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Un long week-end à Madrid
Catégories: Actualités, Conseils, Espagne
En mai, Madrid est à l’honneur chez ebookers.ch, avec l’enchère de voyage ebookers. Le principe des enchères voyages ebookers est simple: vous déterminez vous-même le prix de vos vacances. Vous fixez le montant que vous êtes prêts à payer et vous pouvez choisir parmi des offres pour toutes les vacances ou parmi des enchères individuelles comme des enchères hôtel ou vol. Le prix de départ des billets d’avion et des séjours ville pour deux personnes est fixé à un franc seulement. Les enchères s’étendent sur sept jours et le plus offrant l’emporte à l’échéance de cette période.
Du 13 au 20 mai 2013, vous pouvez miser pour 2 billets d’avion avec Iberia Genève – Madrid + un séjour de deux nuits à l’hôtel Innside Madrid Genova **** du 20 août au 14 décembre 2013.
Que faire à Madrid?
Pour vous donner envie de participer à cette enchère ou de vous envoler pour Madrid ce printemps, voici quelques suggestions pour visiter la capitale espagnole en quelques jours.
Musées
Madrid est une destination exceptionnelle pour les amateurs d’art, avec des musées les plus prestigieux du monde. Près du Paseo del Prado, le boulevard principal de Madrid, se situent trois des pinacothèques les plus prestigieuses au monde. Consacrez à chacune au moins une demi-journée!
Si vous ne deviez visiter qu’un seul musée, je vous conseille le Reina Sofía, musée national espagnol d’art moderne et contemporain qui couvre la période s’étalant de 1900 à nos jours. Jusqu’au 2 septembre 2013, vous pourrez visiter une exposition consacrée à Dali: Toutes les suggestions poétiques et toutes les possibilités plastiques. Vous ferez forcément halte devant Guernica, le célèbre tableau de Picasso.
Le Musée du Prado présente principalement des peintures européennes (flamandes, espagnoles, françaises, italiennes et allemandes) du XIVe siècle au début du XIXe, collectionnées par les Habsbourgs et les Bourbons.
Préparez votre visite depuis chez vous grâce au Prado Guide à télécharger sur votre smartphone ou tablette.
Quant au Musée Thyssen-Bornemisza il contient une des plus importantes collections d’art réunie au XXe siècle, consacrée à l’art européen de 1290 au pop art ; il s’agit, pour l’essentiel, de peintures, mais aussi de sculptures en marbre commandées par August Thyssen à Auguste Rodin. En été 2013, on pourra admirer les œuvres du peintre impressionniste Pissarro.
Parcs et monuments
Le Palacio Real, le Palais Royal, est peut-être LE bâtiment à visiter absolument! Admirable et impressionnant édifice, on admirera autant sa façade que son intérieur. C’était la résidence officielle des rois d’Espagne, mais le monarque actuel n’y réside pas. Un audio-guide est utile pour mieux l’apprécier. Comptez au moins 1h30 pour en faire le tour sans trop courir!

Parc del Buen Retiro (bonne retraite)
Quand la chaleur envahit la ville, vous apprécierez cet oasis de fraîcheur que représentent les jardins historiques du Parc del Buen Retiro (bonne retraite) entre deux visites de musées!
Football
Des amateurs de foot dans votre famille? Choisissez bien vos dates de séjour, pour avoir une chance d’assister à un match du Real Madrid! Prenez-vous en photo dans le grandiose stade du Real, vous ferez des envieux parmi vos amis!
Flamenco
Vous aimez la danse? Assistez au spectacle de flamenco España baila flamenco 2013
donné par le Ballet Flamenco de Madrid au Teatro Muñoz Seca, une belle soirée en perspective.
Tapas
Passage obligé dans au moins un bar à tapas, vous aurez l’embarras du choix! Rendez-vous à la rue Cava Baja, qui est LA rue de Madrid où l’on trouve les restaurants et bar à tapas. Comment faire son choix? Entrez dans l’endroit qui vous paraît le plus accueillant, faites confiance aux avis des consommateurs sur Tripadvisor ou consultez les bonnes adresses mentionnées par Tapas Talk qu’on peut retrouver sur cette carte. Passez d’un bar à l’autre pour sentir l’ambiance madrilène, le samedi soir, c’est de la folie!
Vie nocturne
Madrid est célèbre dans le monde entier pour sa vie nocturne: théâtres, comédies musicales, tablaos flamencos, bars et discothèques où l’on peut danser jusqu’au petit matin. L’agenda des concerts et l’affiche des théâtres sont si fournies que chacun pourra y trouver un spectacle à son goût.
Très à la mode, les terrasse sur les toits des hôtels, transformées en cafés chill-out des plus tendances, avec vue sur la ville. De quoi passer de bonnes soirées romantiques en dégustant sa boisson préférée!
En savoir plus
En mai, les musées se visitent jour et nuit
Catégories: Actualités, Espagne, France, Suisse
Chaque année depuis 1977, la Journée internationale des musées est organisée dans le monde entier autour du 18 mai. Cette année, près de 30 000 musées s’apprêtent à célébrer lévènement dans une centaine de pays sur les cinq continents. En 2013, la Nuit européenne des musées 2013 aura lieu le même jour.
En Suisse, la journée internationale des musées aura lieu le 12 mai 2013, avec plus de 200 musées qui y participeront. Des nuits des musées seront également organisées le même jour, comme par exemple à Genève, qui aura enfin sa nuit des musées! Le billet coûte CHF 10.- et de très nombreuses attractions sont proposées, y compris un after pour les familles, le dimanche 12 mai. Consultez le programme pour ne rien manquer!
Participent également à l’événement, les Musées de la Riviera, le samedi 11 mai 2013 de 17h à 24h. L’art contemporain est au rendez-vous avec une proposition de jeunes artistes diplômés de la HEAD au Musée Jenisch ou l’art du tag du « graffeur » Jazi à l’Alimentarium – Musée de l’alimentation.
Quant au Chemin de fer-Musée Blonay-Chamby, il propose de participer à une expérience musicale et littéraire lors d’une balade en train sur les hauteurs de la Riviera.
A Fribourg, la Nuit des Musées Fribourg aura lieu le 25 mai dès 18h00 sur le thème du vrai ou faux? A La Chaux-de-Fonds, c’est le 18 mai qu’on pourra s’initier à l’art contemporain.
Lausanne quant à elle, aura sa nuit des nuit des musées en septembre 2013, histoire que les habitants des autres villes puissent aller y faire un tour!
Nuit européenne des musées 2013
En vacances dans une ville européenne en mai? Sur cette carte, vous trouverez les musées d’Europe participant à la nuit européenne des musées 2013. Particularité: l’entrée est gratuite dans la plupart des établissements participants.
A Paris, emmenez vos enfants au Musée en Herbe pour leur faire découvrir les créations picturales et architecturales du génial peintre autrichien Hundertwasser, qui n’a pas été exposé en France depuis près de 40 ans!
A Lyon, au musée Gadagne, brumes et frissons garantis pour toute la famille.
A Nice au musée d’art moderne et d’art contemporain, vous pourrez vous initier au processus créatif.
Au mois de mai, les musées espagnols célèbrent leur fête à travers une foule d’activités : une occasion unique de les découvrir. A Barcelone, visitez le musée Picasso, ouvert pour la nuit des musées de 18h00 à 02h00 du matin la nuit du 18 au 19 mai 2013. A Madrid, le musée national du Prado participe à la nuit international des musées, le 18 mai et sera ouvert de 20h30 à 01h00 du matin.
Pour en savoir plus
Ce n’est pas que la mer et le soleil
Catégories: Conseils, Récits de voyage, Tunisie
En plan serré, on voit des manifestants s’agiter dans un cadre urbain. On a l’impression d’une masse compacte. Si le caméraman élargissait quelque peu son plan, on s’apercevrait qu’il s’agit d’un petit groupe, assez comparable à ceux qui protestent au même moment — sous d’autres latitudes — devant les usines Renault pour dénoncer les licenciements ou sur un trottoir parisien pour s’opposer au mariage gay.
C’est comme ça: les médias n’ont pas leur pareil pour faire office de loupe et diffuser la sourde et irrationnelle angoisse de l’insécurité. Certes, la Tunisie fait partie — comme l’Egypte — de ces pays en pleine effervescence politique. Mais dans un cas comme dans l’autre, le vacancier devrait vraiment chercher l’agitation pour s’y trouver confronté sur un territoire aussi vaste et accueillant. Les plus malins choisissent justement ces périodes pour profiter pleinement de sites miraculeusement — hélas, pas pour les autochtones qui en vivent — libérés des habituelles hordes touristiques. Ah, le Nil sans shorts et chemises à fleurs sur la photo!… Ah, Sousse, Hammamet ou Djerba sans avoir à se disputer son lopin de sable fin ! Sans oublier, en prime, des tarifs imbattables. Tout juste ramenées du pays où naquit le printemps arabe, les images qui suivent devraient témoigner de l’inaltérable douceur de la destination :
Aucun problème pour réserver son hôtel via ebookers en consultant le large éventail des propositions adaptées à tous les budgets.
Une image typique de l’accueillant hébergement tunisien.
Jamel Gamra, actuel ministre du tourisme, entend bien restaurer la confiance: “Quand la fréquentation sera redevenue normale, nous chercherons à offrir des prix plus élevés, évidemment avec des produits bien plus élaborés. Nous engagerons un plan de modernisation et de diversification, mettant notamment en valeur notre patrimoine”.
J’ai juste envie de partir à la découverte de celui-là, sans attendre la concrétisation de ces beaux projets. Direction: la médina de Tunis, inscrite depuis 1979 au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Une immersion dans ce dédale coloré justifierait à elle seule un voyage en Tunisie! Puisqu’il faut bien avoir son fil d’Ariane dans ce labyrinthe, je note soigneusement le nom de la ruelle d’accès.
Manque de chance: c’est une impasse !
Heureusement, les vendeurs sont ici toujours prêts à vous indiquer la bonne direction, sans forcer à l’achat. L’un d’eux me conseille de visiter la mosquée Zitouna (ou mosquée de l’olivier), la principale de la médina. Là encore, il s’agira d’éviter toute confusion entre les 9 entrées disponibles ! Je m’émerveille des 184 colonnes antiques du sanctuaire, provenant essentiellement du voisin site de Carthage. En ressortant de ce lieu spectaculaire, je me dis qu’il ferait un étonnant décor de cinéma, comme le quartier alentour.
Mon portable signale un SMS: “Pense aux épices!” Oups, pour peu, je les aurais oubliées, et leur commanditaire m’en aurait sans doute voulu. C’est le moment de passer à un exercice pour lequel je ne suis guère doué, mais dont l’économie décevrait sans doute le négociant : le marchandage. Pour le prix d’un sachet de curry et d’un autre de cumin, on m’offrira un peu de coriandre.
A midi, je fais escale au restaurant Dar El Jeld, au cadre enchanteur d’ancien palais. J’ai envie de crudités, juste ce que les guides recommandent aux routards d’éviter, sous peine de tourista. L’expérience m’a néanmoins prouvé qu’on ne risque pas grand chose aux bonnes adresses. Celle-là a été classée dans le peloton de tête des établissements tunisois. Et comment résister aux pâtisseries orientales offertes un peu partout aux becs à sucre ?!
Saveurs de dattes et parfums d’anis…
A mon sens, aucune escapade tunisoise ne devrait faire l’économie d’une visite à Sidi Bou Saïd, qui est à la capitale ce que Gruyères est à la Romandie: un véritable bijou, tout de blanc et de bleu (couleur caractéristique imposée par le mécène baron d’Erlanger, dont on peut parcourir la résidence de charme). Ne pas négliger l’intéressant Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes !
Déjà l’heure du thé ? A Sidi Bou Saïd, on a l’embarras du choix : terrasses ombragées, balcons vertigineux sur la Grande Bleue ou tradition locale (narguilé inclus!) comme à l’incontournable Café des Nattes, encore hanté par les fantômes d’André Gide, Colette, Simone de Beauvoir et autres inconditionnels de la place.
Un lieu mythique…
Je me suis promis de terminer par le célèbre Bardo, dont j’aimerais bien revoir les fabuleuses mosaïques. Les mollets exigeant une petite pause, le trajet ne se fera pas à pied !
“Taxi ! …c’est pour le Musée du Prado, s’il vous plaît !”
Si cette institution me paraît si indispensable, ce n’est pas tant pour sa réputation de plus important musée archéologique du Maghreb que pour ses remarquables collections ramenant au passé prestigieux de la Tunisie antique : objets du quotidien, masques et autres inestimables statues.
Une technique consommée au service de l’art.
La salle d’Ulysse est ma préférée: petite pièce dotée d’un remarquable pavement provenant de Dougga, où est relaté le plus fameux épisode de l’Odyssée. Le héros a, en effet, demandé à être ligoté à son mât pour ne pas succomber au chant des sirènes. Je me dis que si ces dernières avaient été tunisiennes, à la place du héros, j’aurais eu bien du mal à ne pas trancher mes attaches…
De Genève à Pékin en vol direct avec Air China
Catégories: Actualités, Chine
Une bonne nouvelle pour les amoureux de la Chine: Air China et Genève Aéroport annoncent l’ouverture, le 7 mai 2013, d’une nouvelle route directe entre Genève et Pékin (Beijing).
Que voir à Pékin?
L’offre de monuments et lieux à visiter est si grande qu’il vous faudrait plusieurs mois pour en faire le tour! Mais si vous ne restez que quelques jours dans la capitale chinoise, voici quelques suggestions en images.
1. La Cité Interdite
Venir à Pékin sans visiter ce palais impérial du XVème siècle est tout simplement impensable!
2. Le Temple du Ciel
Se plonger dans la Chine mystique
3. La place Tienanmen
Incontournable!
4. La Grande Muraille
Quelques pas suffiront pour mesurer l’ampleur du trajet de 8852 Km!
5. Le Palais d’été
Un aperçu de la Chine classique
6. La Tour CCTV
La Chine du XXIème siècle
7. Les Hutong
Étroites ruelles grouillant de restaurants pittoresques, à visiter avant qu’elles ne disparaissent.
8. Le Marché de la soie
Se perdre dans le temple du shopping
9. Le Zoo de Pékin
Vos enfants vont adorer!
10. Canard pékinois
Ne pas quitter Pékin sans déguster un canard laqué au Quianmen Quanjude Roast Duck
Voir aussi
Au royaume des bouquets cotés en bourse
Catégories: Actualités, Pays, Pays-Bas
Depuis quelques semaines, vue d’avion, la campagne hollandaise évoque irrésistiblement ces peintres qui, comme le Genevois Thierry Feuz, bardent leurs toiles de bandes en technicolor. Pour admirer les champs de tulipes en fleurs, le mieux est de se rendre aux Pays-Bas au mois de mai. C’est précisément à cette période que le plus grand parc floral du monde — le Keukenhof – fait… florès à 37 km d’Amsterdam.
Comme une toile d’artiste…
Comme chaque hiver, pas moins de 7 millions de bulbes y ont été plantés entre octobre et décembre dans la perspective d’un véritable feu d’artifice printanier ! Sur 32 ha, tulipes, jacinthes, jonquilles, lys, roses, œillets, iris et autres orchidées vont offrir durant huit semaines un unique déferlement de couleurs et de parfums aux quelque 900’000 visiteurs des jardins et pavillons. Sur chaque massif, une pancarte indique les coordonnées du négociant des fleurs présentées. A la fin de la saison, ces bulbes seront déterrés pour un recyclage en 2014.
Une véritable attraction touristique
L’origine de cette attraction majeure remonte au XVe siècle, qui voit l’aménagement d’un jardin potager dans une partie du domaine de Teylingen, propriété de la comtesse Jacoba de Bavière… d’où l’appellation de Keukenhof (littéralement jardin de la cuisine). Le parc sera redessiné au XIXe siècle par les architectes du Vondelpark d’Amsterdam, puis transformé en lieu d’exposition un siècle plus tard.
Le règne de la tulipe
C’est évidemment la tulipe –emblématique des Pays-Bas — qui fait figure de vedette. Elle n’apparaît toutefois qu’en troisième position au palmarès des fleurs les plus vendues, derrière la rose et le chrysanthème. Née en Turquie, elle s’est parfaitement acclimatée autour des sablonneux polders, quand bien même elle se cultive désormais principalement sous serre, en toutes saisons. Manipulée à la chaîne et par milliards, cette noble liliacée bulbeuse doit se soumettre — comme un roturier légume — à l’épreuve de la cotation boursière précédant sa mise sur le marché. Et dire que tout est parti d’une simple coopérative d’horticulteurs créée en 1912! Au beau milieu d’un paysage ignorant encore le bétonnage et les autoroutes, ces précurseurs négociaient leur production à la criée. Jadis peinte par Rembrandt, leur sombre tenue de notable — encore portée dans les années d’après-guerre — n’est plus de mise.
Aujourd’hui, les méthodes de vente ont bien changé…
Actuellement, le Proche-Orient s’affiche comme l’un des plus gros consommateurs de fleurs. Mais aussi le Japon. Pour bien traiter ces végétaux d’un bout à l’autre de la planète, il a fallu développer une chaîne de transport frigorifique impliquant camions et avions. Voisin des principaux hangars floraux de Aalsmeer, l’aéroport de Schipohl est fortement mis à contribution. Et maintenant, suivez-moi pour une visite-éclair (65 secondes) dans cet univers parfumé !
Encore un aperçu historique, pour celles et ceux qui s’y intéresseraient: c’est au début du XVIIe siècle que les premiers bulbes font leur apparition sur le marché batave. Alors que les bourgeois nantis se font aménager des jardins privés à l’arrière de leur maison, la société en général se passionne rapidement pour la création d’hybrides et de nouvelles variétés. Devenue curiosité pour les botanistes, ce signe de richesse ne tarde pas à attiser la convoitise des voleurs, lesquels n’hésitent plus à s’introduire dans les propriétés pour le dérober. Il faut dire qu’au plus fort de la tulipomanie, en février 1637, un seul bulbe peut valoir jusqu’à dix fois le salaire annuel d’un artisan spécialisé !
Tulipes et moulin à vent: les emblèmes de tout un pays !
Mais les vendeurs peinent bientôt à trouver de nouveaux acquéreurs. La demande fléchit, entraînant la chute des prix. C’est une véritable bulle spéculative — la première de l’histoire capitaliste — qui vient d’éclater, laissant pantois les acteurs du drame. Les uns sont en devoir d’honorer des engagements d’achat à des prix dix fois supérieurs à ceux du marché réel, les autres se retrouvent à la tête d’un stock d’oignons de tulipes ne valant plus qu’une fraction de prix déboursé pour l’acquérir. Les Néerlandais ne savent plus à quel saint se vouer, chacun accusant l’autre d’être responsable de la catastrophe. Au bilan: beaucoup d’espoirs fanés.
Les pavillons thématiques complètent la visite de Keukenhof.
Les balades de funambul(in)e à New York
Catégories: Etats-Unis, Récits de voyage
Dans ma liste de blogs que je lis régulièrement, funambul(in)e figure en bonne place. La belle Lausannoise manie le verbe aussi bien que l’humour et ses talents de photographe ne sont pas en reste! J’y ai découvert une série d’articles sur New York des plus intéressants. Son blog (contenu et photos) étant sous licence Creative Commons, il est possible de reprendre ici ses articles et photos. Un grand merci à funambul(in)e pour sa générosité!
Photo: funambul(in)e – Creative Commons by-nc-sa
Après réflexion sur comment vous présenter mes coins favoris de New York, il me semble que la solution la moins pénible à lire / la plus pratique à utiliser est de faire un billet par “balade”. C’est comme ça que je profite de cette ville, 1/2 journée par quartier, à articuler les unes avec les autres selon l’humeur, la météo et l’envie de marcher. Avec ce billet (où je viendrai linker les 6 billets suivants par quartier), ça fera 9 billets sur NY. (Désolée pour ceux qui s’en fichent, je m’arrange à chaque fois pour la teneur du billet soit compréhensible dans l’intro, afin de ne pas vous faire perdre votre temps. Je reviens aux billets cinéma et vernis très bientôt.)
Commençons par ce dont je ne vais PAS vous parler. Comme je vous le disais dans mon intro pratique sur NY, je ne vais pas m’étendre sur Staten Island, ni sur le Bronx, ni sur le Queens. D’abord parce que je n’y connais rien, ensuite parce qu’à moins d’avoir des semaines devant vous, Manhattan et un peu de Brooklyn c’est déjà énorme à couvrir.
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Le charme des villages perchés
Catégories: Conseils, France, Récits de voyage
ebookers propose actuellement un super concours à ses fans sur Facebook, grâce auquel on peut gagner un séjour de deux nuits, en chambre double avec vue sur la mer, au AC Hôtel Marriott de Nice Côte d’Azur!
Du coup, je me suis mise à rêver à cette magnifique région où j’aime bien aller, surtout en mai – juin avant l’arrivée des foules d’été. Je me suis souvenue des belles balades qu’on peut faire dans l’arrière pays niçois, lorsque la chaleur n’a pas encore envahi les bosquets.
Voici un petit programme que vous pourriez suivre si l’envie vous prend d’aller passer quelques jours dans la région, ou si par bonheur, vous gagnez le concours!
Je vous encourage à visiter quelques villages perchés des environs de Nice, vous ne le regretterez pas! La vue est magnifique et les senteurs extraordinaires, un vrai dépaysement au sortir de l’hiver.
Quelques villages perchés en image
Eze
Sans aucun doute le village perché le plus touristique! Si vous le pouvez, évitez d’y aller le week-end, les rues sont bondées!
Vue du jardin exotique, photo de wit Bill Tyne.
Vue depuis Eze village, photo de keith.bellvay
Eze, photo de dalem Dale Musselman
Falicon
Village de Falicon, photo de ib.aarmo
La Gaude
Baou de la Gaude, photo de rzelazko Rafał Żelazko
Aspremont
Aspremont, photo de b.four Bernard Fourmond
Coaraze
Coaraze, photo de cercamon
Coaraze, célèbre pour ses cadrans solaires
Cadran solaire, Coaraze, photo de chagaz Chloé
Voir aussi
Découverte du Pérou
Catégories: Pérou, Récits de voyage
Andrea, employée de ebookers, a passé récemment 6 semaines en Amérique du Sud. Elle revient enchantée et a accepté de partager ici ses meilleurs moments.
Après avoir économisé durant toute une année, ça y est: Je m’envole pour l’Amérique du Sud pour un voyage de 6 semaines à travers le Pérou et le Brésil.
Arequipa
Ma première découverte au Pérou a été la ville d’Arequipa. Située dans la partie sud du pays, la ville se trouve aux pieds du volcan Misti, à une hauteur de plus de 2000 mètres. J’ai rarement vu autant de taxis dans ma vie et en plus vraiment pas chers! Cependant, le trafic est une telle pagaille qu’il est parfois préférable d’aller à pied. A vrai dire, c’est un réel plaisir car on peut marcher sans fin à travers ces rues magnifiques.
Arequipa by night – © Andrea Tous droits réservés
La première attraction que je recommande fortement est le couvent de Santa Catilina, situé en plein cœur de la ville. Il s’agit d’un immense monastère datant du XVIe siècle. Il y a encore des religieuses qui vivent selon des règles très strictes, mais une partie du monastère a été ouverte au public. Cet endroit est vraiment un “must-see” pour ses dimensions, mais aussi pour son architecture. Cela m’a rappelé beaucoup de constructions marocaines. Encore en plein décalage horaire, je l’ai visité dans les premières heures de la matinée et j’aurais pu en profiter presque par moi-même. J’avais pris une visite guidée qui en valait vraiment la peine, ce qui m’a permis d’avoir un aperçu de l’histoire du monastère. Les habitants disent que c’est une ville dans la ville. Cela ne pourrait être plus vrai. Vous pouvez passer des heures dans cet endroit. C’est assez étonnant de sentir une atmosphère si paisible au centre d’une ville animée comme Arequipa!
© Andrea Tous droits réservés
Arequipa est connue non seulement pour sa culture, mais surtout pour sa gastronomie. De nombreuses spécialités de cuisine péruvienne sont “Arequipeñas”. Vous devrez donc pas manquer le “San Camilo”, le marché alimentaire de la ville. C’est vraiment l’endroit pour découvrir les racines de la gastronomie péruvienne. Vous serez en mesure de découvrir certains fruits qui ne se trouvent que dans cette région du monde, déguster quelques “tamale” fraîchement préparés et de vous perdre dans la variété des produits en vente. Personnellement, j’ai vraiment apprécié cette visite mais sachez que c’est vraiment bondé. Vous y verrez des choses bizarres que vous ne trouverez jamais sur un marché en Europe comme des grenouilles mortes qui sont censées stimuler la virilité et la fertilité si elles sont consommées sous forme liquide!
Marché d’Arequipa – © Andrea Tous droits réservés
Même si ma bravoure s’est arrêtée aux grenouilles mortes, je voudrais partager avec vous le meilleur restaurant que j’ai testé à Arequipa. Il se nomme “La Nueva Palomino”. Il s’agit d’une “Picanteria“, un restaurant de cuisine traditionnelle péruvienne. Même si c’est un peu touristique, les plats sont absolument délicieux et doivent être, à mon avis, toujours accompagnés de la boisson nationale: Inca Kola. J’ai commandé le “arroz con pollo“ qui était délicieux. J’ai passé un excellent moment dans ce restaurant, mais je me permets un conseil: évitez de manger les deux jours précédant votre visite, les portions sont vraiment énormes! Les plats typiques de la région sont les “chupe de camarones” (soupe de crevettes), le “relleno rocoto”, “l’adobo” “et le “Ocopa”. La gastronomie n’est pas seulement un art au Pérou, c’est aussi une fierté nationale. Vous vous ferez des amis locaux si vous leur montrez que vous appréciez leurs plats.
Cuzco
Je voulais vraiment partager un point de vue différent de Cuzco, en évitant l’image typique du Machu Picchu. Cependant, je ne peux pas me résoudre à parler de la plus grande ville des Andes sans mentionner l’incroyable Machu Picchu. Même si les touristes qui viendraient à Cuzco pour visiter uniquement le Machu Picchu manqueraient beaucoup d’autres attractions étonnantes, je dois avouer que cet endroit devrait figurer sur la liste de chaque voyageur. La beauté de ces ruines, complétée par celle d’un cadre à couper le souffle sont le joyau de l’empire inca disparu depuis longtemps.
Ne le manquez à aucun prix. En parlant de prix, le Machu Picchu n’est pas une destination bon marché. Soyez prêt à payer pour l’entrée (à réserver des mois à l’avance en ligne), pour le train de Cuzco à Aguas Calientes et pour le bus d’Aguas Calientes au site. Comme mon budget était serré, je n’ai pas pris le train de Cuzco, mais un «bus» pour prendre le train plus loin sur l’itinéraire. Soyez très prudent si vous réservez avec des agences de voyages locales. Il y a plein de touristes à Cuzco et les escroqueries sont fréquentes. Bien sûr, cela m’est arrivé! Heureusement, je parle espagnol et j’ai pu régler les choses par moi-même. Toutefois, si vous êtes enceinte ou si vous souffrez d’insuffisance cardiaque, ne réservez pas l’option “bus“ à 4h du matin à Cuzco! Un bon souvenir toutefois.
Machu Pichu – @ Andréa Tous droits réservés
La ville de Cuzco elle-même vaut le détour avec son étonnant mélange d’Inca et d’architecture espagnole. Les Incas taillaient la pierre de telle manière qu’elles s’imbriquent parfaitement ensemble de sorte que pas même une feuille de papier ne pouvait être insérée entre elles. Un exemple de cette technique peut être observé sur le site de Sacsayhuaman, situé sur les collines entourant Cuzco. Cet endroit est non seulement magnifique, mais vous pouvez également admirer l’un des plus beaux paysages de la ville.
Cuzco – © Andrea Tous droits réservés
Beaucoup d’autres sites de la Vallée Sacrée valent vraiment le détour, c’est pourquoi je vous recommande fortement de rester au moins une semaine complète à Cuzco. Soyez aussi très attentif au fait que Cuzco est l’une des villes les plus élevées du monde (près de 3400 m). Il faut du temps pour s’habituer à l’altitude, surtout si vous arrivez par avion. Si vous êtes touché par le mal d’altitude, appelé “Soroche” par les habitants, vous devriez boire du “mate de coca” qui n’ est au fond qu’une infusion de feuilles de coca. Ce n’est pas très bon (ajouter du sucre), mais ça aide. Vous pouvez également demander de la coramine dans n’importe quelle pharmacie.
Après avoir fait la fête à Cuzco et dans ses environs magnifiques, il est temps pour moi de revenir au niveau de l’océan et de vous présenter la Réserve nationale de Paracas, à 3 heures au sud de Lima.
Paracas
Paracas est essentiellement située dans un désert qui finit dans la mer. Toutefois, si on s’attend à n’y trouver que du sable, on découvre une abondance étonnante de vie. Cela est dû à l’existence d’un lagon hébergeant des flamants roses, des dauphins, des phoques et bien d’autres espèces. Le cadre est merveilleux, même le soi-disant laid est beau. Tout comme cette invasion de méduses dont j’ai été témoin lors de mon séjour…
Si vous voulez observer de plus près des phoques paresseux ne manquez pas l’excursion aux îles Ballestas. Elles sont recouvertes d’oiseaux de toutes sortes (même de petits pingouins) et vous pourrez prendre de belles photos des phoques.
Si vous êtes plus intéressé par des activités d’aventure, Paracas est aussi un endroit idéal pour pratiquer le kite-surf, la planche à sable ou la conduite d’un buggy dans les dunes. C’est une escapade parfaite pour tout voyageur fatigué de la vie trépidante de la capitale. Elle n’est pas encore trop construite et vous aurez un bon aperçu de la diversité du Pérou.
Mon séjour au Pérou a été absolument sensationnel. Des paysages à la nourriture, je suis allée de découverte en découverte. Je souhaiterais vous raconter tout ce que j’ai vécu, mais il me faudrait écrire un livre entier! Cependant, après avoir passé trois semaines incroyables dans ce pays, il est temps pour moi de passer à ma prochaine étape: le Brésil. (à suivre…)
Inoubliable rencontre avec les éléphants de Thaïlande!
Catégories: Conseils, Thaïlande
Comme Indiana Jones dans la jungle d’Angkor
Catégories: Cambodge, Récits de voyage
Il y a des noms qui donnent immédiatement l’envie de boucler sa valise : Zanzibar, Samarcande, Machu Pichu, Baie d’Along… Angkor ne fait-il pas aussi rêver ? Voici que j’atterris — enfin — à Siem Reap, après une brève escale à Bangkok. Pas fâché de poser mon baluchon à l’hôtel Prince d’Angkor réservé sur ebookers, et dont le confort s’avère réparateur. Plus qu’une envie : partir à la découverte de ce Versailles asiatique dont Pierre Loti parlait en termes de “basilique fantôme, immense et imprécise, ensevelie sous la forêt tropicale”: Angkor Wat, la construction emblématique d’une civilisation florissante durant 500 ans.
Déjà un goût d’aventure…
Édifié durant 37 ans par 300’000 ouvriers et 6’000 éléphants, le plus ambitieux des sanctuaires ne cesse de fasciner. A la même époque, l’Europe n’avait pas encore inventé les robustes structures de l’architecture romane ! Suivez-moi pour une première approche en 65 secondes de cette merveille inscrite au patrimoine de l’humanité !
Au terme de la visite, mon guide Savuth Vong s’accroupit sous un fromager — 39° à l’ombre — pour avouer un passé dont il n’est pas fier: “Enfants, nous allions dérober des statuettes sur les sites archéologiques. Il y avait dans ce geste une forme d’innocence, puisqu’elles nous servaient de poupées. Mais quand nous avons saisi leur valeur, nous nous sommes empressés de les enterrer au jardin. Finalement, lorsque le gouvernement a entrepris une vaste campagne de restitution, nous les avons exhumées pour les remettre aux autorités”. Aujourd’hui, ce jeune père de famille trentenaire est rentré dans le rang. Il sensibilise les touristes au respect d’un héritage inestimable et m’invite à aller visiter les Artisans d’Angkor, une belle initiative visant la préservation des techniques artisanales, largement mises à mal par les milices de Pol Pot.
Les jeunes sont initiés aux techniques artisanales traditionnelles.
De cette sinistre période, Oum Son Thon n’a rien oublié. Francophile, cet enseignant qui aurait l’âge de la retraite n’a rien oublié des horreurs du régime des Khmers rouges, auquel il dit avoir échappé par miracle, en tant qu’intellectuel particulièrement visé. Les tortionnaires d’hier se sont confondus à la population d’aujourd’hui, et il faut une belle grandeur d’âme pour les croiser au marché sans sourciller.
Un survivant qui n’a rien oublié.
Au marché, justement, je m’étonne de la variété des étals, révélant un niveau de vie certes extrêmement basique, mais où chacun semble pouvoir manger à sa faim.
Les Cambodgiens font chaque jour leur marché, essentiellement constitué de produits locaux.
En Asie, le fruit du fromager — je parle encore ici de l’arbre tropical — fait les délices des oiseaux qui le consomment sans modération, malgré ses graines indigestes. Ne les retrouve-t-on pas intactes dans leurs déjections ! Dans le meilleur des cas, elles rejoignent pacifiquement le cycle permanent de la nature. Mais elles peuvent aussi se transformer en arme de destruction massive pour quelques-unes des plus grandioses réalisations humaines. Parachutés par les volatiles, les germes en devenir ont tôt fait de s’insinuer entre les pierres d’une muraille, autour d’une statue à étouffer, sous un dallage à éventrer au moyen de racines bientôt tentaculaires. Bien inspirés, les restaurateurs du Ta Phrom — l’un des 287 sanctuaires recensés dans la région de Siem Reap — ne l’ont pas entièrement dégagé de la végétation en folie. Les Tartarin modernes débarquent ainsi dans un fabuleux décor d’Indiana Jones, improbable capharnaüm de pierres et de verdure. Par ici l’aventure !
C’est néanmoins au fromager, bête noire des archéologues, que l’on doit une bonne partie du mythe angkorien. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des découvreurs comme le botaniste Henri Mouhot ont si bien propagé l’imagerie romantique des ruines noyées dans la jungle qu’on s’attend à éprouver au Cambodge l’euphorie débroussaillante d’une Lara Croft en quête de trésors cachés. Mais où donc ont bien pu passer les milliers d’œuvres d’art dont archives et littérature font état, celles qui ornaient depuis des lustres la glorieuse capitale de l’Empire khmer ? Dans des vitrines publiques ou privées, de New York à Tokyo en passant par Londres, Paris ou Genève. Le musée de Phnom Penh donne un aperçu de ce qui a pu être sauvé du vaste pillage poursuivi après le départ des “protecteurs” français (Malraux lui-même ne s’est-il pas servi sur place !) Les objets de culte ont souffert des Khmers rouges (décapitation des statues de la galerie aux mille bouddhas), les Vietnamiens s’y sont mis après 1997. Militaires et paysans leur ont emboîté le pas pour arrondir leurs fins de mois ou simplement survivre. Aujourd’hui, les commandos à la solde de grands collectionneurs continuent de s’attaquer aux temples les plus isolés pour les vider de leur contenu au nez et à la barbe de gardiens corruptibles. Pas étonnant, donc, que les vestiges du Versailles asiatique fassent ici ou là figure de coquilles vides, à l’exception des édifices ayant conservé leurs merveilleuses fresques gravées. Les siècles ont consommé tout ce qui était en bois.
Difficile de quitter Siem Reap sans garder, gravé dans la mémoire, le sourire d’une population souriante et accueillante, à l’image de ces enfants qui — merci Bouddha — n’ont pas connu les affres de la guerre.
Au Cambodge, un enfant sur huit meurt avant 5 ans.