14Articles associésvisite

De Corinne Stoppelli le 23. septembre 2011 à 9.52  
Catégories: Philippines, Récits de voyage

Adieu, Philippines! Je vous aimais.
La Thaïlande m’attend, inconnue, pleine de surprises, probablement très douce.

Le fameux fast food Inasal et un échantillon des moyens de transport les plus utilisés.

Je quitte les îles pour la capitale, Manille, où je devrai passer une nuit. J’ai réservé un lit dans un dortoir, quelque part. À mon atterrissage, je saute dans un taxi, à l’autre bout de l’aéroport: ceux qui sont stationnés en face vont m’embrouiller, tout le monde me l’a dit.

Le conducteur n’a pas vraiment d’idée concernant ma destination, mais il se rend dans la bonne direction. On arpentera quelques rues avant de dénicher la guesthouse, derrière un portail massif cadenassé à triple tour…

Dans le voisinage, on me dévisage. J’ai l’impression d’être un filet juteux. Je sonne, rentre, on m’ouvre et on referme derrière moi avec la même précaution immédiatement. » lire la suite

De Stephanie Booth le 27. juillet 2011 à 15.09  
Catégories: Conseils

Après plusieurs années de peu de vacances (mais parfois, beaucoup de voyages professionnels) — je rattrape le retard en m’offrant cette année un nombre assez indécent de semaines de vacances.

Un peu trop peut-être, mais après la privation, quelques excès sont inévitables.

Je me rends compte qu’à côté des voyages professionnels et des voyages-vacances pour décrocher, il y a un troisième type de voyage que j’ai un peu négligé jusqu’ici: le voyage « pour être ailleurs » ou « pour être avec certaines personnes ».

C’est le voyage un peu « nomade moderne ». On n’interrompt pas son travail, on ne décroche pas, mais on profite d’être quand même ailleurs ou avec d’autres personnes que d’habitude. Bien sûr, ça s’adresse aux gens qui peuvent travailler à distance, indépendants ou non.

Pour moi, en tous cas, c’est le moyen idéal de passer du temps avec mes proches à l’étranger sans pour autant me retrouver avec une année de travail qui étouffe sous mes jours de vacances. Ou de passer un nombre indécent de semaines en Inde, deux années de suite.

De Nathalie Hamidi le 7. septembre 2010 à 8.38  
Catégories: Conseils, Etats-Unis

Si vous ne connaissez pas par coeur le film d’animation Cars, c’est que vous n’avez pas de jeunes enfants. J’ai vu, et revu, et re-revu ce film depuis deux ans, et il m’a donné envie d’aller faire un tour sur la Route 66 aux États-Unis!

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De Mélissa Monaco le 14. avril 2010 à 11.22  
Catégories: Récits de voyage, Suède

Stockholm, Around Gamla Stan
Tenter un week-end pascal dans une capitale scandinave, c’est un peu comme jouer à la roulette. On mise sur la météo en espérant qu’on tirera le temps approprié (du soleil, au moins). C’est qu’à cette époque, les prix des vols et des hôtels restent relativement bas, ce qui peut s’avérer appréciable dans une région connue pour ne pas être bon marché. J’avais donc décidé de passer un long week-end à Stockholm.

Et j’ai gagné le jack-pot! Il se trouve que je suis arrivée au premier jour du vrai printemps. Le fond de l’air était frais mais au soleil, les terrasses faisaient le plein et les Suédois avaient un air béat que seuls ceux qui sont privés de l’astre du jour pendant de longs mois peuvent avoir. C’était ma première visite à Stockholm et je n’ai pas eu assez de trois jours pour tout faire!

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De Mélissa Monaco le 15. Octobre 2009 à 17.59  
Catégories: Brésil, Conseils

Après vous avoir donné un avant-goût de la « Citade Meravighliosa » (partie 1, partie 2), je suis sûre que certains d’entre vous ont une folle envie d’y aller… mais Rio traîne toujours une certaine « réputation »: celle d’être une ville violente, peu sure. J’ai passé en tout quatre jours seule à me balader de jour comme de nuit.

Certes, la grande division socio-économique existe bel et bien et les bâtiment résidentiels barricadés sont assez saisissants, mais les choses ont changé depuis quelques années et bien qu’une certaine vigilance reste de mise, il y a de fortes chances pour que vous rentriez sans problèmes avec bagages et souvenirs inoubliables.

Voici mes quelques conseils :

1. Apprenez un peu de portugais. Rio a beau être une ville touristique, l’anglais est loin, très loin d’être généralisé. Avec ma connaissance de l’italien et celle, plus rudimentaire, de l’espagnol, je suis arrivée plus ou moins à comprendre ce que l’on me disait. M’exprimer, c’était autre chose. Quelques phrases usuelles et un peu de patience et de déduction devraient vous aider à faire tomber la barrière des langues.

2. Go local: on ne vous le dira jamais assez, le meilleur moyen de se faire repérer, c’est de ressembler à un touriste! Il ne m’a pas fallu longtemps pour remarquer que, riche ou pauvre, les cariocas ont un trait en commun: ils portent tous des tongs ou des sandales. Seul le Centro où se trouvent les bureaux échappe au phénomène. Je me suis donc bien vite rendue au supermarché le plus proche (une pharmacie/boutique de cosmétiques comme il y en a tant suffit aussi) pour acheter une paire de Havaianas (évitez les slims si vous comptez marcher beaucoup). Quand au style vestimentaire: short, t-shirt, robe d’été, lunettes de soleil… tout ce qui est léger, et un petit sac. Evitez le sac à dos! On n’a pas d’yeux derrière le dos et à moins que vous ne partiez en expédition dans la forêt de Tijuca, il crie « touriste ! » à tous les pick-pockets. Avec ma robe de plage, mes tongs, ma besace en toile et un sac en plastique du supermaché je me suis même faite aborder par de pauvres âmes perdues qui pensaient que j’étais du coin et que je pourrais les aider. Pari gagné!

3. Se balader ou aller à la plage: la première règle d’or est de ne prendre que le minimum d’argent liquide lorsque vous vous baladez. Si vous avez une carte bancaire et une carte de crédit, laissez la carte de crédit dans un lieu sûr et mettez votre carte bancaire ailleurs que dans votre portefeuille (je me balade toujours avec un bouquin et c’est là que je cache ma carte de banque). Bannissez d’ailleurs le portefeuille et préférez-lui un petit porte-monnaie qui fera très bien l’affaire.

J’étais seule pour passer deux demi-journées à la plage, et n’avais donc personne à qui confier mes affaires. Comme j’adore faire de la photo, je ne pouvais me résoudre à laisser mon appareil à l’hôtel (ce qui serait la solution la plus sage). A Ipanema, la plus huppée, j’ai simplement fait appel à mes voisins de serviette afin qu’ils jettent un œil à mes affaires pendant que je faisais trempette. A Copacabana, beaucoup plus bondée, j’avais pris des photos avant d’y lézarder et avais laissé mon appareil photo dans ma valise. Néanmoins, si vous ne pouvez pas vous en passer, ou retourner rapidement à votre hôtel le déposer, faites vos photos avant ou après votre passage, allez commander une agua de coco ou une caïpirinha dans un des nombreux kiosques et demandez gentiment aux tenanciers s’ils veulent bien garder votre précieux! De même, si vous utilisez les services des plagistes (ce sont souvent des dames ou des messieurs d’un certain âge qui « gèrent » une parcelle de sable et qui louent parasol, chaises longues, etc.), cela ne coûte rien de demander leur aide (sauf peut-être un petit pourboire pour leur service).

4. Visiter une favela: C’est toujours un point sensible et un élément sujet à débat. Doit-on se rendre dans ces zones à la réputation de pauvreté et de violence? Si oui, comment éviter d’être voyeur? Et sera-t-on en sécurité? Le meilleur moyen pour éviter les problèmes et visiter dignement Rocinha, la plus grande des favelas, est de passer par une association de quartier ou par le Favela Tourism Workshop. Si vous n’êtes pas un habitué, je vous recommande fortement de ne pas y aller seul.

5. Transport et sécurité: Les bus et métro sont d’excellents moyens pour se déplacer en ville. Le métro est idéal pour ceux qui restent dans le centre de Rio (il n’est pas très étendu) et les bus sont en abondance. Le seul hic des bus? Il est impossible de savoir par où ils passent! Aux arrêts, vous trouverez le numéro des bus mais aucune indication sur son trajet ou sa destination! J’ai même réussi à me perdre en rentrant vers Barra de Tijuca. Le bus passait bien dans le quartier, mais pas là où je devais aller. Néanmoins, vous pouvez trouver de l’aide par ici: http://www.rioonibus.com/guia_de_itinerarios/index.asp . Beaucoup de guides conseillent de ne pas prendre de bus tard le soir mais en observant, j’ai pu remarquer qu’il y a beaucoup de gens qui continuent de le prendre. Cela reste à votre appréciation (par exemple, si vous restez dans la « zona sul », il ne devrait pas y avoir de problèmes)… mais si vous avez du chemin à faire, n’hésitez pas à prendre un taxi. De même, se balader la nuit n’est pas recommandé, même sur une courte distance, mais à nouveau, cela dépend de la situation (par exemple, je suis rentrée à mon hôtel situé à Copacabana à pied puisque les rues étaient encore très fréquentées passé minuit mais autrement, je n’aurait pas hésité à prendre un taxi).

6. En vrac: évitez le Centro après les heures de bureau (l’endroit devient désert et dangereux), ne ramenez pas d’inconnus dans votre hôtel et, surtout si vous êtes une fille, soyez prudents si on vous offre un verre ou même un bonbon (une drogue connue sous le nom de « Bonne nuit, Cendrillon » circule de cette façon) et laissez votre passeport dans en endroit sûr tout en ayant une photocopie avec vous, au cas où vous vous feriez contrôler.

7. Le meilleur conseil que je puis vous donner est: profitez, profitez, profitez! Moi, je suis déjà en train de planifier mon retour!

De Michelle Carrupt le 9. septembre 2009 à 5.36  
Catégories: Cambodge, Conseils

Plus de deux millions de touristes découvrent chaque année les vestiges archéologiques des fabuleux temples d’Angkor, patrimoine mondial de l’Humanité protégé par l’Unesco. Il faudra encore bien des années pour que cette civilisation dévoile tous ses secrets et qu’on comprenne pourquoi elle a disparu.

Les visiteurs débarquent à Siem Reap, la ville d’où partent toutes les visites. Ils ont souvent assez peu d’idées sur ce qu’ils vont voir. Angkor est un parcours quasi obligé, proposé par tous les tours opérateurs de l’Asie du Sud Est. Les cars déversent leur quota de touristes tous les jours devant les mêmes temples, au même moment, et ils tournent tous dans le même sens. Les visites des temples principaux se font au pas de charge. Les touristes se retrouvent un peu piégés sans pouvoir s’éloigner de la boucle. Accablés de chaleur, on les voit déambuler plus ou moins hébétés et plus ou moins intéressés par les informations que débitent des guides récitant fidèlement un texte souvent appris par cœur. Ah, les joies du tourisme de masse!

Si vous voulez éviter cette foule bruyante et encombrante, voici quelques trucs que j’ai testés lors d’un voyage à Angkor. Fuyez les groupes, documentez-vous un peu avant la visite et surtout prenez le temps de découvrir les lieux et les gens. On peut tout à fait visiter Angkor seul. Le site est très vaste, les temples très nombreux. Il est facile de trouver un moyen de locomotion individuel à des prix très abordables.
Angkor-57

Billets d’entrée

Pour visiter le site, il faut acheter un pass à l’entrée du parc. Le prix est de $20 (US) pour un pass d’un jour, $40 pour 3 jours consécutifs, $60 pour 7 jours consécutifs. La durée est fonction de votre emploi du temps, mais un jour n’est pas suffisant. Si vous arrivez le soir, vous pouvez acquérir le pass pour le lendemain, histoire de ne pas perdre du temps dans les files d’attente.

Moyen de locomotion

Évitez les cars et bus pour les groupes ainsi que les vélos: les cars pour d’évidentes raisons et le vélo parce qu’il fait trop chaud. De plus, en cas de pluie, les chemins deviennent vraiment boueux et glissants et une crevaison loin de votre lieu de résidence peut s’avérer dangereuse. La nuit tombée, il veut mieux ne pas se trouver hors de la ville de Siem Reap.

Tuk-tuk d'AngkorPrévilégiez le tuk-tuk, tricycle à moteur avec cabine, la moto ou la voiture climatisée avec chauffeur. Il faut compter environ $35 pour la journée pour une voiture avec chauffeur. Il y a toujours un supplément pour les temples les plus éloignés. L’essence coûte cher, c’est donc tout à fait normal. Le chauffeur vient vous prendre à votre hôtel et vous y ramène le soir. Il peut vous faire découvrir des endroits moins courus que d’autres. S’il parle anglais, vous pourrez discuter avec lui et connaître un peu des conditions de vie des Cambodgiens d’aujourd’hui.

Horaires

Le site ouvre à 5h et ferme à 18h. Il faut donc se lever très tôt pour voir le lever du soleil et arriver sur les lieux avant les groupes de touristes. Tous les groupes vont au même point voir le lever ou le coucher du soleil. Si vous n’aimez pas faire le mouton, attendez qu’ils aient quitté le temple. Certes, vous n’aurez pas « la » photo du lever de soleil derrière « la » bonne pierre, mais le plaisir de la visite sur un site quasi désert et silencieux est incomparable!

Quels temples visiter

Les temples les plus spectaculaires, les mieux restaurés sont les plus visités. En s’éloignant un peu des grands circuits, on peut faire de très belles découvertes en évitant la foule. Cette liste complète des temples et de leur emplacement sur le site vous aidera à planifier vos visites. Il faut prévoir du temps sur chaque site, les visites au pas de charge n’ont que peu d’intérêt et vous laisseraient un mauvais souvenir. Mon temple préféré: Banteay Srey, visité en fin de journée, dans une belle lumière, avec peu de monde.
Banteay Srey
Préparer son circuit en allant dans le sens inverse des groupes. Tous les bus arrivent en même temps et commencent le circuit au même endroit, en général au début du site. Si vous disposez d’un véhicule individuel, allez au temple le plus lointain et faites le circuit dans le sens inverse des foules.

Vendeurs de souvenirs

Le Cambodge est un pays très pauvre et le maigre salaire de ces jeunes est souvent la seule ressource pour toute une famille. Leur acheter quelque chose ne vous coûtera que quelques $ avec lesquels ils pourront vivre mieux. N’exhibez toutefois pas vos valeurs, soyez fermes si vous ne voulez rien acheter, ne marchandez pas pour quelques centimes mais ne soyez pas naïfs non plus. Ne les regardez pas comme des ennemis, des arnaqueurs, mais plutôt comme des jeunes luttant pour leur survie. Échangez quelques mots en anglais avec eux, parlez de leurs conditions de vie quotidiennes — c’est enrichissant pour vous comme pour eux.

Guides touristiques

Faut-il un guide touristique pour visiter Angkor ? Tout dépend de vos envies, de vos connaissances, de votre intérêt pour l’archéologie et pour l’histoire de cette région. Ça dépend aussi des guides, car il y a guides et guides. On peut tout à fait se débrouiller par soi-même, avec des guides papier qui décrivent les endroits à visiter et en préparant ses visites. Les bons guides francophones sont très rares, à moins d’avoir affaire à un organisme spécialisé.

Pour aller plus loin

De Mirko Humbert le 20. juillet 2009 à 22.44  
Catégories: Chine, Conseils

Après une première journée à Shanghaï, je vous propose un autre programme si vous avez plus de temps à passer dans la métropole.

Matin: balade au Century Park

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Photo le niners

S’il est une chose qui manque cruellement dans les rues de Shanghaï, c’est bien la verdure. Pour retrouver un semblant de contact avec la nature dans cet univers urbain, une seule solution: direction Century Park. L’entrée du parc est payante mais l’endroit est relaxant. Arbres, petits lacs, jardins chinois, fleurs, tout ce petit monde semble vous inviter à faire une petite sieste. Une matinée passée dans ce cadre, avec vue sur des gratte-ciel lointains, devrait vous requinquer pour affronter la ville dans l’après-midi.

Début d’après-midi: Jing’An temple

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Photo Matthew J. Stinson

Pour le touriste en quête de spiritualité, Shanghaï n’est pas la ville chinoise la plus appropriée. Vous pouvez tout de même passer faire un tour à Jing’An temple. Il s’agit d’un temple bouddhiste bâti en 247 avant JC dans la baie Suzhou, puis déplacé en 1216 durant la dynastie Song. On y retrouve bon nombre d’objets religieux bouddhistes: cloches Ming, bouddhas de jade, statues de divers dieux… Une fois sorti du lieu sacré, une petite promenade dans le quartier s’impose, car c’est un des districts les plus agréables de Shanghaï.

Fin d’après-midi: visite de la Concession française

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Photo Wikipedia

La Concession française de Shanghai est un des vestiges de la présence coloniale française dans la région. Le touriste européen s’y retrouve en terrain plus familier, et surtout dans des rues plus arborisées. L’architecture y est plus occidentale et une zone touristique propose des terrasses pour se reposer un instant.

Soirée: détente dans les clubs de Jazz

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Photo Sonya

Après cette longue journée, un instant de repos est amplement mérité. Pas besoin d’aller bien loin pour cela puisque la Concession française regorge de bars et autres boîtes de nuit. Je conseillerais pour ma part de se rendre dans un des clubs de jazz qui se trouvent dans le quartier. Ma préférence en la matière va au club J’z, où vous trouverez chaque soir un nouveau groupe. La scène y est proche du public qui est souvent invité à participer en fin de soirée, lorsque les jazzmen commencent à improviser.

De Marco Castroni le 15. avril 2009 à 9.27  
Catégories: Allemagne, Récits de voyage

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Plusieurs fois démolie et reconstruite, divisée et reconstituée, Berlin est une ville en mutation pérenne, toujours à la recherche de son identité. Dans son paysage fait d’immeubles modernes, de métros aériens, de parcs et de chantiers, on a de la peine à trouver un point de référence, un endroit qui puisse être qualifié de vrai cœur de la ville.

Pourtant, ce cœur existe, et se trouve à l’Est, tout près de l’Alexanderplatz. Il est constitué des deux villes jumelles de Nikolaiviertel (vieux Berlin) et Cölln.

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Carte de Berlin en 1688: Nikolaiviertel (vieux Berlin) en mauve, Cölln en jaune.

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Le même territoire aujourd’hui, avec accès et points d’intérêt.

1) Nikolaiviertel, ou le Vieux Berlin

Situé près du seul pont sur la Spree entre Francfort-sur-Oder et Magdebourg, le vieux Berlin naquit autour de 1200. Détruit pendant la Deuxième Guerre Mondiale, puis reconstruit dans le style soviétique, le Vieux Berlin a été restoré en 1987, pour les 750 ans de la ville. Certains bâtiments ont été reconstruits dans le style médiéval, mais certains autres ont été simplement habillés et conservent la forme typique des immeubles de location est-allemands.

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Le centre du Vieux Berlin est la Nikolaikirche, le plus vieux bâtiment de toute la ville. Construite autour de 1230, la Nikolaikirche est une église gothique en briques, avec trois nefs de la même hauteur.

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Un autre point d’intérêt est la Mairie Rouge (Rotes Rathaus), l’Hôtel de Ville de Berlin.

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2) Cölln

Le centre de Cölln est un bâtiment qui n’existe plus. Ou, peut-être, un bâtiment que n’existera plus dans quelques années. Ou mieux, un bâtiment qui n’existe pas encore. Tout ça parce que sur le même site, un des plus significatifs de Berlin, ont vu le jour deux des symboles de la ville.

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L’un d’entre eux était le Château de Ville (Stadtschloss), la résidence des empereurs d’Allemagne. Construit entre le 16ème et le 19ème siècle, le Stadtschloss à été détruit en 1950.

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L’autre est le Palais de la République. Construit en 1973, il abritait le parlement de l’Allemagne de l’Est, ainsi que des auditoriums, des restaurants et des salles de bowling. Et maintenant, Le Palais de la République est en train d’être démoli, pour laisser sa place à une nouvelle reconstruction du Stadtschloss.

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Sur la même place, un fragment du Stadtschloss est dans le bâtiment du Staatsrat, le Conseil d’État Est-Allemand.

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De l’autre côté de la place se trouve la Cathédrale, construite à la fin du 19ème siècle et inspirée de la Renaissance italienne.

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Et après la Cathédrale, l’île aux Musées, où le seul problème pour les passionnés d’art est le choix:

Le Musée Bode, avec ses collections de sculptures, médailles et pièces d’art byzantines.

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Le Musée de Pergame, avec le Grand Autel.

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Et l’Altesmuseum, avec la collection artistique de la famille royale de Prussie, ses collections d’antiquités égyptiennes et greco-romaines, et la collection d’art contemporain de l’Allemagne de l’Est.

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Et sur le pré devant l’Altesmuseum, je vous donne rendez-vous pour la prochaine balade.

images: wikipedia (1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,14,15,16), Microsoft Virtual Earth.

De Mélissa Monaco le 4. mars 2009 à 16.59  
Catégories: Conseils, Estonie, Récits de voyage

(suite de la partie 1, publiée il y a une semaine environ)

TallinnLe soleil se lève tout gris sur Tallinn… J’ai encore le temps de profiter du petit déjeuner offert par mon hôtel mais la perspective de choisir entre quatre sortes de poisson fumé le matin ne m’enthousiasme pas trop. Non, j’ai envie d’une pâtisserie… et pour cela, après une rapide promenade à travers Toompea, je me rends chez « Bogapott », au début de la grande descente de Pikk Jalg. L’avantage de Bogapott est que ce n’est pas seulement un café, c’est surtout un studio de céramique, et je compte bien me ramener un petit souvenir. J’entre dans une petite cour. Devant moi, le café, à droite, l’atelier, à gauche, le magasin. Devant l’atelier, un chat miaule pour qu’on le fasse entrer. J’entre.

TallinnL’intérieur boisé et rétro du Bogapott est tout ce dont j’ai besoin en ce dimanche main. Je commande un cappucino cake et un café. Le gâteau est délicieux avec sa mousse de café et son fond de coulis de framboise! Mon gâteau englouti, je vais jeter un œil au magasin. Outre les céramiques (qui sont une spécialité estonienne), on y trouve des objets d’autres artisans: bijoux, articles de déco… Je me décide pour deux tasses à café toutes simples.

En bas de Pik Jalg, j’arrive dans un des coins les plus animés de la ville basse, et tombe quasi nez-à-nez avec Kalev, un des chocolatiers les plus fameux de la ville. La boutique a des airs de fin de 19e siècle! Et HOP? j’emporte un assortiment pour mes collègues. Tallinn étant assez touristique, il est facile d’y trouver des magasins ouverts même le dimanche! Et comme la rue Pikk regorge de bars et de boutiques, pas le temps s’ennuyer. L’heure du rendez-vous avec ma complice de voyage approche. Nous allons consacrer notre après-midi à visiter le Kadriorg.

Kadriorg est un palais d’été, un « modeste manoir » érigé par Pierre le Grand, Tsar de toutes les Russies, qui venait à peine de ravir la région aux Suédois, en l’honneur de sa femme Catherine. Le couple impérial quittait St-Petersbourg pour venir y passer l’été. A présent, le palais et le parc qui l’entoure sont le siège du musée d’Estonie.

TallinnPour atteindre Kadriorg, il faut prendre le Tram 1. Tallinn est très bien desservie: trams, bus et trolleybus y circulent en abondance (attention, il vaut mieux se procurer son ticket à l’avance car acheter le billet au chauffeur vous coûtera plus cher). Nous décidons de nous arrêter un arrêt plus loin que celui prévu car le quartier du Palais faut la promenade.

TallinnDe nombreux riches estoniens y ont fait construire des villas, la plupart en bois. Pour ceux qui comme moi qui vivent entourés de brique, c’est particulèrement charmant et exotique. Certaines sont bichonnées, d’autres tristement laissées à l’abandon… Je me prends à rêver du prix à payer pour une de ces maisons. Mais il fait froid et nous nous pressons de parcourir le parc sous les coins-coins de dizaines de canards colverts. L’été, ce parc doit être une merveille de tranquillité urbaine!

Tallinn, KadriorgÉvidemment, un palais possède toujours une majestueuse allée et celle du Kadriorg est semée de sculptures de glace représentant divers animaux. Au bout, une petite merveille d’architecture baroque peinte de rouge, de jaune et de blanc. Nous entrons et nous voilà transportés au XVIIe siècle. Nous déambulons de salle en salle… En ce dimanche pluvieux, il n’y a presque personne, sauf un groupe de petites filles déguisées en princesses et fascinées par ce que leur racontent les animatrices! Le clou du palais est sans doute la salle de bal, toute ornée de stuc, et la galerie qui la surplombait. On se plaît à imaginer les fêtes qui devaient y être organisées… et espionnées de là-haut.

La visite se termine par le Musée Mikkel, un petit bijou dans un pavillon tout proche du Palais et qui abrite les trésors amassés par Johannes Mikkel, un collectionneur pationné. On y trouve de nombreuses porcelaines d’Allemagne, de France, de Hollande, et également de Chine. Gentiment, les surveillants du musée nous laissent terminer notre visite après l’heure de la fermeture.

Une dernière féerie pour terminer un week-end plein de bonne surprises! Sur le chemin du retour vers mon hôtel, en regardant les patineurs qui glissent devant l’église Niguliste, je suis déjà en train d’échaffauder un plan pour revenir au plus vite dans cette belle du nord!

Tallinn, Kadriorg

Mes bonnes adresses à Tallinn:

  • Tristan ya Isolde : pâtisserie dans un coin de l’hôtel de ville. Cozy, intime, parfait pour une étape avant de continuer la visite de la ville
  • Anneli Viik, Pikk 30 : Chocolatière qui allée apprendre le métier en Belgique. Ses chocolats artisanaux sont de petites œuvres d’art… au goût un peu surprenant.
  • 6pelmeeni, Narva mnt 6 : Pour ceux qui ont une grosse faim mais un petit budget, ce snack est spécialiste en pelmeenid, des espèces de petites quenelles. Il en offre 6 et on paie au poids!
  • Karja Kelder,Vaike-Karja 1: Un restaurant situé dans une cave (déjà complètement tallinnien de ce point de vue là!) et qui offre une bon assortiment de plats à des prix raisonnables.
  • Kompressor, Rataskaevu 3: Avec ses murs rouges bruts, ses grandes tables de bois blond et ses lampes en métal, cette cantine aux airs industriels sert d’énormes crêpes salées et sucrées (les Estoniens adorent les crêpes) à des prix ridicules.
  • Bogapott, Pikk Jalg 9 : Pour les patisseries servies dan café délicieusement rétro et les céramiques du magasin!
  • Reval Café, Müürivahe 14 : Bar et pâtisserie devant, restaurant derrière, cet agréable établissement d’une chaîne de cafés offre un peu de tout. On vous recommande les penne à la sauce vodka et jambon de parme.
  • Kalev, 6 Lai: Le magasin du chocolatier Kavel, pour (se) faire plaisir!
  • Hell hunt, Pikk 39: Bar sympa, jeune, sans prétention et chaleureux, avec un bon mélange d’expats et de locaux.
  • Joséphine, Vene 16: Des douceurs dans un décor kitschy-chic!
  • Depeche Mode Baar, Nunne 4 : Eh oui! Un bar dédié à la gloire du groupe anglais. Tellement populaire qu’il y en a deux! Sous les lumières noires passe du DM en boucle. A conseiller aux fans, à ceux qui ont de l’humour… ou en fin de soirée.
  • Basso, Pikk 13:  Pour ceux qui ont envie d’un cocktail ou d’un verre de vin avec du jazz dans les oreilles… les murs noirs et les magnolias qui décorent le bar sont très, très classes!
De Mélissa Monaco le 26. février 2009 à 9.49  
Catégories: Estonie, Récits de voyage

TallinnIl y a deux ans, je découvrais Tallinn. Je me souviens d’avoir réservé mon billet sans trop réfléchir. Comme beaucoup de pays nordiques, l’hiver est propice aux bonnes affaires et le billet était attractif… sans compter les hôtels qui offre une troisième nuit de séjour. Dans ma tête résonnaient les questions posées avant le départ: « L’Estonie? Mais pourquoi? Qu’est-ce que tu vas y faire? Il ne fait pas froid là-bas? ». Deux ans plus tard, un deuxième voyage a peine accompli et je suis déjà en train de songer au troisième!

Pourquoi l’Estonie? Je n’ai jamais pu expliquer pourquoi! Une espèce d’attirance pour les petits pays mal connus sans doute. L’Estonie est légèrement plus grande que la Suisse mais compte seulement 1,3 millions d’habitants! Une toute petite culture qui n’a que les Finlandais (et plus loin les Hongrois) comme plus proches cousins.

Qu’allais-je y faire? Découvrir Tallinn, sa capitale. Une ville médiévale extrêmement bien préservée et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il ne fait pas froid là-bas? Si. Froid et gris. Mais quand on a vu Tallinn sous la neige, avec son paysage de conte de fées, difficile d’envisager de visiter dans une autre saison. Et lorsque j’ai débarqué de l’avion dans la nuit du vendredi au samedi, la tempête de neige en train de sévir m’a mis un sourire jusqu’aux oreilles.

Le vieux Tallinn étant particulièrement compact, il est très facile d’en couvrir l’essentiel en un week-end. Grossièrement, la ville est divisée en deux: Toompea, la colonne du Dôme qui surplombe le reste de la ville, et la ville basse et dont le centre est Raekoja Plats, la place de l’Hôtel de ville.

Tallinn, ToompeaMon hôtel se trouvant au pied de Toompea, il était logique de commencer par là. Un grand serpent de pierre se dresse devant moi alors que je monte sur la colline: ce sont les fortifications qui encerclent quasi toute la vieille ville. La tour du Grand Hermann y monte la garde.

Sur Toompea, tout est calme. L’endroit est dédié au gouvernement (le parlement s’y trouve), à la religion (Toomkirik, l’Eglise du Dôme et la magnifique Cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski) ainsi qu’aux ambassades. A part le va-et-vient des fidèles de l’importante minorité russe, rien ne trouble la tranquillité de ses petites rues et de ses maisons aux couleurs de bonbons: roses, bleues, vertes, ocre, sienne, jaunes… n’importe quoi pour contrer le ciel plutôt maussade et plombé du bord de Mer Baltique!

Passé Toomkirik, au détour de petites rues, on découvre une plateforme d’observation:  la vue est à couper le souffle! Les tours aux tuiles rouges des fortifications parsèment le paysage et tout au bout, si la brume ne couvre pas la baie, on peut apercevoir la Baltique. Avant de descendre vers la Ville Basse, j’aime m’arrêter un moment à l’intérieur de la cathédrale, surtout si c’est l’heure de la messe. Les chants et l’odeur d’encens ont quelque chose de particulièrement enivrant et relaxant.

Tallinn, RaekojaLe Lühike jalg est une rue en escalier toute étroite. Tellement pitoresque qu’elle est devenue un piège à touristes, et qu’il vaut mieux la regarder plutôt que la toucher… sauf pour se rendre chez « Matilda« , un café-pâtisserie tout mignon et tranquille et très-très fille. Ce ne sera pas la première pâtisserie que je croiserai! A l’époque soviétique, les Estoniens étaient les fournisseurs attitrés en chocolat et autres douceurs de l’Union.

Un de mes cafés préférés s’appelle Tristan ya Isolde et se trouve dans un coin de l’Hôtel de ville, qu’il faut rejoindre en traversant toute la place.  Tristan… est typique de Tallinn: un aspect caverneux avec des murs aux grosses pierres apparentes, une déco cosy, des gros coussins et un éclairage tamisé. Malgré sa situation, c’est loin d’être un attrappe-gogo (45 Krooni pour un café et une patisserie). C’est l’arrêt idéal avant de reprendre la route!  Joséphine (Vene 16), pas très loin de là, est un autre café que j’ai découvert ce samedi. Ici, on a plutôt l’impression d’être dans les années 30. La Joséphine en question étant Joséphine Baker, on comprend pourquoi! Un palmier ainsi que la palette entière du café, dans toutes les nuances de pourpre, vous y accueillent chaleureusement. Les chocolats y sont délicieux.

Tallinn: At Josephine'sAvec une jeune française rencontrée lors de mon séjour, nous avions décidé de longer le mur nord de la ville et de prendre la direction de la mer. Impossible de se perdre si l’on s’oriente grâce à l’église de St-Olav, dont le clocher est un des plus hauts bâtiments de la ville!

Une balade dans le parc plus tard (parsemée d’étranges bonshommes de neige tous plus hilarants les uns que le autres), nous quittons le pays des rêves pour celui du socialisme bien réel. Pour atteindre la Baltique, il faut passer à travers le Linnahall, un centre culturel et sportif construit à l’occasion des jeux olympiques de 1980. Moscou n’ayant pas de front de mer, c’est à Tallinn et dans ses environs que se tenaient les compétitions nautiques. Lignes carrées, béton qui se confond avec la mer et le ciel, brisé par des fleurs colorées d’artistes urbains…  le contraste est saisissant avec la vieille ville! Il n’y a quasi personne, sauf les mouettes et un groupe de trois jeunes Russes qui vident une bouteille de vodka. Linnahall est une salle de concert, mais en jetant un coup d’œil à travers la vitre, l’endroit a mal vieilli et semble abandonné depuis des lustres.

TallinnAprès avoir trempé nos doigts dans la Baltique, ma compagne de voyage et moi-même parcourons le petit district moderne qui se trouve juste à l’est des portes de la ville. Murailles de verre, étranges ajouts modernes à des bâtiments plus anciens, architecture plus audacieuse… c’est ici qu’on trouve des centres commerciaux, des boutiques et les hôtels les plus récents de Tallinn. Étrangement, on dirait que tout a poussé de façon complètement anarchique, sans plan aucun… Nous pénétrons dans la vieille ville à travers les portes de Viru et commençons notre soirée à Hell Hunt, le « gentil loup », un bar qui a le mérite de drainer un bon mélange de locaux et d’expats, de brasser sa propre bière, d’y faire un vin chaud extra (avec noisettes et raisins secs) et d’avoir un menu pour les petites faims.

Je laisse ma complice de voyage se diriger vers l’Opéra et quant à moi, je suis invitée à une soirée chez un ami. Nous nous promettons de nous revoir le lendemain pour plus d’exploration!

Note to self: ne pas oublier de me munir d’une bouteille de vodka pour me rendre à ma soirée (surtout que la vente d’alcool dans les magasins est interdite après 22 heures!).

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