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De Mélissa Monaco le 28. avril 2012 à 9.21  
Catégories: Conseils, Italie, Récits de voyage

Le soleil brille sur les routes d’Ombrie. Sur la banquette arrière de la voiture, je somnole légèrement. La cathédrale de Gubbio qui sonnait les demi-heures ne m’a pas laissé de répit! La campagne défile et une bonne demi-heure plus tard, nous arrivons à Gualdo Tadino… La plus petite des villes visitées lors de ce périple entre Marches et Ombrie et sans doute celle qui frappe à priori le moins l’imagination.

Ce qui attire le regard en premier néanmoins, c’est le Palais fortifié de Rocca Flea, une structure essentiellement militaire à l’origine, fièrement dressée sur sa colline. C’est une magnifique forteresse dont les parties les plus anciennes datent de 1242. Elle est très bien préservée et restaurée. C’est un bâtiment en si bon état malgré les fréquents tremblement de terre qu’il était encore, jusqu’à 1985, une prison!

Mais avant cela, elle fut un palais militaire et un lieu de résidence pour les légats pontificaux, comme en témoignent d’ailleurs certaines salles du palais qui sont décorées de façon plus frivole qu’on ne pourrait s’y attendre pour un endroit militaire, et portant les armes du pape.

A présent, comme beaucoup d’autres bâtiments historiques parcourus, la Rocca est devenu le Musée municipal de Gualdo et se divise en trois parties: une archéologique, une pinacothèque (avec une collection centrée sur le XIVe au XVIe siècle, qui fut « l’âge d’or » de la région, et son peintre local, Matteo di Gualdo) et… un musée de la céramique lustrée, un type de céramique recouverte d’un voile opalescent qui peut être doré, rouge… et lui donnant un reflet particulier.

Gualdo est sans doute moins reconnue dans le monde de la céramique artisanale que Gubbio (même si elle fait partie elle aussi du réseau des villes de la céramique) mais c’est ici que nous allons rencontrer un sacré bout de femme: Fiorella Mariotti. Probablement âgée d’une cinquantaine d’années, toute mince et pleine de dynamisme, cette peintre et réverbératrice a repris les rênes de Vecchia Gualdo, l’atelier de céramique le plus fameux de la ville.

C’est un fait assez rare de trouver une femme à la barre car traditionnellement, ce sont des hommes qui sont à la tête de ces ateliers. Avec Giampaolo Rondelli, tous les deux entretiennent la tradition de la cuisson à la « muffola », le four traditionnel qui sert à cuire et enfumer les céramiques et qui leur donneront le « lustre », cet aspect iridescent qui fait la gloire des céramiques de l’Ombrie.

Pour y parvenir, Giampaolo a passé de nombreuses années à l’apprentissage de la maîtrise de la sélection et du mélange des essences de bois (mais aussi de branches de genévrier) afin de produire la température et la fumée exacte pour donner le lustre requis! Tout est codifié, calibré, un peu plus d’un ou pas assez de l’autre et le lustre est loupé! C’est tout un savoir-faire qui date de 500 ans.

On passe d’abord un échantillon-test dans la muffola, puis lorsque l’échantillon ressort lustré de manière satisfaisante, on enfourne l’objet à cuire. Les céramiques en ressortent toutes noires de suie et on les nettoie à l’éponge en laine d’acier. Une opération sans dommage pour la céramique car la cuisson à la muffola est sensée garder le lustre « à vie ».

Fiorella enchaînera en nous expliquant que la plupart des autres ateliers utilisent des produits chimiques lors de la cuisson pour donner ce lustre. Un lustre qui ne dure pas mais qui est un processus beaucoup moins lourd que la cuisson traditionnelle. Malheureusement, quand Fiorella et Giampaolo prendront leur retraite, il n’y aura personne pour leur succéder et le savoir-faire amassé par ces deux artisans risque bien d’être perdu.

La visite va prendre un tour tout aussi grave au Musée régional de l’émigration Pietro Conti. Ce n’est un secret pour quiconque voyage un peu:  où que l’on soit dans le monde, du Svalsbard à Ushuaïa, on trouvera un Italien sur son chemin! Leur histoire, pourtant, est largement ignorée par les Italiens eux-mêmes.

Ce musée, centre d’étude et bibliothèque, recouvre plusieurs sujets: les raisons du départ des immigrés, leur voyage et arrivée dans leur pays d’adoption, le choc culturel, leur intégration, leurs réussites et leurs échecs. Dans différentes salles plongées dans l’obscurité, des documents, objets, et vidéos sont les principaux outils qui servent à raconter l’histoire des immigrants.

Il y a aussi ces petits détails qui expliquent tout: les appels à l’immigration du gouvernement belge pour travailler dans les mines, une valise, toute semblable à celle de ma grand-mère, un passeport, des vidéos de longues files d’arrivants fraîchement débarqués d’un paquebot à Ellis Island, porte d’entrée du rêve américain, des lettres, dont celles d’un immigré de la région, parti « préparer le terrain » aux États-Unis pour sa famille, et qui envoie ses dernières recommandations à sa femme. Une missive pleine de conseils (surtout, surtout ne pas laisser de dettes!) avec bien peu de place aux marques d’affection entre époux. Un musée émouvant, surtout pour les descendants d’immigrés… et pour ceux qui parlent l’italien, car malheureusement, rien n’est traduit. Un peu dommage pour un musée de l’immigration!

Après un dernier repas et un dernier mille-feuilles, il est temps de dire au revoir à ce district culturel généreux et dont le projet ambitieux et juste de tourisme lent mérite d’être posé en exemple.

De Michelle Carrupt le 14. mars 2012 à 10.47  
Catégories: Actualités, Suisse

Le titre de ce billet est tiré du journal « Les grands centièmes », publié par Alan Humerose à l’occasion de son exposition au Musée de Carouge à Genève du 3 mars au 6 mai 2012, expo que j’ai visitée dimanche dernier.

Je ne connaissais pas ce photographe, je n’avais rien lu sur l’expo, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Et c’était très bien ainsi! Dans la première salle, je fus d’abord surprise: aucune explication, aucune légende, juste des photos alignées. Chaque photo représente un portrait de femme et un paysage. Rien qui puisse relier les deux photos, aucun renseignement sur les personnes et les lieux. On reconnaît certains visages de célébrités, mais il semble n’y avoir aucun lien entre la femme et le paysage. Libre à nous de lire entre les lignes, d’inventer, de découvrir, bref de voyager!

J’ai vraiment beaucoup aimé le voyage à travers cette expo et vous la recommande. Achetez aussi le journal qui va avec, il contient de très beaux textes sur le thème du voyage et aide à comprendre ce que Alan Humerose dit avec ses très belles photos. On peut voir aussi une projection des photos des « Grands centièmes ».

« C’est toujours une aventure. C’est toujours toute un histoire. C’est toujours il était une fois »

« On a toujours la tête ailleurs! On est quelque part sur la planète et on pense à son amour qu’on a laissé, qui attend, ou peut-être déjà plus. Ou bien alors, tout au contraire, on est avec son amour, mais la tête arpente des espaces, à l’autre bout du monde, qui nous appellent ou qui nous ont retenus. Alors tout à coup on se met à voir ce qui tombe sous nos yeux comme on voit l’incroyable, on remarque des choses qu’on ne voyait plus ou qui nous étonnent tant. »

« Il était une fois où il lui expliqua que toute idée de retour est étrangère et inconcevable à l’évasion, que si les guides de voyage existent bien pour les déplacements, il n’y avait et n’y aura jamais de guides d’exploration. »

« Il était une fois une chambre d’hôtel dans laquelle, seul, il se souvenait de comment elle lui parlait des ciels bas de Patagonie alors qu’elle sortait des eaux chaudes, à Budapest, avec non pas les yeux dans la vapeur mais tous les nuages dans son regard. Il lui avait dit en mimant Bola de Nieve: « be careful, it’s my heart ».

© Textes et photos: Alan Humerose

Voir aussi: Chambres avec vues, l’Hebdo 11 mars 2011

De Mélissa Monaco le 13. mars 2012 à 14.47  
Catégories: Italie, Récits de voyage

La semaine dernière, je suis parie à la découverte d’une région faite pour les amoureux de l’Italie, pour ceux qui veulent en explorer les coins les moins connus: les Apennins entre Marches et Ombrie. De l’Ombrie, on connaît Assise et son Saint-François ainsi que Pérouse, ville du chocolat et ville universitaire. Des Marches, sans doute Ancona et Urbino vous disent quelque chose mais pour moi, c’était sans plus… alors vous n’imaginez pas pas ma surprise en apprenant que ma première étape, Fabriano, est créditée comme étant la capitale du papier et du filigrane!

La Piazza communale est le premier centre d’intérêt de la ville. Cette place à la forme trapézoïdale regroupe quelques-uns des plus beaux bâtiments de la ville: le Palazzo del Podesta et son arche, le Palazzo Chiavelli et la Loge San Francesco. Au « rez-de-chaussée » de la loge se tient un petit marché, mais on y trouve surtout un marchand de charcuteries et fromages avec un bar où l’on peut tout de suite déguster ses achats.

Ça tombe bien, car Fabriano fabrique un salami de jambon dont Garibaldi raffolait (nous aussi d’ailleurs)! C’est au départ de cette place que l’on s’aperçoit que Fabriano a connu des fortunes diverses depuis le XIIIe siècle et l’essor de la fabrication du papier: ville libre, puis asservie à la famille Chiavelli, elle devint plus tard ville industrielle. Ariston y avait ses usines puis boum. La crise. Pour s’en sortir, Fabriano s’est retournée vers ses traditions, la fabrication de papier de haute qualité, notamment à destination d’artistes, mais aussi la culture, puisque la ville a donné naissance a une école de peinture gothique donc le plus célèbre disciple est Gentile de Fabriano.

Malheureusement, aucune de ses peintures n’est restée dans sa ville. Même pas dans la Pinacothèque, le Musée communal, qui fascinera les amateurs de peintures de la fin du Moyen-âge. Ce qui m’a particulièrement marquée? Les détails apportés par les différents peintres aux habits de leurs sujets (quasi exclusivement religieux): les brocards de la robe de la vierge ou des saints, les nuances, etc. Un vrai travail d’enluminure!  La ville a une certaine ambition et bientôt, le Palazzo del Podesta ainsi que Palazzo Chiavelli deviendront le Pôle culturel de la ville, auquel participera la Loge San Francesco. Avec le superbe Teatro del Gentile, un magnifique exemple du Théâtre à l’italienne, et son « Duomo » où l’on peut assister à des concerts, entre autre, de chants religieux, la ville est bien pourvue dans le champ culturel!

Mais reparlons un peu papier et filigrane. Les magasins qui en vendent sont partout mais pour mieux apprécier, un petit tour au Musée du Papier et du Filigrane, hébergé dans un ancien couvent dominicain, en vaut la peine. Je sais, vu comme ça, ça n’a pas l’air folichon, mais la guide qui nous cornaque à travers le Musée réussit à passionner son public, même dans l’explication de l’utilisation des fils de métal pour fabriquer les premiers filigranes! Lors de notre visite, un artiste contemporain chinois y exposait ses œuvres, d’une incroyable légèreté et poésie… et toutes de papier, bien sûr!

Visiter un atelier de fabrication de papier vaut aussi le coup d’œil, surtout s’il s’agit d’un petit atelier comme celui de la Cartegia Artigiana qui crée du papier de haute qualité à base de fibres de coton et joue un rôle d’intégration sociale en y organisant des activités pour des malades psychiques qui résident dans une institution voisine. Une thérapie de l’intégration par le travail qui donne des résultats surprenants! Vous pourrez vous aussi mettre la main à la pâte… et découvrir les multiples usages d’un matériau qui à l’air si anodin!

Enfin, l’ultime perle de Fabriano, c’est le « Musée de la bicyclette« . Ne pensez pas y trouver toute l’histoire de la petite reine, il s’agit plutôt d’un musée consacré aux métiers en bicyclette, né de la passion de Luciano Pellegrini, grand collectionneur… Rémouleur, maraîcher, boucher, vendeur de jouets, photographe, barbier… Les montages les plus invraisemblables sur vélo et les métiers les plus improbables, souvent disparus d’ailleurs, y sont exposés. Si vous voyagez avec des enfants, ne le loupez pas! Il y a même une bicyclette de pompier suisse!

Et n’oubliez pas, ce mois-ci, nous célébrons la « Bella Italia« , profitez de ces promotions!

De Mélissa Monaco le 8. décembre 2011 à 9.22  
Catégories: Conseils, Pays de Galles, Récits de voyage

Un moyen de renforcer une identité culturelle, c’est via les musées… et le Pays de Galles n’est pas en reste avec son réseau National Museum Wales. Au nombre de sept et couvrant des aspects différents de l’histoire et la culture galloise, j’ai pu en visiter trois lors de mon séjour.

Le premier, et pour moi le plus émouvant, est le Musée National du charbon, à Big Pit. Le Pays de Galles est un pays où l’on retire des montagnes leurs entrailles. C’est déjà vrai pour l’ardoise, mais c’est surtout vrai avec le charbon. Big Pit était la plus importante des mines par le rendement, car sa conception permettait de remonter deux wagons au lieu d’un. Elle fut en activité de 1860 à 1980.

Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants y ont laissé leur sueur et souvent leur vie… Les animaux aussi, puisque des chevaux et des poneys, les « pit poneys », étaient aussi employés à la tâche.

En tant que petite-fille de mineur, la descente dans la mine, à 90 mètres de profondeur, fut un moment éprouvant… Essayant de m’imaginer ce que mon grand-père avait pu ressentir, lui qui n’aiment pas en parler.

Équipés d’un casque et d’une lampe, nous descendons à la suite d’un ancien mineur, Robert, qui nous mènera dans les galeries en nous racontant l’histoire de la mine : travail des enfants, qui au début de la mine, commençaient le travail dès l’âge de 6 ans, plongés dans le noir complet pendant des heures, la dangerosité et la pénibilité du boulot d’homme de fond, le traitement des pit poneys, qui vivaient à l’intérieur de la mine et dans le noir 50 semaines par an.

Même si cela fait un moment que Robert a fini de travailler et que les conditions qu’il a connues aient été déjà meilleures que celles de ses prédécesseurs, il garde le visage marqué. Même quand il blague, de la tristesse mais aussi une certaine fierté émanent de sa voix. La visite aura eu un profond effet sur le groupe que commandait Robert et j’ai vu bien des yeux un peu rouges à la sortie!

Le deuxième musée est le St-Fagans National History Museum, l’un des plus importants du Pays de Galles. Situé pas très loin de Cardiff, ce musée à pour but d’illustrer l’histoire des modes du pays. Inspiré du modèle de Skansen en Suède et ouvert en 1948, cet énorme parc expose des bâtiments de toutes sortes littéralement « transportés » sur une terre donnée par l’Earl de Plymouth qui y avait son château.

Venus des 4 coins du Pays de Galles et de toutes les époques, du XVe au XXe siècle: fermes, étables, églises, manoirs, écoles, magasins, ateliers, tous ont été installés chacun dans leur environnement propre (jardins avec légumes que l’on trouve dans la région et à l’époque de la construction, haies ou mur de pierre selon la provenance géographique du bâtiment), et, si besoin, avec mobilier et ustensiles d’époque.

Mais il n’y a pas que des lieux de vie ou de travail dans ce musée. On y trouve aussi des lieux de loisirs, comme une arène de combats de coqs, un passe-temps qui était très populaire.

En plus des bâtiments, le musée conserve également légumes et plantes anciennes, des races d’animaux typiques de la région, mais aussi les traditions et les savoir-faire tels la maroquinerie, l’orfèvrerie et la saboterie. C’est d’ailleurs l’atelier du sabotier qui m’a le plus intrigué… Il n’en reste que deux dans tout le Pays de Galles et vous pouvez lui commander une paire, il vous la fera sur mesure!

Ce que j’ai trouvé le plus fascinant, c’est la « terrace » des ferroniers de Rhyd-y-Car. Cette « terrace » est en fait une petite rue, complètement rebâtie, et qui compte 6 maisons aménagées selon différentes époques de 1805 à 1985, afin d’illustrer les mutations dans le mode de vie des habitants pendant près d’un siècle de révolution industrielle. On y voit l’évolution en confort et le changement de priorités dans la vie des gens…


Enfin, je relèverai aussi l’église de St-Teilo qui fut sauvée des eaux, amenée pierre par pierre, et dont les fresques naïves sont en cours de restauration. Accordez-vous au moins une journée pour tout visiter, ou au moins une bonne demi-journée, tant le site est énorme!

Enfin le troisième musée que j’ai visité est sans doute le plus classique: le Musée National à Cardiff. Son emplacement et son style valent déjà le coup d’oeil! Cardiff s’étant développée surtout au XIXe, le développement y fut plus planifié que dans certaines villes plus anciennes.

Au début du XXe siècle, le Centre civique (ou Cathays Park) était construit, regroupant plusieurs bâtiments d’importance civique: musée, hôtel de ville, court de justice, monument aux morts, parc, différents bâtiment de l’Université du Pays de Galles…  le tout dans une belle unité de style qui forme un des plus jolis ensembles urbanistiques de Grande-Bretagne. Le Musée lui-même est un bâtiment à l’air cossu qui regroupe histoire naturelle, histoire du Pays de Galles, archéologie et art.

A côté des dinosaures, des poteries celtes ou des requins empaillés que l’on trouve dans la Mer d’Irlande, vous trouverez aussi une belle collection impressionniste. Comme nous sommes au Pays de Galles, la galerie d’art contemporain est centrée sur les artistes locaux et vaut la peine d’être explorée, pour y découvrir des artistes moins connus.

Le plein de culture est fait, je crois!

De Michelle Carrupt le 20. Octobre 2011 à 17.31  
Catégories: Récits de voyage, Suisse

Les vacances d’automne ne riment pas forcément avec voyage à l’étranger. Il faut pouvoir aussi proposer aux enfants des activités proches de chez eux pour les occuper pendant que les parents travaillent! C’est la tâche à laquelle je me suis attelée la semaine dernière: distraire deux jolies petites filles de 5 et 8 ans, qui adorent voyager et qui sont curieuses de tout. C’est ainsi qu’elles ont visité à Berne le Sensorium de Rüttihubelbad, le musée Paul Klee et le musée de la main à Lausanne, dans l’ordre de leur préférence.

Sensorium de Rüttihubelbad, Berne

Elles ont particulièrement aimé de pouvoir participer, toucher, jouer, expérimenter au Sensorium de Rüttihubelbad. Ici, le visiteur expérimente

« comment l’oeil voit, l’oreille entend, le nez sent, la peau sent, les doigts touchent, le pied comprend, la main saisit, le cerveau pense, le poumon respire, le sang bat, le corps vibre ».

Mes nièces ont vraiment adoré, ont parcouru avec très grand intérêt les 53 stations de l’exposition. C’est ludique, instructif et très motivant pour les parents aussi! Les explications sont également données en français, indispensable pour les francophones. Et puis, ce n’est pas si éloigné de la Suisse romande, on peut s’y rendre en transports publics. La FAQ du sensorium répond à toutes vos questions. Comptez un minimum de 2 heures pour une visite qui en vaille la peine.

Centre Paul Klee Creaviva Berne

Déjà visité en 2009, le Centre Paul Klee représente un must des vacances d’automne dans la famille. Que la ville de Berne est belle en automne! La prochaine fois, on prend la journée pour visiter aussi la ville.

Cette fois-ci, nous avons visité l’exposition « Eiapopeia. L’enfant en Klee » et nous avons participé à l’atelier Creaviva. Le thème de ce mois étant les jeux de chance, les enfants ont réalisé un jeu de chance en fabriquant des cartes à jouer, imitant le travail de Paul Klee.

Petit bémol: bien qu’annoncé aussi en français, tout l’atelier est donné en bernois! Une occasion manquée pour réviser les chiffres en allemand, appris à l’école! Dur apprentissage des langues, des dialectes et du traitement des minorités linguistiques en Suisse. Naé, 5 ans, n’a pas aimé du tout: « Le monsieur avait dit qu’il traduirait les explications en français, mais il a tout dit en allemand, j’ai rien compris. C’est pas cool! » Heureusement qu’à la dernière minute, une règle du jeu de chance en français nous a été remise!

Par contre, mes nièces ont passé plus d’une heure à imiter les dessins de Paul Klee de « Eiapopeia. L’enfant en Klee », avec le matériel qu’on leur a remis à l’entrée. Les dessins de Paul Klee se prêtent bien à cet exercice et elles ont été très fières de ramener leurs œuvres chez elle.

Musée de la main Lausanne

Nous avons aussi visité l’exposition consacrée à la peau du Musée de la main à Lausanne. Les filles ont été intéressées à certaines expériences comme le test de vieillissement de la peau, les jeu de masques, les fourrures animales, mais ont trouvé les représentations de maladies de peau « dégoûtantes » et les soins aux grands brûlés tout à fait impossibles à regarder! Certains moulages sont très réalistes, même s’il doit être rare de voir ces horreurs de nos jours! Cette exposition conviendra mieux aux enfants plus grands (dès 10 ans). Mais il faisait beau à Lausanne et la sortie était tout de même intéressante, surtout couplée avec un tour au parc et lac de Sauvabelin.

Il va falloir qu’on revienne à Lausanne d’ici au 12 février 2012 pour voir l’expo Playmobil Fab au Mudac qui n’ouvre que le 19 octobre. Je suis certaine que ça plaira beaucoup à mes nièces, fans de Playmobil!

Si vous avez découvert des expositions pour les enfants, n’hésitez pas à les partager en commentaire ou sur notre page Facebook.

De Nathalie Hamidi le 6. août 2010 à 11.34  
Catégories: Japon

Le Musée Ghibli à TokyoImpossible que vous ne connaissiez pas Hayao Miyazaki, la personne derrière les films d’animation les plus réussis depuis le début des années 70.

Que ce soit Le chateau de Cagliostro, Mon voisin Totoro, Princesse Mononoké ou, plus récemment, Ponyo sur la falaise, son succès est planétaire et incontesté.

Dans le quartier Mitaka à Tokyo au Japon, un musée consacré à ses créations a été construit en 2001: le Musée Ghibli, en référence au Studio Ghibli dont il est le cofondateur.

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De Mirko Humbert le 10. juillet 2009 à 15.20  
Catégories: Chine, Conseils

Vous êtes de passage à Shanghaï et voulez en faire le tour rapidement? Aucun problème, car malgré l’étendue étourdissante de la mégapole, on y circule assez facilement grâce aux métros et aux innombrables taxis. Les principales attractions touristiques sont également proches les unes des autres, ce qui facilite la visite. Voici une proposition de choses à faire en une journée pour le voyageur pressé.

Matin: Pudong, balade dans une forêt de tours

Photo <a href=A Shanghaï, le fleuve sépare deux époques d’une même ville. Pudong en abrite la partie moderne. Une balade s’y impose pour le touriste de base qui devra lever la tête pour entrevoir le bout des gratte-ciel dans le quartier de Lujiazui. On peut également se promener le long de la rivière Huangpu et admirer le Bund de l’autre côté. Pour se sentir moins minuscule, une seule solution: monter au sommet d’un des gratte-ciel, soit la tour de télévision (468m) en payant une entrée, soit la tour Jin Mao (421m) en allant boire un verre au bar qui se trouve à son sommet. La vue n’y est malheureusement pas toujours optimale en raison de la pollution qui provoque un brouillard quasi-permanent.

Début d’après-midi: Place du Peuple, visite du Musée de l’Urbanisme

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Photo Marc van der Chijs

Petit espace de verdure au coeur de la ville, la place du peuple est entourée d’immeubles aux architectures variées: tours interminables, musées originaux, austères bâtiments adminitratifs ou théâtres. Entre autres musées, je conseillerais de faire un saut au Musée de l’Urbanisme de la ville. Un musée de taille modeste qui permet d’avoir un aperçu de la ville, avec en apothéose une maquette de la ville au sommet.

Fin d’après-midi: promenade sur le Bund

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Si Lujiazui est le centre financier de la Shanghai moderne, le Bund est son pendant des années 30. Des bâtiments prestigieux s’y côtoient le long de la rivière, avec une vue privilégiée sur les nouvelles tours. Un passage incontournable.

Soirée: shopping à la rue de Nanjing

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Nommé d’après l’ancienne capitale chinoise, la rue de Nanjing, avec ses innombrables lumières, est la plus connue de Shanghaï. Pris individuellement, les panneaux publicitaires de cette rue sont tous plus laids les uns que les autres, mais deviennent ensemble une sorte de fresque lumineuse. La rue est piétonne et donc assez agréable du point de vue circulation, avec des magasins à perte de vue. Un rêve pour les accros au shopping. Attention toutefois à éviter les insupportables arnaqueurs, pseudo-étudiants en art et autres pickpockets.

De Marco Castroni le 15. avril 2009 à 9.27  
Catégories: Allemagne, Récits de voyage

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Plusieurs fois démolie et reconstruite, divisée et reconstituée, Berlin est une ville en mutation pérenne, toujours à la recherche de son identité. Dans son paysage fait d’immeubles modernes, de métros aériens, de parcs et de chantiers, on a de la peine à trouver un point de référence, un endroit qui puisse être qualifié de vrai cœur de la ville.

Pourtant, ce cœur existe, et se trouve à l’Est, tout près de l’Alexanderplatz. Il est constitué des deux villes jumelles de Nikolaiviertel (vieux Berlin) et Cölln.

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Carte de Berlin en 1688: Nikolaiviertel (vieux Berlin) en mauve, Cölln en jaune.

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Le même territoire aujourd’hui, avec accès et points d’intérêt.

1) Nikolaiviertel, ou le Vieux Berlin

Situé près du seul pont sur la Spree entre Francfort-sur-Oder et Magdebourg, le vieux Berlin naquit autour de 1200. Détruit pendant la Deuxième Guerre Mondiale, puis reconstruit dans le style soviétique, le Vieux Berlin a été restoré en 1987, pour les 750 ans de la ville. Certains bâtiments ont été reconstruits dans le style médiéval, mais certains autres ont été simplement habillés et conservent la forme typique des immeubles de location est-allemands.

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Le centre du Vieux Berlin est la Nikolaikirche, le plus vieux bâtiment de toute la ville. Construite autour de 1230, la Nikolaikirche est une église gothique en briques, avec trois nefs de la même hauteur.

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Un autre point d’intérêt est la Mairie Rouge (Rotes Rathaus), l’Hôtel de Ville de Berlin.

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2) Cölln

Le centre de Cölln est un bâtiment qui n’existe plus. Ou, peut-être, un bâtiment que n’existera plus dans quelques années. Ou mieux, un bâtiment qui n’existe pas encore. Tout ça parce que sur le même site, un des plus significatifs de Berlin, ont vu le jour deux des symboles de la ville.

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L’un d’entre eux était le Château de Ville (Stadtschloss), la résidence des empereurs d’Allemagne. Construit entre le 16ème et le 19ème siècle, le Stadtschloss à été détruit en 1950.

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L’autre est le Palais de la République. Construit en 1973, il abritait le parlement de l’Allemagne de l’Est, ainsi que des auditoriums, des restaurants et des salles de bowling. Et maintenant, Le Palais de la République est en train d’être démoli, pour laisser sa place à une nouvelle reconstruction du Stadtschloss.

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Sur la même place, un fragment du Stadtschloss est dans le bâtiment du Staatsrat, le Conseil d’État Est-Allemand.

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De l’autre côté de la place se trouve la Cathédrale, construite à la fin du 19ème siècle et inspirée de la Renaissance italienne.

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Et après la Cathédrale, l’île aux Musées, où le seul problème pour les passionnés d’art est le choix:

Le Musée Bode, avec ses collections de sculptures, médailles et pièces d’art byzantines.

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Le Musée de Pergame, avec le Grand Autel.

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Et l’Altesmuseum, avec la collection artistique de la famille royale de Prussie, ses collections d’antiquités égyptiennes et greco-romaines, et la collection d’art contemporain de l’Allemagne de l’Est.

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Et sur le pré devant l’Altesmuseum, je vous donne rendez-vous pour la prochaine balade.

images: wikipedia (1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,14,15,16), Microsoft Virtual Earth.

De Mirko Humbert le 9. mars 2009 à 10.38  
Catégories: Conseils, Littérature

global lucerne 3D

L’office du Tourisme de la ville de Lucerne, en partenariat avec la société Virtual Graphixx, met désormais une version 3D ses principaux bâtiments touristiques à disposition sur Google Earth. En téléchargeant ce fichier kml sur le site de Lucerne Tourisme, vous pourrez avoir un aperçu de la géographie de la ville avec ses principales attractions. Si vous n’avez pas installé le logiciel, vous pouvez toujours visionner ce petit film.

screenshot-lieux-temporairesCette nouvelle fonctionnalité permet au visiteur de prévoir sa journée en se faisant une première idée des distances à parcourir entre les différentes attractions, mais aussi en donnant un premier aperçu des bâtiments, qui lui donnera l’envie de s’y rendre ou non.

Après avoir ouvert le fichier kml dans Google Earth, vous devriez voir apparaître dans vos lieux temporaires un dossier « Luzern ». Dans celui-ci, les modèles de bâtiments sont classés par catégories: historique, églises, musées,… Une bonne manière de révéler uniquement les endroits concernant vos centres d’intérêt en activant/désactivant les dossiers.

Vous pouvez aussi bien sûr activer d’autres calques inclus dans Google Earth pour avoir plus d’informations sur les différents éléments que vous parcourez sur la carte.

Pour l’instant, Zürich et Lucerne sont les deux seules villes de Suisse à avoir modélisé une grande partie de leur centre-ville, mais il est fort probable que les autres villes feront aussi ce pas salutaire au niveau touristique. En attendant je vous propose une petite visite des monuments de Lucerne au travers de quelques captures d’écran prises sur Google Earth. Un petit conseil cependant, rendez-vous sur place, la ville en vaut la peine.

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Le bord de la rivière, avec les premiers bâtiments de la vieille ville.

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Le panorama Bourbaki, immeuble abritant le célèbre panorama réalisé par Edouard Castres pour immortaliser le passage de la frontière Suisse par les troupes françaises du général Bourbaki en hiver 1871.

casino lucerne 3D

Pour ceux qui en ont les moyens, le casino vous permettra de dilapider votre argent en toute quiétude.

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L’Eglise des Jésuites, construite au XVIIe siècle dans un style baroque.

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Le palais de la culture et des congrès, réputé pour la qualité de l’accoustique de sa salle des concerts et conçu par Jean Nouvel, architecte français de renommée internationale.

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Un bateau, sans doute modélisé pour rappeler au touriste que la croisière sur le lac est une activité quasi-incontournable à Lucerne.

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Le Musée des transports, modélisé de manière détaillée.

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Probablement l’un des derniers avions Swissair, visible uniquement au Musée des Transports ou… sur Google Earth.

De Mirko Humbert le 5. mars 2009 à 19.22  
Catégories: Actualités, Suisse

chateau de thoune

De passage à Thoune, se rendre au château qui surplombe la ville devient presque une obligation. Pour la beauté du bâtiment bien sûr, mais aussi pour le chemin qui y mène.

Construit par le duc Berthold de Zaehringen au 12ème siècle, il abrite en son donjon un musée historique qui expose toutes sortes d’objets à l’intérêt variable. Le curieux assouvira toutefois sans peine sa soif de connaissance de la région. En arrivant au château, on ne peut être qu’enchanté par l’architecture imposante du lieu et la vue qui est offerte pour peu qu’on veuille bien se tourner: le lac de Thoune et les Alpes bernoises.