous prenons la voiture pour l’expédition principale: la route du Salmon Glacier. Après avoir vérifié les pneus (la route est faite de gravier et monte en continu), nous commençons l’ascension.

Le ciel est gris et les températures à peine printanières pour un début de mois d’août, mais le vert intense de la forêt coupé de quelques fleurs avec une des langues du glacier en contrebas conspirent à créer une vue de carte postale. Encore plus haut, nous pouvons observer le glacier dans son entièreté: il est tellement énorme qu’il couvre l’horizon avant de fourcher: une langue devenant la Salmon River, l’autre fondant dans une cuvette plus bas.

Aucun moyen de rester indifférenst face à la puissance de cette montagne de glace qui creuse la montagne de pierre depuis des siècles! Nous continuons jusqu’au terme de la route: une mine de cuivre abandonnée. Pas moyen d’aller plus loin… nous sommes à la fin du monde! En contrebas, le glacier vient mourir. Seulement une centaine de mètres praticables avec de bonnes chaussures nous en sépare.

Ni une, ni deux, et nous voilà en train de dévaler la pente. S’il nous arrive quoique ce soit, il n’y aura personne pour nous tirer de là! Quelques minutes plus tard, je suis en train de toucher les doigts de pieds bleus du glacier. En y regardant bien, on voit une cavité qui permet d’y entrer! Et à l’intérieur, c’est assez magique… C’est exactement comme si l’on se tenait dans un grand frigo rempli d’une lumière bleue irréelle. Mais loin d’être inerte cette glacière vit… on en entend les craquements, ce qui pourrait être dangereux si nous restons trop longtemps.

L’après-midi est déjà avancé et nous voilà obligés de rentrer. C’est seulement à ce moment là que le soleil a décidé de se montrer. Sur la route, je venais d’exprimer ma déception de ne pas avoir vu un ours de près qu’une énorme masse sombre traverse l’asphalte… Il n’y a pas à s’y tromper! Il s’agit d’un ours noir. Dans tous les « Welcome Centers » de la Province, vous trouverez des prospectus vous renseignant sur l’attitude à adopter en cas de rencontre avec un ours. Au courant de ce qu’il faut faire, nous nous arrêtons tout doucement et ne baissons même pas la vitre. L’ours est de l’autre côté de la route, royalement occupé à dépecer un buisson de ses baies. C’est à peine s’il fait attention à nous et lorsqu’il a fini, il s’enfonce dans la forêt en nous tournant le derrière. A ce moment-là seulement, nous redémarrons la voiture et reprenons le chemin de Terrace. En m’endormant ce soir là, je rêve de grizzlis faisant adroitement sauter des poissons hors d’une rivière cristalline dans un cadre de montagnes vert foncées saupoudrées de neige. La réalité y ressemblait presque!

Ours sur la Highway 37

De Marco Castroni le 20. avril 2009 à 20.41  
Catégories: Actualités, Italie, Récits de voyage

Quand j’étais tout petit, L’Aquila était la destination privilégiée des escapades dominicales de ma famille. Petit déjeuner, quelques bagages mis dans le coffre de la voiture, et voilà, en route pour une nouvelle aventure! Au menu du jour:

  • Un voyage d’une heure sur une autoroute toute neuve: une suite de ponts, tunnels, virages dans un sens et dans l’autre, montagnes, vallées, forêts et cîmes enneigées, qui était de loin ma partie préférée de la journée. Et j’étais très déçu si mes parents décidaient de s’arrêter trop tôt.

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  • Ski, luge, randonnée, selon la saison et l’humeur de la journée.
  • Repas de midi dans un restaurant le long du chemin. Pâtes bolognaise, brochettes de viande ou entrecôte, salade verte, café, puis à nouveau en route pour la suite du voyage.

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  • Une dernière glace ou un dernier café sur la place principale, avant de rentrer.

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Pendant mon adolescence, lorsqu’une date « chaude » approchait (dernier jour de Carnaval, 1er avril, dernier jour d’école), la directrice de notre école louait un car et organisait à la hâte un voyage d’études à L’Aquila. Et encore une fois cette ville fut le théâtre de nos premières vacances entre copains, nos premiers cours de ski, nos premiers amours…

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À 18 ans, avec un sac à dos, des billets de train et une série d’adresses où dormir à bas prix, mon voisin et moi étions partis sans but précis, mis à part celui d’aller voir la mer Adriatique. Après une série de petits villages et paysages bucoliques, L’Aquila fut la première grande ville où nous sommes arrivés. Et cela fut l’occasion parfaite pour:

  • Tester les différents pubs de la ville, et comparer les différents types de bière.
  • Redécouvrir les brochettes de viande qui faisaient partie de mon repas dominical quand j’étais tout petit.
  • Visiter les trésors de la ville: la Basilique de Collemaggio, le Fort Espagnol,  la Fontana Luminosa…

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Et maintenant, je viens de découvrir que tout ça n’existe plus.

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Frappée par un séisme le 6 avril dernier, la ville qui était depuis toujours mon lieu de vacances préféré, qui a vu mes premiers pas, mes premiers amours et mes premières aventures, est maintenant une ville fantôme, abandonnée, et réduite en poudre. Perdre son lieu privilégié de vacances est un peu comme perdre un vieil ami… beaucoup de souvenirs qui reviennent à la mémoire, beaucoup d’histoires, de rires, de larmes, d’émotions, et la sensation que tout ça, avec notre enfance et notre jeunesse, appartient définitivement au passé.

Adieu L’Aquila, tu me manqueras!

images: wikipedia (1,2,3), Flickr (1,2,3,4,5)

De Michelle Carrupt le 16. janvier 2009 à 14.56  
Catégories: Récits de voyage, Suisse

Après 12 jours à geler sous la couche de stratus dans la région lémanique, j’en ai eu subitement assez de toute cette grisaille. Je rêvais de plonger dans un bon bain chaud. Me voilà partie pour Loèche-les-Bains, Leukerbad comme on dit dans cette région du Haut-Valais.

Lindner AlpenthermeJe quitte Genève vers 10 heures du matin, -3° dans la purée. Peu à peu, le stratus fait la place à un soleil éblouissant, dans une plaine du Rhône couverte d’une fine pellicule de neige ou de givre. Beau paysage d’hiver, les routes sont dégagées et j’arrive sans encombre vers 13 heures au coeur de la station. Leukerbad, connue dans le monde entier pour la qualité de son eau thermale, possède deux bains publics : Les BurgerBad Thermes et le Lindner Alpentherme. Je choisis l’Alpentherme réputé plus calme, les enfants de moins de 8 ans n’y étant pas admis.

L’hôtesse me donne un « bracelet à puce » qui servira de ticket d’entrée et de sortie et permet de consommer au petit restaurant accessible depuis les bains. Pratique. Je prends l’option trois heures, ça me semble suffisant pour aujourd’hui. Toutes ces explications sont données dans un excellent français, sérieux et efficace, mais sans chaleur ni sourire excessifs.

Les vestiaires sont bien équipés, les casiers suffisamment grands pour y ranger toutes mes affaires, tout est impeccable et très propre. Il y a aussi des petits casiers de sécurité pour les objets de valeurs, trop petits toutefois pour mon laptop, que je laisserai dans le casier standard, fermé à clé portée sur soi. Je ne traîne pas, il ne fait pas très chaud. Vite, à l’eau. Il y a deux bassins, un à l’intérieur et l’autre à l’extérieur, tout fumant et en plein soleil. Je m’y plonge avec délice, l’eau est à 36°, c’est divin. On passe des buses de massage aux bains tourbillonnants alternant avec une séance allongée sur des bancs à bulles. A l’intérieur, l’eau est à 38°, quatre cascades diffusent de l’eau très chaude, idéal pour un massage de nuque. Un bassin contient de l’eau naturelle à 40°, dans lequel on se plonge avec délices pour 10 minutes, avant d’aller se reposer sur un transat confortable. Une musique de relaxation est diffusée à l’intérieur. Tout est propre, calme et relaxant.

La clientèle est composée de personnes de tous âges, y compris une famille de vacanciers russes avec enfants, pas trop bruyants heureusement. Après 16 heures arrivent les premiers skieurs, qui viennent relaxer leurs muscles après une journée de sports, profitant des abonnement combinés passepartout neige et bain.

Leukerbad AlpenthermeSi vous cherchez des sensations fortes, je vous conseille le bain romano irlandais, magnifiquement rénové. Le massage à la brosse peut surprendre la première fois, mais on y prend goût. Compter une soirée ou un après-midi entier pour faire le tour des divers saunas, bains de vapeur, massage, bain chaud et bain froid, avant de terminer par une séance de relaxation enveloppé dans une couverture chaude. Le tout agrémenté par de la musique planante. Un anti-stress absolu.

Des animations très originales sont proposées à l’Alpentherme, parmi lesquelles les fameuses nuits romano-irlandaises, et les bains de la pleine lune dont on m’a dit le plus grand bien mais que je n’ai pas encore testés. Le Burgerbad offre un petit déjeûner au champagne ainsi qu’une soirée Aqua Mystica, tous les trente jours, le sixième jour de la semaine entre les huit et les onze coups de cloche du soir. Deux jours ne sont pas de trop pour ces expériences thermales hors du commun, en famille ou en amoureux. Les hôtels de la station sont tous très confortables, certains ont une piscine ou des bains privés.

Bien que la circulation ne soit pas interdite à Leukerbad, la station est très calme, et le parking à l’entrée du village est obligatoire. C’est très contrôlé et il n’y a pas de possibilité de parking sauvage! Cette destination convient bien à qui recherche le calme, la détente et le bien-être en ne recherchant pas à tout prix l’animation nocturne. On mange et on se couche tôt à Leukerbad. C’est l’endroit idéal pour décompresser et se ressourcer en montagne.

Plus d’infos :