Pour une chambre « deluxe » Ă 435 ⏠(hors petit dĂ©jeuner et parking, en supplĂ©ment), vous avez droit Ă une chambre de taille raisonnable (mais pas folle non plus), dont la climatisation est digne dâun motel bas de gamme (trĂšs bruyante et parfaitement inefficace) qui vous obligera probablement Ă ouvrir les fenĂȘtres et, lĂ , Ă 3 h du matin, vous vous demanderez peut-ĂȘtre si le fait dâĂȘtre au cĆur de ville Ă©tait finalement une bonne idĂ©e. Quand vos voisins rentreront avec leurs enfants qui courent dans la chambre du dessus ou vos voisins de chambre feront une partie de jambes en lâair, vous comprendrez que « chambres insonorisĂ©es » ne concerne que le bruit extĂ©rieur, tout ce qui se passe dans les chambres contiguĂ«s Ă la vĂŽtre sây entend comme si vous y Ă©tiez. Outre le pommeau de douche et les crochets de fixation branlants, vous apprĂ©cierez peut-ĂȘtre de prendre votre petit dĂ©jeuner en compagnie de chiens accompagnant leurs maĂźtres, mais ce nâĂ©tait pas notre cas. Enfin, aucune compassion Ă lâaccueil par la rĂ©ceptionniste au check- out, il faut juste « écrire un mail pour se plaindre Ă la direction », il nây aura donc pas de rĂ©paration, pas de changement pour le prochain client - pardon pigeon - qui prendra la chambre 118 (je ne pense pas quâelle soit fondamentalement diffĂ©rente des autres chambres de lâĂ©tablissement). Bref, Ă quoi bon une belle dĂ©co (a rafraĂźchir) et un bon emplacement si vous ne pouvez profiter du service premier offert par un hĂŽtel : bien y dormir. A fuir.