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De Corinne Stoppelli le 17. février 2011 à 16.05  
Catégories: Récits de voyage, Thaïlande

Cet article fait partie d’une série sur le Mae Hong Son Loop, un parcours à deux roues en Thaïlande du nord.
Vous pouvez lire l’article précédent, Mae Chaem, ou commencer par le début: Roadtrip en Thaïlande du nord.

Dernière étape de notre aventure prolongée… Il est temps d’attaquer la rude montée vers Doi Inthanon, le sommet le plus haut de la Thaïlande. Le propriétaire du Ben’s House à Mae Chaem, où nous prenons notre petit-déjeuner, nous rassure: la route n’est pas trop pentue, on ne devrait pas avoir à marcher.

Presque arrivées!

Presque arrivées!

Enthousiastes, on met les gaz. Pas pour très longtemps malheureusement… Mon élégant scooter automatique se refuse à porter deux occidentales aussi haut, ‘je suis de la ville, moi, mesdames’. Nous alternons donc marche, pousse de moto, et petits bouts plein d’espoir sur le deux-roues. Il fait très chaud.

Le sommet commence à nous apparaître… On voit poindre les cimes brillantes des deux temples Phra Maha Dhatu Nabha Metaneedol et Nabhapol Bhumisiri. Ils paraissent très proches, et à la fois très lointains compte tenu de la dernière ligne droite qui nous attend: encore bien plus raide que tout le reste. Nous marchons sur à peu près 2 kilomètres, presque prêtes à renoncer et redescendre… Mais pas question, c’est sur ma liste de choses à faire avant de mourir, alors je persisterai.

À grand peine, nous atteignons les temples… Pour réaliser que le sommet, c’est encore un bout plus haut. Bon, on fait halte aux temples, et on décidera ensuite.

Le temple Phra Maha Dhatu Nabha Metaneedol

Le temple Phra Maha Dhatu Nabha Metaneedol

On paie l’entrée, et on a droit à un taxi gratuit jusqu’aux bâtisses… 150m à tout casser, c’est original. Les temples sont particuliers: très modernes, à l’esthétique et au contenu très épurés. On est surprises, mais ravies, de constater qu’on y a accès via des escaliers mécaniques. La vue vaut le détour: 180° de délices visuels.

L'un des temples au haut de la montagne

L'un des temples au haut de la montagne

Et ensuite, que fait-on? On ne va pas réussir à atteindre le sommet dans notre situation. Alors je prends le scooter, et mon amie fait du stop: un couple thaïlandais sympathique l’amène au haut.

La vue depuis les temples

La vue depuis les temples

Nous sommes un peu déçues: à part 3 panneaux différents indiquant que nous nous trouvons au sommet le plus haut de la Thaïlande, le piédestal qui est censé nous offrir une vue incroyable ne nous montre qu’un amas… d’arbres et de nuages. Et puis, c’est fait: je peux tracer un autre accomplissement de ma liste, malgré tout.

Le point le plus haut de Thaïlande (2'565m)

Le point le plus haut de Thaïlande (2'565m)

Nous nous consolons aisément d’avoir pu être témoins de toutes les autres merveilles sur notre route jusqu’ici: 6 jours d’une incroyable beauté et d’expériences enrichissantes… Et nous reprenons la route vers Chiang Mai — à nous la folle descente et les mille excitants virages.

La chute d'eau Wachirathan, dans le parc national de Doi Inthanon

La chute d'eau Wachirathan, dans le parc national de Doi Inthanon

De Michelle Carrupt le 9. septembre 2009 à 5.36  
Catégories: Cambodge, Conseils

Plus de deux millions de touristes découvrent chaque année les vestiges archéologiques des fabuleux temples d’Angkor, patrimoine mondial de l’Humanité protégé par l’Unesco. Il faudra encore bien des années pour que cette civilisation dévoile tous ses secrets et qu’on comprenne pourquoi elle a disparu.

Les visiteurs débarquent à Siem Reap, la ville d’où partent toutes les visites. Ils ont souvent assez peu d’idées sur ce qu’ils vont voir. Angkor est un parcours quasi obligé, proposé par tous les tours opérateurs de l’Asie du Sud Est. Les cars déversent leur quota de touristes tous les jours devant les mêmes temples, au même moment, et ils tournent tous dans le même sens. Les visites des temples principaux se font au pas de charge. Les touristes se retrouvent un peu piégés sans pouvoir s’éloigner de la boucle. Accablés de chaleur, on les voit déambuler plus ou moins hébétés et plus ou moins intéressés par les informations que débitent des guides récitant fidèlement un texte souvent appris par cœur. Ah, les joies du tourisme de masse!

Si vous voulez éviter cette foule bruyante et encombrante, voici quelques trucs que j’ai testés lors d’un voyage à Angkor. Fuyez les groupes, documentez-vous un peu avant la visite et surtout prenez le temps de découvrir les lieux et les gens. On peut tout à fait visiter Angkor seul. Le site est très vaste, les temples très nombreux. Il est facile de trouver un moyen de locomotion individuel à des prix très abordables.
Angkor-57

Billets d’entrée

Pour visiter le site, il faut acheter un pass à l’entrée du parc. Le prix est de $20 (US) pour un pass d’un jour, $40 pour 3 jours consécutifs, $60 pour 7 jours consécutifs. La durée est fonction de votre emploi du temps, mais un jour n’est pas suffisant. Si vous arrivez le soir, vous pouvez acquérir le pass pour le lendemain, histoire de ne pas perdre du temps dans les files d’attente.

Moyen de locomotion

Évitez les cars et bus pour les groupes ainsi que les vélos: les cars pour d’évidentes raisons et le vélo parce qu’il fait trop chaud. De plus, en cas de pluie, les chemins deviennent vraiment boueux et glissants et une crevaison loin de votre lieu de résidence peut s’avérer dangereuse. La nuit tombée, il veut mieux ne pas se trouver hors de la ville de Siem Reap.

Tuk-tuk d'AngkorPrévilégiez le tuk-tuk, tricycle à moteur avec cabine, la moto ou la voiture climatisée avec chauffeur. Il faut compter environ $35 pour la journée pour une voiture avec chauffeur. Il y a toujours un supplément pour les temples les plus éloignés. L’essence coûte cher, c’est donc tout à fait normal. Le chauffeur vient vous prendre à votre hôtel et vous y ramène le soir. Il peut vous faire découvrir des endroits moins courus que d’autres. S’il parle anglais, vous pourrez discuter avec lui et connaître un peu des conditions de vie des Cambodgiens d’aujourd’hui.

Horaires

Le site ouvre à 5h et ferme à 18h. Il faut donc se lever très tôt pour voir le lever du soleil et arriver sur les lieux avant les groupes de touristes. Tous les groupes vont au même point voir le lever ou le coucher du soleil. Si vous n’aimez pas faire le mouton, attendez qu’ils aient quitté le temple. Certes, vous n’aurez pas « la » photo du lever de soleil derrière « la » bonne pierre, mais le plaisir de la visite sur un site quasi désert et silencieux est incomparable!

Quels temples visiter

Les temples les plus spectaculaires, les mieux restaurés sont les plus visités. En s’éloignant un peu des grands circuits, on peut faire de très belles découvertes en évitant la foule. Cette liste complète des temples et de leur emplacement sur le site vous aidera à planifier vos visites. Il faut prévoir du temps sur chaque site, les visites au pas de charge n’ont que peu d’intérêt et vous laisseraient un mauvais souvenir. Mon temple préféré: Banteay Srey, visité en fin de journée, dans une belle lumière, avec peu de monde.
Banteay Srey
Préparer son circuit en allant dans le sens inverse des groupes. Tous les bus arrivent en même temps et commencent le circuit au même endroit, en général au début du site. Si vous disposez d’un véhicule individuel, allez au temple le plus lointain et faites le circuit dans le sens inverse des foules.

Vendeurs de souvenirs

Le Cambodge est un pays très pauvre et le maigre salaire de ces jeunes est souvent la seule ressource pour toute une famille. Leur acheter quelque chose ne vous coûtera que quelques $ avec lesquels ils pourront vivre mieux. N’exhibez toutefois pas vos valeurs, soyez fermes si vous ne voulez rien acheter, ne marchandez pas pour quelques centimes mais ne soyez pas naïfs non plus. Ne les regardez pas comme des ennemis, des arnaqueurs, mais plutôt comme des jeunes luttant pour leur survie. Échangez quelques mots en anglais avec eux, parlez de leurs conditions de vie quotidiennes — c’est enrichissant pour vous comme pour eux.

Guides touristiques

Faut-il un guide touristique pour visiter Angkor ? Tout dépend de vos envies, de vos connaissances, de votre intérêt pour l’archéologie et pour l’histoire de cette région. Ça dépend aussi des guides, car il y a guides et guides. On peut tout à fait se débrouiller par soi-même, avec des guides papier qui décrivent les endroits à visiter et en préparant ses visites. Les bons guides francophones sont très rares, à moins d’avoir affaire à un organisme spécialisé.

Pour aller plus loin